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Mise à jour du 21 mai 2012  -- Qui est Catherine Kintzler ?

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Ce blog-revue est divisé en deux parties.
1- La partie blog : "Le bloc-notes", billets d'actualité et d'humeur, et annonces des nouvelles publications de la revue. 
2 - La partie revue : "Les articles"
, textes de recherche, écrits avec moins de hâte, longs, argumentés, référencés, casse-pieds : c'est exprès!

Mezetulle est rébarbatif, intello, raisonneur, politiquement incorrect et ne souhaite pas de lecteurs "cool" - du reste "cool" et "lecteur" sont des termes contradictoires. Son principe est simple mais ambitieux : que chaque texte soulève un enjeu pour la pensée. Son parti-pris est tout aussi simple : la pensée se rencontre partout, pourvu qu'on y soit attentif.

 

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Bloc-notes actualité
Pédagogie officielle ou liberté pédagogique ?
François Hollande a choisi

En ligne le 20 mai 2012


En attendant (peut-être) des jours plus sombres, Mezetulle se fait plaisir avec la technique bien connue de la citation choisie et de la lecture au pochoir : je ne veux voir pour le moment que ce qui m'arrange ! Le discours d'hommage rendu par François Hollande à Jules Ferry le 15 mai s'y prête assez bien.

On peut toujours faire la fine bouche ; c'est vrai qu'on aurait préféré un hommage à Condorcet, véritable inventeur de l'instruction publique, mais F. Hollande s'est d'emblée expliqué sur le choix d'un législateur dont l'oeuvre fut votée et réalisée. Et le point épineux de la formation des maîtres permet de craindre le pire (je veux dire le rétablissement pur et simple des IUFM), mais rien que l'emploi du mot maître en meilleure place que dans le titre trompeur de ces instituts et de manière réitérée y apporte un certain correctif. Sans parler de cette superbe déclaration qui, si je comprends bien, en proclamant la liberté pédagogique du maître, devrait faire obstacle à toute pédagogie officielle dans les écoles de la République. On la trouve à 10 minutes 48 dans la vidéo diffusée par le site de l'Elysée (c'est moi qui souligne - lien vers la vidéo à la fin de l'article) :
Certes depuis Jules Ferry, tant de choses ont changé ; la société n'est plus la même, les conditions de l'enseignement non plus, mais les principes, eux, demeurent. Les conditions de travail de l'enseignant, les comportements des élèves, l'irruption de la technologie numérique dans nos vies dans nos classes, tout cela bouleverse ; la pédagogie, les manières d'apprendre, mais une chose est pérenne, une chose est éternelle : si le savoir n'est pas le monopole du maître, celui-ci - le maître, le professeur, l'enseignant - doit garder la responsabilité d'en ordonner le sens.
N'oublions pas, également, qu'il existe un obstacle légal peu connu à l'installation d'une pédagogie officielle : c'est l'obligation d'instruction. En effet, contrairement à ce qu'on entend souvent, il ne s'agit pas de l'obligation d'aller à l'école (1). Les parents qui souhaitent instruire eux-mêmes leurs enfants ou confier cette tâche à un précepteur ont le droit de le faire : ils doivent dans ce cas se soumettre au contrôle public s'agissant de l'instruction, ce qui suppose l'existence et le maintien de programmes nationaux. Paradoxalement, c'est donc aussi la possibilité d'une éducation totalement privée, notamment sous la forme du préceptorat, qui garantit la liberté pédagogique de tous les maîtres et qui maintient l'instruction au coeur de l'éducation nationale.

Allez, on continue à se faire plaisir avec une deuxième citation issue de l'hommage à J. Ferry (10 minutes sur la vidéo) :
Les années qui viennent doivent être celles d'une nouvelle hiérarchie de valeurs au sommet de laquelle se situera la science, l'intelligence, la recherche, la volonté d'apprendre et de transmettre. Voilà les vertus qui seront les mieux reconnues et les plus respectées, bien davantage que l'argent.

 

1 - La formule habituelle « école primaire gratuite laïque et obligatoire » est en effet trompeuse et a besoin d'une précision sur la nature de cette obligation. Quoique j'aie très clairement traité la question de la liberté de l'enseignement dès 1984 dans le chap. V de mon Condorcet, l'instruction publique et la naissance du citoyen et que j'aborde régulièrement ce sujet dans mes conférences publiques (ainsi que sur Mezetulle : par ex. ici réponse au commentaire n°3), j'ai moi-même laissé échapper une formule analogue page 47 de mon Qu'est-ce que la laïcité ? (Vrin) et Jean Baubérot s'est régalé à me remonter les bretelles p. 69 de son Laïcités sans fontières (Seuil, 2012, en collab. avec M. Milot), qu'il en soit remercié !

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Par Catherine Kintzler
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Bloc-notes actualité
Anaphores à la manière de et pour François Hollande
par Françoise Guichard, présidente de Reconstruire l'école

En ligne le 13 mai 2012


Françoise Guichard, présidente de Reconstruire l'école, a ouvert un blog personnel en 2011. Inspirée par la figure de l'anaphore tant remarquée lors du débat qui opposa les deux finalistes de l'élection présidentielle, elle s'adresse au nouveau président dès le 8 mai « afin de le rappeler au devoir d'instruction publique ». Mezetulle la remercie de l'autoriser à reprendre ici ce texte vigoureux et savoureux.

Sarkozy, c’est fini : une défaite amplement méritée, et vécue par tous ceux qui y ont un tant soit peu contribué, ne serait-ce que par leur vote, comme un véritable soulagement.  
A l’occasion du débat qui opposa voici quelques jours les deux finalistes, la gent journalistique découvrit, émerveillée ébahie ravie, l’existence de l’ANAPHORE, stupéfaction indiquant bien, soit dit en passant, que le niveau ne monte pas plus à l’ISFJ (1) que chez le lycéen lambda…
La présidente de Reconstruire l’Ecole, n’écoutant que sa présomption et conjoncturellement revigorée par la victoire du candidat socialiste, n’hésitera donc pas une seule seconde avant de se lancer elle aussi dans le jeu de l’anaphore.
Si François Hollande, Président de la République, ne restitue pas à l‘Education nationale, comme il s’y est engagé, les postes dont elle a besoin, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas, comme il s’y est engagé, sur le décret n° 2012-702 du 7 mai 2012 confiant aux chefs d’établissement l’évaluation des enseignants, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne redonne pas leur valeur aux concours du CAPES – et d’abord en supprimant la honteuse épreuve de servilité dite « agir en fonctionnaire de l’Etat » --, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne rétablit pas l’année de stage des néo-titulaires, il nous trouvera résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, sous prétexte de réimpulser la recherche en pédagogie, se contente de ressusciter le fonctionnement monocolore des IUFM en y consacrant l’hégémonie du constructivisme et des pseudo-sciences de l’éducation, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas sur la scandaleuse réforme de la licence, qui a fait de l’examen un parchemin sans valeur ni contenu, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, n’abroge pas la LRU et le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 réformant le statut des enseignants-chercheurs, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, n’entreprend pas de limiter les effets délétères de la mastérisation, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne rétablit pas le caractère national du « mouvement » (pour les non-initiés, des affectations et mutations), il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, sous couvert de favoriser l’expérimentation dans les établissements et d’assouplir leur fonctionnement, renonce aux examens, concours et programmes nationaux, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, n’abroge pas la désastreuse réforme Descoings, qui a fait du lycée une usine à gaz, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, porte atteinte, sous prétexte d’ouverture sociale, aux CPGE  (seules niches préservées dans le post-bac avec les BTS et les IUT), il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, n'organise pas un débat pluraliste sur les programmes, tout d’abord ceux du primaire, et ne rappelle pas fermement l’impérieuse nécessité, pour tous les enfants qui n’ont que l’Ecole pour apprendre, de savoir lire, écrire, compter et calculer, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, n’envisage pas de revenir sur le « socle commun », ce smic culturel qui méprise l’intelligence des élèves, et d’abolir les « livrets de compétence » à remplir cette année pour la première fois de manière nationale en troisième, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne reconnaît pas l’importance d’une revalorisation des séries littéraires, tout particulièrement pour ce qui concerne les langues anciennes, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, entreprend en quelque manière de toucher aux statuts des enseignants, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, envisage, au nom d’une hypothétique pacification scolaire, de faire la moindre fleur à l’enseignement privé, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas sur les accords de Latran en rétablissant le monopole de la collation des grades, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas sur les avantages fiscaux dont bénéficient les structures (privées) de soutien scolaire ou les officines comme la « Fondation pour l’Ecole », il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne donne pas aux enseignants les moyens de faire leur travail sans être harcelés par leur hiérarchie et/ou les parents d’élèves, dont la marge d’intervention au sein des établissements mérite d’être clarifiée, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Si François Hollande, Président de la République, ne prend pas des mesures susceptibles de protéger nos collègues des violences physiques, pressions psychologiques et autres calomnies s’étalant sur les divers réseaux sociaux, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Nous n’ignorons pas que le programme socialiste pour l’Ecole est largement inspiré des thèses de l’UNSA-FEN et du lobby provisoral « Education et devenir », avec une touche de SGEN-CFDT en renfort de potage. Si François Hollande, président de la République, ne se montre pas assez pragmatique pour comprendre que ces sensibilités sont minoritaires dans le corps enseignant, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.
Notre intense satisfaction de voir messieurs Chatel et Sarkozy coiffés du bonnet d’âne et relégués au coin après avoir reçu un sérieux coup de règle sur les doigts ne signifie pas pour autant que nous accordons des bons points a priori à François Hollande, Président de la République.
Car nous avons de la mémoire.
Nous nous souvenons d’Allègre, de sa violence haineuse, de sa morgue, de son mépris.
Nous nous souvenons de Meirieu, de sa « consultation des lycéens » si scandaleusement démagogique, et des dérives que celle-ci entraîna en termes de déréglementation de l'école et d'instauration d'enseignements sans contenu ni programme, comme les TPE et l'ECJS.
Nous nous souvenons de Mme Royal proposant, devant un parterre ricanant de proviseurs et de principaux épanouis par leur propre audace, de porter à 35 heures le service hebdomadaire des professeurs de collège et de lycée.
R.E., comme le collectif Sauver Les Lettres et quelques autres associations de défense de l’Ecole et des humanités, naquit des « comités anti-Allègre », et peut repartir au combat « avec sous les talons les côtes de Rossinante, et sur les grands chemins le bouclier au bras ».
C’est pourquoi, à présent que François Hollande est élu Président de la République, nous resterons en permanence critiques et vigilants, afin de le rappeler au devoir d’instruction publique. Résolus. 

 

1 - Note de Mezetulle sur quelques sigles employés dans le texte. ISFJ : Institut supérieur de formation au journalisme. LRU : loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités. CPGE : classes préparatoires aux Grandes écoles. TPE : travaux personnels encadrés. ECJS : éducation civique juridique et sociale. RE : Reconstruire l'école.

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Par Françoise Guichard et Mezetulle
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Communauté : musique classique

Bloc-notes actualité
Les Indes galantes à Toulouse

En ligne le 8 mai 2012


La nouvelle production des Indes galantes (opéra-ballet de Rameau et Fuzelier, 1735) au théâtre du Capitole de Toulouse sous la direction musicale de Christophe Rousset fait événement, à juste titre. En effet, la mise en scène de Laura Scozzi tourne le dos au divertissement dans l'esprit de l'opéra-ballet et offre, de manière « décoiffante », une lecture résolument décalée et actuelle de cet ouvrage. Mais est-ce si décalé que cela ? Ne s'agit-il que d'une sur-mise en scène de plus ?

[...]

Re-théâtraliser un opéra-ballet au point de disparition de la danse : il fallait une certaine audace pour le faire, et parier sur la consistance d'un texte écrit en principe pour offrir un maximum de porosité à la musique et à la danse ! Pari tenu et en grande partie réussi. Ce parti-pris peut se soutenir sans s'exposer au contresens dans la mesure où il radicalise en quelque sorte les ambitions du poète Louis Fuzelier. [...]

 

Quant à la musique en triomphe, j'ai eu l'occasion de dire à Christophe Rousset et à quelques-uns des interprètes que j'ai pu rencontrer l'immense plaisir que j'ai éprouvé. En réalité je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu Rameau sonner aussi bien et surtout à sa juste puissance dans un théâtre. [...]

 

Lire l'article intégral Les Indes galantes : une re-dramatisation en ligne sur Mezetulle.

 

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Bloc-notes actualité
François Hollande : une république démocratique, sociale, indivisible.... et laïque

En ligne le 28 avril 2012


Un « Collectif laïque des 17 » auquel je me suis jointe s'est formé pour lancer un appel à voter François Hollande le 6 mai. On trouvera ce texte en ligne avec la liste des signataires sur le site du Huffington Post :
Pour une république indivisible, laïque, démocratique et sociale avec François Hollande


République démocratique et sociale, n'en doutons pas - en tout cas plus démocratique et plus sociale que celle que nous connaissons actuellement.
Indivisible, mmouais : il faudra peut-être activer un peu.

Mais laïque... ? Est-ce si sûr quand on lit la déclaration de FH aux Dernières Nouvelles d'Alsace du 13 février dernier où il assure que les dispositions concordataires de 1801 jouiront d'une « reconnaissance constitutionnelle » ?

Il faudra plus qu'un petit coup de pouce pour colmater l'ouverture de ce boulevard vers une destruction programmée de la laïcité. Le texte de l'appel ne le dit pas ainsi, bien sûr, mais pose un jalon qui, pour être discret, n'en est pas moins clair et complet : « il conviendra d'engager une réflexion collective afin que l'ensemble des territoires de la République, métropole et outre-mer, rentrent progressivement dans la loi commune en matière de laïcité. ». Rentrent, et non pas entrent : car ils auraient toujours dû y être et c'est à une réintégration qu'il convient de procéder.


Oui, au-delà du bulletin de vote que je ne lui chicanerai pas et qui ne tremblera pas dans ma main, il faudra à François Hollande plus qu'un petit coup de pouce pour l'aider à (devrais-je plutôt écrire : « le convaincre de » ?) rétablir la laïcité déjà bien mise à mal par le président sortant, et pour lui donner sa pleine, légitime et ordinaire application. Plus qu'un petit coup de pouce, et surtout pas d'état de grâce.


Mais là je parle au futur. Commençons par faire en sorte que ce futur se transforme en présent et non en irréel : un petit coup de pouce, le 6 mai, pour glisser un bulletin dans l'urne.


Lire en ligne sur Mezetulle : Empêchons F. Hollande de constitutionnaliser le Concordat !


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Par Catherine Kintzler
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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
Crise, vous avez dit crise ?

En ligne le 20 avril 2012


Dans son nouvel article, La « faute à la crise », Edith Fuchs s'interroge sur l'apparente évidence de ce qui est présenté comme « la crise ». Loin de recourir à une notion simple, l'usage du terme crise fait jouer une analogie médicale qui entraîne un présupposé d'objectivisme : on raisonne comme si la structure monétaire et financière était un état de fait quasi-naturel dont la politique serait chargée de prendre soin... La disjonction ainsi introduite entre économie et finance d'une part et politique de l'autre autorise à prononcer l'invariable thérapeutique : une cure d'austérité. 

 

Mais en quoi consiste, au juste, cette prétendue objectivité ? et ne peut-on déceler dans la présente litanie de la « crise » un tour de prestidigitateur qui entrecroise plusieurs types de croyances ?

 

Lire l'article d'Edith Fuchs sur ce blog.

 

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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
« Dangerosité » et surveillance

En ligne le 15 avril 2012


La « dangerosité » est présentée comme une notion médico-légale. Elle est au principe de l’émergence d’une nouvelle conception de la « justice » dont la finalité fréquemment affirmée paraît légitime : diminuer le risque de la récidive. Mais elle implique aussi, ce qui l'est moins, une veille sur ce qui n'est que potentiel et même une pénalisation des potentialités. Peut-on admettre un droit qui vous surveille et vous punit pour ce que vous êtes susceptible de faire ? Une telle conception mérite d’être analysée, et critiquée : c'est ce que propose Daniel Liotta dans son article La dangerosité et ses « raisons » : un système de pensée

 

A défaut de trouver une consistance au concept de « dangerosité », Daniel Liotta fait l'hypothèse que c'est justement son instabilité, aux confins du médical et du juridique, qui le rend exploitable. Il en déploie ici les déterminants - points d'appui, finalité, agents -, révélant tout un système de pensée, et mettant à nu le fonctionnement ultime du prétendu principe de précaution qui le gouverne. Dans le champ de l'invention technique, c'est l'indétermination du futur qui conduit à prendre des précautions. Mais peut-on transposer ce raisonnement au champ de l'action humaine ?

Lire sur ce blog l'article de Daniel Liotta : La dangerosité et ses « raisons » : un système de pensée.

 

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Bloc-notes actualité
Le poisson
(électrique) d'avril que j'ai manqué

En ligne le 5 avril 2012


Dommage : à un jour près, j'ai manqué une occasion de proposer un autre poisson d'avril que celui, un peu trop vraisemblable, qui figure dans le Bloc-notes précédent...


En effet, on a appris le 2 avril, par la voix de Henri Proglio son PDG, que EDF va bientôt proposer une nouvelle présentation de sa facture, « plus lisible » et « simplifiée ». Le recto comprendra les « éléments essentiels » : montant à payer, échéance ou date de prélèvement, identifiables au premier coup d'œil (1).

Mais c'est au verso que figure une grande nouveauté avec l'arrivée de la pensée Excel-Powerpoint qui vous montre ce que vous savez déjà : chaque consommateur pourra apprécier l'évolution de sa consommation grâce à des graphiques ! Je n'ai pas réussi à déceler si un autre graphique permettra d'apprécier ce que vous aimeriez savoir : par exemple les évolutions de tarifs avec comparaison entre différents types de clients (particuliers, entreprises petites, moyennes et grandes).

Et un graphique représentant l'évolution du salaire et des primes du PDG depuis quelques années, ce n'est pas possible de nous ajouter ça aussi ? Il est vrai qu'annoncer la publication d'un tel élément « identifiable au premier coup d'œil » relèverait plus d'une cerise sur un gros gâteau que d'un maigre petit poisson.

 

1 - Voir entre autres l'article du Parisien.
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Interventions CK

Varia

Dramatique musicale CK

Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.

 

Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).

 

Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Autres représentations  : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

 

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