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Mise à jour du 29 octobre 2014  -- Qui est Catherine Kintzler ?

 

Ce blog-revue est divisé en deux parties.
1- La partie blog : "Le bloc-notes", billets d'actualité et d'humeur, et annonces des nouvelles publications de la revue. 
2 - La partie revue : "Les articles"
, textes de recherche, écrits avec moins de hâte, longs, argumentés, référencés, casse-pieds : c'est exprès!

Mezetulle est rébarbatif, intello, raisonneur, politiquement incorrect et ne souhaite pas de lecteurs "cool" - du reste "cool" et "lecteur" sont des termes contradictoires. Son principe est simple mais ambitieux : que chaque texte soulève un enjeu pour la pensée. Son parti-pris est tout aussi simple : la pensée se rencontre partout, pourvu qu'on y soit attentif.

 

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La langue française : reflet et agent du sexisme ?

En ligne le 29 octobre 2014

 

Le nouvel article d’André Perrin, « La langue est-elle le reflet et l'instrument d'une société sexiste ? », apporte de nombreux éléments nouveaux au dossier récemment ouvert sur Mezetulle à l’occasion d’un incident à l’Assemblée nationale au sujet de la féminisation des noms [1]. En s’appuyant sur la lecture d’un ouvrage de Marina Yaguello, l’auteur examine la thèse selon laquelle la langue serait à la fois le reflet d’une société sexiste et son agent.



Cet examen conduit, entre autres, à récuser les attendus tirés de l’histoire de la langue en faveur de féminisations forcées : car s’il est vrai que les noms féminins de métiers et de fonctions ont pu être jadis plus nombreux qu’ils ne le sont aujourd’hui, il serait erroné d’en conclure que les droits des femmes étaient alors davantage reconnus. Cela (entre autres arguments dont on prendra connaissance en lisant l’article) fait qu’on peut non seulement s’interroger sur la pertinence d’une corrélation entre langue et société sexiste, mais aussi, généralement, sur la légitimité et la valeur d’une action volontariste sur la langue.

 

Lire l'article d'André Perrin La langue est-elle le reflet et l'instrument d'une société sexiste ?

 

1 - Voir les articles suivants :

Novlangue : comment dit-on « la victime » au masculin ? 

Humanité, différence sexuelle et langue (par A. Champseix)

La langue est-elle sexiste (suite) (par J. Morales, avec un extrait d'une lettre de Voltaire)

 

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Prix 2014 du Comité laïcité république

En ligne le 28 octobre 2014


J'ai eu l'honneur, hier, de recevoir l'un des quatre prix décernés par le jury du Comité laïcité république, présidé cette année par Jean Glavany. 

Merci à tous ceux qui, nombreux, m'ont envoyé un message de félicitations !


La cérémonie de remise des prix a eu lieu devant une nombreuse assistance de près de 600 personnes, accueillie par Mme Anne Hidalgo, maire de Paris, dans les salons de l'Hôtel de Ville.


Voici le palmarès :

  • Le « Grand Prix international » a été attribué à Mme Shoukria Haïdar, présidente de l’association NEGAR de soutien aux femmes afghanes pour sa très courageuse action en faveur de l'égalité entre hommes et femmes et de l'éducation pour tous.
  • Le « Grand Prix national » a été décerné à M. Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de 4500 personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise adoptée à l'unanimité des salariés.

  • Le jury a par ailleurs attribué deux prix spéciaux à deux philosophes "pour la force de leur œuvre en faveur de la laïcité".

- Catherine Kintzler, professeur honoraire à l’université Charles de Gaulle Lille III, vice-présidente de la Société française de philosophie (dernier ouvrage paru : Penser la laïcité, Ed. Minerve 2014)
- Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris (dernier ouvrage paru : Dictionnaire amoureux de la Laïcité, ed Plon 2014) 


On peut voir photos et vidéos sur le site du Comité laïcité république, qui publie également les diverses allocutions.

 


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Haro sur le redoublement !

En ligne le 24 octobre 2014

 

Tous les experts sont d’accord : il faut en finir avec le redoublement ! Le problème, comme le démontre Guy Desbiens dans son nouvel article, est que les prétendues études sur lesquelles s’appuient ces Diafoirus pour asséner ce qui n’est rien d’autre qu’un dogme reposent sur des sophismes, des enquêtes internationales biaisées et avancent des estimations de « coûts » invérifiables. Mais qu’importe ? qui veut noyer son chien...

 

Après sa démonstration, Guy Desbiens s'interroge : que faudra-t-il supprimer encore afin de favoriser la réussite des élèves : la notation, les classes, les examens, l’École elle-même ?

 

Lire l'article de guy Desbiens Le redoublement (de nouveau) en question.

 

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Castor et Pollux à l'opéra de Lille

En ligne le 20 octobre 2014

 

J'ai vu Castor et Pollux à l'opéra de Lille le 19 octobre : une splendeur. Joué et chanté d'une manière juste et brillante sous la direction d'Emmanuelle Haïm, Rameau sonne magnifiquement dans cette salle aux dimensions idéales.

 

Et même si on peut regretter que la danse soit, une fois de plus, escamotée, la mise en scène « décalée » de Barrie Kosky, vivement controversée depuis qu'elle fut présentée en 2011 à Londres, ne manque pas d'intérêt. 


Rameau est servi avec magnificence, puissance, à-propos et ça sonne superbement. J'ai été éblouie en particulier par ....

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Elisabeth Badinter : la laïcité menacée
appel pour soutenir Baby-Loup

En ligne le 20 octobre 2014

 

Elisabeth Badinter lance un appel pour soutenir la crèche Baby-Loup empêchée de fonctionner par une prétendue « restriction budgétaire ». Elle rappelle fortement et opportunément que l'abandon de la laïcité n'est pas seulement le fait des communautaristes, mais aussi et surtout de « républicains » pour qui la politique est une passion craintive, soucieux qu'ils sont de ne pas faire de vagues, et apeurés devant l'accusation d'islamophobie.

C'est ainsi que, de principe fondamental de la République, la laïcité est transformée en un combat idéologique douteux dont il serait  bienséant de se détourner : c'est le monde à l'envers. Faire aujourd'hui un don à Baby-Loup, c'est, en soutenant concrètement une association laïque, signaler qu'on entend remettre les choses à l'endroit.

Texte de l'appel :

ll y a six mois, la Cour de cassation donnait raison à Baby-Loup dans le conflit qui l’opposait à une ancienne salariée refusant d’ôter son voile islamique. Au terme de huit ans de marathon judiciaire, cette victoire était saluée comme une victoire de la laïcité, bien que son prix eût été le déménagement de Baby-Loup à Conflans-Sainte-Honorine. 

Aujourd’hui, la nouvelle municipalité refusant de verser la subvention de 400 000 euros promise par la précédente, l’existence de Baby-Loup est menacée. Qu’on ne nous dise pas qu’il s’agit d’une banale affaire de restriction budgétaire. Cette crèche unique n’est pas seulement une structure de pointe au service de la petite enfance, elle est un merveilleux outil d’intégration, en particulier des femmes des quartiers populaires : grâce à Baby-Loup, des femmes isolées, qui, parfois, ne parlaient pas le français, ont pu faire garder leurs enfants, y compris le soir ou le week-end, pour gagner leur indépendance.
C’est pourquoi Baby-Loup est un double symbole : symbole de la laïcité, symbole de la cause des femmes. Alors, si elle devait fermer ses portes, ce serait une double défaite. Et cette défaite, on ne la devrait pas aux communautaristes de tout poil ni aux islamistes, mais aux républicains de tout bord qui ont abandonné Baby-Loup.


En effet, c’est précisément parce que Baby-Loup s’est érigée en avocat de la laïcité qu’elle suscite tant d’hostilité, à gauche comme à droite. 
Mais, depuis l’élection de François Hollande, nous n’avons reçu aucun soutien du gouvernement ; au contraire, on nous a fait comprendre qu’il ne fallait surtout pas faire de vagues.
Ni le ministère des Droits des femmes ni celui de la Famille n’ont levé le petit doigt.

Pour une grande partie de la gauche qui craint plus que tout l’accusation d’islamophobie, la laïcité n’est plus une cause naturelle, mais un combat idéologique douteux. 

Qu’on ne croie pas, cependant, que la droite serait plus courageuse sur ce front. L’attitude de la municipalité de Chanteloup-les-Vignes, celle de Conflans aujourd’hui et le silence à peine gêné qui règne dans la majorité comme dans l’opposition prouvent assez que, sur ce terrain, la lâcheté est la chose la mieux partagée du monde.
Et nous, les défenseurs de la cause laïque, sommes considérés comme une espèce de secte : ce renversement inouï devrait inquiéter tous ceux qui savent ce que l’universalisme français doit à la laïcité.

Le plus grave, c’est que cet abandon est aussi un déni de démocratie : si une grande partie de la classe politique et intellectuelle croit défendre les opprimés en renonçant au principe de séparation laïque, pour une immense majorité des Français – les sondages en font foi -, la laïcité demeure bien le quatrième principe de la devise républicaine.

Alors, c’est à eux tous que je veux dire que l’un de nos biens les plus précieux est aujourd’hui menacé. Voilà pourquoi j’en appelle aux dons de tous, particuliers, associations, fondations, entreprises : si nos gouvernants et ceux qui aspirent à l’être abandonnent Baby-Loup, montrons-leur que nous, Français de tous milieux, de toutes origines, de toutes confessions, nous ne renoncerons jamais à la laïcité, car elle est la condition même de notre liberté.

Dons à adresser à Association Baby-Loup/Dons – 1, rue Camille-Pelletan, 78700 Conflans-Sainte-Honorine.

 

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Madame le président et l'Académie française

En ligne le 16 octobre  2014

 

A la suite de la sanction (amende) infligée au député Julien Aubert pour son obstination à dire « le président » en s'adressant à Sandrine Mazetier (qui occupe la vice-présidence de l'Assemblée nationale), l'Académie française vient de publier un texte de mise au point sur la question de la féminisation des noms de métiers et de fonctions.

 

L'Académie précise notamment que « aucun gouvernement n'a le pouvoir de modifier de sa seule autorité le vocabulaire et la grammaire du français » et ajoute que « nul ne peut régenter la langue, ni prescrire des règles qui violeraient la grammaire ou la syntaxe : elle n’est pas en effet un outil qui se modèle au gré des désirs et des projets politiques. »

 

On retiendra la distinction faite par l'Académie entre la féminisation d'un nom de métier (pharmacienne par ex.) et celle d'un nom de fonction, ainsi que le rappel de la valeur générique neutre du genre grammatical masculin, dans la mesure où ce dernier n'est pas marqué. L'Académie précise au passage que si la langue accepte sans difficulté des féminisations qui sont du reste passées dans l'usage (éditrice, exploratrice, etc.), on ne peut en revanche imposer de véritables barbarismes (comme professeure, auteure, chercheure, ou sapeuse-pompière).  

 

Mais revenons au différend qui s'est produit à l'Assemblée nationale. De cette lecture, on peut conclure que, si l'intéressée (en l'occurrence la présidente de séance) pouvait demander à se voir reconnue comme femme dans cette appellation (et parce que le mot président accepte la forme féminine sans qu'il soit fait violence à la langue), cela ne peut cependant pas être érigé en contrainte générale. On voit alors mal comment cela pourrait donner lieu à une sanction officielle assortie d'une amende. Le député Julien Aubert n'a commis aucune faute de langue en maintenant un masculin générique ; on ne peut pas parler non plus d'une infraction. En cette occurrence particulière et devant le désir exprès de l'intéressée dont il n'a pas tenu compte, il a tout au plus commis une indélicatesse personnelle - requalifiée « rébellion » pour la circonstance. Et si toutes les indélicatesses commises par les élus en séance à l'Assemblée nationale étaient ainsi sanctionnées par une amende, la République ferait quelques économies... Mieux et encore plus économique : imaginons que toutes les fautes de langue commises par les élus soient punies d'une retenue sur leur indemnité...

 

On peut lire le texte en ligne sur le site de l'Académie française, où il est téléchargeable.

 

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Lettre ouverte au monde musulman par Abdennour Bidar

En ligne le 4 octobre 2014


Dans son numéro daté du 3 octobre, l'hedbomadaire Marianne publie la « Lettre ouverte au monde musulman » d'Abdennour Bidar, philosophe et spécialiste de l'islam. En un superbe tutoiement à la fois majestueux et familier, cette adresse au monde musulman le somme d'entrer dans le travail critique que beaucoup appellent sans oser le dire. Il rappelle que sans ce travail - effectué douloureusement il n'y a pas si longtemps, entre Renaissance et Lumières, par et sur le christianisme, mais toujours fragile et demandant vigilance - une religion qui se veut hégémonique enfante des monstres et enterre sa part de lumière.

 

Il faut lire ce texte de haut vol, admirable par sa lucidité, son courage, sa fermeté, son profond humanisme. Mezetulle en reprend ici quelques extraits et invite ses lecteurs à télécharger l'intégralité du texte (lien à la fin de ce billet).

 

Abdennour Bidar

Lettre ouverte au monde musulman (publiée dans Marianne daté du 3 octobre 2014)

Extraits

 

Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin – de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd’hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d’isthme entre les deux mers de l’Orient et de l’Occident !

Et qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que je vois mieux que d’autres sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d’enfanter un monstre qui prétend se nommer État islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : DAESH. Mais le pire est que je te vois te perdre – perdre ton temps et ton honneur – dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Tu cries
 « Ce n’est pas moi ! », « Ce n’est pas l’islam ! ». Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (hashtag #NotInMyName). Tu t’insurges que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu’à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l’islam dénonce la barbarie. Mais c’est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l’autodéfense sans assumer aussi et surtout la responsabilité de l’autocritique. Tu te contentes de t’indigner alors que ce moment aurait été une occasion historique de te remettre en question ! Et tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité [...]

[...]

Les racines de ce mal qui te vole aujourd’hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre – et il en surgira autant d’autres monstres pires encore que celui-ci tant que tu tarderas à admettre ta maladie, pour attaquer enfin cette racine du mal !

Même les intellectuels occidentaux ont de la difficulté à le voir : pour la plupart ils ont tellement oublié ce qu’est la puissance de la religion – en bien et en mal, sur la vie et sur la mort – qu’ils me disent
 « Non le problème du monde musulman n’est pas l’islam, pas la religion, mais la politique, l’histoire, l’économie, etc. ». Ils ne se souviennent plus du tout que la religion peut être le cœur de réacteur d’une civilisation humaine ! Et que l’avenir de l’humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité tout entière ! Saurons-nous tous nous rassembler, à l’échelle de la planète, pour affronter ce défi fondamental ? La nature spirituelle de l’homme a horreur du vide, et si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent – et qui comme l’islam actuellement se mettront alors à produire des monstres.

[....]

 

L'intégralité du texte est téléchargeable sur le site de l'association Egale.

Téléchargement

Voir le site de l'association Egale

Voir l'entretien entre C. Kintzler et A. Bidar sur la laïcité et la place des religions


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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
La municipalisation de l'école

En ligne le 29 septembre  2014


D’article en article,Tristan Béal poursuit avec une féroce ironie son analyse du démantèlement de l’école publique. Dans son nouvel article L'école des municipalités, il revient sur l’une des dernières « mesures-phare » : l’organisation des TAP (Temps d’activités périscolaires) par les communes. La « municipalisation » du temps scolaire n'est pas un épiphénomène de la réforme des rythmes scolaires, mais sa conséquence inévitable et principale.

 

On peut craindre que l'on ne s'arrête pas là et que ce ne soit pas seulement le temps de l'école qui soit « municipalisé », mais aussi le recrutement des maîtres et les programmes. Insidieusement ce sont les municipalités, et non plus l'État, qui s’imposent aux parents et aux personnels comme interlocuteurs en matière d’Éducation que l’on continue pourtant à dire nationale.

 

Lire l'article de Tristan Béal L'école des municipalités sur ce blog.

 

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Penser la laïcité : revue et interventions

En ligne le 20 janvier 2014. Mise à jour du 28 octobre 2014.

 

Ce Bloc-notes réactualisé est consacré aux recensions et interventions autour de Penser la laïcité (Paris : Minerve, 2014).

Avec un petit extra : lire la table des matières format pdf.

 

- Education et socialisation, les Cahiers du CERFEE. Recension en ligne par Sébastien Urbanski.

     " L’auteure avance des arguments décisifs qui rendent vraiment difficile d’affirmer que le républicanisme classique à la française, associant laïcité et véritable instruction scolaire, est une conception « dépassée », « fermée », ou « dogmatique »."

 

- L'Humanité 26-27-28 septembre p. 16-17 grand entretien en double page par Jérôme Skalski.

 

- La Nouvelle Quinzaine littéraire n° 1112, 16-30 sept. 2014,  p. 27  article « Lumières sur la laïcité » par Jean M. Goulemot.

Extrait :

«  Si ce livre ne trouve pas la place qui lui est due, il faudra en conclure que l'opinion et ceux qui l'inspirent se contentent du confort des idées reçues sur la laïcité, et ne perçoivent pas qu'à travers elle une liberté essentielle est en jeu. »

 

 

- Cahiers rationalistes, n° 630 mai-juin 2014, p. 53-55 recension par Pierre Hayat.

extrait : 

« ... ce livre spéculativement vigoureux d'une grande probité intellectuelle sera très utile à qui veut disposer de ressources analytiques et polémiques pour réfléchir à une des questions décisives du XXIe siècle. »

 

 

- Ecouter l'émission La Grande table (France Culture) du mercredi 25 juin "Faut-il repenser la laïcité?".

 

 

- Le Point daté du 3 juillet : interview de CK par Elisabeth Lévy.

 

 

- Le Figaro daté du 11 avril p. 10-11, interview de CK par Caroline Beyer, accessible en ligne sur le site du Figaro.

 

- mercredi 2 avril CK invitée par Jean-Michel Dhuez à la Matinale de France Musique - on peut écouter l'émission sur le site de La Matinale.

 

 

- A lire dans le numéro 78 de Philosophie magazine (avril 2014) un entretien entre CK et Jean-Marc Ferry, dans le cadre du dossier annoncé en couverture : « Peut-on fonder une morale sans Dieu ? », alimenté par bien d'autres textes.    

Le débat porte essentiellement sur la conception de l'association politique . Comment y penser non seulement la coexistence des libertés, mais aussi le débat entre les citoyens, le rapport entre la raison publique et ce qu'il est convenu d'appeler les « problèmes sociétaux »? Et si l'association politique s'interdit la question de la transcendance, peut-on en conclure pour autant que toute morale lui est étrangère ? Bien d'autres questions sont abordées dans cet entretien très substantiel, à l'image de l'ensemble des numéros que Philosophie magazine propose chaque mois (voir le site Philomag.com)

C'est aussi l'occasion pour moi d'un pan sur le bec ! A la fin de l'entretien p. 65, je lâche une bourde en disant que Descartes, dans Les Passions de l'âme, « n'emploie pas une seule fois le mot Dieu ». Ce qui est faux ! Dans le contexte d'une question sur les fondements de la morale, j’entendais dire : « n'emploie pas une seule fois de manière fondatrice le mot Dieu ». Cette bévue m'est entièrement imputable, car Philosophie magazine, conformément aux usages de la profession, m'a soumis le texte pour relecture avant publication - je n'y ai vu que du feu, prenant mon désir pour réalité comme il arrive parfois lorsque nous parlons de ce qui nous importe. Je présente donc mes excuses aux lecteurs et à Philosophie magazine. Allez je mets ça en petits caractères tellement j'ai honte...

 

- Le petit (mais non pas mince) dernier (mais non pas moindre) daté du 14 mars, un article bref et bien senti de Sébastien Fath sur son blog « Religion et laïcité ».

 

- Un excellent article par Jorge Morales dans le numéro 302 de la revue Humanisme. Repris par Jo sur son blog L'Abeille et l'architecte.

 

- Un excellent article par Gilles Poulet sur le site de l'Association des libres penseurs.

 

- Recension dans L'Enseignement philosophique (64e année, n°2)

 

- Recension par Philippe Foussier dans le n° 151 de Communes de France.

 

- La recension par Bernard Teper dans Respublica n° 738 (30 janvier 2014)

 

- Un bel article de Jérôme Skalski paru dans L'Humanité daté des 24, 25 et 26 janvier : lire « La laïcité de fond en comble ».

 

- Synopsis sur le site du Furet du Nord  . Franchement, je trouve ce résumé analytique très bien fait... Réflexion faite, je me rends compte que c'est moi qui l'ai écrit à la demande de mon éditeur pour alimenter le dossier de diffusion ! Merci au Furet du Nord de l'avoir utilisé : c'est fait pour cela !

 

- Écouter l'intégralité de l'émission Répliques du 18 janvier sur le site de France-Culture, ou en utilisant le lecteur ci-dessous.

 

 

 

Couverture du livre - pour lire le texte, cliquer sur l'image :

CKLaiciteCouv

 

 

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Bloc-notes actualité
La langue est-elle sexiste (1) ? (suite)

En ligne le 18 septembre 2014


Mezetulle a reçu des commentaires nourris après la publication du Bloc-notes Comment dit-on « la victime » au masculin ? et de l’article d’Alain Champseix Humanité, différence sexuelle et  langue . C’est sous forme de réaction à ces deux publications et aux commentaires qu’elles ont suscités que Jorge Morales m’a envoyé le texte qui suit. Et pour du même coup honorer une promesse faite dans une réponse à un commentaire , j’ai pensé qu’il serait intéressant et amusant de l’accompagner de l'extrait d’une lettre où Voltaire expose à Mme du Deffand un petit point de grammaire illustrée directement en rapport avec le sujet qui nous occupe.
 

 

Jorge Morales

À mon avis on fera fausse route si l’on part du présupposé que la société est a priori sexiste et phallocratique et que c’est la raison pour laquelle, et à partir de laquelle, la langue doit refléter la société. Si l’on y pense bien, il s’agit du même discours qui consiste à placer la discrimination comme préalable et à parler toujours à la place des autres : on le trouve dans celui qui décourage les nouveaux arrivants à s’intégrer car la France serait a priori raciste et intolérante ou dans celui de ceux qui ont décrété qu’il fallait bannir les auteurs classiques à l’école car il s’agirait, toujours a priori, de la pérennisation d’une culture bourgeoise et élitiste ; le mot fascisme n’est pas loin.

La langue et son évolution dans la société et l’histoire échappent donc à une vision réductionniste de type bourdieusienne qui a tendance à voir la « domination masculine » comme un absolu avec des victimes ancestrales et éternelles. On peut aussi se référer aux travaux de Marc Bloch qui a montré que la conception populaire du droit médiéval en France (oui, au Moyen Âge) était égalitaire ; les femmes n’étaient pas discriminées pour cause de sexe lors de l’attribution des biens communaux !!! C'est la confusion entre idéologie et évolution historique qui nous empêchera de comprendre l’histoire, d’identifier et de combattre les véritables cas d’inégalité.

Personnellement, je n’approuve pas l’idée qui consiste à dire que c’est toujours mieux ailleurs : regardez les Québécois, regardez les Espagnols... Ce n’est pas parce que l’on dit doctor et doctora ou professore et professoressa, et je le sais pour avoir fréquenté l’Italie ainsi que certains pays hispanophones, que les femmes y sont mieux traitées et à égalité avec les hommes. Catherine Kintzler a judicieusement montré que la prétendue règle qui consiste à dire que le masculin est une norme de grammaire ou qu’il l’emporte sur le féminin est une fausse règle car elle n’est en réalité qu’une absence de marque puisqu’il y a des mots féminins qui sont neutres et dont on pourrait dire également qu’ils l’emportent sur le masculin. Cela est également valable dans d’autres langues latines ; l’idée que les autres langues seraient plus réceptives que le français à la féminisation et donc plus égalitaires dans la société ne tient pas debout. Qu’on en finisse avec cette confusion, plus ou moins voulue par certains (voilà un mot au pluriel qui ne porte pas de marque de genre car « certains » peut être n’importe qui), entre sexe et genre, usage naturel de la langue et instrumentalisation politique, pluriel et masculin, homonymes et synonymes et qui aboutira à instaurer une police de la pensée et du langage.

Au-delà des question linguistiques, il me semble que la question de la féminisation forcée de la langue (avec des tirets, des parenthèses et des mots étranges) dévoile deux modèles politiques à mon sens antagoniques : le premier cherche à « faire de la place » à des catégories, à « donner de la visibilité » à des groupes, à instaurer une « société inclusive » (avec tous les bons sentiments que cela comporte), à juxtaposer et à collectionner des identités réelles ou supposées. Bref, à montrer son sexe partout en confondant corps social et corps politique. C’est aussi oublier, comme l’a montré Jean-Claude Milner (Existe-t-il une vie intellectuelle en France ?, p.  23), que « là où la société règne toute pensée s’éteint, toute langue se tait, toute oreille se ferme ». Le second ne fonctionne que par intégration, par distanciation avec soi-même (et avec son sexe) et par l’effort de se penser en homme (oui, les femmes sont des hommes) abstrait (ce qui n’abolit en rien les différences entre les personnes), ce qu’on appelle l’universel et qui produit une réelle altérité. Si le français utilise fréquemment des mots neutres c’est sans doute qu’il véhicule cette pensée abstraite qui est l’une des plus grandes richesses de notre culture. C’est en tout cas l’une des plus belles choses que cette langue m’a apportées depuis 15 ans que je la parle.
Non, la langue française n’est pas sexiste mais au contraire, et pour reprendre encore une phrase de Jean-Claude Milner (L’universel en éclats, p.  12), « elle porte un rêve d’universalité ».

[Voir les autres articles de Jorge Morales sur Mezetulle]

******

Voltaire à Mme du Deffand, 30 mars 1775

J'ai pu vous dire, madame : « J'ai été très mal et je le suis encore » :
1° parce que la chose est vraie  ;
2° parce que l'expression est très conforme, autant qu'il m'en souvient, à nos décisions académiques.
Ce « le » signifie évidemment « Je suis très mal encore ». Ce « le » signifie toujours la chose dont on vient de parler. C'est comme quand on vous dit : « Êtes-vous enrhumées, mesdames ? », elles doivent répondre : « Nous le sommes », ou  : « Nous ne le sommes pas ». Ce « le » est un neutre, en cette occasion, comme disent les doctes.
Il n'en est pas de même quand on vous demande : « Êtes-vous les personnes que je vis hier à la comédie du Barbier de Séville, dans la première loge ? » Vous devez répondre alors : « Nous les sommes », parce que vous devez indiquer ces personnes dont on parle.
Êtes-vous chrétienne ? Je le suis. Êtes-vous la Juive qui fut menée hier à l'Inquisition ? Je la suis. La raison en est évidente. Êtes-vous chrétienne ? Je suis cela. Êtes-vous la Juive d'hier, etc. ? Je suis elle.

 

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1 - Je me rends compte, quelques minutes après la mise en ligne de cet article, que le titre m'en a été inspiré par la réminiscence de celui du beau livre que Hélène Merlin-Kajman a publié en 2003 La langue est-elle fasciste ? Langue, pouvoir, enseignement (Paris : Seuil). On en lira ici un compte rendu par Laurence Marie.
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Par Mezetulle - Jorge Morales - Voltaire
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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
Réflexions sur la différence des sexes, l'humanité et la langue (par A. Champseix)

En ligne le 21 août 2014


A la suite de la publication du Bloc-notes satirique « Comment dit-on "la victime" au masculin ? » (1), Mezetulle a reçu un texte d'Alain Champseix où il réfléchit sur la différence des sexes et les formes de domination qui lui sont liées, ainsi que leurs rapports avec la langue.

 

En s'éclairant des meilleures sources philosophiques, l'auteur montre que la langue n'est pas réductible à un simple reflet des rapports sociaux ni même un instrument marqué par l'extériorité et qu'on pourrait modifier à volonté, mais le lieu même où la pensée s'exerce, à la fois point de départ et résultat : pour penser plus loin que la langue, on n'en pense pas moins en elle et avec elle. Plus généralement, c'est une méditation sur la notion même d'humanité et son identité profonde - qui va au-delà même de la notion d'égalité - que l'auteur nous offre : 

"[...] il y a une identité – plus encore qu’une égalité - entre les hommes et les femmes, l’identité de l’essence de l’être humain et [...] cette identité est tellement inséparable de la langue qu’on peut aussi bien soutenir qu’elle est instituée par les hommes, en raison de leur propre nature toutefois et non du fait de leur bon vouloir, qu’elle les institue."

 

Lire l'article d'Alain Champseix Humanité, différence sexuelle et langue sur ce blog.

 

1 - Publié le 4 août, à lire ici, suivi de nombreux commentaires comme on pouvait s'y attendre !

 

NB. Les commentaires de ce billet d'annonce sont désactivés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires, y compris ceux qui pourraient s'adresser à Mezetulle, sur l'article.


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Bloc-notes actualité 
Les illettrés de l'instruction publique

par Guy Desbiens (1)
En ligne le 13 août 2014

 

À propos de l'école et de sa sempiternelle réforme, Guy Desbiens souligne ici un paradoxe récurrent, le paradoxe du pompier incendiaire : en versant des larmes de crocodile sur l'état de l'école, les réformateurs ne font que déplorer l'effet des mesures qu'ils ont mises en œuvre depuis de longues années. On attend aujourd’hui de l’école ce qu’on s’est toujours obstiné à détruire au sein même de celle-ci : la valeur culturelle des savoirs enseignés et les formes traditionnelles de cet enseignement. On prétend conjurer « l'échec de l'école » en réitérant les réformes qui précisément l'ont produit.

 

 

Pourquoi les réformes qui prétendaient rendre l'École plus juste ont-elles produit l'effet inverse ? Que cette question sous-entende un constat assumé par ceux qui en furent les artisans devrait nous inviter à la plus grande vigilance : car ce sont les mêmes qui condamnaient jadis l'École pour son élitisme, qui déplorent désormais les inégalités qu'elle accentue, reconnaissant rétrospectivement et involontairement qu'elle fut toujours plus juste qu'aujourd'hui. Les « experts » en « sciences de l’éducation » et les divers théoriciens des réformes, qui ont imposé aux gouvernants les pires choix en matière de politique éducative, éludent constamment leur responsabilité, et tirent même profit des échecs qu'ils ont eux-mêmes provoqués, dénonçant aujourd’hui l’inadéquation de l’École aux réalités sociales ou économiques et en appelant ainsi, de nouveau, à de nouvelles réformes. Le dernier projet de loi d’orientation, faisant suite à la pseudo-concertation et au Rapport « Refondons l’École de la République », n’a fait malheureusement que confirmer les mêmes erreurs : la « refondation », ainsi invoquée dans la plus grande ambiguïté, ne fut en réalité que la poursuite des réformes antérieures et elle dissimula indument dans sa rhétorique républicaine le même projet de destitution de l’École.

 

Et si la « démocratisation », qu'il suffit d'invoquer aujourd’hui s'agissant de l'École pour qu'on croie qu'elle sera suivie des meilleurs effets, ne répondait pas à un réel souci de justice, mais servait d'alibi aux réformes qui cherchent à liquider progressivement, dans l'enseignement de masse, toute référence à une transmission exigeante du savoir ?

 

C’est là en effet le présupposé et les conséquences d’un certain type de discours qui s’est imposé à tous les niveaux de la hiérarchie du système scolaire et que nous désignerons, faute de mieux, le « discours pédagogique » : un discours qui s’institue désormais comme un dispositif idéologique dont il nous faut analyser les principes, montrer l’inconsistance et dénoncer les dangers. On attend aujourd’hui de l’École ce qu’on s’est toujours obstiné à détruire au sein même de celle-ci : la valeur culturelle des savoirs enseignés et les formes traditionnelles de cet enseignement. On attend aujourd’hui toujours plus du corps enseignant, le dévouement, le professionnalisme, l’investissement sans faille dans l’exercice de leur mission éducative : mais on estime ainsi pouvoir exiger de lui ce qu’on s’emploie précisément à rendre impossible.

 

Le déclin de l’École ne justifie donc pas de nouvelles réformes : il s’explique par celles-ci. C’est ce que nous aimerions faire comprendre. C’est en tout cas ce que le philosophe Alain avait déjà compris qui affirmait à propos des réformes :

« on le savait ; nul n'avait là-dessus le moindre doute. Mais on a fait l'essai, parce que les raisons de l'échec si exactement prédit sont de celles qu'on ne veut point dire ; et aussi parce que les essais sont décidés en partie par des hommes qui enseignaient bien, mais qui n'enseignent plus ; en partie par d'autres qui enseignaient mal et qui, par cette raison même, ont choisi d'administrer ; en partie par les hommes des bureaux, qui n'ont jamais enseigné, qui n'en seraient point capables, et que je me permets d'appeler les illettrés de l'instruction publique » (Propos sur l’éducation XLIII, du10 mars 1928).

 

1 - Texte repris avec l'aimable autorisation du Journal académique du SNALC, Académie de Lille, n° 153, mars 2014, et les remerciements de Mezetulle. Voir les autres articles de Guy Desbiens en ligne sur Mezetulle.


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