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Mise à jour du 15 avril 2014  -- Qui est Catherine Kintzler ?

 

Ce blog-revue est divisé en deux parties.
1- La partie blog : "Le bloc-notes", billets d'actualité et d'humeur, et annonces des nouvelles publications de la revue. 
2 - La partie revue : "Les articles"
, textes de recherche, écrits avec moins de hâte, longs, argumentés, référencés, casse-pieds : c'est exprès!

Mezetulle est rébarbatif, intello, raisonneur, politiquement incorrect et ne souhaite pas de lecteurs "cool" - du reste "cool" et "lecteur" sont des termes contradictoires. Son principe est simple mais ambitieux : que chaque texte soulève un enjeu pour la pensée. Son parti-pris est tout aussi simple : la pensée se rencontre partout, pourvu qu'on y soit attentif.

 

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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
Est-il politiquement incorrect de parler de « civilisations » ?

En ligne le 8 avril 2014

 

Le 4 février 2012 un ministre soulevait une de ces tempêtes qu'on a accoutumé de nommer « médiatiques » en déclarant devant une assemblée d'étudiants que « toutes les civilisations ne se valent pas ». C'est le bien-fondé de cette affirmation que André Perrin examine dans son nouvel article Toutes les civilisations se valent-elles ? Son examen, très minutieux et référencé, n’éclaire pas seulement le contenu des propositions en jeu et ses variations, mais aussi quelques-uns des procédés familiers au « politiquement correct ».

 

Ainsi, et par exemple, non seulement aucun de ceux qui ont récusé cette proposition à grand renfort de tribunes de presse offusquées n’ont fourni la moindre ébauche de démonstration de sa contradictoire, mais encore il suffit de se plonger dans leurs écrits pour s'apercevoir que souvent ils la présupposent et que parfois ils la formulent explicitement ! D’autres (ou les mêmes) optent pour une solution radicale de novlangue : le mot même de civilisations, après celui de races, devrait être banni (1).

 

On découvrira encore bien des variations. Leur analyse, toujours précise et souvent drôle, ne se réduit pas à une contre-polémique ; en passant par une réflexion sur la pertinence et l’usage des concepts de culture, de régime politique, de relativisme, d’égalité, de valeur, de jugement, elle permet de comprendre en quoi et pourquoi il y a du sens à parler des civilisations, à poser la question de leur valeur, et à répondre qu'elles ne sont pas équivalentes - car une telle réponse soulève à son tour la question de la capacité d'une civilisation à ne pas se prendre pour le centre du monde et à lutter contre sa propre barbarie.

 

1 - Voir du même auteur l’article Race, racisme et police du langage sur ce blog.

 

 

Lire l'article d'André Perrin Toutes les civilisations se valent-elles ? sur ce blog.

 

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Bloc-notes actualité
Penser la laïcité : revue et interventions

En ligne le 20 janvier 2014. Mise à jour du 12 avril.

 

Ce Bloc-notes réactualisé est consacré aux recensions et interventions autour de Penser la laïcité (Paris : Minerve, 2014).

Avec un petit extra : lire la table des matières format pdf.

 

- Le Figaro daté du 11 avril p. 10-11, interview de CK par Caroline Beyer, accessible en ligne sur le site du Figaro.

 

- mercredi 2 avril CK invitée par Jean-Michel Dhuez à la Matinale de France Musique - on peut écouter l'émission sur le site de La Matinale.

 

- A lire dans le numéro 78 de Philosophie magazine (avril 2014) un entretien entre CK et Jean-Marc Ferry, dans le cadre du dossier annoncé en couverture : « Peut-on fonder une morale sans Dieu ? », alimenté par bien d'autres textes.    

Le débat porte essentiellement sur la conception de l'association politique . Comment y penser non seulement la coexistence des libertés, mais aussi le débat entre les citoyens, le rapport entre la raison publique et ce qu'il est convenu d'appeler les « problèmes sociétaux »? Et si l'association politique s'interdit la question de la transcendance, peut-on en conclure pour autant que toute morale lui est étrangère ? Bien d'autres questions sont abordées dans cet entretien très substantiel, à l'image de l'ensemble des numéros que Philosophie magazine propose chaque mois (voir le site Philomag.com)

C'est aussi l'occasion pour moi d'un pan sur le bec ! A la fin de l'entretien p. 65, je lâche une bourde en disant que Descartes, dans Les Passions de l'âme, « n'emploie pas une seule fois le mot Dieu ». Ce qui est faux ! Dans le contexte d'une question sur les fondements de la morale, j’entendais dire : « n'emploie pas une seule fois de manière fondatrice le mot Dieu ». Cette bévue m'est entièrement imputable, car Philosophie magazine, conformément aux usages de la profession, m'a soumis le texte pour relecture avant publication - je n'y ai vu que du feu, prenant mon désir pour réalité comme il arrive parfois lorsque nous parlons de ce qui nous importe. Je présente donc mes excuses aux lecteurs et à Philosophie magazine. Allez je mets ça en petits caractères tellement j'ai honte...

 

- Le petit (mais non pas mince) dernier (mais non pas moindre) daté du 14 mars, un article bref et bien senti de Sébastien Fath sur son blog « Religion et laïcité ».

 

- Un excellent article par Jorge Morales dans le numéro 302 de la revue Humanisme. Repris par Jo sur son blog L'Abeille et l'architecte.

 

- Un excellent article par Gilles Poulet sur le site de l'Association des libres penseurs.

 

- Recension dans L'Enseignement philosophique (64e année, n°2)

 

- Recension par Philippe Foussier dans le n° 151 de Communes de France.

 

- La recension par Bernard Teper dans Respublica n° 738 (30 janvier 2014)

 

- Un bel article de Jérôme Skalski paru dans L'Humanité daté des 24, 25 et 26 janvier : lire « La laïcité de fond en comble ».

 

- Synopsis sur le site du Furet du Nord  . Franchement, je trouve ce résumé analytique très bien fait... Réflexion faite, je me rends compte que c'est moi qui l'ai écrit à la demande de mon éditeur pour alimenter le dossier de diffusion ! Merci au Furet du Nord de l'avoir utilisé : c'est fait pour cela !

 

- Écouter l'intégralité de l'émission Répliques du 18 janvier sur le site de France-Culture, ou en utilisant le lecteur ci-dessous.

 

 

 

Couverture du livre - pour lire le texte, cliquer sur l'image :

CKLaiciteCouv

 

 

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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
L'Yonne reprend ses droits

En ligne le 1er avril 2014

 

Les géographes et spécialistes de l'hydrographie nous ont depuis longtemps alertés: en réalité, le fleuve que nous appelons la Seine n'est autre qu'une calme et modeste rivière se jetant dans l'Yonne à Montereau. Il suffit du reste de se tenir sur le pont qui enjambe le confluent où les eaux se mêlent pour constater que le flot de l'Yonne, plus large et plus puissant, pousse celui de la Seine.
Mezetulle ne fait que s’inspirer ici de nombreux textes sur le sujet (1). Mais l’objet de cet article est d’annoncer une décision (exclusivité que Mezetulle a obtenue par... des fuites dont elle ne peut bien évidemment révéler la source !).

 

Cette anomalie de toponymie va enfin être réparée. Sur recommandation de la Commission Nationale de Toponymie et en vertu d'un décret publié ce jour au Journal Officiel, toutes les occurrences toponymiques du terme Seine en aval de Montereau seront remplacées par Yonne. A cet effet, de multiples services vont être mobilisés pendant plusieurs années (entre autres Eaux et Forêts, Ponts et Chaussées, Institut géographique national), sans compter le long travail d'information, de transition et d'intériorisation au terme duquel on s'habituera à dire « Neuilly sur Yonne », « Yonne Saint-Denis », « Hauts de l'Yonne », « Yonne et Marne », etc. Se rend-on bien compte par exemple que les fameuses galeries de peinture parisiennes auront pour adresse la rue de l'Yonne et que Rouen sera désormais la préfecture de l'Yonne maritime ?

 

Mais une question restant encore en suspens est celle de l'usage du terme « Seine » dans les multiples textes romanesques et poétiques... faudra-t-il aussi, pour satisfaire la vérité, les passer à la lessiveuse des eaux de l'Yonne ? Mezetulle suggère au Ministère de la Culture d'ouvrir un concours pour juger les meilleures réécritures d'Apollinaire, de Barbara, de Prévert, de Racine, de Quinault...

 

Cette décision, pour justifiée qu’elle soit, suscite cependant la réflexion sur un plan symbolique. En effet, l’erreur de dénomination, due à la toponymie romaine, est historique et non géographique ou hydrographique : elle dit donc quelque chose de vrai, à savoir que – n’en déplaise à Astérix – les Romains ont plutôt réussi l’occupation de la Gaule (mais chut, il ne faut pas le dire ! faire l’éloge des Romains et du latin, où on va ?).

 

Voilà en tout cas une affaire qui n'a pas fini, avec beaucoup d'eau, de faire couler aussi bien de l'encre : de quoi masquer et noyer quelques poissons.

 

1 – Voir entre autres cet article avec des photos très convaincantes http://via-images.com/seine.html et ce bref mais très autorisé article sur le site Yonne.fr http://www.lyonne.fr/archivev2/2011/01/04/a-paris-coule-l-yonne-pas-la-seine_1114149.html . Ici, http://seine-et-marne.evous.fr/L-Yonne-reecrire-l-histoire,358.html et là http://jlhuss.blog.lemonde.fr/2007/08/02/lyonne-sous-le-pont-neuf/ on lira une intéressante analyse de l’origine des noms, avec des discussions. Pour une vision synthétique, voir ce site.

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Bloc-notes actualité sur Mezetulle

Bibliothécaires ou documentalistes ? Civilisation ou barbarie ?

par Jean-Michel Muglioni
En ligne le 30 mars 2014

 

Faut-il jeter les livres ? Dans beaucoup d’établissements scolaires les « documentalistes » font le ménage pour ne garder que les « documents récents » – considérant par exemple qu’une édition des années 1970 est « vieille ». Jean-Michel Muglioni s’interroge ici sur la barbarie scolaire ordinaire, qui consiste à enfermer les élèves dans un présent sans passé. 

 

La poubelle aux vieux livres (et les vieux livres à la poubelle)

Plusieurs professeurs de lycée ou de collège m’ont dit qu’ils avaient pu faire provision de livres dans les cartons que les documentalistes de leur établissement destinaient à la poubelle. Ils se sont ainsi procuré d’excellents ouvrages parfois rares et chers : une excellente traduction des œuvres de Goethe, des ouvrages de la collection Grands textes des PUF parfois épuisés mais fort utiles, avec lesquels j’ai naguère fait mes études. Ces « vieux livres » - ainsi les appellent les documentalistes - ne sont pas les ouvrages du XVI° siècle, ni les manuscrits d’avant Gutenberg : le vieux date aujourd’hui de la veille. Mais un homme est encore jeune à cinquante ans et l’on retarde l’âge de la retraite…

 

Documentalistes et non bibliothécaires

Il y a de trop de cas semblables pour que cette barbarie - jeter des livres - soit due à la bêtise de quelques fonctionnaires : ils font ce qu’on leur a appris. Ils sont documentalistes et non bibliothécaires. On ne saurait penser vraiment sans une certaine superstition des mots. Ainsi l’enseignement primaire doit disparaître si les maîtres ne sont plus appelés instituteurs, c’est-à-dire s’ils n’ont pas pour fonction d’instituer l’homme en l’enfant par l’instruction. De même s’il n’y a pas des livres mais des documents, il faut que les livres finissent à la poubelle et soient remplacés par de nouveaux arrivages au gré du marché et des modes.

 

Information et non connaissance

Comprenons bien ! Document n’a pas ici le sens que lui donnent les historiens pour qui un livre est un document qui permet de retrouver une époque. Ce serait au demeurant se méprendre sur le sens du livre que d’en faire seulement le témoin du passé, quand le lire au contraire nous apprend à nous connaître nous-mêmes et à comprendre la nature des choses. Qu’est ce que la pédagogie officielle appelle document ? J’ai vu des enfants de dix ans contraints d’aller chercher les dates dans des « documents », qu’on appelait naguère dictionnaires (1), ou bien forcés de patauger sur la toile : au lieu d’une bibliothèque, on met à leur disposition une sorte de bottin ou de pages jaunes universels où chacun peut aller chercher des informations. Or une base de données n’est pas un livre, quand même on y pourrait télécharger des livres. Ce retour de la barbarie est lié à la confusion entre information et connaissance, et donc au préjugé selon lequel imposer à l’enfant qu’il apprenne par ordre, c’est-à-dire s’instruise, est une atteinte à sa liberté. Egrenons des documents, ne construisons pas un cours, excluons tout travail suivi et organisé. Que chacun picore de-ci de-là des informations. A quoi bon des professeurs ? Comme nous disposons de machines qui fournissent des informations, passons-nous aussi de documentalistes.

 

Civilisation et conservation : la continuité des générations

Faut-il conserver un fonds de bibliothèque qui montre aux lycéens que leur établissement est une institution séculaire et maintenir ainsi la continuité entre les générations ? Dans un lycée dont la bibliothèque générale contient encore des ouvrages du XVIII° siècle, il a fallu se battre pour que trois siècles de conservation ne soient pas annihilés en un instant. Jusqu’à l’invention de l’imprimerie, conserver un livre supposait qu’on le recopie régulièrement ; les conservateurs étaient des érudits passionnés par ce qu’ils calligraphiaient. Avec l’imprimerie, les typographes se sont eux aussi passionnés pour leur tâche, avec une conscience aigüe de leur rôle. Au temps de l’esprit documentaliste, il n’y a plus qu’à classer comme un ordinateur, et peu importe le contenu. Par bonheur, la formation des documentalistes n’a pas toujours réussi : certains continuent de travailler en bibliothécaires, sachant qu’il n’y a pas de civilisation sans la conservation des livres.

 

1 - Je ne nie pas qu’il faille apprendre aux élèves l’usage du dictionnaire !

 

© Jean-Michel Muglioni et Mezetulle, 2014

Voir les autres articles de Jean-Michel Muglioni en ligne sur Mezetulle.

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Bloc-notes actualité sur Mezetulle
Loi du 15 mars 2004, 10e anniversaire. Attaques contre la laïcité : de plus en plus gros !

En ligne le 19 mars 2014


Gros comme une maison ! Les hallucinants rapports sur l'intégration publiés sur le site du Premier ministre font des petits. Pourquoi ne pas s'inspirer de ces prestigieux exemples pour réclamer l'abrogation de la loi de mars 2004 sur l'interdiction du port des signes religieux à l'école ? 

 

C'est cette demande, émaillée d'inexactitudes et d'imprécations, que relaie la Ligue de l'enseignement sur son blog Médiapart (13 mars). Même si, dans un billet postérieur (18 mars), la Ligue se défend de soutenir directement cette position, on peut s'interroger sur une telle publication, car jusqu'à présent l'équilibre du débat au nom duquel elle est présentée ne saute pas aux yeux sur ledit blog ...

 

Mezetulle invite ses lecteurs à lire l'article publié par l'UFAL « Loi du 15 mars 2004 : Jean Macé, reviens ! La Ligue est devenue folle ! » .

Extrait de l'article :

Les signataires de la pétition, visiblement très éloignés des soucis de leurs collègues pour faire respecter la laïcité et enseigner en paix, se contentent de reprendre mot pour mot la propagande communautariste d’il y a 10 ans. Manifestement, ils ignorent que la loi de 1905 ne traite nulle part de l’enseignement, encore moins de la « neutralité vestimentaire ». Rappelons que ce sont les lois Ferry et Goblet (1881 à 1886) qui ont instauré l’école laïque. Elles en ont retiré les crucifix, qui restent interdits : les élèves catholiques de l’enseignement public, ne pourraient-ils pas à leur tour se prétendre « pointés du doigt », exclus, victimes de « cathophobie » ? On attend avec intérêt une pétition de La Ligue pour rétablir les crucifix !

 

On lira aussi la tribune de Henri Pena-Ruiz sur Mediapart « Laïcité scolaire : une exigence d'émancipation » .

Extraits : 

L’école n’est pas la société civile. Elle doit s’en affranchir dans toute la mesure du possible, pour faire vivre ensemble les élèves en les soustrayant aux conditionnements qui s’y produisent au nom d’identités collectives plus ou moins exacerbées par les dérives communautaristes. [...]

Professeur de philosophie, il m’est arrivé de demander à un jeune chrétien de ne pas porter en classe la grande croix charismatique qu’il exhibait sur sa poitrine au moment des JMJ. Il m’est arrivé aussi de le faire avec un élève qui se disait nietzschéen et voulait entrer en classe avec sur son tee shirt l’inscription « Dieu est mort ». Il est essentiel de faire comprendre aux uns et aux autres que la liberté ne réside nullement dans l’exhibition spontanée de ce qu’on croit être. [...]. Il n’est pas du tout vrai que la loi de 2004 a eu de mauvais effets. Tout au contraire. Un apaisement certain a résulté de la clarté d’une loi nationale non négociable, qui a soustrait les établissements scolaires aux pressions communautaristes locales.

 


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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
Ras-le-bol avec le « ras-le-bol fiscal » et le « coût du travail » !

En ligne le 4 mars 2014


Nous sommes harcelés par le discours ambiant sur le « ras-le-bol fiscal » et le « coût du travail ». Dans son article « Je veux payer des impôts !», Jean-Michel Muglioni explique pourquoi il refuse ce consensus antirépublicain et démagogique. En réalité, la politique pratiquée dans toute l'Europe, qui prétend baisser charges, impôts et « coût du travail » repose sur l'idée que la seule manière de faire marcher l'économie est  d'appauvrir les moins riches.
 

 

Extrait :


« Imaginons qu’un salarié reçoive son salaire sans que les charges, qui aujourd’hui lui sont liées, soient réglées par quiconque. Rêvons qu’il n’y ait plus de cotisation obligatoire pour la sécurité sociale, ni pour la retraite ; mieux, réduisons ou supprimons l’impôt sur le revenu. Qu’en résulte-t-il ? Ce salarié se réjouira peut-être un instant à la lecture de sa feuille de paie : mais il lui faudra payer le médecin, l’hôpital, l’école ou l’université pour ses enfants, le trottoir devant chez lui, la route qui le mène à son travail, l’éclairage urbain, la police, etc. La liste pourrait prendre quelques pages. Peut-être alors lui-même et son patron regretteront-ils le temps des charges et des impôts. Ce rêve est un cauchemar. »

 

Lire l'article de Jean-Michel Muglioni Je veux payer des impôts ! sur ce blog.

 

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Communauté : Le spectacle vivant

Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
La BnF : une grande tradition architecturale du « casse-gueule »

En ligne le 27 février 2014

 

Mezetulle a déjà commenté l'architecture de la Grande bibliothèque (BnF). On se souvient notamment des tapis roulants inclinés tellement dérapants qu'il a fallu les rendre fixes et les recouvrir d'un revêtement caoutchouté à picots... Heureusement la BnF a revu sa copie avec une nouvelle entrée Est : on revient tout bonnement à l'escalier.

 

On se croyait soulagé. Mais c'était sans compter avec l'esprit de grande cohérence de cette architecture : s'inscrivant harmonieusement dans la ligne initiale du casse-gueule, le nouvel escalier est un chef-d'œuvre de trompe-l'œil. Lors de la descente à claire-voie qu'il faut y effectuer pour accéder au bâtiment, il est presque impossible de distinguer une marche de celle qui la précède et de celle qui la suit, l'effet de profondeur et de relief étant aboli par le design strié, encore plus efficacement qu'il ne l'est sur un escalier mécanique (où on peut choisir de ne pas bouger !).

 

Pourtant habituée aux descentes montagnardes, c'est avec mille précautions que Mezetulle a fait l'exercice, comme le montre le bout des chaussures sur la vidéo suivante. Notez tout de même que, comble de raffinement, la plate-forme de départ en bois clouté est plutôt rassurante : ensuite, on vous lâche et vous pouvez prendre votre essor.

 


EscalierBnF par mezetulle

 

Le progrès est net cependant : si vous tombez, ce ne sera pas dû à un matériau glissant, mais à un trouble visuel savamment produit par un effet d'optique exquis. On ne va tout de même pas, dans une architecture aussi pensée, vous proposer un banal escalier sans péril particulier.

Et moi qui croyais l'op'art ringard. En fait cet escalier, lorsqu'on est en haut, est peut-être fait juste pour être regardé ?

 

Mamie, si tu veux conserver ta carcasse intacte pour continuer à randonner en montagne et ailleurs, il te reste, lorsque tu vas à la BnF, à  prendre l'ascenseur... pour descendre.

 

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Sexe et genre

(Suite de l'article Le fantasme des parents)

par Jean-Michel Muglioni

En ligne le 18 février 2014

Le bref article de Jean-Michel Muglioni Le fantasme des parents publié le 5 février a suscité beaucoup de commentaires, notamment sur la question des modèles sexuels. L'auteur, plutôt que de répondre point par point à un commentateur dont il ne parvient pas à se faire comprendre, a jugé plus opportun de s'expliquer par un « long détour ». Mezetulle se félicite de cette initiative : cela valait bien, en effet, un article de plein statut !

 

La confusion vénérable du genre et du sexe

Autant la distinction du sexe et du genre en général est évidente, autant, dans chaque cas, il est difficile de savoir si un caractère attribué au genre est naturellement lié au sexe, ou si, au contraire, il ne correspond qu’à une représentation sociale contingente. Les meilleurs auteurs ne s’accordent pas sur ce point, et même peuvent aujourd’hui nous paraître démodés. Ainsi Fénelon, grand esprit, homme intègre et courageux, libre et clairvoyant, a été exilé pour avoir jugé la politique de Louis XIV ; or il ne considérait pas que l’éducation des filles doive être la même que celle des garçons. De même Rousseau, dont toute la pensée est une réflexion sur le rapport de ce qui en l’homme est naturel et de ce qui au contraire se développe au cours de l’histoire dans les sociétés, distingue l’éducation d’Emile et celle de Sophie. Je ne vois pourtant rien de scandaleux dans les analyses et les conclusions d’auteurs qui maintiennent ainsi entre hommes et femmes une différence qui ne manque pas de choquer le lecteur d’aujourd’hui. De même il est convenu de se moquer de la misogynie de Proudhon, mais par exemple, je prends au sérieux son combat contre le travail des femmes : sachant comment elles étaient traitées alors dans les fabriques, je comprends qu’il ait refusé de les y envoyer. Auguste Comte, que j’estime au plus haut point, est devenu illisible pour la plupart lorsqu’il écrit par exemple : « Développant enfin le sentiment chevaleresque, comprimé jadis par les conflits théologiques, le culte positif érige le sexe affectif en providence morale de notre espèce » (Catéchisme positiviste préface GF 44). Selon lui, l’humanité est et doit être dirigée par le sentiment et éclairée par l’intelligence, ce qui donne à la femme la place royale : l’homme et la femme ont donc des rôles différents. Ainsi les meilleurs auteurs ont attribué aux hommes et aux femmes des caractères différents qu’ils croyaient liés à leur sexe et naturels, et de la même manière ils ont opposé les activités des femmes et des hommes. Je continue de m’y instruire, sans admettre pour autant la même relation qu’eux entre sexe et genre. Peut-être Platon et les cyniques furent-ils les seuls à ne pas confondre ce qui relève des mœurs de leur temps et de la nature.



Apprendre à distinguer sexe et genre

Il suffit de prendre quelques exemples pour voir qu’une activité qui autrefois, il y a parfois à peine un siècle, était considérée comme contraire à la nature féminine, est aujourd’hui pratiquée par les femmes sans que personne n’en soit étonné, du moins chez nous. Qu’aurait-on dit il y a cent ans si une femme s’était présentée au concours de corniste dans un grand orchestre symphonique ? Les meilleurs orchestres recrutent aujourd’hui des femmes pour jouer du cor. Ce seul exemple permet de conclure qu’un certain nombre d’activités jusque-là considérées comme « masculines » ne sont ni masculines, ni féminines, c’est-à-dire que des circonstances sociales complexes ont fait que pendant longtemps une répartition des tâches et des fonctions entre les deux sexes s’est imposée, et ce partage s’est accompagné de préjugés sur la nature masculine ou féminine de ces tâches. Je ne dis pas que c’est toujours révoltant et injuste  ! Je dis seulement que la différence de sexe n’est pas ici le fondement de la répartition des tâches ou des fonctions, que le fondement de cette répartition n’est pas naturel mais social.

Rappellerai-je le partage des sociétés antiques, fondées sur la conquête ? Les hommes se font tuer à la guerre, les femmes font des enfants. On voit sur cet exemple combien il est aisé de confondre ce qui est naturel et ce qui ne l’est pas : il est naturel que les femmes accouchent ! Mais aujourd’hui encore il paraît naturel à certains d’offrir en cadeau de Noël aux petits garçons des armes en plastique ou des jeux vidéos guerriers. Revenons à la pratique  instrumentale : pour les Athéniens du 5° et du 4° siècle avant J.C., les joueuses de flûte (ou plutôt de hautbois) étaient des prostituées… Et demanderai-je si c’est pour des raisons de compétence musicale qu’il y a si peu de femmes dans le magnifique orchestre philarmonique de Berlin ? La place respective des hommes et des femmes dans les sociétés varie selon des critères et des circonstances de toute sorte. Je pourrais même l’exprimer en style grivois  : il n’y a pas si longtemps, on considérait que jouer de la clarinette était obscène pour une femme, parce qu’elle doit mettre l’embouchure dans sa bouche ! Mais qui me croira ? On trouve donc en la matière des confusions de toute nature, les pires et les plus compréhensibles, les plus risibles et les plus tragiques. Pour déraciner en soi-même ces préjugés, faisons en chacun, à la manière de Montaigne, un catalogue de ces illusions et mesurons leur force. Tactique efficace, mais rude tâche : car ceux qui en étaient prisonniers n’étaient pas moins hommes que nous et vivre après eux ne nous garantit pas que nous sommes plus libres.

 

 

Hommes et femmes, scientifiques et littéraires

La représentation d’un sexe affectif distingué du sexe actif a dominé beaucoup d’esprits (et parfois les meilleurs, je le répète), et elle explique ce que j’ai rappelé dans un précédent commentaire : que les familles et l’institution scolaire aient orienté les filles dans les classes littéraires. Je ne comprends pas les réflexions de mon commentateur sur ce point. Je veux seulement dire qu’il y a bien là une preuve qu’on attribue aux femmes un caractère ou un type de pensée qu’on s’imagine lié à leur sexe, et que c’est faux. Objectera-t-on que cette représentation de l’esprit féminin n’exprime pas nécessairement la domination masculine ? La domination des séries scientifiques est sociale, elle n’est pas fondée sur un quelconque critère naturel ou objectif : considérer que ces séries conviennent surtout aux hommes est un préjugé, et c’est admettre, en même temps que la supériorité des sciences sur la littérature, celle des hommes sur les femmes. Je n’ai pas attendu la présente polémique pour lutter contre cette représentation des études littéraires.



La distinction du genre et du sexe n’implique pas l’abolition de la différence des sexes


Notre représentation de ce qui est masculin et convient aux hommes, et celle de ce qui est féminin et convient aux femmes ne proviennent pas seulement de ce que nous savons de la différence des sexes. Féminin et masculin ne sont pas synonyme de mâle et de femelle  : il faut distinguer le sexe et le genre. Distinction classique ! Lorsque je préparais l’agrégation, « le sexe et le genre » était un des sujets d’oral tombés les années précédentes (dans les années soixante). Je ne vois pas en quoi il faudrait considérer que faire cette distinction revient à donner son allégeance aux récentes études de genre d’outre atlantique ou aux revendications féministes ou homosexuelles les plus contestables. Ni moi-même, ni l’ABCD du ministère n’ont prétendu que la distinction du sexe et du genre signifie que la différence des sexes n’a aucune influence sur la façon de sentir de chacun ou sur certaines de ses capacités  : je soutiens seulement qu’en la matière nous confondons tous ce qui est naturel et ce qui est lié aux mœurs et aux pratiques d’une société donnée, et que sur ce point, rien n’est plus difficile que de distinguer le naturel et le social. Mettre en garde les instituteurs et les professeurs contre les préjugés que nous avons tous sur ces questions ne suppose donc pas qu’on admette les doctrines relativistes qui vont jusqu’à nier la différence sexuelle. Le ministère de l’éducation nationale est en outre fondé à placer cette démarche dans le cadre d’une politique visant l’égalité.



La raison de la polémique

Je maintiens donc et que tout le tohu-bohu fait autour de la théorie du genre a été provoqué par des manipulations (ce qu’il est aisé de vérifier), et que cette théorie n’existe pas. Pourquoi en est-on arrivé là ? L’Europe et la France ne proposent qu’une seule politique  : gauche et droite n’ont donc pour se départager d’autre champ de bataille que ce qu’on appelle le sociétal. Telle est la raison de la polémique présente, qui est si vive en France parce que le partage en deux camps y est le plus violent qu’ailleurs et que la loi électorale l’aggrave, d’autant plus que la gauche n’est plus la gauche.

Les nostalgiques de la famille dite traditionnelle, les mécontents et les intégristes de tout poil ont-ils lancé la polémique, ou les socialistes au pouvoir les ont-ils délibérément provoqués ? Je ne peux répondre à cette question que par des conjectures. Manifestement, ceux-ci ne s’attendaient pas à tant de violence : ils ignorent que leur charge symbolique rend ces questions explosives. En outre, l’ABCD de l’égalité qui aurait déclenché l’affaire est en place depuis la rentrée de septembre 2013 et peut-être même a-t-il été initié sous les gouvernements de droite précédent  : comment comprendre que la polémique éclate fin janvier 2014 ?

Une remarque pour en finir : j’aimerais ne pas me trouver contraint de choisir un camp. La droite dite républicaine d’un côté reprend les mensonges d’agitateurs bien organisés, la gauche s’est coupée de sa tradition républicaine. Pour dire les choses d’une manière qui passera pour caricaturale, mais qui me paraît fondée, je ne choisirai pas entre vichystes et soixante-huitards.

 

© Jean-Michel Muglioni et Mezetulle, 2014

 

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Par Jean-Michel Muglioni
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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
Comment le droit français du travail a organisé la discrimination envers les laïques et les non-croyants - l'exemple de Baby-Loup

En ligne le 14 février 2014 


Dans son nouvel article La laïcité : une conviction paradoxale, Charles Arambourou examine la notion de conviction et montre en quoi le droit reconnaît explicitement le concept de « conviction laïque », lequel convient non seulement à des individus (cela va de soi), mais peut s'appliquer aussi à des associations et à des entreprises.
 

 

Pourtant c'est ce à quoi le droit français du travail fait obstacle, alors qu'il reconnaît à maintes associations et entreprises le droit d'exercer une discrimination à l'embauche et même celui de licencier en vertu de convictions religieuses. La crèche Baby-Loup en fait cruellement les frais.


La conséquence est grave et pour le moins paradoxale : il est ainsi permis, en droit français, de refuser d’embaucher une personne de convictions laïques, ou athées, ou antireligieuses (par exemple si elle profère des blasphèmes, lesquels ne constituent pourtant pas des délits en France !). En revanche, une association maçonnique n’aurait pas le droit de licencier (ou de refuser d’embaucher) un membre du Front National, celui-ci en revanche pouvant invoquer la discrimination pour opinions politiques ! 


Les raisons de ce paradoxe ?

Elles sont à découvrir dans l'article de Charles Arambourou La laïcité : une conviction paradoxale.


NB. Les commentaires de ce billet d'annonce sont désactivés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires, y compris ceux qui pourraient s'adresser à Mezetulle, sur l'article.


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Bloc-notes actualité  
Finkielkraut : coupable de « mauvaise langue » (1)

En ligne le 10 février 2014. Modifié le 11 février.


Qui l'eût cru ? Notre Finkie est bien mal embouché : ne voilà-t-il pas qu'il lâche des gros mots, des mots qui fâchent, des mots que seules les sorcières emploient, des mots inquiétants et dangereux qu'il faudrait bannir du vocabulaire ?
Heureusement, une poignée de responsables politiques veillent - ou plutôt deux seulement, mais si bien placés que leurs propos pourraient, à force de politiquement correct, devenir embarrassants.

 

Dans une lettre adressée au Conseil supérieur de l'audiovisuel, deux membres du Conseil national du Parti socialiste n'ont pas manqué de dénoncer notre Finkie. Figurez-vous qu'il a dit (horresco referens, j'ose à peine reprendre, mais si quand même ça devrait passer sans m'attirer des ennuis en mettant un  cordon sanitaire de guillemets autour et en me pinçant le nez tellement c'est nauséabond), oui Finkielkraut a osé dire «« Français de souche »» (je cite, je cite, hein) au cours de l'émission Des paroles et des actes du 6 février, en dialoguant avec Manuel Valls !

 

Comme le précise ce texte qui respire la haine et l'imbécillité, l'expression est « totalement contraire à l'article premier de la Constitution » (mais si, mais si, les juristes n'ont qu'à suivre cet avis éclairé, on leur mâche le travail). Et puis critiquer le multiculturalisme communautariste, parler d'« antiracisme sans cervelle », on n'a pas idée : c'est dangereux et inquiétant. Franchement, tout ça mérite au moins une bonne épuration audiovisuelle, une police de la langue sur les ondes. Pourquoi pas une interdiction professionnelle (le texte s'étonne que Finkielkraut enseigne à Sciences Po [Edit du 11 février : à Polytechnique et non à Sciences Po - avec mes excuses pour cette erreur matérielle])? Ou plus ? Arrgh, ah oui c'est vrai, le bûcher n'existe plus... je me laisse aller.


Je souhaite bien du plaisir aux responsables PS. Quelle belle patate chaude farcie de bêtise juste la veille du jour où Jean-Marc Ayrault va dévoiler les grands axes de la nouvelle politique d'intégration, laquelle serait (disent les mauvaises langues) inspirée par les effarants rapports en ligne sur son site - rapports où l'on suggère aussi, entre autres mesures hygiéniques, la mise sous surveillance de la mauvaise langue (en novlangue proprette on dit élégamment « revisiter le lexique ») !

Quel magnifique cadeau de plus au Front national ! A moins que ceux des responsables et élus PS qui ont gardé raison mettent à profit ce moment pour en faire une session de rattrapage ? On n'en attend pas moins d'eux, et ça urge - au fait il y a des élections bientôt, et quelques sondages pourraient être intéressants ?


Je me demande quand même s'il ne serait pas prudent de ma part de passer au peigne fin les articles de Mezetulle, des fois que j'y trouve des gros mots, des allusions à un « antiracisme sans cervelle » (et si ces allusions s'abritaient derrière des citations de grands auteurs, comme par exemple dans cet article, elles n'en seraient que plus coupables) et aussi des textes critiquant le multiculturalisme communautariste...
Un bon nettoyage ? Seulement voilà, la tâche serait longue, je me rends compte qu'il faudrait presque tout censurer (2).

Donc, vivons dangereusement : je vais malgré tout attendre la réaction des autres dignitaires et élus PS, et celle du CSA. En souhaitant que le bon sens continue à être la chose du monde la mieux partagée, faute de quoi on peut prévoir sans trop de risque de se tromper un houleux nettoyage de printemps à coups de bulletins et... d'abstentions.

 

1 - Les lecteurs avertis excuseront cette précision : j'emprunte le titre du livre de Cécile Ladjali Mauvaise langue (Paris : Seuil, 2007).

2 - Même si on n'y trouve pas, à ma connaissance, une seule occurrence de « Français de souche » (sauf comme ici sous forme de citation précautionneuse), je ne doute pas que Mezetulle offre un terrain de choix à l'enrichissement de l'index des mots et expressions à prohiber. Après ce qui vient d'arriver à Finkielkraut, cela m'honorerait !

 

Documents en référence :


Lire le texte envoyé au CSA mettant en cause Alain Finkielkraut et réclamant la police de la langue, reproduit par Le Figaro

Lire l'article de Jean-Paul Brighelli sur le site de Causeur.


Sur un exemple de police de la langue, relire l'article d'André Perrin récemment publié par Mezetulle Race, racisme et police du langage (tiens en voilà un qu'il faudrait censurer - pardon « revisiter »... c'est pourquoi je le mets en tremblant et en petits caractères).
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