11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 12:21

Bloc-notes actualité
Rama Yade lectrice de Mezetulle ?

En ligne le 11 novembre 2011


Le titre du livre de Rama Yade Plaidoyer pour une instruction publique (Grasset) ne pouvait qu'attirer l'attention de Mezetulle. Effectivement il y a de quoi se régaler... et de supposer que Rama Yade a lu Mezetulle, particulièrement certains textes de Jean-Michel Muglioni, de fort près !

 


L'auteur rappelle opportunément que la politique de destruction de l'école républicaine est menée avec constance et régularité depuis une bonne trentaine d'années aussi bien par la gauche que par la droite, à coups de « réformes pédagogiques » ahurissantes, d'idéologie managériale, d'alignement sur l'animation sociale ; elle tire à boulets rouges sur l'autonomie des établissements chère à F. Fillon. S'agissant de l'université, on déguste la note de la p. 140 qui renvoie dos à dos B. Apparu et V. Peillon, pris la main dans le même sac avec le projet de suppression des classes prépa. Et la liste des anciens ministres « pompiers incendiaires » p. 155 n'est pas en reste - elle se conclut par une double dénonciation sans ménagement qui se prolonge p. 156.

 

Tout cela pour déboucher sur le voeu d'un énième « grand débat public sur l'école »... duquel on peut attendre tous les travers qui sont précédemment critiqués et où toute tentative sérieuse en faveur de l'instruction, verrouillée par un consensus politique qui s'entend sur le pire, sera dénoncée comme corporatiste, élitiste, réactionnaire et « inadaptée aux nouveaux publics » ou aux « exigences de l'entreprise moderne ». Et cela quel que soit le résultat de la future élection présidentielle, n'en déplaise à Rama Yade. 

 

Qu'un certain sentiment de familiarité m'ait saisie au fil des pages, cela n'a donc rien d'étonnant - mon vieux Condorcet figure même dans la biblio, tout comme le De l'Ecole de Jean-Claude Milner - deux ouvrages dont la 1re édition remonte à 1984 ! Et que le buzz commence à bourdonner sur des thèmes qui traversent un désert politico-médiatique depuis trente ans, on ne s'en plaindra pas, même s'il plonge dans une finale mare aux canards bien tiède et vaseuse.

 

Cependant, devant certains passages, cette familiarité se fait étrange, empreinte du malaise que l'on éprouve lorsqu'on vit un rêve un peu trop précis. J'ai le sentiment d'avoir lu ça quelque part, hum... ce n'est pas une ressemblance générale, non j'ai lu ça vraiment, mot à mot, à la virgule près. Voyons d'un peu plus près. 

 

Page 64. Il s'agit de la discipline: L'image de la règle signifie qu'au lieu de suivre les fluctuations de l'âme, on se donne une direction et que l'on s'y tient. Cette contrainte est libératrice, car les pensées abandonnées à elles-mêmes, sans règle, ne sont pas libres. Allez, entrons la phrase dans Google, on va bien voir. Et qu'est-ce qui sort en première occurrence ? Mais bon sang, mais c'est bien sûr : l'article de Jean-Michel Muglioni L'éducation par l'instruction, mis en ligne sur Mezetulle le 25 juin 2009 ! La similitude est frappante, c'est le moins qu'on puisse dire! 

 

Je sens que je vais encore me régaler. Page 64 toujours: Prétendre comme certains psychologues officiels que le temps d'attention de l'enfant est très limité est aussi absurde qu'ignorer que l'entraînement permet à tout homme de courir de très longues distances Bingo ! C'est un autre passage du même article (1) !

 

Allez encore une page (98-99) devant laquelle mon petit doigt me dit quelque chose: N'est-ce pas Maurras qui disait qu'il faut être bourgeois pour apprécier Racine ? Il y a quelque chose de maurrassien dans cette attitude qui consiste à interdire l'accès à la littérature française à des enfants dont les ancêtres ne sont pas français ou bourgeois Et là, super bingo ! Non seulement c'est encore un article de Jean-Michel Muglioni publié le 23 juin 2011 qui sort à la première occurrence, mais Google nous apprend à la deuxième occurrence qu'un commentateur du blog de Malika Sorel avait repris cet article dès le 25 juin 11 (en citant bien sûr la source et l'auteur comme il se doit) ! La suite du texte est également on ne peut plus proche de la rédaction de Muglioni. Mais je laisse le lecteur s'amuser.

 

Des esprits chagrins monteront sur leurs grands chevaux et se laisseront aller à de gros mots que Mezetulle n'écrit ici qu'en se pinçant le nez et avec force guillemets de distanciation pour bien montrer que c'est impertinent.  « Plagiat », « pillage », « larcin » ? Vous croyez qu'on peut dire ça ? Sûrement pas. Ma thèse est beaucoup plus flatteuse. A mon avis, Rama Yade est tellement imprégnée de l'excellente lecture de Mezetulle et des articles de J.-M Muglioni que cela ne peut être qu'une réminiscence, même pas un « emprunt » :  dans cette sympathique résurgence on ne peut plus sincère et forcément surgie à l'insu de son auteur, il est bien évidemment impensable de lui reprocher d'avoir oublié les guillemets et une petite note de bas de page (2). 

 

Voir l'article d'Anna Topaloff sur Marianne 2.fr

 

1 - On peut télécharger les copies d'écran des résultats aux diverses requêtes obtenus juste avant la publication du présent article le 11/11/11/à 11heures (non ce n'est pas une blague!). Requête 1. Requête 2. Requête 3. [Edit 22h55 : il est clair que ces résultats vont forcément changer, rien qu'à cause... du présent article, et surtout à cause du buzz que produisent les reprises sur différents sites web. Ou bien il faut faire les requêtes en limitant la recherche au seul site www.mezetulle.net pour avoir des résultats plus pertinents.]

2 - Mezetulle est sous licence Creative Commons. Les textes peuvent être repris librement aux conditions suivantes : pas d'exploitation commerciale, citation visible de l'auteur et de la source ; pour plus de précisions, voir cet article. C'est gratos !

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par Mezetulle (C. Kintzler) - dans Bloc-notes actualité
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commentaires

Incognitototo 12/12/2011 22:02


Je viens de prendre connaissance du communiqué des éditions Grasset... et c'est tout ? Ça va s'arrêter là ? Je vous trouverais bien gentils...

Il n'est pourtant pas bien compliqué, et de pratique courante, d'exiger qu'un errata soit glissé dans les ouvrages actuellement en vente... Mais, c'est sûr cela serait du plus mauvais
effet et empêcherait probablement que le commerce continue en toute tranquillité...

Non, non, il ne faut pas se contenter de cela, d'autant que, comme on le notait dans les précédents commentaires, M. Muglioni et Mezetulle ne sont pas les seules victimes de ces pratiques
déloyales, légalement et intellectuellement répréhensibles.

Mezetulle 13/12/2011 11:06



Si si, à ma connaissance, un papillon doit être glissé dans les exemplaires du livre.



Incognitototo 30/11/2011 13:24


Oui, elle a ratissé plus que large : Rama Yade encore épinglée pour plagiat

Claire MAZERON 29/11/2011 13:28


Apparemment Rama Yade a ratissé large : je viens de découvrir par hasard, via le Petit Journal, qu'elle avait intégralement recopié un passage d'une tribune que j'avais fait paraître dans
Marianne 2 (elle n'a même pas changé les noms des élèves fictifs que j'avais utilisés). Non seulement il n'y a pas de guillemets, mais pas non plus de mention de la source et mon ouvrage n'est
pas même cité en biblio. Et apparemment je ne suis pas la seule...


Pour quelqu'un qui veut défendre l'Ecole républicaine et ses vertus, c'est à vomir...


Claire MAZERON (vice-présidente du SNALC)

Marc Grujon 20/11/2011 18:25


@mezetulle


Tout d'abord, je voudrais vous remercier d’avoir pris le temps de répondre à mon commentaire, sur un ton qui rend la polémique constructive, tout le contraire
d’un « troll » stérile.


 


Non seulement je prends acte de vos remarques mais je vous remercie de m’avoir éclairé sur certaines règles de la déontologie littéraire que je ne maîtrise
que partiellement.


 


Jamais je n’aurais connu en effet les textes de J.-M. Muglioni si vous n’aviez relevé de manière aussi claire les passages stygmatisant les emprunts non
sourcés de Rama Yade.


 


J’ai atterri sur votre blog à partir d’un lien communiqué par l’excellent Daniel Schneidermann d’@rrêt Sur Images dont je suis un fervent lecteur.


 


J’y ai donc gagné deux nouveaux points d’intérêt sur ce fouillis qu’est l’Internet et je m’en félicite.


 


Je ne suis pas naïf et je m’attendais à ce que certains prennent l’ouvrage de Rama Yade pour un nouveau cheval de bataille opportuniste susceptible de la
remettre en selle après ses derniers vagabondages politiques.


 


Pourtant, ce que j’ai lu m’a stupéfié et j’y ai souscrit totalement dès ma première lecture.


 


Puisque, comme vous l’écrivez, la bataille est engagée depuis vingt-cinq ans sans qu’on ai pu avancer d’un pas dans le sens d’une solution, j’ai l’espoir que
la jeunesse de l’auteur, sa sincérité et sa pugnacité, jointes à la bonne image qu’elle avait réussi à se créer auprès des Français donnent à cette réforme absolument nécessaire la locomotive qui
lui manquait peut-être. L'avenir nous le dira.

Marc Grujon 19/11/2011 12:01


Cette reprise d'une ou plusieurs citations sans référence à leur source est évidemment dommageable à l'auteure et il est somme toute normal qu'elle se prenne une volée de bois vert !


En revanche, soupçonner Rama Yade d'avoir besoin d'un nègre pour écrire ses textes est mal connaître le parcours de celle qui est apparue au grand public un certain 14 janvier lors d'un discours
mémorable…


Elle avait déjà écrit auparavant et c'était pour ça qu'elle était là ce soir-là.


J'ai lu son livre d'une traite. Je l'ai sagement écoutée jeudi soir lors d'une réunion publique organisée à Paris. Son discours est toujours aussi véhément et sincère lorsqu'elle croit en quelque
chose. Lors de cette réunion, j'ai été très ému d'entendre un ami Mauritanien rappeler à l'assistance comment l'école primaire "coloniale" lui avait permis d'apprendre le français à Saint-Louis
du Sénégal et de vivre ensuite la carrière d'avocat qui fut la sienne. C'est maintenant un vieux monsieur, actuellement membre du Conseil Économique et Social de Mauritanie.


C'est pour le retour de cette école primaire, celle des « hussards noirs de la République » que Rama Yade est partie en croisade. Certes, le sujet a déjà été abordé par d'autres penseurs de
qualité et c'est tant mieux. Doit-on lui faire un procès pour avoir oublié de citer quelques source ? Je ne pense pas et je lui pardonne volontiers devant la qualité globale de son ouvrage et
certaines de ses phrases qui pourraient être reprises en citation dans les mois à venir.


Aux commentateurs du blog de Catherine Kintzler, je dirai simplement : lisez ce livre, pensez à ce que sera l'avenir de nos enfants si rien n'est fait rapidement pour revenir à l'essentiel de ce
que doit être l'école primaire de la République.


Marc Grujon – Ancien élève de l'Intitution Ste Jeanne d'Arc mais à Dakar ;-)

Mezetulle 20/11/2011 12:12



Nous sommes d'accord sur la question fondamentale de la politique scolaire : c'est bien une école républicaine qu'il faut reconstruire pour le XXIe siècle et de toute urgence !


 


Cette reprise n'est pas tant dommageable à l'auteur Rama Yade qu'à l'auteur dont les textes ont été purement et simplement recopiés à savoir en l'occurrence Jean-Michel Muglioni... N'inversons
pas les rôles!


 


Je reviens maintenant sur ce que vous dites : "Certes, le sujet a déjà été abordé par d'autres penseurs de qualité et c'est tant mieux. Doit-on lui faire un procès pour avoir oublié de citer
quelque source ?"


 


1° Vous semblez considérer que finalement le combat en faveur de cette école républicaine est une sorte de "pot commun" où les idées et les formulations des uns et des autres peuvent être
échangés sans identification comme si, parce qu'on se bat pour la même chose, on pouvait piétiner le droit d'auteur, et comme s'il n'y avait aucune différence entre les uns et les autres. 


Le fait d'énoncer des idées que nous considérons comme justes ne permet à personne de s'emparer du travail d'autrui en se l'attribuant faussement et, entre autres, d'en faire une utilisation
commerciale. Et cela d'autant moins qu'on milite pour une école républicaine où chacun est encouragé à penser par soi-même et à s'approprier par ses propres efforts (et non comme des choses
inertes) les objets et opérations du savoir, à saluer les auteurs et les inventeurs qui ont défriché un terrain, même si leur contribution est modeste.  Comment interdire aux élèves et
étudiants de copier et de s'attribuer le travail des autres si l'exemple vient d'en haut et si on décrète que ce n'est pas grave ? A ce sujet, voir le commentaire n° 11. 


 


2° Parler d'oubli me semble inadéquat quand on examine le nombre des emprunts, leur nature, leur précision et leur étendue. Certes, chacun a droit à l'erreur, et une réminiscence de ce qu'on a
lu, de ce dont on est imprégné, est toujours possible. Mais ici cette position est impossible à soutenir. Et il ne s'agit pas simplement de "sources" au sens général du terme récapitulées dans
une bibliographie finale, mais de citations textuelles. Lorsqu'une telle citation est faite, on doit la mettre entre guillemets et la référencer précisément par une note permettant aux lecteurs
de remonter à la source et de trouver le texte cité. Tout étudiant sait cela. 


 


3° Vous semblez penser que cette péripétie nuit aux idées que Rama Yade a trouvé bon de promouvoir en se livrant à des "emprunts". Auriez-vous vous-même pris connaissance des textes de J.-M.
Muglioni et d'autres auteurs (publiés ou signalés sur ce blog) si cette affaire n'avait pas éclaté, si nous avions décidé de nous taire "pour la bonne cause", laissant Rama Yade (et peut-être
aussi quelques-uns de ses amis) ramasser la mise? Qu'elle rejoigne nos idées sur certains points ne me gêne nullement, ce qui me gêne est qu'elle s'approprie le travail d'autrui (car le travail
intellectuel est un vrai travail, un travail de force !).  Cette affaire a une vertu d'élucidation : les lecteurs peuvent aller aux sources et trouver ces idées que vous soutenez sous une
forme authentique, originale, bien plus approfondie et constater que ce combat en faveur de l'école républicaine et la dénonciation des aberrations de la politique scolaire durent depuis au moins
25 ans.
Et cela fait que je me réjouis beaucoup d'avoir des lecteurs comme vous pour Mezetulle !


 


Il va de soi que cette affaire ne dément en rien les qualités que vous avez pu trouver chez Rama Yade en tant que conférencière. Et il n'a jamais été question ici de lui reprocher autre chose que
ce qui est clairement établi. La défense du droit d'auteur est parfaitement légitime et s'accorde on ne peut mieux avec le combat pour la promotion de l'école républicaine.



Guy DESBIENS 16/11/2011 14:40



J’ai pu écrire également quelques articles sur l’Ecole aimablement publiés sur ce site : et je tiens le plagiat en
horreur, car il est pour moi un crime contre l’esprit. De surcroît, le livre de Rama Yade est un plaidoyer pour l’Ecole : c’est donc un peu l’hommage du vice à la vertu ! Il se trouve
qu’avec le hasard des préparations de mes cours (se rapportant à la valeur de la culture et le problème de la fausseté humaine), j’étais précisément en train de lire le merveilleux livre de
Jean-Michel Muglioni, La philosophie de l’histoire de Kant, qui fait référence (explicitement quant à lui) à un passage très significatif de la Critique de la raison pure
relatif à la vanité intellectuelle, que l’on peut reprendre ici avec pertinence : « Il m’est pénible d’apercevoir, dit Kant, cette fausseté, cette dissimulation et cette hypocrisie
jusque dans les manifestations du mode de pensée spéculatif, où cependant les hommes trouvent bien moins d’obstacles à faire le libre aveu de leurs pensées ouvertement et franchement, et n’ont
même aucun avantage à les cacher. Que peut-il y avoir en effet de plus funeste aux connaissances, que de se communiquer même de simples pensées falsifiées, de cacher le doute  que nous
sentons s’élever en nous contre nos propres assertions, ou de donner la couleur de l’évidence à des arguments qui ne nous satisfont pas nous-mêmes ? » C’est peut-être ce texte de Kant
et son commentaire par J-M Muglioni qu’arait dû lire Rama Yade…



Mezetulle 16/11/2011 15:35



Pour voir la liste des articles publiés par Guy Desbiens dans Mezetulle, avec liens :


http://www.mezetulle.net/article-16750257.html



Citoyen internaute 15/11/2011 09:33



Votre réponse m'a amusé... Je n'ai nullement suggéré quoi que ce soit qui puisse avoir trait à de la diffamation ou autre chose d'indéfendable moralement contre "Madame R Y", comme vous le dites.
Mais un fait reste un fait, quand il fait sens il fait sens, et le faire connaitre est parfois un devoir civique.

Ainsi, je vous  invite, puisque vous aimez la philosophie, à bien mesurer en quoi ce genre de pratiques qui reposent entre autre sur un sentiment d'inpunité et de toute puissance, est lié
aux problèmes de fond que nous rencontrons dans nos sociétés, et qui regardent ni plus ni moins les fonamentaux de la philosophie politique.

Bien à vous.



Larvatusprodeo 12/11/2011 20:47



Un paradoxe tout de même, peu relevé : qu'il s'agit d'un livre sur l'instruction publique et sur l'école. Ainsi, dans le même temps qu'elle prétend disserter de la formation des esprits, elle
donne une leçon de malhonnêteté intellectuelle !



Citoyen internaute 12/11/2011 10:33



Si je regarde la licence CC en bas de site, la conclusion est claire.


La non citation des sources par Yade est indigne. Le non emploie des guillemets est lamentable.


D'autant plus qu'elle travailla pour un gouvernement qui lutte avec acharnement et au mépris de principes fondamentaux tels que la présomption d'innocence ou les libertés individuelles et la vie
privée contre toute forme de partage en ligne, que ce soit pour la musique ou le cinéma.


J'invite donc les philosophes à passer à l'action : penser/agir.


Faites créer et monter dans google via référencement malin des pages où l'identité numérique de cette personne arriviste soit mise à mal.


Pour cela, contactez des gesn qui aiment internet et ses valeurs, notamment en allant contacter des gens via les forums numerama owni eccetera et les gens derrière.


Cdlt.


 



Catherine Kintzler 13/11/2011 18:38



Le plus amusant est que le site de Rama Yade est lui-même sous licence CC !


Mais même en l'absence de licence, la loi française protège tout texte et le place sous le régime du droit d'auteur. Ces licences ne sont là que pour bien préciser les choses et attirer
l'attention des "recopieurs" sauvages sur la législation.


 


Je ne sais pas trop ce que vous conseillez à la fin de votre commentaire. Mais il est exclu aussi bien pour l'auteur des articles que pour moi en tant qu'éditeur de nous livrer à quelle que
nuisance que ce soit à l'égard de Mme Rama Yade, y compris bien entendu en "faisant remonter" et répandant des infos qui peuvent être diffamatoires et qui de toute façon n'ont rien à voir avec ce
qui nous concerne. Nul n'a le droit de se faire justice lui-même.



jcm 12/11/2011 10:25


Bravo pour la découverte de ce plagiat ! Une petite hypothèse: les hommes politiques n'écrivent que très rarement leur livre, peut-être Rama Yade n'est même jamais passée sur votre blog (et elle
n'a probablement même pas écrit une seule ligne de son livre), mais que son "nègre" le fréquente. Je conseille à Jean-Pierre Muglioni d'assigner Rama Yade en justice, au moins pour avoir une
mention de son nom dans le livre.


Catherine Kintzler 12/11/2011 19:00



En fait c'est Jean-Michel Muglioni qui l'a découvert le premier en lisant les "bonnes feuilles" que Marianne avait publiées. Mon article est volontairement rédigé sur un ton léger et sur un style
d'understatement : "mon petit doigt me dit"...


Votre hypothèse d'un "nègre" est possible, bien sûr, mais je n'ai aucune information en ce sens. Et quand bien même ce serait le cas, cela ne change rien quant au fond de la question. De toute
façon le livre est signé par Rama Yade.



jf Van Campo 12/11/2011 08:27



1- celà prouve à l'évidence que Rama a d'excellentes lectures,ce qui est rare en Sarkosie ...


2- que lorsque les idées sont bonnes, il faut les diffuser...


3- de là à se les approprier ?....


Moralité= il n'y en a plus !


Conclusion = le jour ou chaque politique, en toute humilité s'inspirera dans ses programmes d'un philosophe en citant ses sources....notre société aura bien évolué! Je crains que ce ne soit
demain la veille...



Caspard Annette 11/11/2011 21:57



Confirmation (j'ai relu les articles cités) : les phrases de R.Yade sont rigoureusement identiques à celles de J.M.Muglioni ! C'est du copié-collé ...


Si je ne me trompe, un homme politique allemand a dû démissionner, il y a quelques mois, pour avoir été pris en flagrant délit de plagiat, dans l'écriture d'une thèse (zu Guttenberg, il
s'appelait, non ?)


Vous êtes en effet ironique, Catherine, presque amusée de ces circonstances, mais monsieur Muglioni, lui, se montrera-t-il aussi indulgent ? Il serait parfaitement fondé à poursuivre Rama Yade
pour plagiat! La question est de savoir s'il estime que cela en vaut la peine ...


Même sans aller jusqu'au tribunal, une lettre de remontrances bien ferme envoyée à madame Yade me paraîtrait absolument justifiée. Je suis curieuse de suivre cette affaire ...


Au fait, au passage, le pseudo du premier commentateur est INCOGNI-TO-TO-TO ! Il y a trois "to"! Me voilà contente comme une gamine, de vous mettre, Catherine, le nez dans une erreur
! (mais c'est parce que moi la première, j'y étais tombée, et en réponse à un courrier envoyé à ce monsieur, je me suis fait -gentiment et avec humour- tancer comme une élève fautive!)



Mezetulle 11/11/2011 22:18



A ma connaissance, Jean-Michel Muglioni n'a, au moment où j'écris, engagé aucune action. Je pense qu'il se donne le temps de la réflexion.


 


Cela fait pas mal de "foin" (ou buzz si vous parlez le jargon geek..), et je crois que c'est la sanction la plus cuisante pour un auteur.


 


Ah oui, c'est vrai, j'écris toujours "Incognitoto" (notre commentateur n°1 qui est un visiteur assidu de Mezetulle) au lieu de "Incognitototo", pan sur le bec ! Allez je plaide coupable et pour
me faire pardonner, je remets ici un lien vers son blog : http://solutions-politiques.over-blog.com/



Frankenstein 11/11/2011 21:56



C'est à la fois comique et désolant cette histoire...Aussi bien, Rama Yade n'a même pas écrit ou plutôt recopié son livre . Peut-être avait-elle un ..., enfin quelqu'un qui écrit à sa
place.



Béal 11/11/2011 20:59



A la page 11 du livre de Rama Yade, on lit : « On est républicain quand
on défend l'école comme institution et comme concept ». Dans un article publié sur Mezetulle, Marie Perret a écrit : « C'est à la République que nous devons l'invention de
l'école publique. Cette dette est double : la République a non seulement inventé l'école publique comme institution, mais l'a aussi inventée comme concept ». Une telle rencontre dans la
formule est une belle promesse : un ancien ministre d'un gouvernement tout entier dévoué à la destruction de l'école républicaine bientôt dans les rangs des défenseurs de cette école si mise
à mal ; la prise est d'importance et, qui sait ? annonciatrice d'autres encore plus fameuses : à quand une telle littérature de combat ayant pour auteur Luc Chatel ? Une pareille
palinodie de sa part serait à saluer...



Mezetulle 12/11/2011 10:22



Oui Tristan, j'avais également vu cette petite "rencontre", reprise partiellement dans le titre d'un chapitre.


Voici le lien vers l'article de Marie Perret


Comment défendre l'école publique?


 



Jacques Heurtault 11/11/2011 16:14



Quand on n'a pas d'idées, on est obligé de ramer! Y a de quoi ...



Jacques Heurtault 11/11/2011 16:10



Mézétulle est beaucoup trop gentille!


Elle est aussi très ironique! Amusant, très amusant!



tjeri 11/11/2011 14:39



 


Rama Yade l'abus, c'est incontestable   A moins que !


Ma thèse ( que j'ai outrageusement piquée à Lichtenberg ) va encore beaucoup plus loin que la votre. Je dirais que Rama Yade a été, dans une autre vie, Jean-Michel Muglioni. Il s'agit là de
métenpsychose !


 



Incognitototo 11/11/2011 14:37



Ha la "scélérate"... Tout ça ne serait pas si grave, si ça ne démontrait pas la malhonnêteté du personnage et son absence de pensée personnelle... Un symptôme tellement fréquent chez nos
politiques que ça en devient désespérant.

Bon, la contrepartie, c'est que votre Blogrank va notablement s'améliorer ... et que Muglioni pourra en tirer quelques
réparations... Si vous avez besoin d'une excellente avocate dans le droit de la propriété intellectuelle, j'ai ce qu'il vous faut sous la main...



Mezetulle 11/11/2011 15:46



Ouh là, je vous laisse la responsabilité de vos propos, comme vous y allez fort !


Tss tss, savez-vous bien qu'un ministre (ancien ou nouveau) malhonnête et à court d'idées, ça n'existe pas, ça n'a jamais existé et qu'on risque le procès à le dire.... ? En y pensant bien, je me
dis qu'on pourrait peut-être, effectivement, avoir besoin d'une bonne avocate telle que celle que vous suggérez.... pour se défendre ! Et ce serait encore plus comique. Merci Incognitoto !



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