19 avril 1970 7 19 /04 /avril /1970 08:00

D’un prétendu « droit au respect »
par Edith Bottineau-Fuchs (1)

en ligne le 11 novembre 06


Le mot « respect » impose le respect : aussi est-il est utilisé à tout bout de champ comme un mot magique pour paralyser la pensée. Edith Bottineau-Fuchs ose dissiper le rideau de fumée intimidant mis en place par ce prétendu « droit au respect » et montre que parler ici de droit n’a strictement aucun sens. En effet on ne peut qu'inspirer le respect, mais le réclamer comme un droit, c'est substituer la morale à la loi, c'est déjà avoir renoncé à faire respecter ses droits.

Sommaire de l'article


Droit d’être incivil, de désobéir et de persécuter la libre opinion ?

Revendications, protestations diverses, et inversement obligation d’avoir à exprimer des remords, à présenter des excuses, érigent le « droit au respect » à la hauteur d’une évidence unanime. Laissons de côté quelques uns des derniers épisodes brûlants : fatwa contre Rushdie, contre Redeker- menaces et manifestations publiques à l’encontre de caricatures du Prophète, saisie des tribunaux, etc. Ces initiatives menaçantes, proprement politiques invoquent entre autres un prétendu droit au respect. Dans cette mesure elles reprennent un mot d’ordre de conduites déjà anciennes, et plus générales, qu’on peut ranger sous deux rubriques : refus de sociabilité, et refus de l’autorité.

Soient les incivilités ; leurs auteurs les justifient comme autant de réponses au manque de respect général dont ils s’estiment victimes : puisque « les jeunes » ont droit au respect, leurs « distractions » supposées spécifiques, elles aussi. Ainsi, le tapage nocturne des raves mérite d’être supporté avec bienveillance, même s’il dure plusieurs jours et nuits, parce qu’il a droit au respect ; l’interdiction de facto de passer un moment dans un café réservé « gay » si on ne l’est pas soi-même est normale puisque que les homos ont droit au respect. Etc.

Le refus de l’autorité est, quant à lui, justifié parce que l’autorité serait une indigne et méprisante contrainte. La majeure partie des difficultés du dialogue, comme on dit, à l’école comme à l’hôpital, tient à l’identité supposée entre autorité et contrainte.
Faut-il rappeler que la relation du médecin aux patients, comme celle du professeur aux élèves, est un libre rapport, médiatisé par une institution ? Cette autorité tient aux compétences, elles-mêmes objectivement reconnues et sanctionnées pour légitimer leur exercice. Enfin, comme le souligne Spinoza avec son inimitable clarté, si l’autorité est contraignante, la seule question à poser à une contrainte consiste à savoir au profit de qui elle s’exerce. La contrainte par autorité, c’est patent, ne joue qu’au profit de celui dont elle cherche à obtenir l’assentiment (que l’élève s’instruise ; que le patient accepte la thérapie).
Il convient en outre d’ajouter deux points.
1° Professeurs et élèves, médecins et patients, juges et prévenus sont également déterminés dans leurs rôles par l’institution, en ses règles juridiques et administratives générales et particulières : en ce sens, les deux pôles du rapport d’autorité instituée se trouvent « embarqués » dans le même bateau. Or, si imparfaite soit-elle, l’institution constitue une garantie d’indépendance et de liberté. Sans reconnaissance réglée de leur compétence, les médecins risquent fort d’être remplacés par des charlatans. Au risque d’un exercice de l’incompétence faute d’institution s’ajouterait pour les professeurs, s’ils devenaient des précepteurs, celui de la flagornerie pour conserver son emploi.
2° Dans la relation d’autorité les rôles permutent : le professeur fut nécessairement élève, et peut évidemment continuer de l’être ; le médecin évidemment peut tomber malade, et le juge devenir prévenu. En revanche, dans le cas de la contrainte qu’exercent (par exemple) les actionnaires sur les salariés et sur l’emploi, il arrive fort peu que les premiers aient commencé par être chômeurs ou travailleurs précaires, ou qu’ils soient exposés à le devenir.

Quand donc élèves et familles se plaignent du « manque de respect » parce que les élèves ont été sanctionnés pour mauvaise conduite ou manque de travail, il y a là une double absurdité : la première, on vient de le dire, revient à imaginer que la transmission des connaissances, tout comme l’art de soigner ou celui de juger, exerce un pouvoir de domination. La seconde consiste à confondre l’exercice de ces compétences avec les vertus et les vices des individus particuliers qui s’efforcent de les exercer. Les enfants n’ont d’yeux que pour la « gentillesse », ou le contraire, de la maîtresse, ou du médecin : ils désirent, comme chacun, être aimé, et même être le préféré. Il est aussi difficile de renoncer à ce désir que de grandir.

Voilà jusqu’ici deux classes de phénomènes à propos desquels respect et mépris montent en première ligne : les incivilités diverses justifiées soit par le droit au respect de telle ou telle « différence », soit par le droit de répondre au manque de respect dont les auteurs affirment être victimes. Les violences diverses justifiées par la nécessité de venger des manquements au respect dont seraient coupables les détenteurs de l’autorité professorale, médicale ou judiciaire.

Reste la troisième classe : les pratiques, coutumes, symboles religieux quand ils revendiquent le droit au respect. Symétriquement, violences et menaces sont justifiées comme autant de vengeances légitimes en cas de prétendu manquement à ce droit.
D’un côté, le propre des régimes démocratiques est de garantir la liberté civile d’opinion. Par là est tout spécialement en jeu la liberté de pratiquer publiquement le culte de son choix. Faut-il rappeler que les réflexions sur la tolérance furent, à l’âge classique, essentiellement inspirées par les désastres causés par les guerres de religion ? Or, la liberté civile d’opinion signifie que la puissance publique protège cultes et pratiques d’une religion contre toute attaque, venue en particulier des adeptes d’une religion qui s’estimeraient adversaires de ceux d’une autre. Cette liberté publique n’a jamais voulu dire que la puissance publique doive se plier aux réquisits particuliers de telle ou telle religion. En effet, si tel était le cas, on ne serait plus dans une configuration démocratique, mais dans un dispositif théologico-politique.
D’un autre côté, le propre des régimes démocratiques est de garantir la liberté civile d’expression. Or, l’approche critique du phénomène religieux constitue une tradition continue depuis l’Antiquité- assurément continûment attaquée par les autorités théologico-politiques : songeons à Spinoza, songeons à Rousseau. Cette approche critique donne lieu soit à des approches théoriques peu accessibles à tous (philosophiques, sociologiques, psychanalytiques), soit à des écrits divers qui englobent satires, charges caricaturales, provocations et pamphlets virulents. S’il fallait croire que cette immense littérature porte atteinte à la liberté de conscience des croyants, que d’ouvrages faudrait-il de nouveau brûler ! que de bibliothèques faudrait-il de nouveau expurger !
A l’abri de la liberté publique qui garantit la pratique du culte que l’on a choisi, est-il légitime de revendiquer que tout écrit, parole, image, publics, se soumette aux exigences de l’un de ces cultes au nom du respect qui lui serait dû ?
Pour aborder cette question, de nouveau désormais brûlante dans toutes les sociétés démocratiques, il convient de rappeler ce qu’est le respect. [
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Qu’est- ce que le respect ?

Laissant de côté l’abondance des vues qui ont historiquement travaillé cette notion, il suffira de rappeler deux grand champs de distinctions à faire. Mais préalablement il paraît fort nécessaire de souligner quelle est la détermination générale et constante chez tous ceux qui ont analysé le respect : le respect appartient à la classe des sentiments. On éprouve du respect quand on admire d’une admiration qui enveloppe la conscience d’être moins grand que ce qu’on respecte. Dès lors, cette estime admirative pour une personne, une oeuvre, une vie, une action, font de ces derniers un modèle à imiter, auquel s’égaler. C’est là manifestement la situation évoquée dans les Evangiles : la figure de Jésus suscite l’élan de ceux qui veulent se faire ses disciples. Autre exemple : les figures légendaires de Pierre et Marie Curie ont suscité des vocations de savant.

Admiration faite d’estime intellectuelle, morale, le respect n’est pas le sentiment d’admiration esthétique. De là suit le premier champ de considérations.
Un sentiment « intérieur », éprouvé, s’exprime : il faut donc distinguer le respect réellement éprouvé de ce que Pascal nomme ses « marques extérieures ».
Dans les Trois Discours sur la Condition des Grands, écrits pour l’éducation d’un prince, Pascal distingue entre deux sortes de « grandeurs » : d’une part, les « grandeurs réelles » telles la grandeur intellectuelle, la grandeur morale, que nous reconnaissons en les respectant par là même, c’est-à-dire par une estime justifiée. Les « grandeurs d’établissement » d’autre part- celles qui relèvent de la hiérarchie sociale, politique, c’est-à-dire de conventions et d’institutions. Pascal tend au prince le « miroir » en lequel celui-ci est convié à comprendre que son état de prince tient à un ensemble de hasards- (sa naissance, les institutions variables) qui ne touche en rien à sa condition réelle d’homme, comme chacun, faible et faillible.
Il suit de là que seules les « grandeurs naturelles » méritent l’estime réelle mais non du tout celles qui sont « par établissement ». En revanche, à ces dernières l’usage commande des marques extérieures de respect, et Pascal de prendre l’exemple du prince devant lequel s’effacer. Refuser cet usage serait, dit Pascal, « bassesse et sottise ». Mais, à l’inverse, le prince n’aurait nul titre à réclamer, de cela seul qu’il est prince, un respect réel.
On dira peut-être que Pascal est « conservateur », qu’il ne remet pas en cause monarchie et noblesse ; sans doute, mais voire puisqu’il en fait des « établissements humains » parfaitement contingents… Mais là n’est pas notre question.
L’enseignement que délivre ce texte pour notre propos présent est, semble-t-il, le suivant : la pluralité des cultes est, disions-nous, reconnue par la liberté publique d’opinion. Ce qui donc est hiérarchiquement premier, c’est l’ensemble des droits fondamentaux, encore appelés libertés fondamentales. Il en résulte que ce sont les détenteurs des autorités théologiques qui doivent, quant à eux, des marques extérieures de respect aux libertés civiles, sans lesquelles, par ailleurs, leur existence plurielle serait balayée.

Le second champ de considérations est ouvert par la question du sentiment.
Ce terme général de « sentiment » ressortit nécessairement à la sensibilité, et par conséquent, à quelque « passivité »- d’où les « passions de l’âme » selon Descartes, ou les « affections » selon Spinoza. De là suit une évidence : en tant qu’éprouvé, ressenti, (peu importent ici les termes : émotion, passion, affection) aucun sentiment ne dépend de notre libre initiative. Chacun sait fort bien qu’il lui est impossible, à volonté, d’éprouver la faim, la peur, l’amour la colère ou la haine... Maintenant, il paraît difficile de « mettre dans le même sac » des émois tels que faim, colère, peur, avec d’autres tels que admiration et respect. Comment faire ?
La « solution » par la pluralité des âmes (par exemple végétative, sensitive et rationnelle) ou par la différence entre une « âme supérieure » et une « âme inférieure » est sans doute, pour la première fois, fermement refusée par Descartes : une seule âme une, tout entière unie au corps tout entier .Toutes les passions de l’âme viennent de cette union « substantielle », et de ce que des modifications advenues à la « machine du corps » disposent, incitent l’âme à telle ou telle action. Toutefois, une seule passion a l’âme elle-même pour source, et c’est l’admiration, c’est-à-dire la capacité d’être « étonné », transporté et comme transi par la perception de la nouveauté de quelque chose. Que Descartes voie dans la capacité d’admirer la source de toute curiosité et du désir d’apprendre, cela n’entre pas directement dans notre propos.
En revanche, il convient de reprendre à notre compte deux notations cartésiennes, qui soulignent une difficulté majeure que chacun rencontre dans la conduite de sa vie. Descartes remarque que la majorité des hommes, contrairement à ce qu’on raconte facilement, ne se laissent nullement guider par leurs passions. Et pour cause ! Toute passion, émoi de l’âme, est par nature éphémère ; en outre, dans la succession avec laquelle elles nous bouleversent, elles peuvent fort bien nous inciter à des actions incompatibles entre elles. En général donc, nous nous déterminons par nos convictions, c’est à dire par des jugements ; mais il arrive souvent que ces jugements aient d’abord été liés à une passion que nous avons depuis belle lurette cessé d’éprouver : ainsi, nous continuons de juger méprisable quelqu’un qui, jadis, a suscité notre colère ou notre haine, ce qui est un jugement faux.
Supposons qu’au lieu d’évaluations fausses, nous jugions droitement, pour ce qui importe ici, à savoir du caractère estimable ou non, d’un homme, de ses décisions et de ses conduites.
Alors, surgit la deuxième difficulté : nous pouvons estimer sans aimer- et, inversement, aimer ce que nous blâmons ou même méprisons (voir la chanson Mon homme interprétée notamment par Mistinguett et Edith Piaf sur ce thème).
De ce point de vue, le respect constituerait un vrai miracle puisqu’il consiste à aimer ce qui est estimable.
Or, chacun sait bien que selon Descartes une seule chose est estimable : c’est le bon usage de notre liberté. D’où la générosité. Le généreux cartésien est celui qui, s’estimant lui-même à sa juste valeur, c’est-à-dire à la mesure de la fermeté de ses décisions éclairées, n’est du même coup ni méprisant ni vaniteux avec les autres : dépourvu et de l’envie haineuse que suscite la sous-évaluation de soi, et de l’arrogance que suscite la surévaluation narcissique de soi.

Si nous suivons Descartes, nous dirons donc deux choses :
Seule mérite notre respect la mesure de notre liberté morale- (Kant dit en somme la même chose avec le terme de personne). A ce titre, le respect sera totalement et en premier lieu suspendu à notre propre capacité à user, par discernement éclairé, de notre liberté.
Le respect, variante du sentiment d’admiration, constitue de surcroît une belle exception puisque, pour une fois, c’est la perception de la vraie valeur qui suscite l’émotion. Aucune obligation ni intérieure ni extérieure n’est à même de la provoquer : le commandement est ici superflu, il n’a rigoureusement aucun sens. Le comble de l’absurdité serait d’imaginer qu’un homme qui s’estime lui-même à sa juste valeur demande impérieusement aux autres de l’admirer respectueusement ! [
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Le « droit au respect » : une contradiction dans les termes, en quelque sens qu’on l’entende

Soit on parle du sentiment de respect, et alors il est clair qu’un sentiment ne peut faire l’objet ni d’une obligation, ni même d’une demande.
Soit ce sont les marques extérieures du respect qui seraient visées par cette expression : mais des « marques extérieures » relèvent de l’usage et non du droit. De surcroît, les conventions qui déterminent de telles marques supposent préalablement une hiérarchie « d’établissement ». Or, dans les régimes démocratiques les religions, leurs cultes, pratiques, officiants et symboles, puisque c’est principalement d’eux qu’il s’agit, ne détiennent nullement l’autorité suprême. Réclamer de l’état de droit qu’il prenne des mesures pour interdire et punir le blasphème, c’est réclamer qu’un interdit religieux ait primauté sur l’autorité politique.
Quant à l’apparition publique à tout propos du « respect » et du supposé droit dont on le pare, elle n’est sans doute pas dépourvue de sens, et celui-ci est fort inquiétant.
Quand des citoyens sont malmenés, maltraités par des détenteurs de la force publique et qu’ils baptisent ces délits « manquements au droit au respect », ils se dispensent d’appeler un chat un chat et de recourir à l’autorité publique contre les abus de ceux qui sont chargés de l’exercer. Les coups, insultes, manquements à l’hygiène et aux soins dans les prisons par exemple, sont des délits : le respect n’a rien à faire là. On substitue à la notion juridique de délit une expression qui feint d’en appeler à un droit, alors qu’elle louche vers la moralité, en en appelant à la régénération morale des auteurs délictueux. Quant à ce qui touche aux croyances, moeurs et coutumes religieuses, répétons-le : elles sont garanties par l’état de droit. Si elles ne l’étaient pas, ce serait une infraction au droit d’opinion
Dans cette conversion générale du juridique au moral, la demande de « respect » serait donc le symptôme inquiétant d’un renoncement aux droits.


Remplacer les droits fondamentaux par le « droit au respect » ?

Le reste relève, on le voit clairement, de manoeuvres politiques d’intimidation : même les marques extérieures du respect envers les usages et coutumes d’une religion n’ont pas à être revendiquées en régime démocratique.
Il n’y a toutefois nul hasard dans la montée au zénith médiatique de l’expression que nous venons d’épingler. Les uns ensevelissent toutes les questions proprement politiques sous un bavardage pycho-moralisateur. L’insistance, par exemple, à taire la dureté des rapports sociaux et économiques, censée s’évaporer par les vertus du « dialogue », ne le cède en rien à celle qui nous enjoint tous de « tout » respecter, et en particulier toutes « les différences », comme on les nomme , et quelles qu’elles soient ! Nous sommes par là renvoyés à notre début, et au discours fréquemment tenu par les auteurs d’incivilités et violences diverses, comme par ceux qui les édulcorent au nom de la « morale ».
De même que le « dialogue » devrait, paraît-il, faire merveille en lieu et place du droit du travail, de même, le « droit au respect» devrait, sans doute, se substituer à la garantie juridico-politique de la liberté civile du culte. Ce prétendu droit au respect du religieux réclame, ni plus ni moins, la suprématie hiérarchique du pouvoir théologique sur l’ensemble de la société.

© Edith Bottineau-Fuchs, 2006

(1) Edith Bottineau-Fuchs est professeur de philosophie (en classes terminales, hypokhagne et khagne). et enseignante bénévole : à « l’Ecole à l’Hôpital » - occasionnellement à la prison de Fresnes.
Voir du même auteur sur ce blog : Violences dans les établissements scolaires et La délicieuse défense du droit d'être comme ne sont pas les autres


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par Catherine Kintzler - dans Politique - société
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commentaires

Courouve 14/11/2006 16:52

Ne pas oublier Montaigne dans l'approche critique du phénomène religieux.
Montaigne qui à la fin du dernier essai s'en remettait au dieu Apollon ...

Edith Bottineau-Fuchs 19/11/2006 21:44

Avec tous mes remerciements pour votre approbation et vos deux messages. 1° en ce qui concerne la dignité : que la source de cette notion soit religieuse( ce que je n'ai pas vérifié) ne l'empêche pas de détenir un sens. Le sens minimal revient à ne pas identifier l'espèce humaine à une espèce seulement animale- et je ne vois rien là de choquant. 2° pour le "respect" de toutes les croyances: "respect" dans ce cas ne statue pas plus sur la nature de la chose que,  "opinion" quand on parle du droit d'opinion . La laïcité me paraît "respectée" précisément en réputant indifférentes toutes les croyances.Edith Bottineau-Fuchs [Ndlr : si vous cliquez ci-dessous sur "site web", vous serez redirigé sur Mezetulle]

Courouve 14/11/2006 16:46

Analyse pertinente et nécessaire.
On peut rattacher à cette contradiction dans les termes qu'est effectivement le prétendu "droit au respect" l'élévation au rang de premier droit fondamental du concept de "dignité" de l'être humain.
Ce concept d'origine religieuse figurait dans le Traité constitutionnel soumis à référendum le 29 mai 2005 (partie II, préambule et titre 1).
Une première entorse à la laïcité réside dans l'article 1 de la Constitution de 1958 qui dispose que la France "respecte toutes les croyances".

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