Bloc-notes
Crime communautaire dit "crime d'honneur" : ça existe encore...
Sadia (20 ans), étudiante belge d'origine pakistanaise, a été tuée le mois dernier par son propre frère pour avoir voulu vivre libre avec l'homme qu'elle
aimait en échappant au mariage que sa "communauté" avait programmé pour elle. L'obligation d'appartenance et "la coutume" ont encore une fois frappé.
Selon des sources d'information très sérieuses (Comité belge de Ni Putes Ni Soumises,
Blog de Prochoix), il s'agirait bien d'un assassinat, une rencontre familiale ayant
servi de guet-apens. Sarya, la soeur de Sadia, est grièvement blessée.
Face à la persistance de ce que certains osent encore appeler des "crimes d'honneur", on mesure le danger du "droit personnel" qui continue à étouffer bien des femmes dans le monde, jusque dans les
Etats de droit, et le caractère liberticide d'un "droit spécifique" des communautés à perpétuer des traditions contraires aux droits de l'individu. Des "spécificités" coutumières telles que
l'excision ont très longtemps bénéficié d'une omerta bien-pensante, couvertes par un multiculturalisme qui taxait de "-phobie" toute vélléité de critique ; les mariages forcés et l'enfermement des
femmes continuent à être pratiqués. L'appel au "respect" partout répandu et invoqué par bien des "caïds" n'a souvent pas d'autre sens. C'est évidemment plus difficile lorsqu'il s'agit d'assassinats
sur lesquels aucun Etat de droit ne peut fermer les yeux, mais ces crimes n'ont pas toujours la couverture médiatique qui devrait les faire connaître.
Mercredi 14 novembre à Charleroi, une marche est organisée par les étudiantes de l'HEPCUTà 10h, n°2 square Hiernaux, 6000 CHARLEROI (Belgique).
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Publié dans : Bloc-notes
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Par Mezetulle
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