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Les buteurs gallois offrent la finale de Coupe du monde de rugby au XV de France
Manifestement crispé et envahi par la peur, jouant plan-plan en première mi-temps et presque résigné en seconde, le XV de France face au Pays de Galles nous a gratifié
d'un match qui a trop ressemblé à celui qu'il a perdu face aux Tonga. Heureusement que les buteurs gallois avaient « les pieds carrés »....
Jouer à 15 contre 14 sans en tirer avantage en mêlée et en maul, encaisser un superbe essai rouge, taper de stupides chandelles aboutissant inévitablement dans les bras adverses, rendre des
ballons en ruck pour finir par défendre chichement un petit point d'écart dans l'ultime temps additionnel avec pour seul objectif de ne pas commettre de faute : et tout cela sans perdre, il
fallait le faire !
La maladresse et la malchance des deux buteurs gallois qui ont raté presque toutes les occasions de marquer la transformation et les pénalités qui auraient couronné un jeu allègre, vif,
énergique, intelligent, frais et agréable à regarder, valent au XV de France sa qualification pour la finale.
Au moins on échappe à la honte d'une défaite en « petite finale ».
Gratifions malgré tout les Bleus d'une ténacité exemplaire en fin de match et d'un grand esprit d'équipe : c'est ce qu'il fallait pour ne pas perdre. Et qui sait si, délivrés de cette trouille
qui suintait par tous leurs pores, ils seront encore capables, en situation de challenger et même peut-être sous d'exaltants sifflets, de tenir tête aux All Blacks ou aux Wallabies ?
Allez, essayons comme eux, même petitement, de ne pas enclencher « la machine à perdre » durant les mois qui viennent. Car tout le monde sait que, en sport comme en politique, il n'y a pas
de machine à gagner et que, comme le dirait Corneille : « tous les succès sont légitimes ». Même contre le péril, on peut gagner sans gloire... et sans illusion. Mais en politique, il appartient
aussi aux citoyens de relancer, au-delà du match électoral plan-plan, une troisième mi-temps vigilante qui n'aura rien cette fois d'un état de grâce.
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Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).
Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Autres représentations : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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