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Les politiques et le naufrage de l'intelligence
« ...ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien ». On pourrait même surenchérir sur cette déclaration de Descartes au
début du Discours de la méthode : plus on a d'esprit et plus on risque de s'abêtir en l'assujettissant à des fins qui le bornent, l'avilissent et le dégradent. Dans son article Les politiques sont-ils intelligents?Jean-Michel Muglioni montre comment, dans une société qui a pour seule finalité la réussite par l'argent, il est inévitable que les meilleurs esprits
finissent par ne plus rien comprendre à rien.
Que penser d'une société où les « fils de famille » préfèrent les carrières financières à celles de la magistrature, de la recherche, de l'industrie ou même aux carrières militaires ? Et pourquoi alors jeter la pierre à ceux qui, voyant que seul l'argent a quelque prestige, crachent à la figure de leurs professeurs, se glorifient d'une paire de baskets dernier cri, méprisent les élèves studieux et appliquent leur force, leur habileté et leur intelligence à un job de dealer?
Mais les hommes politiques sont, de manière aveuglante et presque caricaturale, les premiers et les plus enclins à être emportés et métamorphosés par les passions dominantes. Or ce n'est pas
notre intelligence qui gouverne nos mœurs, c'est plutôt l'inverse. Notre vertu intellectuelle se dévoie et s'émousse ou bien se fortifie et s'éclaire au gré de nos passions : s'engager dans la
recherche de la vérité ou dans l'appât du gain, c'est opter pour des voies qui nous transforment profondément en nature et en degré.
On se prend à souhaiter que la passion du politique reprenne quelque vigueur afin que les politiques retrouvent un peu de bon sens et se réapproprient une intelligence en perdition.
Lire l'article de Jean-Michel Muglioni Les politiques sont-ils intelligents ? sur ce blog.
NB. Les commentaires de ce billet d'annonce sont fermés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur l'article de J.-M. Muglioni.
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Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).
Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Autres représentations : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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