Bloc-notes
Les amis des bêtes ?


Deux graffitis relevés dans le métro parisien le 10 mai 2007, manifestement de la même main, dont le graphisme signale une personne "éduquée" et peut-être même lettrée... j'en ai eu d'autant plus froid dans le dos :








Il est probable que l'auteur(e) de ces suscriptions s'imagine être au summum de l'écriture subversive et investi(e) d'une haute mission morale. Il (elle) ne fait pourtant que reproduire un schéma ultra-réactionnaire dont nous connaissons la variante mémère : "ah, mon petit chien, il est meilleur que bien des hommes"...

Mais la variante mémère n'avoue pas tout et laisse les points de suspension achever la mission exterminatrice, sans prendre de responsabilité (c'est vous qui l'avez pensé, pas moi...). Ici s'étale en toute vérité la version végétaro-cannibale la plus pure et la plus effrayante : pour ne pas traiter les boeufs ou les moutons comme des animaux de boucherie, on nous propose tout simplement d'envoyer une partie de l'humanité à l'abattoir - que cette dernière soit revêtue d'un uniforme ne fait que souligner l'opération discriminante dont on a toujours besoin pour justifier le pire. Comme le dit avec humour le chanteur Didier Super, dans son rêve "d'une humanité plus pure", "franchement j'ai pas raison ? si c'est pour buter des méchants on peut le faire, non ?" (1)

J'ai toujours eu un peu de méfiance envers ceux qui, par idéologie (et non par obligation thérapeutique), s'abstiennent de viande, surtout quand ils font la leçon aux autres - qui veut faire l'ange fait la bête (féroce).
Tant de fiel entre-t-il dans l'âme de certains amis des bêtes?

1 - Didier Super, "Rêve d'un monde" (album Vaut mieux en rire que s'en foutre 1). Voir le site de Didier Super.

Voir aussi la discussion dans les commentaires de l'article "L'épopée des ours dénaturés".

sur le Bloc-notes le 10 mai 07


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Par Catherine Kintzler
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Annonce spéciale

Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.


Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Eric Perré : Jean-Jacques Rousseau, Eric Péron : Jean d'Alembert.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie d'Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Cinq représentations auront lieu  : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Saint- Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

Télécharger l'affiche du 25 février en JPEG, en PDF.

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