Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
La philo c'est super... pourvu qu'on ne l'enseigne pas!
La philosophie, c'est super-branché : ce ne sont partout que cafés-philo, rubriques internet, ateliers. Rien à redire à cela, bien au contraire, et d'ailleurs cet intérêt
pour la philosophie ne date pas d'aujourd'hui. Les professeurs de philosophie eux-mêmes participent fort souvent comme citoyens à ces activités non professionnelles. Mais une question
apparaît lorsque celles-ci deviennent un modèle dont s'inspirent les décideurs pour infléchir l'enseignement de la philosophie au sein du Lycée - ou plutôt pour le réviser à la baisse et
lui enjoindre, précisément, de cesser d'enseigner.
Dans son nouvel article L'enseignement philosophique au péril de l'innovation pédagogique, Guy Desbiens analyse ces invitations à de moins-disantes « nouvelles pratiques pédagogiques », à l'occasion notamment du film Ce n'est qu'un début et des déclarations de Luc Chatel à l'UNESCO.
Début de l'article :
Il est assez paradoxal d’estimer, comme on le fait aujourd’hui, qu’il n’est pas prématuré d’introduire la philosophie dès les premières années de l’École, et de
déplorer par ailleurs que cette discipline soit enseignée sans préparation en classe Terminale. Tantôt la philosophie est jugée accessible pour tous dès le plus jeune âge, tantôt elle est réputée
trop exigeante et trop abstraite pour pouvoir intéresser de futurs bacheliers ! C’est que le discours tenu sur la philosophie renvoie à certains présupposés implicites sur le statut de son
enseignement, ses modalités et sa finalité. Et puisque c’est l’idée même de notre enseignement qui en jeu, et donc sa raison d’être, nous serons, en tant que professeur de philosophie, sans
indulgence avec des pratiques dont on proclame indûment le caractère philosophique.
Lire l'article de Guy Desbiens sur ce blog.
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Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).
Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Autres représentations : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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