6 novembre 1970 5 06 /11 /novembre /1970 22:41

Jours fériés : une proposition rétrograde
faite par Eva Joly
par Christophe Genin

En ligne le 17 janvier 2012


La candidate E.E.L.V., madame Eva Joly, exprima dernièrement une intention surprenante: « que la République s’assure que chaque religion bénéficie d’un égal traitement dans l’espace public ». C’est surprenant qu’elle semble découvrir ce qui existe depuis longtemps au plan des principes républicains, puisque chaque religion bénéficie d’un statut égal, tant par le principe de laïcité que par le respect des diverses conventions internationales. En revanche, il est surprenant qu’elle veuille subordonner l’espace public à la religion. Elle surprit encore par une proposition : que « juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l'Aïd-el-Kébir lors d'un jour férié ».


Si l’intention part d’un bon sentiment, elle semble reposer sur un contresens sur la laïcité, et être contreproductive. Ce pour plusieurs raisons.

En premier lieu, si l’on veut étendre le principe d’égalité tel qu'il est présenté par Mme Joly à d’autres religions, sans quoi il n’y a pas égalité mais préférence ou privilège, alors il faudrait des jours fériés pour les orthodoxes (la Théophanie ?), les chrétiens arméniens (les Saints Vartanans ?), les bouddhistes (le nouvel an « chinois », le Wesak ?), les hindouistes (la fête de Ganesh ?), les zoroastriens (la fête de Sadeh ?). Eva Joly privilégie donc le monothéisme d’une majorité, ce qui montre qu’elle n’a pas pris la mesure du tissu social français tel qu’il est aujourd’hui. Sa proposition est donc inégalitaire, datée, reflétant l’hégémonie d’une certaine collusion des monothéismes officiels. Qui plus est, elle ouvre la porte à des demandes indéfinies qui, elles aussi, pourront prétendre à une reconnaissance officielle. En outre, en identifiant les citoyens tantôt comme catholiques, tantôt comme juifs, tantôt comme musulmans, chacun ayant son jour férié selon sa religion, elle abolit la notion même de temps commun, et produit donc, non pas de la reconnaissance mutuelle, mais de la fragmentation communautariste.

D’ailleurs, la référence au Rapport Stasi est discutable. En effet, celui-ci proposait de faire de Kippour et l’Aïd-el-Kébir des jours fériés (article 4.4, p.65), au nom des « religions les plus représentées », sans indiquer d’ailleurs quel était le critère de cette représentation et comment était définie l’échelle du plus et du moins. Par exemple, il y aurait en France autant de juifs que de bouddhistes (cf. Le Monde, L’atlas des religions, 2011). Pourquoi alors représenter les uns et non les autres ? Cela favorise une majorité, sans assurer une égalité objective. Mais ce rapport ne préconisait pas une accumulation de jours fériés au plan national, mais un crédit du jour férié modulable, en maintenant bien le temps commun d’un calendrier national.

En second lieu, cette proposition semble inutile, les agents des services publics ont déjà droit à des autorisations légales d’absence pour fêtes religieuses (circulaire FP/n° 901 du 23 septembre 1967), ce qui est aussi appliqué dans les entreprises. Si l’on suit le recensement de ces fêtes par l’Education nationale, pour 2011, il aurait fallu ajouter quinze jours fériés ! Les accommodements de terrain, dans le droit du travail, semblent ici satisfaisants.

En troisième lieu, en étendant les jours fériés à des convictions religieuses, elle néglige les agnostiques et les athées, dont certaines associations militantes demandent également une reconnaissance par l’octroi d’un jour qui leur serait dédié. Il faudrait donc, pour réellement étendre ce principe d’égalité à toutes formes de conviction, multiplier indéfiniment les jours fériés. Quels seraient alors le critère et la limite d’une telle extension ? La candidate n’en souffle mot. Sa proposition ne contribue donc pas au bien vivre ensemble, mais au contraire à exacerber des rapports de force religieux, selon la puissance que telle ou telle congrégation représente (ou est censée représenter), et non selon un réel principe d’égalité de chaque citoyen devant la loi, dans un espace et un temps publics.

En quatrième lieu, qu’un candidat à la magistrature suprême privilégie une demande religieuse est bien une infraction au principe de laïcité, de valeur constitutionnelle. En effet, la France compte onze jours fériés. Six  sont issus de la religion chrétienne occidentale (Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption, Toussaint, Noël) ; cinq ont une origine civile, tirés d’une histoire politique (14 juillet), sociale (1er janvier, 1er mai), ou militaire (8 mai, 11 novembre). Au reste, ces fêtes chrétiennes sont, on le sait, d’origine païenne. Noël, qui fête aussi bien la nativité que le solstice d’hiver, est devenu un grand commerce. Ces fêtes remplissent plus les agences de tourisme que les églises. Le ramadan, via le créneau du commerce hallal dans la grande distribution, suit ce chemin. La Pentecôte a été laïcisée en devenant journée de solidarité. Par conséquent, si l’on veut ajouter un jour férié, une journée de l’égalité au nom de la laïcité, c’est-à-dire de la neutralité de l’Etat, alors ce ne pourrait être qu’une journée strictement civile, dédiée au projet commun d’un vivre ensemble par delà les facteurs de diversité.

Il est vrai que la République française semble aujourd’hui en manque de symbole fédérateur. Mais ce n’est pas en accroissant encore le poids de certains monothéismes qu’on va vers une meilleure égalité. Promouvoir la journée de la femme (le 8 mars) comme jour de l’égalité nationale en vue d’une égalité et d’une liberté de condition pourrait être, par exemple, une piste plus pertinente.

  [ Haut de la page ]

© Christophe Genin et Mezetulle, 2012

Voir les autres articles de Christophe Genin (professeur à Paris I - Panthéon Sorbonne) sur Mezetulle

Accueil                     Sommaire

Partager cet article

commentaires

Ouimais... 26/01/2012 13:05


Merci pour ce très intéressant et précis article. Un point tout de même : la notion de "temps commun" fait sourire dès qu'on rappelle que 6 des 11 jours fériés (soit plus de la moitié) sont
empruntés au calendrier catholique... Répondre qu'ils ont une origine païenne et un avenir commercial revient purement et simplement à botter en touche, en feignant d'ignorer l'histoire et en
refusant le constat : qu'il est possible d'être catholique "pratiquant" en France, puisque la calendrier s'y prête (et pour cause), et non toujours musulman, juif ou bouddhiste... L'origine du
calendrier civil n'est pas une question qu'il faudrait résoudre par un appel, souvent peu renseigné, au paganisme ou au commerce ; c'est bien le soubassement catholique de la France laïque qui
est en cause, et qui, concrètement, pose les problèmes qu'on sait. La seule option serait un calendrier révolutionnaire - mais en son absence, on ne peut faire comme si le calendrier
civil-pagano-chrétien avait la même valeur.


Sur le reste, l'article est évidemment aussi convaincant qu'E. Joly peu pertinente !

Christophe Genin 29/01/2012 10:42



Mezetulle a reçu la réponse suivante de Christophe Genin



**********************
Ce commentaire porte sur le calendrier, donc sur l'organisation du temps commun.
La séparation des cultes et de l'Etat gagnerait certainement à promouvoir un temps commun strictement et totalement civil, mais sur quoi le règlerait-on alors? Qu'est-ce qui justifierait
l'abandon du calendrier actuel?



Force est de constater que les récentes tentatives pour changer le calendrier français (le calendrier révolutionnaire et le calendrier positiviste) n'ont pas pris. C'est un fait. Il y a
aujourd'hui des contraintes économiques fortes, dictées par l'industrie du tourisme, qui poussent au statu quo. C'est un autre fait, qu'il déplaise ou non. Depuis 1961 le calendrier des
vacances scolaires est fixé en accord avec le ministère du tourisme, ce qui n'a rien à voir avec un impératif religieux, mais avec le maintien d'un volume de chiffre d'affaires.
Par ailleurs, il n'y a pas de "soubassement catholique", mais au contraire une surélévation catholique sur des soubassements païens. La christianisation de la France s'est faite en grande partie
par l'emprunt par le catholicisme de l'espace et du temps païens. Le paganisme étant un mot pour désigner des religions ni révélées ni monothéistes. Je crois qu'il serait temps d'avoir la mémoire
longue, et de ne pas oublier ce que notre espace et notre temps doivent aux cultures celtes, romaines, grecques.



Ce qui m'étonne dans certains commentaires est un présupposé moralisateur, généralement anti-catholique, comme si c'était "mal" d'avoir un calendrier installé dans une tradition chrétienne. Je ne
pense pas qu'il faille porter un jugement de valeur éthique sur ces faits. La laïcité n'est pas la négation officielle de la religion (l'athéisme d'Etat). Et personne n'est empêché par la loi de
pratiquer son culte. Elle autorise même  les uns et les autres à prendre des jours de congés pour raison de fêtes religieuses, en plus des jours fériés.
Personnellement je ne pense pas qu'il y ait un quelconque gain pour la laïcité à critiquer telle fête présumée catholique (il n'y aurait plus guère que l'Ascension) pour la concurrencer par une
fête juive ou musulmane, en avivant une rivalité des fois. Ce serait permuter un monothéisme pour un autre,  s'ancrer dans une forme de multiculturalisme, si ce n'est un clientélisme
politique "ethnique", et encore une fois oublier tous les non-monothéistes qui vivent aujourd'hui en France et sont Français. Le tissu social n'est plus celui de 1905. Il comprend un fort grand
nombre de religions, et si l'on veut que la laïcité incarne un principe d'équité il n'y a aucune raison de prendre parti pour les grands nombres contre les petits. Le nouvel an chinois vaut
autant que l'Aïd el Kébir ou que Kippour, par exemple.



Je pense donc que la proposition de Madame Joly est de la démagogie clientéliste, et n'améliore pas la mise en oeuvre d'un temps civil strictement laïc qui, il est vrai, reste à produire.



Peut-être n'y a-t-il là qu'une querelle mots: les vacances de Pâques sont devenues "vacances de printemps". La Pâque juive (Pessah) ou les Pâques chrétiennes n'en sont pas mortes pour autant et
continuent d'être pratiquées. On pourrait également  parler de "fête de l'hiver", ou "fête de la lumière", comme le fait Odon Vallet quand il parle de Noël. Faut-il alors caler le temps laïc
sur la cosmologie?



Incognitototo 20/01/2012 01:29


Il ne serait quand même pas très compliqué de terminer la laïcisation des Lois sociales : Suppression de tous les jours fériés à l’exception du 1er mai au profit de 11 jours chômés payés mobiles,
dont les dates, obligatoirement sur des jours ouvrables, sont décidées par le chef d’entreprise qui, après négociation avec les salariés, décide en dernier ressort, globalement ou
individuellement pour chaque personne (on peut prévoir 2 exceptions : si Noël (qu'on appellera plutôt la "fête des enfants" ou le 1er janvier (ça, c'est juste pour pouvoir pochetronner sans souci
du lendemain) tombe sur des jours ouvrables, ils sont obligatoirement chômés payés, mais déduits du contingent de 11 jours).

Je doute que ça rencontrerait beaucoup de suffrages.

david weber 19/01/2012 15:05


« Par conséquent, si l’on veut ajouter un jour férié, une journée de l’égalité au nom de la laïcité, c’est-à-dire de la neutralité de l’Etat, alors ce ne pourrait être qu’une journée strictement
civile, dédiée au projet commun d’un vivre ensemble par delà les facteurs de diversité. », peu ton lire. Si l'auteur de cet article avait vraiment lu le rapport Stasi il aurait vu que cette
Commission avait émis une double proposition. Première proposition: «A l’école, l’ensemble des élèves ne travailleraient pas les jours de Kippour et de l’Aïd-El-kébir. Ces deux jours fériés
supplémentaires devraient être compensés» par une diminution de deux jours des vacances d’été. Seconde proposition: «Dans le monde de l’entreprise, le Kippour, l’Aïd-El-kébir, le Noël orthodoxe
ou des chrétiens orientaux seraient reconnus comme jours fériés. Ils seraient substituables à un autre jour férié à la discrétion du salarié. Cette proposition serait définie après concertation
avec les partenaires sociaux et en tenant compte des spécificités des petites et moyennes entreprises.» Cette pratique «du crédit du jour férié» existe déjà dans certains pays et dans des
organisations internationales. Selon José Bové, c’est ainsi que l’on doit interpréter les propos d’Eva Joly. Dans un cas comme dans l’autre, c’est donc un mauvais procès que de prétendre 
que deux jours de congés sont rajoutés en ces temps où il faudrait travailler plus en gagnant moins!
Je pensais que ce site était sérieux mais je me rends compte que j’ai affaire à des gens qui se fichent de la vérité…

Catherine Kintzler 19/01/2012 22:42



Je me permets de publier ce commentaire sans attendre et sans avoir au préalable consulté l'auteur de l'article - contrairement donc à la règle que Mezetulle suit d'habitude et qui est
exposée dans cet article relatif
aux règles de publication des commentaires.

Je le fais néanmoins, et bien entendu sans préjuger de ce que l'auteur pourra répondre (s'il juge utile de le faire), car il me semble que le commentaire porte également sur le texte du
bloc-notes par lequel j'ai annoncé l'article de Christophe Genin. Ce bloc-notes (dont j'ai fermé les commentaires par souci de non-dispersion) est lisible ici.

En effet ce bloc-notes porte principalement sur l'éclaircissement
que José Bové a apporté aux propos d'Eva Joly : il me semble donc que l'auteur du commentaire ci-dessus pourrait y trouver des éléments de réponse au cas où il ne l'aurait pas lu.

Pour préciser ma position au-delà du caractère narquois de ce bloc-notes, et à titre personnel, j'ajoute que l'idée d'un crédit de jours fériés mobiles identique pour tous en termes de quantité
ne me semble pas absurde. J'ai bien compris que J. Bové a voulu dire qu'il ne s'agissait pas d'étendre le nombre de jours légalement chômés, puisque j'écris dans ce bloc-notes qu'il a rassuré les
employeurs.

Mais ce qui me semble antilaïque et peu soutenable, c'est de vouloir que ce ou ces jours soient assortis d'une justification religieuse, ce qui revient comme l'expose bien C. Genin dans son
article :


à reconnaître des cultes, ceux qui sont cités expressément ;

à négliger nécessairement des cultes ;

à introduire l'inégalité entre ceux qui seraient reconnus et ceux qui ne le seraient pas, la proposition de Mme Joly privilégiant les cultes monothéistes et parmi eux ce qu'il est convenu
d'appeler (bien improprement) "les religions du livre", comme si nous étions tous fils et filles d'Abraham..

à considérer les sans-religion comme quantité négligeable ;

à introduire une forme de fichage religieux des personnes au travail, fichage qui en outre serait en grande partie confié aux entreprises. Il me semble dangereux d'introduire une disposition
légale conduisant nécessairement à faire connaître aux employeurs la religion (ou la non-religion) des employés.

afin de "vérifier" que personne ne profite excessivement de ces possibilités en se déclarant adepte de plusieurs religions (tour à tour ou simultanément), à décider qu'on ne doit avoir qu'une
religion (au maximum deux ? pourquoi pas trois ?) ce qui serait une atteinte à la liberté de conscience et ouvertement contraire à la loi de 1905 -  est-ce à la loi d'imposer, ou même de
recommander quoi que ce soit en matière de cultes ?



Cela fait beaucoup d'effets indésirables et contraires au droit pour une proposition pleine de bonnes intentions.
Ne serait-il pas plus simple et moins préjudiciable de proposer un crédit de jours fériés que chacun pourrait négocier "en fonction des nécessités du service", et surtout sans avoir à donner de
justification notamment religieuse ? La génuflexion systématique envers les religions ne s'impose pas et la liberté de conscience serait préservée.



J'en viens maintenant à la fin du commentaire, qui s'adresse autant (sinon plus) à l'éditeur qu'à l'auteur de l'article : ce site ne serait "pas sérieux", et les "gens" (je suppose qu'il s'agit
des divers auteurs qui y contribuent) "se fichent de la vérité". Je serais reconnaissante à l'auteur du commentaire s'il pouvait me signaler les différentes occurrences de ce blog qu'il aurait pu
repérer et qui "se fichent de la vérité" (avec bien sûr les éléments de rectification nécessaires) car effectivement il me rendrait un grand service : toute erreur est un mal.




david weber 19/01/2012 15:03


«  Par exemple, il y aurait en France autant de juifs que de bouddhistes (cf. Le Monde, L’atlas des religions, 2011). Pourquoi alors représenter les uns et non les autres ? », Peut on
lire.  Si l’auteur de cet article avait un peu de connaissance en matière de religion, il saurait que les bouddhistes organisant leur fête principale un dimanche de mai…

Mezetulle 30/01/2012 21:56



Il me semble que les plus importantes fêtes bouddhistes suivent un calendrier lunaire et donc qu'elles sont mobiles par rapport au calendrier en vigueur en France. L'exemple des bouddhistes, qui
notamment en France font l'effort de s'aligner le plus possible sur le calendrier existant, est particulièrement intéressant, justement ! Cependant il faudrait, selon Eva Joly, donner suite
prioritairement aux revendications les plus rigides : ceux qui font preuve de souplesse, de même que les incroyants, n'ont pas droit à autant de considération.



david weber 19/01/2012 14:53


"Si l’intention part d’un bon sentiment, elle semble reposer sur un contresens sur la laïcité", peut on lire. On se demande si l'auteur de cet article connait un
temps soit peu l'histoire de la loi de 1905. On ne saurait donc trop lui recommander de regarder : " La séparation de l'Eglise et l'Etat 4 " qui relate les débats parlementaires qui on eu
lieu lors de l'examen de la loi de 1905.

http://www.youtube.com/watch?v=SEOeQdt1MWY

Dans la quatrième partie, voir, à partir de la 12ième minute et trente seconde de la vidéo, la séquence qui traite des jours fériés pendant l’examen de la loi de 1905...


 


 


 


 

Mezetulle 30/01/2012 21:55



Tout d'abord merci pour cette vidéo, qu'on regarde avec plaisir.



La séquence sur laquelle vous attirez l'attention montre le refus de remplacer le nom des fêtes religieuses par des noms fêtes laïcisés en 1905 .


1° De là ne suit nullement que le concept de laïcité inclut nécessairement celui de fête religieuse en tant que telle : la laïcité ne consiste pas à satisfaire toutes les religions, mais à
instituer un espace et un temps civils communs d'où personne n'est exclu.


2° La situation d'aujourd'hui au regard de ce qu'on appelle "la diversité religieuse" et les revendications de type communautariste n'a rien à voir avec celle de 1905. Le contresens reproché à
Eva Joly dans l'article de Christophe Genin est qu'elle fait comme si le concept de laïcité consistait à prendre en compte (à l'infini?) des revendications religieuses pour leur donner une
institutionnalisation publique.



Nicolas 17/01/2012 12:47


Bonjour,


En complément à cet article, je vous propose la lecture de deux autres articles paru dans le numéro 674 de Respublica :




Les écologistes ont un “Gro” problème avec la République


Publié le 15 janvier 2012 
par Yohann Duval



On pensait avoir tout vu et tout entendu de la part d’Eva Joly, la candidate d’Europe Écologie Les Verts (EELV) à la présidentielle de 2012. Après avoir proposé de supprimer le défilé du 14
Juillet, symbole de “la France guerrière”, après avoir voulu gommer la mémoire de la première guerre mondiale en faisant du 11 […]







Le communautarisme a son candidat a la
présidentielle : Éva Joly !


Publié le 12 janvier 2012 
par ReSPUBLICA



La proposition d’Éva Joly de reconnaître certaines religions en créant deux nouveaux jours fériées (pour Kippour et l’Aïd-el-Kebir) pour celles-ci constitue une violation supplémentaire du
principe de laïcité dont l’application fait que la République tout en connaissant toutes les communautés n’en reconnaît aucune.


De plus, la proposition d’Éva Joly est, même de son point de […]


 


Bonne lecture,


Nicolas



Il Rève 17/01/2012 05:44


Merci pour ces informations relatives aux propositions de EELV. La lecture de vos propos est toujours d'un très grand plaisir. Ils savent faire le lien entre le particulier et le général. La
proposition restreinte ou local et le principe fondamental. Le propos communautaire ou "clientéliste" et l'affirmation républicaine. L'espace privé et le "temps commun". Il faut donc poursuivre
cette vigilence principielle et laïque, qui permettra de maintenir le lien républicain, un et indivisible.  

Nouveau site

Depuis le 1er janvier 2015, le nouveau site Mezetulle.fr a pris le relais du présent site (qui reste intégralement accessible en ligne)

Annonces

 

Le nouveau site Mezetulle.fr est ouvert !

Abonnement à la lettre d'info : suivre ce lien

 

Interventions CK et revue médias

Voir l'agenda et la revue médias sur le nouveau site Mezetulle.fr

 

Publications CK

  • Livre Penser la laïcité (Paris : Minerve, 2014)
  • Livre Condorcet, l'instruction publique et la naissance du citoyen (Paris : Minerve, 2015)

Lettre d'info

Pour s'abonner à la Lettre d'information du nouveau site :

Cliquer ici.