15 septembre 1970 2 15 /09 /septembre /1970 23:41
Elisabeth Badinter : voie royale à temps partiel ou voie lactée à temps complet ?
Une lecture du livre Le conflit, la femme et la mère
par Catherine Kintzler

En ligne le 8 mars 2010

En cette journée rituelle du 8 mars consacrée aux droits des femmes, Mezetulle a lu le livre salutaire et plein d'inquiétude que Elisabeth Badinter publie chez Flammarion au sujet de la maternité : Le conflit, la femme et la mère.


Le retour de la mère sacrificielle au nom de la nature

On sait, de mémoire d'humanité, combien la maternité, particulièrement lorsqu'elle est imposée comme un devoir absolu devant lequel tout le reste doit s'effacer, pèse sur la liberté des femmes. Le féminisme du XXe siècle a combattu cette mentalité sacrificielle par une libération de type "moderne", notamment appuyée sur les artifices bienfaisants de la technique. C'était sans compter avec le retour du naturalisme qui, secondé par une certaine forme d'écologie, vous explique gravement que la couche-culotte jetable, le lait maternisé et le biberon, ce n'est pas seulement ringard, c'est irresponsable. Le modèle de la femme libérée des années 1970 serait  donc celui d'une mauvaise mère, qui refuse son lait et sa présence de tous les instants au bébé. Il risque aujourd'hui de s'effacer devant le modèle de la mère idéale, qui doit tout et se doit tout entière, tout le temps, à son bébé.

Pour resserrer les boulons et rappeler les femmes à un destin exclusif de reproductrices, rien ne vaut le ressort puissant de la culpabilisation. Page 112-113, dix commandements de l'allaitement sont alignés dans la version sacralisée et féroce diffusée par l'association alternamoms. En voici un:
"Tu ne sèvreras pas tes enfants en fonction de ton confort. Les études ont montré que les enfants étaient biologiquement prêts à être sevrés entre trois ans et demi et sept ans".
Ajoutons que le lait maternel doit bien sûr être disponible à la demande de l'enfant et chaque fois que celui-ci le demande - 12 à 15 fois par nuit pourquoi pas ? - et que la pratique du "cododo" est souvent suggérée (pourquoi en effet, ne pas coucher avec sa maman ? si le papa est gêné ou s'il a peur d'écraser le petit, on conseille de mettre un oreiller entre lui et la dyade fusionnelle mère-enfant). On l'aura compris, pour ces fanatiques du retour inconditionnel à la nature, un allaitement "responsable" requiert le temps complet, l'abnégation totale. On se demande au passage avec inquiétude quels adolescents, quels adultes peut produire cette très longue voie lactée confite en dévotion et en génuflexion devant "l'imperium" de l'enfant.


Le French paradox de la maternité

Mais le livre ne se contente pas de pointer la "barque trop chargée" qui finit par rendre incompatibles la maternité et une vie libre et active dirigée vers l'extérieur à tel point que les femmes, prises dans cette tenaille, n'ont plus que deux solutions: immoler leur liberté sur l'autel d'une maternité dévoratrice ou renoncer à tout désir d'enfant. Les ultimes chapitres, alimentés par des statistiques, font apparaître un paradoxe. C'est que, championne en contraception et en IVG, pratiquant l'encouragement public des "mauvaises mères" avec une école maternelle accueillant des enfants très jeunes, bonne dernière des pays européens dans la pratique de l'allaitement (objet d'un choix et non d'une pression sociale, il s'effectue presque toujours à "temps partiel"), forte d'une tradition plus que séculaire où les femmes sont femmes avant d'être mères, la France connaît cependant de façon durable l'un des plus forts taux de fécondité au sein des pays occidentaux - alors que ceux qui encouragent l'allaitement et l'abandon de l'activité professionnelle voient les femmes se détourner du choix maternel.
L'auteur avance alors une hypothèse qui n'est pas sans rapport avec celle qu'elle soutenait naguère dans son ouvrage sur L'Histoire de l'amour maternel (1):
Cet état d'esprit collectif, à la fois libéral et déculpabilisant, joue certainement un rôle positif dans la décision de procréer. Plus on allège le poids des responsabilités maternelles, plus on respecte les choix de la mère et de la femme, et plus celle-ci sera encline à tenter l'expérience, voire à la renouveler. Soutenir la maternité à temps partiel, que d'aucuns considèrent pourtant comme insuffisante et comme coupable, est aujourd'hui la voie royale de la reproduction. En revanche, exiger de la mère qu'elle sacrifie la femme qui est en elle ne peut que retarder plus encore l'heure de la première maternité et même la décourager.
Souhaitons avec elle que, à la croisée de la voie royale de la maternité à temps partiel et de la voie lactée sacrificielle à temps complet, les jeunes femmes continuent à résister au discours culpabilisant : pour être libres et elles-mêmes bien sûr, mais aussi pour faire librement les enfants qu'elles souhaitent.

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© Catherine Kintzler, 2010

1 - L'Amour en plus. Histoire de l'amour maternel, Paris : Flammarion, 1980, rééd. 2010.

Sur un sujet voisin, lire sur ce blog :  Les Femmes savantes de Molière : savoir, maternité et liberté.

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par Catherine Kintzler - dans Politique - société
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commentaires

Hussard Noir 02/03/2011 18:25



Si vous voulez, encore qu'on aurait du mal à faire une République, je pense, avec un agrégat de promeneurs solitaires !


HN



Catherine Kintzler 02/03/2011 21:43



Ceal fonctionnerait comme la république des lettres ! Quel bonheur.



Hussard Noir 01/03/2011 13:44



Chère Mme Kintzler,


Vous reprenez la défense du propos d'EB, mais je me situe à un autre niveau. La tendance majoritaire actuelle au niveau de la parturition, de la maternité et de l'éducation des enfants, n'est pas
celle qu'EB cible et critique. Elle monte en épingle une simple et éphémère mode ridicule et caricaturale qui n'a aucune durabilité ni en France ni ailleurs, me semble-t-il. Elle se bat contre
des moulins à vent.


Je partage d'ailleurs votre conception de l'éducation, et trouve l'idéologie d'EB en contradiction avec tout ce que vous dites sur le sujet.


Car son propos implique la défense d'une idéologie, et c'est cette idéologie qui me semble contradictoire avec le droit et des parents, et des enfants, et de la communauté républicaine ; ainsi
qu'avec la vertu républicaine que j'évoquais.


Par ailleurs, en dépit de tout ce qu'on peut dire, la mode du maternage sacrificiel et les idées d'EB ont un point commun : l'individualisme, qui implique d'un côté comme de l'autre le mépris du
bien commun. Je dirais également que d'un côté comme de l'autre, il s'agit de défendre une idéologie peu fondée.


J'aurais donc tendance à renvoyer dos à dos l'individualisme libertaire d'EB et le maternage pseudo-naturaliste et sacrificiel, au profit d'une philosophie humaniste de la vie citoyenne.


HN



Catherine Kintzler 01/03/2011 22:59



J'espère que vous avez raison lorsque vous dites que la tendance maternaliste-naturaliste-sacrificielle est très marginale. Une de mes amies qui a récemment accouché fait état des pressions
amicales dont les femmes enceintes font l'objet les encourageant plus que vivement à allaiter.


Je ne vois pas en quoi les thèses soutenues par EB dans ce livre vont à l'encontre de la théorie politique républicaine telle que je la défends sur ce blog et qui s'inspire de la réflexion de
Condorcet. La théorie de Condorcet privilégie toujours le droit de l'individu sur celui de n'importe quelle collectivité et il fonde même la notion de bien commun sur la rationalité de l'accord
des consentements singuliers. C'est notamment l'un des points sur lesquels il rejette la Constitution montagnarde de 1793, qu'il trouve "religieuse", au péril de sa vie.


Bien entendu je ne confonds pas ici "individualisme" et "égoïsme" : il s'agit bien d'une réflexion sur le droit, dont le fondement est la liberté individuelle et dont l'expression est
l'universalisation de cette liberté pour tous - c'est-à-dire pour chacun - et qui comprend de manière irréductible le droit d'être comme ne sont pas les autres, et le droit de vivre séparé comme
condition même de l'union républicaine. Si l'on se tourne cette fois du côté de Rousseau, n'oublions pas que l'un des objets principaux du Contrat social est de rendre possible le promeneur
solitaire !



Hussard Noir 28/02/2011 20:22



Chère Mme Kintzler,


Je suis partagé. Je suis pour la liberté des femmes d'avoir les enfants qu'elles veulent ou pas, mais je suis aussi pour la liberté des enfants à naitre de vivre avec tous leurs droits eux aussi.



Badinter est une féministe enragée, et honnêtement chère Mme Kintzler, je vous place bien au dessus d'elle, son niveau d'intellection de ces enjeux est très très bas. Elle caricature totalement
la nouvelle tendance pro-maternage.
Certes, il y a de la bêtise partout. Ce n'est pas une raison pour la caricaturer et schématiser les choses. C'est trop facile !


Il y a les droits des adultes, et il y a les droits des enfants. Il me semble que si vous êtes pour l'égalité, vous reconnaîtrez que l'enfant a autant de droits que l'adulte, non ? Or, et vous
noterez le lien logique nécessaire suivant, que les (mauvais-es) féministes scotomisent par idéologie (et non par loisible philosophie du droit), c'est que l'enfant (je parle du nourisson,
infans) ayant moins de pouvoir que l'adulte, il faut nécessairement que l'adulte se dépouille, dans une certaine mesure, de certains de ces droits, afin
que l'enfant puisse jouir des mêmes droits dans une certaine égalité (puisque l'enfant n'a aucun pouvoir pour exercer de ses droits, il doit pouvoir jouir de ses droits - comme celui de recevoir
la meilleure nourriture possible - à travers le sacrifice relatif de celui de ses parents ou responsables légaux).


Ainsi donc, je veux suggérer que la défense des droits de tous passe aussi par la défense des droits de l'enfant, ce qui sur le domaine de la maternité peut nécessiter des réductions du droit
pour les parents. C'est difficile à entendre mais c'est la pure logique, me semble-t-il ; à vous, prof de philo, de me corriger le cas échéant. Enfin, rappelons que les droits républicains
impliquent la vertu républicaine, autrement dit la capacité au sacrifice moral de ses droits individuels au profit d'un droit plus grand et plus noble, au nom du devoir.


Attention à l'individualisme démagogique, quel qu'il soit ! Il y a un droit d'être parent, mais il y a aussi un devoir de parentalité...


Cordialement,


Hussard Noir


http://sites.google.com/site/ecolerepublicaine/home



Catherine Kintzler 01/03/2011 10:57



Je ne partage pas votre avis au sujet du livre d'Elisabeth Badinter. Il faut aller visiter les liens qu'elle indique pour constater à quel degré de servitude et même d'esclavage, au nom du "droit
du bébé", les femmes sont ramenées par un discours culpabilisant (être à la disposition constante d'un bébé qu'on encourage à devenir un véritable tyran) et à quel point les hommes finissent par
être exclus de cette dyade effarante mère-enfant. Je suis du reste persuadée que personne ne peut y trouver une quelconque liberté : la notion de droit est impertinente dans ce rapport fusionnel
et féroce, féroce parce qu'il est promu en modèle et qu'il est fondé sur la culpabilisation. Nulle caricature. Du reste EB ne critique pas l'allaitement en soi : le livre est très clair sur ce
point, il s'agit d'une liberté. Mais il faut que cela reste une liberté.


Quant au droit de l'enfant, je crois qu'il est avant tout celui d'être élevé, et non celui d'être fixé à son moment infantile et célébré comme enfant. Il faut songer, au-delà de la demande de
l'enfant (rester petit, être satisfait de manière immédiate), à son désir : celui de devenir grand, libre, fort.


Par ailleurs, le droit est universel : un "droit" qui s'exerce au mépris du droit d'autrui n'a rien d'un droit. L'enfant a le droit d'être élevé, nourri, introduit à l'humanité, invité à déployer
son excellence. Le droit à être nourri - puisqu'il s'agit plus particulièrement de cela - ne coïncide pas avec un droit à l'allaitement maternel systématique. Pour ma part, je n'ai jamais absorbé
une seule goute de lait humain de ma vie et je n'ai jamais pensé à reprocher à ma mère de m'avoir dérobé le précieux trésor de ses mamelles... et je jouis jusqu'à présent d'une excellente santé !
En revanche (et pour rester dans le domaine de la nourriture) je ne remercierai jamais assez mes parents d'avoir éduqué mon goût en me proposant de manière assez ferme des mets que je trouvais
déplaisants. Tout comme je ne les remercierai jamais assez d'avoir exigé très tôt la propreté, de m'avoir fait écouter de la musique, d'avoir pris au sérieux l'apprentissage de la lecture et de
l'écriture, d'avoir résisté à des demandes débiles, de m'avoir appris à dire "merci" et "excusez-moi", de m'avoir un peu bousculée vers l'humanisation, y compris en m'administrant parfois
quelques gifles (qui ne me faisaient pas mal à la joue, mais qui me faisaient honte) que je n'avais pas volées et que, au fond de moi-même, j'aurais été déçue de ne pas recevoir ! Mais là
j'arrête de peur d'être accusée de faire l'éloge de la maltraitance et je renverrai à ce que je considère comme l'un des plus grands textes sur ce sujet : le traité de Locke sur l'éducation.


J'approuve EB lorsqu'elle souligne et dénonce cette régression qui n'a d'autre sens que d'asservir les femmes, de les renvoyer à leur "destination naturelle", et qui, loin de libérer les enfants,
est une fabrique de tyrans ("le plus malheureux de tous les hommes").  Le raisonnement sacrificiel me semble très dangereux car générateur de ressentiment, une des passions les pires.


Enfin, la dernière partie du livre (il me semble que vous n'en tenez pas vraiment compte) fait état d'un "paradoxe" très révélateur : c'est précisément dans les pays où la pression sociale en
faveur du retour des femmes à la maison, où la culpabilisation des femmes qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas allaiter est la plus forte, que la natalité est en baisse. La question est
plutôt celle d'une organisation de la vie sociale, de sa compatibilité avec la maternité : notamment existence de crèches et d'écoles maternelles (je dis bien écoles et non jardins d'enfants).



Jacqueline Simunic 18/03/2010 17:57



   Elisabeth Badinter ne mérite pas les quelques polémiques alimentées par les médias lors de la parution de son dernier livre. Avec son mari, elle
représente la meilleure part des intellectuels de notre époque. Et c’est une femme, il n’y en a pas tant. Sa lecture en particulier de l’histoire du patriarcat politique ( et religieux) en lien
avec le patriarcat familial est magistrale.


Je n’ai malheureusement pas encore lu Le conflit, la femme et la mère et votre article m’en donne envie. Etablit-elle
un lien entre ce retour «  fanatique » de la «  mère naturelle » avec la religion catholique  comme vos termes le laissent implicitement entendre ? (
« cette très longue voie lactée confite en dévotion et en génuflexion ») . Il me semblait  que ces crispations sur des traditions ou supposées telles
étaient plutôt liées à une réaction  face à la désacralisation au sein de la société, à un sentiment de menace devant une perte des valeurs, des repères traditionnels…
 




Mezetulle 19/03/2010 15:37


Le livre montre aussi, hélas, que la droite traditionnelle n'est pas la seule à entonner l'hymne du maternalisme naturaliste...


Véronique 974 15/03/2010 21:40



Elisabeth Badinter est toujours passionnante; j'ai commencé à lire son livre. Attention, sur ce point précis de l'allaitement, elle confond beaucoup de choses. Elle mélange de vrais excès
(les prescriptions d'un site internet américain) avec les choix de mères françaises (comme moi). Elle considère que le biberon est forcément une libération. Moi qui ai allaité et biberonné quatre
enfants, je peux vous dire que le biberon, c'est bien plus fatigant et aliénant. Surtout quand on reprend la vie professionnelle, ce que j'ai fait après chaque congé de maternité. J'ai allaité
deux enfants tout en travaillant (pour les deux autres, j'avais sevré très tôt), et je regrette de n'avoir pas allaité plus longtemps. Beaucoup de mères m'ont enviée en me voyant allaiter ("ah,
j'ai toujours regretté de n'avoir pas pu allaiter"), manquant dramatiquement d'informations sérieuses.
Un exemple: donner le sein à la demande, quinze fois par jour, c'est indispensable pendant les premiers jours et premières nuits, mais pas à trois mois! L'allaitement n'est pas une
génuflexion devant l'impérium de l'enfant; au contraire, cela favorise le repos de la mère, la relation avec le bébé et le "non" au moment où le bambin en a besoin.
Véronique



Mezetulle 15/03/2010 22:29


En allant jusqu'au bout du livre, vous pourrez voir que l'auteur ne commet pas les confusions que vous lui attribuez. Je pense en particulier au chapitre dont la lecture m'a donné l'idée de
reprendre le terme "French paradox", qui est très clair à ce sujet. Il ne s'agit pas de condamner l'allaitement en lui-même (et certainement pas tel que vous le décrivez), mais bien les dérives
sectaires du "materno-naturalisme" et notamment la "mise à disposition" à volonté de la maman pendant une très longue période allant jusqu'à plusieurs années.

Mais c'est vrai que le livre d'Elisabeth Badinter dérange, et c'est bien l'un de ses intérêts !


Foufou 12/03/2010 17:31


bonjour,
merci pour votre intervention que je trouve pertinente.
J'ai eu deux enfants et différents maternages pour chacun : allaitement partiel jusqu'à 18 mois pour le premier (né en Allemagne, reprise du travail à Berlin vers l'age de 7 mois), et sevrage à 4
mois et demi pour le deuxième (qui refusait le sein après une reprise de travail plus précoce).
Quoi que je partage vos idées, surtout sur le fait de choisir et non pas subir, je trouve qu'allaitement et portage (à tout vent!) peut aussi rimer avec liberté et mobilité. Si l'expression public
du maternage n'était pas aussi "tabou" en France, les bébés quand ils sont tout petits sont transportables n'importe où n'importe quand. Pour nous (à Berlin) c'était, cinéma, concerts, festivals,
en couple et avec bébé. Il était porté par nous deux et allaité à tout vent au besoin (métro, jardins, rue).

Avec le deuxième, se promener avec ma poudre guigoz et mon thermos n'est pas commode dutout (je le fais quand même). De manière générale on n'aime pas trop voir les bébés dehors le soir (en France
on se sent culpabilisé!! mais pas en Allemagne ou j'ai déjà vu des bébés avec parents au cinéma ou en concerts (dont RAPP!!! dans le cadre d'un festival international de poésie).
Donc allaiter, oui. Mais pas rester cloitrée chez soi à 100% pour bébé.

Voilà, je voulais aussi apporter cette touche.

Fouzia


Catherine Kintzler 12/03/2010 19:12


NB. Bien que l'adresse électronique déclarée par la commentatrice précédente ne soit pas valide, Mezetulle publie néanmoins le commentaire dans la mesure où son témoignage permet de préciser
certains points.

Merci pour ce témoignage. En fait, Elisabeth Badinter ne dit jamais qu'il ne faut pas allaiter ! Ce n'est pas un livre contre l'allaitement. Elle pointe de façon pertinente, me
semble-t-il, un maternalisme-naturalisme sectaire qui aboutit à une servitude totale et prolongée des mères ainsi qu'à une éducation plus que permissive plaçant l'enfant dans une position de tyran
dont on doit toujours accepter les demandes.

Le "French paradox" de la maternité, comme vous le soulignez, a probablement un côté conventionnel et s'accompagne d'une sorte de "bienséance" quant à la visibilité des bébés en particulier en
soirée, mais il semble que cela change, on commence à voir beaucoup plus les bébés un peu partout en France, y compris là où ils auraient été "mal vus" il y a encore quelques années... transports
en commun, cafés, restaurants, etc.
Mais il faut penser à leur mettre des bouchons d'oreille pour les emmener au concert "live" ou au cinéma, car le niveau sonore pratiqué dans ces lieux endommage déjà gravement l'audition des
adultes !!!


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