Communauté : Le spectacle vivant
Bloc-notes
Stalking (Studio 21bis)

En ligne le 20 janvier 2010

Je passe dans la rue et je vois, derrière une vitrine, un tapis de feuilles mortes, bien épais et régulier. Comme si c'était dehors, mais c'est dedans. Comme si c'était naturellement dans une forêt, mais c'est dedans, là où ça n'a rien à faire. Alors je m'arrête - une idée somme toute banale d'étalagiste qui en plus retarde d'une saison ?

Je regarde ce drôle de machin  : naturel mais fait exprès et dedans comme si c'était dehors. Mais ce n'est pas une vitrine, il n'y a rien là-dessus à voir qui s'exhibe pour se vendre, les feuilles ne sont pas un faire-valoir, elles sont vraiment là parce qu'elles sont là. Mon regard se lève et se heurte à une sorte de cloison qui l'empêche d'aller plus loin, enfin pas vraiment une cloison, puisqu'elle est faite de trous, d'un filet genre camouflage. Un truc fait pour ne pas être vu et qui, pour une fois, se voit, mais qui cache quand même, quoi donc ? des ouvertures en forme de meurtrière d'où on pourrait bien me regarder...

Studio 21bis fait des « machins » comme ça, dont on ne sait pas si ce sont des choses, des événements ou des installations, dont on ne sait pas si c'est naturel ou artificiel, si on les regarde ou s'ils vous regardent, des trucs en équilibre, des apories qui ont l'air d'être en carton et qui ont parfois le poids du béton, qui ont l'air de servir à quelque chose ou de dire quelque chose mais qui sont aussi là pour être là. Des machins à faire penser. Penser juste un petit un moment tant que ça se présente et avant que ça parte en fumée, en bouillie - c'est en carton, ça s'envole, ça se dissout, ça se gondole, ça s'envole très vite comme les feuilles mortes, comme les pensées qu'on ne retient pas, auxquelles on ne fait pas attention, peut-être parce qu'on ne tient pas tellement à les retenir ?

D'ailleurs, ça ne dure pas : Stalking jusqu'au 24 janvier, Galerie Mycroft 13 rue Ternaux, 75011 Paris.

Voir le site de Studio 21bis

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Par Mezetulle
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Annonce spéciale

Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.


Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Cinq représentations auront lieu  : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

Télécharger l'affiche du 25 février en JPEG, en PDF.

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