22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 22:22

Bloc-notes
Admission des femmes au Grand Orient de France, suite :
marche arrière par haine de la liberté?

En ligne le 22 avril 2010
[Une version plus développée de cet article est en ligne en date du 23 avril sur Rue89.com]


Dans une Lettre circulaire adressée aux Loges, le Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France vient d'annoncer son intention de faire appel de la récente décision de la Justice maçonnique reconnaissant la liberté des Loges d'initier des femmes (voir le bloc-notes précédent). Si l'appel est effectivement interjeté et considéré comme recevable, c'est reparti pour un tour...
C'est ce dont fait état un article de L'Express.fr, signé par François Koch, daté du 22 avril.

 

Les attendus de l'appel, comme toujours, sont d'ordre formel et procédurier.
Mais on ose à peine imaginer les véritables raisons de ce retour à la case départ.

On savait certes qu'il existe au GODF des Loges à qui la liberté d'initier des femmes répugne: ce n'est pas de cela que je parle ici, Mezetulle ayant déjà abordé la question dans un dossier publié cet automne. Cette réaction à la récente décision de la Justice maçonnique suggère d'autres hypothèses, bien pires.

 

Car on peut à la rigueur comprendre - sinon admettre - que la liberté d'initier des femmes répugne à certaines Loges. Mais cela ne suffit pas à expliquer cette marche arrière spectaculaire : pour le faire, il faudrait supposer de plus que cette liberté leur répugne y compris et surtout si elle était  exercée par d'autres, sans rien restreindre de la leur (1). Et si jamais les autres exerçaient un droit - une force, un talent - que je m'interdis, où on va ? Cet altruisme, cette sollicitude et cette inquiétude pour ce que fait votre frère, ressemblent fort à ce que la charité a de plus féroce - on en connaît la roborative analyse qu'en fit Nietzsche dans sa Généalogie de la morale. Mais on n'a pas attendu Nietzsche pour en avoir la formule ironique et poétique, que Boileau, se rappelant un vers ancien, plaça dans son Lutrin : « Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des dévots? »

On peut se laisser aller aussi à supposer que les mêmes n'ont pas digéré qu'un pouvoir judiciaire s'appuie sur un règlement écrit, ou plutôt que ce pouvoir s'appuie sur un silence de ce règlement - le silence de la loi, dernier refuge de la liberté naturelle.


On serait alors bien au-delà du machisme et des mesquineries. Une telle répulsion devant l'exercice d'un droit par ceux qui souhaitent en user et une telle indisposition devant le silence de la loi ne se borneraient pas en effet à exclure les femmes d'une association qui se veut philosophique et humaniste : je ne vois pas d'autre nom à leur donner que la haine de la liberté, espèce admirable et politique du ressentiment. Contrairement à ce qui arrive ordinairement, on passerait ici de la comédie à la tragédie - ce serait, il faut le reconnaître, une forme de grandeur (2).

Mais non, ce n'est pas possible, vous n'y pensez pas : comment des francs-maçons pourraient-ils haïr la liberté ? Ce sont juste des hypothèses malignes, inventées de toutes pièces par la méchanceté de Mezetulle. Car tant de fiel, sûrement, et tant de passions tristes ne peuvent entrer dans l'âme d'un franc-maçon.

  1. [Note ajoutée le 24 avril] On rappellera que le débat ne porte pas sur la mixité (la mixité obligerait toutes les loges à examiner les candidatures féminines), mais bien sur la liberté de chaque loge d'examiner et éventuellement d'initier, dans le cadre du règlement général, des impétrantes femmes. La liberté de le faire implique aussi celle de ne pas le faire : selon l'arrêt de la chambre suprême de justice maçonnique, les loges qui souhaitent rester unisexe masculin le pourront, aucune obligation ne leur étant imposée. Voilà pourquoi je me mêle de la question : il s'agit bien de la liberté, concept fondamental de la franc-maçonnerie et non d'imposer la mixité à toutes les loges, encore moins de forcer la porte du GO - avec lequel je travaille depuis longtemps et qui m'a toujours fait un accueil chaleureux et fraternel ! Cet article ne vise que certaines loges du GO : je ne leur reproche pas ici de refuser la mixité (c'est leur droit), mais de refuser la liberté d'autres loges d'examiner les candidatures quel que soit leur sexe.
  2. Il convient tout de même d'ajouter que la grandeur et la tragédie n'excluent pas le ridicule, qui peut atteindre des sommets.

Lire la version développée de cet article sur Rue89.com

 

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commentaires

Henri Jaskarzec 10/05/2010 01:28



Mme Kintzler, modératrice, a eu la bonté de laisser passer, entre autres, la note N°12 , qui traite largement de l'identité sexuelle. Je sollicite la même tolérance car je souhaite qu'il n'y ait
pas d'idée fausse sur la variété des sensibilités des membres du GODF sur le sujet de l'initiation des femmes; l'identité sexuelle ne pose pas de problème, au contraire, à bien des maçons tout à
fait spiritualistes. Je convoquerai ici un auteur maçon, très honorablement connu de tous, aimé de beaucoup, y compris dans les loges spécialement attachées au Rite Ecossais, au plus haut niveau,
dont il était membre: Daniel Beresniak, décédé il y a quelques années. Le très court extrait que je propose est tout à fait public, on le trouve dans  "Le gai savoir des bâtisseurs, Essai
sur l'esprit de géométrie", Detrad, Paris, 1983 & 1995 (page 138).


"Pourtant, au plan de l'Initiation, si la réalisation de l'Hermaphrodite est un idéal inaccessible au plan personnel, elle l'est au niveau de l'égrégore du groupe. Une loge "hermaphrodite " est
donc plus évoluée, plus initiée, qu'une loge qui ne l'est pas. Seule la peur ou bien l'attachement à un niveau de conscience inférieur, conforté par un ésotérisme de pacotille, explique la mise à
l'écart du Temple des personnes de l'autre sexe. L'enseignement véritable est universel, ouvert à tous, sans distinction aucune, ni ethnique, ni sexuelle. Et plus est hétéroclite le groupe,
meilleure est la qualité de l'égrégore et du travail.

La pauvreté intellectuelle et l'a misère morale et spirituelle, dans laquelle croupissent de nombreuses sociétés de bâtisseurs, doivent être associées au souci de ne réunir que des personnes
d'une même origine sexuelle, sociale, ethnique, politique. Certains aiment à se réunir avec des personnes qui leur ressemblent sur tous les plans. Ce n'est pas pour cela qu'ils pataugent dans la
misère intellectuelle et spirituelle, mais c'est parce qu'ils n'ont aucune ambition intellectuelle et spirituelle qu'ils aiment se retrouver entre eux. La peur de la différence est l'un des
symptômes de la misère mentale.

Anima-Animus, telle est la formule que Jung utilise pour désigner la part féminine que chaque homme porte en lui et la part masculine que chaque femme porte en elle. De cette notion découlent nos
pensées secrètes, avouées ou non et celles dont nous avons honte mais qui surgissent dans nos rêves et dans les rêves collectifs que constituent les mythes."


Vive l'identité sexuelle, aurait peut-être dit Daniel, aujourd'hui. Mais certainement pas pour discriminer, écarter, cantonner. Plutôt pour nous enrichir. Il faut savoir sortir de l'adolescence.


Mais tenons nous en à la question de la liberté des loges dans une obédience qui ne se différencie vraiment des Grandes Loges (adogmatiques ou pas) que sur ce point.



Mezetulle 06/05/2010 18:07



Dialogue-débat avec J.-P. Weisselberg, Conseiller de l'Ordre du Grand Orient de
France.


Jean-Pierre Weisselberg, Conseiller de l'Ordre du Grand Orient de France, Grand Officier chargé de la laïcité, de la citoyenneté et de l'immigration, m'a fait l'honneur et l'amitié d'engager un
débat substantiel sur cet article, débat issu d'un échange que nous avons eu par mél.


Il l'a posté ici le 6 mai sous forme de commentaire. Jugeant que ce statut ne rendrait justice, ni à la nature ni à la dimension du texte, je le publie sous forme d'un article autonome. Pour le
lire, cliquez sur le titre ci-dessus.



Jean François Rémond 02/05/2010 12:38



L'identité sexuelle est cette composition entre un donné biologique et les contenus culturels. Il peut exister des cas où le sujet articule douloureusement le donné génétique et la prescription
culturelle. Cela mérite la plus grande attention et beaucoup de respect. Pour autant, on ne peut tomber dans une extravagance de la subjectivité où l'on poserait que chacun aurait à se donner le
contenu de sa propre identité sexuelle. Cela répugne peut-être aux cartésiens mais chaque sujet s'inscrit aussi dans une tradition, dans une histoire culturelle et sociale qui présente une
identité du masculin et du féminin. On peut et on doit certes critiquer cette histoire mais encore cette critique s'inscrit-elle encore dans ce donné culturel, elle le reconnaît dans le mouvement
même de son opposition.


C'est parce que cette identité n'existe pas comme seule construction de la subjectivité mais est aussi défini par la culture qu'on ne peut en faire une simple donnée secondaire ou contingente.
Les loges qui résistent à la mixité ne le font pas nécessairement par haine de la liberté mais plutôt parce qu'elles pressentent ce fait fondamental de cette dissymétrie sexuelle qui ne joue pas
dans le sens de la dévalorisation du féminin mais, au contraire, dans sa reconnaissance et son acceptation. Je crois que nous touchons là un des limites du cartésianisme et de ses modèles dans
l'analyse de ce débat complexe sur le droit des Loges à initier des femmes. Il faudrait sans doute passer à une approche phénoménologique de l'apparition du féminin et donc aussi du masculin.


Certes, pour conclure définitivement en ce qui me concerne, les six femmes initiées sont maçonnes. Respectons les comme telles et feignons de ne pas voir à quelle dispositif d'instrumentalisation
et de propagande cela a correspondu.


Je termine par un note qui réjouira vos lecteurs,  d'autant prompts à féliciter vos analyses qu'elles donnaient un cadre réflexif à leurs préjugés : ces femmes peuvent se présenter à nos
travaux, ceux de ma Loge, elles n'y seront pas admises. Voilà une remarque qui donnera à la petite meute un prétexte à reprendre ses hurlements et à agiter le moulin à prières : liberté des loges
!


En ce qui me concerne, l'estime que je porte à Mézetulle m'aura consolé de la médiocrité de ses soutiens et, plus sérieusement, du fait qu'il me semble que sur de telles questions, la méthode
cartésienne de reconstruction et de réduction à quelques idées claires de la raison me semble rencontrer ses limites.


Bien cordialement, chère Catherine



Catherine Kintzler 02/05/2010 17:34



 Je suis d'accord avec ce que vous dites de l'identité sexuelle quant à son contenu. Ou plutôt (car j'ai bien des doutes sur "le féminin" et bien des craintes sur sa "valorisation" - il n'y
a pas plus "valorisant" de la "féminité" qu'une burqa...) je suis d'accord sur l'idée que l'identité sexuelle est un objet tourmenté et construit par des voies que nous ne maîtrisons pas. J'ai
tiqué sur la notion d'"unité substantielle" s'agissant d'une association philosophique qui oeuvre au perfectionnement de l'humanité, unité dont vous faites reposer la "substance" sur cette
identité sexuelle ; vous faisant remarquer que à ce compte les obédiences non homosexuées n'auraient pas d'unité substantielle. Discuter de cela serait relancer le débat sur la mixité et on en
revient d'ailleurs, sous une autre forme, aux termes de notre débat de cet automne auquel je renvoie les lecteurs.


La question que je discute à présent n'est pas celle de la mixité. Elle est formelle et se présente sous des formes juridiques et leurs conséquences : le règlement du GODF, l'arrêt de la Chambre
suprême de justice et les remous qu'il provoque. Une instance judiciaire simplement chargée de dire le droit ne peut aborder les questions que sous un angle formel et de l'extérieur : c'est
précisément là sa grandeur. Un peu comme la laïcité: c'est un minimalisme qui repose sur un aveuglement volontaire quant au contenu d'une identité. Or il se trouve que ce règlement, très
cartésiennement, s'aveugle sur le sexe des impétrants. C'est tout, et c'est beaucoup - cet aveuglement se traduit par une liberté (on peut comparer avec le règlement de l'Académie française qui
présentait le même aveuglement, d'où l'admission des femmes). J'ai souligné que l'arrêt de la Chambre suprême de justice maçonnique prenait acte de cette liberté. A ma connaissance elle n'a fait
que cela. Il n'a jamais été question d'obligation.


"Les Loges qui résistent à la mixité ne le font pas nécessairement par haine de la liberté". Bien sûr : on peut très bien résister à la mixité tout en laissant la liberté aux autres d'examiner
les candidatures sans avoir égard à leur sexe. Je connais plusieurs FF qui sont sur cette position, et ce n'est pas eux que je critique. Mais pourquoi vouloir dénier cette liberté aux autres? Ce
n'est pas la même chose. Je n'ai pas attaqué ces Loges, je m'en suis prise à celles qui refusent aux autres Loges une liberté au prétexte qu'elles ne veulent pas exercer cette liberté pour
elles-mêmes (ce qui est leur affaire et leur droit).


Permettez-moi de ne pas relever votre petite provocation "nous ne les recevrons pas", etc.  On croirait que vous êtes dans une citadelle assiégée. Et de relever [j'y reviens, edit
du3 mai, en relisant votre commentaire] la manière vont vous traitez ceux que vous appelez mes "soutiens" - comme s'ils n'avaient aucune autonomie de pensée ; je revendique du reste pour moi
aussi la "médiocrité" que vous leur attribuez, puisque je partage avec eux nombre d'arguments !



sygema 30/04/2010 12:09



juste pour paraphraser Annette. Le problème des machos du GO est qu'ils n'assument pas de l'être...et se réfugient derrière des votes (ceux du convent) qui n'ont aucune porté jurique
(justice maçonnique).


 La plupart des détracteurs de la Liberté des Loges n'ont jamais lu le Règlement Général de GO, règlement qui permet en effet l'initiation de tout profane, le genre n'étant pas spécifié,
comme Catherine l'a brillement indiqué. Règlement qui pour exister a du être adopté en son temps par....le convent. La CSJM n'a fait que mettre en application un texte voulu par l'ensemble des
frères du GO......je croyais que les frères du GO étaient tous des démocrates et des républicains convainvus.....quelle coupe amère!



annette 28/04/2010 22:50



Wouaouhhh!


Catherine, je viens de lire tous les commentaires (il y a seulement trois jours ils étaient moins nombreux), et suite à ce que je ne puis appeler autrement qu'une superbe plaidoirie (en réponse à
J.F.Rémond), j'ai cédé à la curiosité et suis allée sur "rue89" lire votre article entier, et surtout, surtout, les commentaires!


J'ai repéré 3 internautes magnifiquement machos et visiblement ivres du plaisir de couper les cheveux en quatre : elevene, elebeau, et encore plus, Tanguy87 ! ...


Avec une patience hors du commun, à chaque fois que l'un d'eux revient à la charge, vous-même, vous REEXPLIQUEZ, REVENEZ à la question EXACTE sur laquelle vous critiquez le Conseil de l'Ordre du
GODF, avec une pédagogie sans faille, calme, arguments inattaquables ... et les voilà qui non seulement raisonnent de nouveau en mâles terrorisés à l'idée de côtoyer des "soeurs", mais en plus,
l'un d'eux vous accuse de les prendre pour des idiots à force de seriner toujours les mêmes explications !!!


 


Il n'est pire sourd, dit-on, que ....


 


Dites-moi, Catherine, otez-moi d'un doute (bien que je ne sois ni don Diegue ni don Gormas ...) : certains êtres sont-ils VRAIMENT BOUCHES ? VRAIMENT FORMATES ? VRAIMENT définitivement et
inguérissablement LOBOTOMISES ?


 


Allez, ne vous fatiguez pas, je n'ai, HELAS, HELAS, trois fois HELAS, AUCUN doute ...


 


Aucun doute non plus sur le fait qu'en Humanité, existe le pire comme le meilleur. L'énorme difficulté est de combattre du mieux que l'on peut le pire, pour tenter de s'approcher tout doucement
du meilleur ... mais C'EST PAS GAGNE !!!


 


(Pardon pour les absences d'accents aigus sur les majuscules).


 


Bien à vous.



Catherine 29/04/2010 23:38



Chère Annette, il faut aussi souligner que sur les sites de presse en ligne, les articles "ouverts" - comme on dit - aux commentaires attirent forcément des remarques disons ... obstinées et
parfois déplaisantes.


La loi du genre veut que l'auteur d'un article publié en ligne soit  offert en pâture à tous ceux qui trouvent amusant de "bouffer" de l'auteur. Ce disant, je ne critique nullement Rue89 ni
d'autres sites de presse en ligne, car ils modèrent les commentaires en supprimant les invectives, les injures, etc. Mais le moyen de supprimer la mauvaise foi et de censurer les
"malcomprenants"? Je le fais sur Mezetulle, impitoyablement, mais il s'agit d'un site personnel où je suis "chez moi" et non d'un site d'information. Et je me moque du nombre de visites. Du reste
à Rue89 ils font très bien les choses en mettant en valeur les réponses de l'auteur : il faut savoir qu'en publiant en ligne, on ne doit pas abandonner son texte, il faut le défendre.


Cela dit, vous aurez tout de même remarqué qu'il y a des commentateurs très avisés qui apportent un réel soutien à l'auteur, ne serait-ce qu'en témoignant qu'ils ont très bien compris le propos,
mais très souvent ils vont au-delà et apportent du nouveau.


Donc il faut faire la part des choses et savoir ce que l'on fait en sollicitant une mise en ligne sur un site de presse à large diffusion. Je me félicite de l'avoir fait  et je remercie
Rue89 d'avoir accepté.



Jean François Rémond 28/04/2010 17:37



La chambre suprême de justice maçonnique ne peut être mis sur le même plan qu'un pouvoir judiciaire indépendant dans l'Etat. Si on peut s'y faire élire, une certaine cooptation n'est pas exclue.
Une fois de plus, Mézetulle règle le débat par une formule " haine de la liberté" et par une instruction ( puisqu'on parle de justice)  uniquement "à charges".


Les frères ne sont pas rentrés dans des loges à l'origine "homosexuées" mais dans une obédience de fait, sinon en droit, masculine. Un contrat de confiance était établi. C'est ce contrat que l'on
tente aujourd'hui de modifier. La solution de synthèse qui consiste à laisser chaque Loge libre de son choix revient en fait à faire éclater l'unité de l'obédience en trois tendances distinctes :
les Loges masculines, les Loges mixtes et, enfin, les Loges qui se réclamant du principe d'homosexualisation réclameront d'être uniquement féminines. Comment croire qu'il puisse y avoir , après
cela, une unité substantielle et réelle ?


Il devient très gênant que Mézetulle, qui se déclare maçonne, aille jusqu'à des propos aussi excessifs. Beaucoup de nos frères, en leur temps, sont morts pour la liberté , peut-être eussent-ils
été, pour certains, pour le maintien d'une obédience homosexuée. Faut-il prétendre qu'ils eusent eu une telle position en haine de la liberté ? Ne peut-on maîtriser des expressions aussi
définitives qu'excessives ou, au moins, avoir le souci de présenter les arguments en présence dans leur intégralité et non pas toujours par un "bloc-note" qui veut persuader plutôt que de
convaincre ?



Catherine Kintzler 28/04/2010 19:14



Jean-François, ce bloc-notes laconique est accompagné d'une version développée en ligne sur Rue89.com qui a reçu des
commentaires. Apparemment vous ne l'avez pas lue.


 


Vous semblez considérer que l'unité substantielle d'une association qui se veut philosophique et qui oeuvre au perfectionnement de l'humanité se juge sur une paire de chromosomes : nous avons
déjà discuté de cela l'automne dernier, dans un débat qui nous a à la fois opposés et réunis au sujet de la mixité. Je renvoie donc les lecteurs de Mezetulle à notre échange, en commençant par votre article qui nous avait habitués à des arguments d'un niveau
plus relevé.


 


Pour reprendre votre hypothèse tripartite, je vous fais remarquer que des obédiences mixtes connaissent ces trois sortes de Loges, leur unité n'en est pas pour autant remise en question! L'unité
substantielle d'une association comme la franc-maçonnerie repose heureusement sur d'autres principes qu'une détermination contingente qui nous échoit comme nous échoit la couleur de notre peau ou
celle de nos yeux. Une unité substantielle reposant sur de tels critères me semble indigne des FF que vous citez, ceux qui ont combattu au péril de leur vie pour la liberté et qui ont subi, du
fait de leur "appartenance" prétendument biologique, les pires des discriminations.


 


Aujourd'hui du reste le débat porte non pas sur la mixité mais sur la liberté des Loges, comme l'a très bien expliqué Charles Arambourou. Cette liberté d'initier des femmes ne relève pas d'un contrat de confiance implicite,
mais est inscrite dans le silence du règlement général : c'est tout ce qu'a rappelé la Chambre suprême de justice. Moi aussi j'ai lu le Livre VIII qui institue et réglemente le pouvoir judiciaire
maçonnique.


 


J'insiste sur ces faits. Je les ai répétés à satiété dans les commentaires qui suivent l'article en ligne sur Rue89.com. J'insiste également sur le
fait que le débat a lieu aujourd'hui : nul besoin d'aller chercher ceux qui ont jadis combattu pour la liberté, et de les faire parler sans savoir quelle position ils auraient adoptée.
Comme si je n'avais aucun respect pour ces combats : c'est au contraire parce que je les respecte et que je me fais une haute idée de la franc-maçonnerie que je me permets d'intervenir. La
liberté ne se divise pas, défendre une miette de liberté c'est la défendre tout entière. Celle dont fait état l'arrêt de la CSJM est la plus élémentaire de toutes : c'est la liberté
de ne pas être contraint de faire ce que la loi n'ordonne pas.


 


Et de plus, en l'occurrence, cette liberté ne nuit en aucune manière à ceux qui ne souhaitent pas en user. Mais comme je le dis dans mes articles, ceux qui ne veulent pas en user trouvent mauvais
que d'autres en usent ; ça ne leur suffit pas d'être machos, ils veulent en outre contraindre les autres à l'être. Ce raisonnement "puisque je suis macho, alors que tous le soient ; puisque
je n'use pas d'une liberté, alors que tous en soient privés" me semble bien relever d'une haine de la liberté. Outre qu'il relève d'une structure que vous connaissez bien, analysée en son
temps par Descartes dans Les Passions de l'âme et plus férocement par Nietzsche dans sa Généalogie de la morale: c'est le raisonnement du ressentiment, une forme d'altruisme
bien-pensant qui institue l'égalité par le nivellement ("que personne ne soit plus libre, plus fort, plus intelligent, plus beau que moi !")


 


De toute façon, même si un prochain Convent, avec majorité qualifiée, introduit expressément la masculinité dans les conditions de candidature, les femmes qui ont été initiées auparavant
resteront membres du GO en toute légalité : nullum delictum sine lege, pour qu'il y ait une infraction, encore faut-il que la loi qui l'interdit soit préalable et qu'elle soit explicite.
Ou alors il faudrait qu'une loi introduisant une restriction de liberté soit rétroactive... ce serait à la fois ridicule et inique. Je ne vois pas comment, sauf à piétiner les principes
fondamentaux que la FM a largement contribué à promouvoir et à installer, vous pourrez vous débarrasser de ce fait : il y a actuellement des femmes membres du GO de plein droit !



breant alain 28/04/2010 09:01



je me permets de compléter mon propos sur la modification du sens critique d'un individu placé en situation de membre d'un groupe constitué. Si le fait est bien connu pour les mouvements de
foule, il me semble qu'il est sous-estimé dans le fonctionnement de groupes plus restreints. L'adhésion à un groupe, et c'est vrai pour une loge, peut entrainer une relation affective qui tend à
annihiler tout sens critique qui pourrait être perçu comme une remise en cause du fonctionnement du groupe. C'est à mon avis ce qui explique que le seul choix qui persiste au "contestaire" c'est
d'accepter l'auto-censure ou de s'en aller à moins que se créé un sous-groupe contestataire qui sera amené soit à devenir majoritaire soit à créer une scission.


Il est très difficile de demander à des femmes et hommes de bonne volonté de se former à la dynamique de groupe pour éviter ce "biais" de fonctionnement des groupes mais étant donné le caractère
initiatique d'une loge maçonnique, il me semblerait que cet effort soit indispensable pour que la réflexion philosophique ne soit pas polluer par des inconscients collectifs pervers.



annette 26/04/2010 11:33



Les deux courtes remarques de Jacques Heurtault m'inciteraient à penser qu'il cherche à débusquer l'étrangeté avec une sorte d'acharnement un peu abusif, on dirait familièrement qu'il "cherche la
petite bête" ... Bizarre, bizarre - oui, j'ai dit bizarre ... Dans notre société, la recherche de la nuance et de la complexité me semblerait plus indiquée ! J'aime votre réponse, Catherine :
dans la FM, c'est comme dans toute société (NON communautariste), heureusement que les idées ne sont pas identiques !!!


Le commentaire d'Alain Breant m'inspire davantage de sympathie, non que je partage forcément son opinion qu'il existe encore sans doute dans la FM certaines tendences trop dirigistes - j'avoue
mon ignorance, vous Catherine vous connaissez mieux la question. Mais s'il est exact que les comportements des foules peuvent amener à des excès, jusqu'à même l'abolition de la pensée critique
(nous en avons connu de nombreux exemples, malheureusement), leur connaissance est-elle relativement nouvelle ? Tout dépend du sens de ce "relativement" ! J'ai acheté ces derniers temps chaque
semaine une publication initiée par "Le Monde" (déjà 30 titres, et 4 autres sont prévus). Titre général : "Les livres qui ont changé le monde". Celui dont je parle est de Gustave Le Bon, et
s'intitule "Psychologie des foules".


Nous sommes en plein dans le sujet, dirait-on. Son ouvrage a été publié en 1895 - peut-on considérer que c'est "relativement" nouveau, ou qu'au contraire ces notions ayant été étudiées fin XIXe
siècle, on peut dire "naguère", "autrefois", "il y a belle lurette", "en des temps immémoriaux" ?


Aucune ironis dans ce qui précède, je pose la question ...


Dernière remarque : votre réponse à mon premier commentaire, Catherine, m'a prouvé que j'avais mal lu votre article, trop vite probablement, confondant "loge" avec "obédience", "Conseil", etc
...Certains disent que l'on ne doit pas parler de ce qu'on ne connaît pas bien, d'autres au contraire revendiquent le droit de parler de tout, je n'ai pas d'idée bien arrêtée là-dessus! ...


En tous cas, j'ai eu ce matin la très bonne surprise d'entendre, dans "Les matins de France-Culture", le juriste Guy Carcassonne parler sur le sujet de la "burqa" (terme impropre!) et des
controverses qu'il (le sujet) ou qu'elle (la burqa) suscite. Finalement, je ne dois pas être trop idiote, puisque j'étais très exactement en accord avec chacun de ses avis! Qui rejoignent
pratiquement tout ce que vous-même avez exprimé là-dessus. Seul bémol : il ne savait pas encore vraiment s'il souhaitait une loi, avançant qu'il existait sûrement déjà bien des règlements qui
permettaient de voir disparaître cet "habit" de la voie publique. Très honnêtement, moi aussi, je suis encore hésitante sur la nécessité d'une loi ou pas (de toute façon, PAS dans l'urgence,
telle que nos vibrionnants politiques voient la question!).


Merci, Guy Carcassonne, merci à vous aussi, Catherine (en espérant avoir une autre occasion de vous serrer la main, ainsi qu'à votre époux).



Jacques Heurtault 26/04/2010 00:40



J'avais entendu dire que, pour devenir franc-maçon, il fallait être introduit par des personnes déjà membres ... Je me suis apparemment trompé!


De toutes les façons, ce monde-là n'est pas mon monde ... On lui prête des rites (est-ce exact?) qui m'en éloigne formellement et catégoriquement! Au fond, ce n'est pas très éloigné des rites
religieux ...



Mezetulle 26/04/2010 16:02



Heureusement, Jacques, il y a plusieurs mondes. Et la FM n'épuise pas tous les mondes possibles ! Vous pouvez tout, mais absolument tout savoir sur les rites, etc. en lisant des ouvrages en vente
partout.  Par exemple La Franc-maçonnerie de la collection "pour les nuls" est un livre très bien fait, où on peut constater la grande diversité de ce "monde". Mais vous pouvez
trouver des ouvrages plus érudits, les librairies spécialisées ont pignon sur rue.



breant alain 25/04/2010 00:10



C'est vrai, c'est beau, c'est simple ! Bravo +++


Bien sûr c'est un peu provoc car parler de haine est peut-être un peu exagéré. Je crois que historiquement la démarche maçonnique n'a pas intégré dans sa conceptualisation la dérive
comportementale de l'appartenance au groupe identitaire qui est capable de transformer un authentique libertaire en un réel apparatchik capable d'exécuter des ordres fous par soumission à
l'autorité.


La connaissance des capacités perverses des comportements collectifs est relativement nouvelles et tous les processus à mettre en place pour éviter ce que vulgairement on appelle le moutonnage
(mais les moutons peuvent aussi être tueurs !) ne sont pas intégrés dans les rituels qui restent très dirigistes !


Je suis persuadé qu'une FM nouvelle et plus intelligente est possible : vous en êtes la preuve !



Mezetulle 25/04/2010 16:28



Le bloc-notes est un peu elliptique du fait il est partie prenante d'un dossier plus étoffé déjà publié sur le blog.


L'article
plus développé publié sur Rue89.com explicite davantage l'expression "haine de la liberté" qui effectivement peut apparaître comme une provocation dans un contexte trop laconique. Mais il m'a
semblé intéressant de soulever la question de la liberté au-delà de celle de la mixité qui fonctionne ici à mon avis comme un écran de fumée. Il est vrai que ce faisant je recours à un "gros
calibre" : il est probablement moins désagréable pour un franc-maçon de se faire traiter de macho que d'être accusé de vouloir restreindre la liberté d'autrui.


Merci pour votre appréciation.



Jacques Heurtault 24/04/2010 22:56



Je comprends de tout cela qu'il y a des "maçons progressistes-réactionnaires" à moins qu'ils ne soient de "gauche-droite" ... Etrange! Très étrange!



Mezetulle 25/04/2010 16:15



Oui il y en a de toutes sortes. C'est un peu comme la République française...



Jacques Heurtault 24/04/2010 22:46



J'apprends qu'il existe une "justice" maçonnique ... Ce comportement relève du communautarisme pur ou bien alors je n'ai rien compris.



Mezetulle 25/04/2010 16:14



Oui, il existe une justice propre à l'association, comme dans les fédérations sportives par exemple. Beaucoup d'associations (et n'oublions pas que le GODF compte près de 50 000 membres) ont
leurs propres structures destinées à traiter les différends intérieurs - rappel des règles lorsqu'il y a incertitude ou infraction à celles-ci, procédures de radiation etc. - ; chose parfaitement
licite et à laquelle personne ne trouve rien à redire... mais quand il s'agit des francs-maçons, ah là là , que ne va-t-on pas imaginer ? Et quand les choses sont vraiment sérieuses, eh bien
c'est la justice de la République qui est saisie. Tout cela est parfaitement normal et fait partie  de la vie associative...


Communautarisme ? Il y aurait communautarisme si l'"appartenance" maçonnique n'était pas libre, et si la "communauté" se présentait comme le porte-parole de chacun de ses membres. Or l'adhésion
maçonnique est totalement libre : la porte est ouverte dans les deux sens, il est très facile d'en sortir, on peut claquer la porte à tout moment sans prendre aucune précaution et sans aucune
conséquence... (ah oui, j'oubliais, la gorge tranchée, le glaive pointé sur moi ! brr...! maman j'ai peur...). Et pour ce qui est de la liberté de parole, vous pouvez en juger suffisamment avec
les conflits (souvent un peu comiques) qui opposent ouvertement les francs-maçons entre eux : on ne peut vraiment pas dire que tout le monde est au garde à vous le petit doigt sur la couture du
pantalon et le regard tourné vers un bureau politique...


 



jf van campo 24/04/2010 08:06



et si au delà de cette haine de la liberté évoquée,il ne s'agissait pas simplement d'une incapacité de gérer une situation inenvisageable par les dignitaires actuels du GODF ,encore avant hier ?
Et dont ils craignent les conséquences sur l'idée qu'ils se font de leur mission , mais aussi sur la peur de l'inconnu et des multiples conséquences générée par l'arrivée des femmes dans un
paysage maçonnique jusque là méfiant sinon hostile? 


Et si la réalité au niveau des frères et des loges, était plus favorable que ne le laisse penser ceux "d'en haut" ?



Mezetulle 24/04/2010 11:21



Bien sûr d'autres hypothèses sont possibles, mais j'ai souhaité évoquer la pire. Pire parce qu'elle met en cause un concept fondamental de la franc-maçonnerie adogmatique. Il est très difficile
de comprendre pourquoi des francs-maçons refusent à d'autres une liberté (laquelle n'est pas contraire au règlement général) au prétexte que eux ne souhaitent pas en user. Personne n'a
demandé l'obligation de mixité, mais certaines loges voudraient imposer l'obligation de machisme.



annette 23/04/2010 11:35



Bonjour chère Catherine.


NON voyons, impossible de penser un seul instant que des Frères puissent "haïr" la liberté, c'est tout simplement INCONCEVABLE !!!


De même qu'il est absolument inconcevable que l'actuel Saint Père ait pu couvrir des actes répréhensibles, de même qu'il est hors de pensée que des Hommes de Dieu aient pu attenter à la pudeur et
à l'intégrité d'enfants qui leur étaient confiés, ni aient pu leur infliger des maltraitances et punitions injustes et dégradantes. Il est aussi inimaginable que certains tout-venants (comme ceux
que nous sommes) puissent ne pas obéir aux saintes obligations morales qui devraient conduire leur vie, (humilité, simplicité, charité, non-recherche du bonheur terrestre, ni du superflu ni des
plaisirs matérialistes), alors que nous devrions suivre l'exemplarité de certains de ces Saints Hommes! Mais nous ne sommes que de pauvres pécheurs,ma bonne dame ...


(Je suis en train de lire un "Petit cours d'auto-défense intellectuelle", vraiment très intéressant; je n'en suis qu'au premier quart, où l'on analyse tous les artifices de langage et de
communication employés pour nous ... "embobiner".On y fait allusion entre bien d'autres moyens, à la "généralisation" ( LES jeunes, LES Arabes, LES laïcards, LES gauchistes ...), c'est pourquoi,
vous l'aurez remarqué, Catherine, j'ai bien pris soin d'employer des indéfinis, ou le terme "certains" ...!)


Allons, pour conclure, sérieusement cette fois, on constate bien que même dans les milieux qui devraient se montrer irréprochables, comme les F.M., NOBODY IS PERFECT !!!


Comme disait Einstein : "Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" (dans le cas dont vous parlez, il s'agit de bien autre chose que de simples préjugés, mais l'idée est la même
...).


Bien à vous.



Mezetulle 23/04/2010 14:14



chère Annette, merci, votre commentaire m'aide d'ailleurs à bien préciser ma position.


 


Moi-même initiée dans une obédience mixte, laïque et adogmatique, je ne fais aucun mystère de mon appartenance maçonnique, et je m'intéresse à ce qui touche la franc-maçonnerie adogmatique et
laïque. Mes interventions ne sont en aucun cas antimaçonniques, et elles ne visent en aucun cas l'ensemble des maçons du GODF.


 


Je travaille du reste depuis longtemps avec le GO sur les questions de laïcité, et j'y reçois toujours un accueil chaleureux et fraternel. Nous savons tous que nombreux sont les francs-maçons du
GO qui travaillent à l'admission des femmes dans cette obédience et qui se sont félicités du récent jugement de la justice maçonnique. Par ailleurs, je ne fais état d'aucun "secret" maçonnique :
je me contente de réfléchir sur des informations qui sont déjà publiques.


 


Je m'en prends ici seulement aux Loges du GO qui ne se contentent pas de pratiquer l'homosexuation, mais qui voudraient aussi l'imposer aux autres Loges malgré une décision de justice maçonnique
qui reconnaît non pas la mixité (ce qui effectivement serait pour le GO une sorte de restriction de liberté) mais la liberté de chaque Loge d'initier qui elle veut, conformément au silence du
Règlement général (lequel n'impose aucune condition de sexe).


 


L'article de L'Express.fr que je cite dit clairement que ces Loges sont intervenues auprès du Conseil de l'Ordre pour qu'il fasse appel de la décision de justice. Mon article ne vise donc pas
davantage l'ensemble des membres du Conseil, qui a probablement tenu compte de ces interventions...


 


Pour parler plus vulgairement, je m'en prends à ceux qui ne se contentent pas d'être machos, mais qui en outre ne supportent pas que d'autres ne le soient pas ! Je parle de haine de la liberté
car ils ne se contentent pas de ne pas jouir eux-mêmes de la liberté d'initier des femmes (ce qui est leur affaire et ce que personne ne leur conteste) : ils veulent en outre que personne d'autre
au sein de leur obédience ne jouisse de cette liberté.



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