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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: Mezetulle. Blog de Catherine Kintzler]]></title>
    <link>http://www.mezetulle.net/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;Mezetulle. Blog de Catherine Kintzler&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Commentaires du blog: Mezetulle. Blog de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 11:19:54 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 11:19:54 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.mezetulle.net</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de André Perrin]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-le-medieviste-et-les-nouveaux-inquisiteurs-par-a-perrin--30483836-comments.html#comment65465998</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Réponse de l'auteur reçue par Mezetulle.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le commentaire d’Épistémè comporte trois arguments (ou procédés, le lecteur en jugera) que je reprends dans l’ordre où ils se présentent.<br>
    <br>
    1 – Ayant cité un large extrait de l’avant-propos d’<em>Aristote au Mont-Saint-Michel</em> (p. 9-10), Épistémè affirme qu’Alain de Libéra y est «&nbsp;nommément mis en cause&nbsp;», puis il
    entreprend de laver celui-ci de l’accusation d’avoir ignoré ou «&nbsp;occulté&nbsp;» Jacques de Venise ainsi que les chrétiens d’Orient et les savants nestoriens, accusation qui aurait été portée
    contre lui par Sylvain Gouguenheim.<br>
    <br>
    Épistémè pourra aisément constater en se relisant qu’Alain de Libéra n’est pas «&nbsp;nommément mis en cause&nbsp;» dans le passage qu’il cite, ni page 9, ni page 10. En revanche la note 1 page 9
    renvoie à la mention, page 217, de deux ouvrages, celui de M.-R. Menocal, <em>The Arabic Role in Medieval Literary History. A Forgotten Heritage</em>, et celui d’Alain de Libera, <em>Penser au
    Moyen-Âge</em>, «&nbsp;notamment p. 98-142&nbsp;». Cette note 1 prend place à la fin de la phrase suivante&nbsp;: «&nbsp;On parle d’un «&nbsp;héritage oublié&nbsp;», dont il faudrait rendre
    conscients les Européens&nbsp;». Les pages 98-142 de <em>Penser au Moyen-Âge</em> sont celles qui constituent la totalité du chapitre 4 de cet ouvrage, chapitre intitulé «&nbsp;L’héritage
    oublié&nbsp;» et «&nbsp;A Forgotten Heritage&nbsp;», sous-titre de l’ouvrage de Maria Rosa Menocal signifie en anglais «&nbsp;Un héritage oublié&nbsp;». Ce qui est donc «&nbsp;reproché&nbsp;» à
    Alain de Libéra ce n’est nullement d’avoir ignoré Jacques de Venise ou les savants nestoriens, mais d’avoir utilisé la notion d’&nbsp;«&nbsp;héritage oublié&nbsp;». Et cette notion est en effet
    contestable. Elle est par exemple contestée par Rémi Brague dans l’article dont j’avais conseillé la lecture à Épistémè&nbsp;: «&nbsp;cet héritage a été oublié par qui&nbsp;? L’homme de la rue ne
    l’a jamais oublié, pour la bonne raison qu’il ne l’avait jamais su. Mais les gens un peu cultivés&nbsp;?&nbsp;». Et Rémi Brague de montrer que les générations d’orientalistes qui se sont succédé
    depuis le XVIe siècle ont tout au contraire mis en évidence le rôle des Arabes dans la transmission du savoir antique.<br>
    <br>
    Nulle part dans son ouvrage Sylvain Gouguenheim n’accuse Alain de Libéra d’avoir ignoré Jacques de Venise ou les chrétiens d’Orient. A propos de Jacques de Venise il écrit à l’inverse&nbsp;:
    «&nbsp;Si les philosophes ont reconnu son importance, grâce aux travaux de L. Minio-Paluello …&nbsp;» (<em>Aristote au Mont-Saint-Michel</em> p. 106). Par ailleurs la phrase «&nbsp;Également
    absents de nombreux livres ou publications, les chrétiens d’Orient, les savants nestoriens …&nbsp;» ne peut être&nbsp; interprétée comme signifiant&nbsp; «&nbsp;Également absents de tous les
    livres …&nbsp;» et pas davantage «&nbsp;Également absents des livres d’Alain de Libéra&nbsp;», du moins au regard des exigences ordinaires de la probité intellectuelle.<br>
    <br>
    <br>
    2 – Épistémè n’aurait été «&nbsp;nullement choqué&nbsp;» si Gouguenheim s’était contenté de rejoindre les conceptions de Rémi Brague. Il trouve en revanche «&nbsp;inadmissible de monter de toute
    pièce [<em>sic</em>] une prétendue idéologie&nbsp; que l’on ne retrouve pas chez ceux qu’il critique&nbsp;». Là encore, si Épistémè avait pris le soin de lire Rémi Brague, il n’aurait pu tenter
    de l’opposer à Gouguenheim sur ce point. Voici en effet ce que Rémi Brague écrit dans l’article dont j’avais conseillé la lecture à Épistémè&nbsp;:<br>
    <br>
    «&nbsp;Si […] on pense au non-spécialiste qui cherche à s’informer dans la presse ou dans les médias, force est de constater que la légende qui y domine actuellement, «&nbsp;la thèse la plus
    médiatisée&nbsp;», est bien celle contre laquelle s’élève Sylvain Gouguenheim, lequel ne prétend pas faire plus que «&nbsp;donner à un public aussi large que possible […] des éléments
    d’information et de comparaison issus des travaux de spécialistes, souvent peu médiatisés&nbsp;». […] On a en tout cas un peu vite fait de dire que Sylvain Gouguenheim s’en prendrait à des
    moulins à vent, que «&nbsp;personne&nbsp;» n’adhérerait à la légende rose que j’ai dite. Car encore une fois, si l’on veut dire&nbsp;: personne parmi les spécialistes, la cause est entendue. Si
    l’on veut dire en revanche&nbsp;: personne parmi ceux qui font l’opinion, on se trompe lourdement.&nbsp;»<br>
    <br>
    <br>
    3 – Épistémè considère que je devrais être «&nbsp;choqué&nbsp;» par les références de Gouguenheim à «&nbsp;des personnes résolument hostiles à l’Islam en tant que civilisation, que ce soit
    Delcambre, Marchand ou encore Bat Yeor&nbsp;». Je ne connais guère M. Marchand, mais il semblerait qu’il soit ancien élève de l’École nationale des langues orientales&nbsp;; quant à Anne-Marie
    Delcambre, elle est agrégée d’arabe et docteur en civilisation islamique. Que voilà de curieux cursus universitaires pour des personnes hostiles à l’Islam en tant que civilisation&nbsp;! Mais
    quand bien même ce serait le cas&nbsp;? Je lis régulièrement, sous la plume d’intellectuels huppés et politiquement corrects, des diatribes contre la civilisation occidentale et les méfaits de la
    tradition judéo-chrétienne&nbsp;: devrais-je en être choqué&nbsp;? Puisque Épistémè a pu extraire trois auteurs hostiles à l’Islam en tant que civilisation d’une bibliographie qui comporte
    quelque 275 titres, je lui suggère de se livrer au même exercice avec la liste des quelque 280 pétitionnaires anti-Gouguenheim et de vérifier qu’il n’y en a pas trois parmi eux qui puissent être
    soupçonnés d’être «&nbsp;résolument hostiles&nbsp;» à la Chrétienté comme civilisation.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 22:03:33 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-le-medieviste-et-les-nouveaux-inquisiteurs-par-a-perrin--30483836-comments.html#comment65465998</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65360327</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Merci, cher Jacques, pour ces précisions. Je suis certaine que les lecteurs de Mezetulle ne manqueront pas de visiter <a title="votre blog" href="http://www.propositions-audacieuses.net/" target=
    "_blank">votre blog</a>, qui est de part en part inspiré par la sincérité, le bon sens (nourri d'arguments et d'informations) et le courage de dire les choses (je leur recommande à ce sujet la
    lecture de l'article récent sur les évadés fiscaux...). En regardant celui d'<a title="Incognitoto" href="http://solutions-politiques.over-blog.com/" target="_blank">Incognitoto</a>, ils verront
    qu'il n'est pas si loin - à mon avis et sur bien des points, et en dépit des désaccords - de vos propres préoccupations.
  </p>
  <p>
    C'est vrai que ce débat sur la <em>burqa</em> et le <em>niqab</em> finit par lasser, et que à certains égards les choses sont simples, mais Mezetulle peut difficilement résister au plaisir de la
    "disputatio" - goût que partage probablement aussi Incognitoto ! Ce qui compte avant tout à mes yeux c'est que le débat soit de qualité, qu'il fasse apparaître des principes clairs qu'on n'avait
    pas forcément présents à l'esprit et qu'il est souvent utile de connaître... et j'essaie de ne pas y égarer le peu de bon sens qui me reste !
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 15:40:49 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65360327</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jacques Heurtault]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65337984</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Chère Catherine,
  </p>
  <p>
    Je souscris à vos arguments, très sensés et très équilibrés. Ma réaction était plutôt épidermique et volontiers dirigée vers Incognitototo.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Il me semble, en effet, qu'il est "entre deux eaux". Tout ce qui vient de Sarkozy lui hérisse le poil. Donc, comme Sarkozy propose quelque chose contre la burqa, il est presque pour la burqa!
    C'est rapidement dit et lapidaire mais il y a du vrai dans mon propos.
  </p>
  <p>
    Vous avez tout particulièrement raison quand vous dites que les partisans de la burqa sont de vrais réactionnaires, des "islamofascisants", des partisans de la "charia" qui charie surtout de la
    "merde" (pardon pour le gros mot qui ne doit pas avoir cours sur votre blog!).
  </p>
  <p>
    Alors, quand je sens que 80% du peuple français est évidemment contre la burqa (mais est assez pondéré pour ne pas le dire d'une manière trop violente), je me dis qu'il faut que quelqu'un dise
    tout haut ce que beaucoup, beaucoup, pensent tout bas! JE SUIS CET HOMME! Et je ne suis pas le seul ...
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 23:58:29 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65337984</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65320596</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Cher Jacques, vous savez bien que je ne suis nullement favorable à la thèse de la "guerre des civilisations", ce qui ne m'empêche pas d'être très ferme (et depuis fort longtemps) avec ce genre de
    test destiné à ouvrir une brèche dans l'homogénéité républicaine par formation de "communautés" où l'obligation d'appartenance est de rigueur et se signale par ce qu'il faut bien appeler un
    marquage. Mais ce n'est pas une "guerre de civilisation" qui oppose "Orient musulman" et "Occident chrétien", d'abord parce que ces deux notions sont fausses, ensuite parce que, même si elles
    étaient vraies, elles font comme si les divisions n'existaient pas en chacune, et aussi parce que la menace communautariste n'est hélas pas l'exclusivité de l'islam radical.
  </p>
  <p>
    Je pense qu'il est important d'aider nos compatriotes de culture musulmane (ainsi que ceux qui ne sont pas nos compatriotes et qui vivent paisiblement en France) à faire état de leurs désaccords,
    de leurs divisions, à échapper à la mainmise des groupes les plus réactionnaires qui prétendent les "représenter" et qui confisquent leur parole - secondés en cela par une bienpensance qui fait
    des ravages. Les aider à le faire et soutenir ceux qui ont le courage de s'élever contre le "fascislamisme" : <a title="Voir ici" href="http://www.mezetulle.net/article-13524691.html" target=
    "_blank">voir ici</a> par exemple.
  </p>
  <p>
    Voilà pourquoi, entre autres, je me "décarcasse" à mener des discussions qui peuvent vous sembler superflues, compliquées, et qui ont probablement quelque chose d'un peu agaçant.
  </p>
  <p>
    A la lecture de votre blog, <a title="auquel je les renvoie" href="http://www.propositions-audacieuses.net/" target="_blank">auquel je les renvoie</a>, les lecteurs de Mezetulle pourront
    constater que vous êtes très attaché à l'existence d'un espace critique où les citoyens viennent échanger des arguments !
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 16:25:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65320596</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jacques Heurtault]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65265657</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Mon Dieu (avec une majuscule, s'il vous plait!), que tout cela est bien long et bien compliqué ...
  </p>
  <p>
    Je suis d'une nature un peu plus "carrée" ... Je n'ai pas l'habitude d'entrer dans un débat en faisant des manières.
  </p>
  <p>
    Pour moi, le problème est simple :
  </p>
  <p>
    1. Des gens ont fait le choix d'utiliser les faiblesses de notre législation pour saper les fondements de notre civilisation OCCIDENTALE.
  </p>
  <p>
    2. Il ne saurait être question de l'accepter ni même de tolérer.
  </p>
  <p>
    3. Nous ferons donc TOUT CE QU'IL FAUDRA pour mettre ces ferments de déstabilisation des fondements de notre civilisation HORS d'ETAT DE NUIRE.
  </p>
  <p>
    4. Parmi ces gens, il y a ceux qui portent la "burqua" ou le "niqab" (peu importe l'appellation). NOUS ALLONS LES METTRE A LA RAISON! CHEZ NOUS, NOUS SOMMES LES PATRONS ... Pour preuve, ces gens
    ne manquent pas de nous prouver que, chez eux, "ils" sont, eux aussi, les patrons ...
  </p>
  <p>
    9 lignes ... La dizième serait superfétatoire ...
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 Jul 2010 00:21:15 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65265657</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65263174</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    La discussion se poursuit <a title="sur le blog d'Incognitoto" href=
    "http://solutions-politiques.over-blog.com/article-c-burqa-et-loi-un-debat-democratique-entre-citoyens-catherine-kintzler-et-incognitototo-suite-et-fin-54357304-comments.html#comment65253999"
    target="_blank">sur le blog d'Incognitoto</a>.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 22:49:24 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65263174</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de épistémè.]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-le-medieviste-et-les-nouveaux-inquisiteurs-par-a-perrin--30483836-comments.html#comment65189947</link>        <description><![CDATA[
  <p></p>
  <p>
    Je découvre la réponse de M. Perrin. Il est vrai qu'au bout d'une semaine, ne voyant rien paraître, mon attention s'est détourné du sujet. C'est par un hasard fortuit que je l'ai découverte hier
    soir, plus d'un an après sa parution.
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    Je constate M. Perrin qu'à l'image de Gouguenheim dont vous vous faites un ardent défenseur, vous êtes amateur du grand jeu de la lecture sélective. La probité intellectuelle n'est donc plus à
    l'ordre du jour ?
  </p>
  <p>
    Plutôt que de se lancer dans de grands discours, citons Gouguenheim. Oh, nul besoin d'aller chercher bien loin les preuves qui gisent dès l'avant-propos (pages 9 et 10) :
  </p>
  <p>
    «&nbsp;Les «&nbsp;âges sombres&nbsp;» du Moyen Âge sont de retour. L'histoire culturelle de l'Europe, pourtant éclairée depuis plusieurs décennies par les travaux de nombreux médiévistes, fait
    l'objet d'une révision. S'impose désormais l'image biaisée d'une chrétienté à la traîne d'un «&nbsp;Islam des Lumières&nbsp;», auquel elle devrait son essor, grâce à la transmission d'un savoir
    grec dont l'époque médiévale avait perdu les clés. On parle d'un «&nbsp;héritage oublié&nbsp;», dont il faudrait rendre conscient les Européens.
  </p>
  <p>
    La thèse n'aurait en soi rien de scandaleux, si elle était vraie. Il reste qu'elle repose sur un certain nombre de raccourcis ou d'approximations, et qu'elle fait l'économie d'une série
    d'éléments historiques pourtant bien établis. Elle relève ainsi, malgré les apparences, plus du parti pris idéologique que de l'analyse scientifique. On oublie en effet la permanence de l'attrait
    pour la Grèce antique au cours des premiers siècles du Moyen Âge, ainsi que les composantes culturelles grecques de la religion chrétienne. On oublie aussi que la Grèce survivait en partie au
    sein de la vaste construction politique et civilisationnelle qu'était l'Empire byzantin, empire que l'on évacue de l'histoire européenne. De la sorte, on laisse sous silence les échanges
    culturels, la circulation des manuscrits et des lettrés entre Byzance et l'Occident, ainsi que le rôle des traducteurs du grec en latin, authentiques passeurs de savoir. Au coeur de ces divers
    processus se situe l'oeuvre immense réalisée au début du XII° siècle par Jacques de Venise et les moines du Mont-Saint-Michel, <strong>encore trop ignorée – ou occultée</strong>. Également
    absents de nombreux livres ou publications, les chrétiens d'Orient, les savants nestoriens, qui, par un immense et séculaire effort de traduction du grec au syriaque puis du syriaque en arabe,
    conservèrent le savoir grec, pour finir par le transmettre à leurs conquérants musulmans.&nbsp;»
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    Alain de Libera, nommément mis en cause, l'une des têtes pensantes des thèses que Gouguenheim entend réfuter devrait donc répondre au schéma qu'il développe. Jacques de Venise, ignoré, occulté ?
    Comment expliqué l'extrait suivant alors :
  </p>
  <p>
    «&nbsp;En dehors des traducteurs de Tolède, trois Latins hellénistes ont traduit des textes directement à partir du grec. Le premier de ces traducteurs qui ont vraisemblablement rassemblé leurs
    matériaux à Byzance, voire en Sicile, lors de séjours plus ou moins prolongés, est Jacques de Venise. Traducteur d'Aristote, il était présent à Constantinople en 1136, lors du débat ayant opposé
    Anselme de Havelberg à l'archevêque de Nicomédie. Il traduisit les <em>Seconds analytiques</em>, les <em>Réfutations sophistiques</em>, une partie de la <em>Métaphysique</em> (la <em>Metaphysiqua
    vetus</em>) et la plupart des textes composant les <em>Parva naturalia</em>.&nbsp;» (in La philosophie médiévale pages 348-349 de la première édition Quadrige). Jacques de Venise est cité à
    d'autres reprises. Il suffit de se reporter à l'index des noms et des titres en fin de volume.
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    Les chrétiens d'Orient, les savants nestoriens, absents ?
  </p>
  <p>
    «&nbsp;Beaucoup de traducteurs ne sont pas musulmans : on compte parmi eux des chrétiens nestoriens ou jacobites.&nbsp;» (in Penser au Moyen Âge, p.101 de l'édition Point au Seuil.)
  </p>
  <p>
    On pourrait multiplier les exemples, cités de larges extraits du manuel de Libera pour voir à quel point la thèse de Gouguenheim est fabriquée de toute pièce en ne retenant que ce qui la sert et
    en prenant grand soin d'évacuer tout élément qui vient en amoindrir l'impact. A qui ne lit que Gouguenheim, trouver par exemple dans les ouvrages de Libera des phrases telles que celles ci-dessus
    devrait être impossible.
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    Je m'interroge donc fortement sur la probité intellectuelle de M. Gouguenheim dont l'ouvrage est de systématiquement minimiser l'apport arabe au profit d'un apport endogène a contrario
    systématiquement mis en avant. Sa thèse, loin de permettre un rééquilibrage ne fait que renverser la tendance qu'il dénonce.
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    Il aurait très bien pu écrire qu'il estime que les traductions provenant de l'arabe sont surévaluées, rejoignant ainsi Rémi Brague (auquel il se réfère abondamment au demeurant), tenter de
    démontrer que l'apport de Jacques de Venise est sous estimé. Cela ne m'aurait nullement choqué. Non, ce que je trouve inadmissible, c'est de monter de toute pièce une prétendue idéologie que l'on
    ne retrouve pas chez ceux qu'il critique, tristes hères qui occulteraient (sic!) des années d'un patient labeur de médiévistes ignorés.
  </p>
  <p>
    Par contre, vous ne semblez pas choqué par ses références à des personnes résolument hostiles à l'Islam en tant que civilisation, que ce soit Delcambre, Marchand ou encore Bat Yeor (auteur pour
    cette dernière du très utilisé concept d'Eurabia). La lecture sélective a vraiment de beaux jours devant elle...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>

  
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        &lt;!--
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        --&gt;
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        <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 11:05:18 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-le-medieviste-et-les-nouveaux-inquisiteurs-par-a-perrin--30483836-comments.html#comment65189947</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65160713</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Je n'ai jamais dit qu'il soit impossible ou inopportun de formuler un "devoir de désobéissance" ; mais comme on peut le voir en examinant la formulation de la Déclaration des droits (1789) il
    s'agit de la déclaration d'un principe fondamental (article 2 : la résistance à l'oppression est au nombre des droits imprescriptibles), et non d'une <em>loi</em> à proprement parler. Il y aurait
    beaucoup à dire sur les différences à ce sujet&nbsp; - et sur d'autres - avec la Déclaration de 93, mais ici je ne ferais que répéter Condorcet, lui qui a critiqué cette dernière Déclaration au
    péril de sa vie.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bon, je m'en tiens là ; vous avez raison sur l'issue de notre débat qui, s'il se prolongeait, retrouverait d'une manière ou d'une autre des éléments déjà abordés : à mon avis aussi, nos
    désaccords portent essentiellement sur la question des outils légaux, sur la formulation et l'objet des lois. Pour ma part, effectivement, je ne ferais que me répéter.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Merci beaucoup pour cette discussion, j'espère que les lecteurs de Mezetulle en tireront autant de plaisir et de profit que j'en ai eu à la mener avec vous.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 16:06:06 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65160713</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65154882</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    J’entends bien, du moins il me semble…<br>
    <br>
    Vous ne voulez pas rentrer dans les arcanes psychiques, qui sous-tendent ce que je pense qu’il faudrait expliciter pour que cette loi soit perçue au bon niveau. Vous pensez que ce n’est pas le
    rôle de la loi, ni de ceux qui réfléchissent dessus.<br>
    En l’occurrence, il n’y a pas que le problème identitaire (que vous avez très justement reformulé), si ça n’était que ça, je serais moins « sûr » de ce que j’avance sur la double contrainte… Il y
    a aussi le problème d’une loi qui s’adresse à une instance psychique qui fait loi pour ceux qui la vivent. Identité personnelle et processus identitaire collectif sont vécus comme confondus pour
    les burqistes et c’est pourquoi, je persiste à penser que nous sommes bien dans un système de double contrainte. Pour autant, je ne prône pas de traitement spécial, ni de pitié particulière,
    juste d’autres façons d’aborder le problème pour les régler au fond, pas seulement en surface.<br>
    En l’espèce, il me semble que c’est très différent d’interdire le port d’un insigne nazi (ce qui ne me pose pas de problème, bien que je pense que ce n’est pas ça qui résoudra le fond) à des gens
    qui ne font que penser que leur doctrine devrait s’imposer à tous, par rapport à d’autres signes de gens qui « vivent » et sont « structurés » avec leurs lois délirantes. Les premiers vont
    pouvoir continuer à penser ce qu’ils pensent, les deuxièmes je ne sais pas… ; et je n’évoquais le désespoir (avec une emphase un peu exagérée, il est vrai) que pour signifier qu’il ne se passera
    pas rien…<br>
    Mon expérience de dirigeant et d’auditeur d’entreprises, c’est que quand on tape à ce genre d’endroit, sans avoir dénoué avant d’autres problématiques, les « retours de bâton » sont nombreux et
    souvent très inattendus ; exactement ce que nous apprend l’analyse systémique (c’est un de mes sujets de thèse de DEC, donc c’est possible que je sois particulièrement sensibilisé à ce propos
    ;o)).<br>
    Vous citez la <a title="loi de 2004" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_fran%C3%A7aise_sur_les_signes_religieux_dans_les_%C3%A9coles_publiques" target="_blank">loi de 2004</a> comme exemple
    d’une loi devenue nécessaire, c’est oublié que ce problème, très localisé à l’école, est devenu depuis un vrai <a title="phénomène de société" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaires_du_voile_islamique" target="_blank">phénomène de société</a> qui s’est développé partout comme une trainée de poudre… Vraiment, aucun rapport entre cette
    loi et ce phénomène de « mode » ?<br>
    Mais attendons donc, les effets de cette loi sur la burqa ; mes avis, qu’outre mes craintes déjà exposées, nos burqistes vont pouvoir se faire financer à flot continu (en France et par
    l’étranger) pour payer les amendes auxquelles ils seront soumis et surtout faire de nouveaux adeptes… alors que Zorro devra payer ses PV tout seul.<br>
    <br>
    Nous n’avons pas la même conception des domaines d’intervention de la loi, vous pensez que c’est une grave erreur d’inscrire dans notre Constitution des lois qui se défendraient des dérives et
    des tentations fascistes, quelles qu’elles soient ; alors que je pense qu’elles nous ont fait et continuent de nous faire cruellement défaut, sur beaucoup de problèmes, notamment de société. Je
    pense qu’on peut distinguer le « moral » du « juridique » même dans ces cas-là, vous pas.<br>
    Vous savez, à défaut de pouvoir lire des analyses convaincantes là-dessus, je m’interroge depuis très longtemps sur <a title="l’expérience de Milgram" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram" target="_blank">l’expérience de Milgram</a> (et d’autres du même ordre, qui ont été faites depuis), qui démontre (entre autres) que notre
    Histoire dramatique ne semble avoir rien appris à la grande majorité des citoyens.<br>
    Mon hypothèse est que nous aurions des citoyens bien plus « conscientisés », si notre Constitution contenait aussi les cas où il devient un devoir de désobéir, de résister, de se défendre, même
    par des actions qui pourraient apparaître comme transgressives à d’autres lois ; à l’image du Code militaire américain qui contient ce genre d’articles en rappelant les intérêts supérieurs avec
    lesquels, on ne peut pas transiger.<br>
    <strong>Vous pensez vraiment qu’on ne peut pas et qu’on ne doit pas formuler ce qui fait qu’un de Gaulle a désobéi en 1940 ?</strong> Que ce n’est pas possible d’en faire des lois sans y
    introduire de notion morale ?<br>
    Aussi, ce n’est pas tant la complétude que je vise que de combler l’absence de certaines formulations qui aboutit à ce que nous manquions d’outils pour que notre Déclaration des droits de l’homme
    et du citoyen se défende par elle-même de toute interprétation pervertie, principalement d’ailleurs, par rapport à certains dogmes et doctrines, et qu’elle en protège également les citoyens.<br>
    Je ne vise nullement à travers cela les moines, pour lesquels, il n’y a pas l’ombre d’une ambigüité pour moi… Là encore, c’est très différent de faire des choix de vie qui ne regardent que ceux
    qui les font en restant respectueux des lois républicaines, par rapport à ceux qui font du prosélytisme ou qui déclarent que tous les autres choix de vie devraient être anéantis ou encore qui
    signifient par leur attitude la segmentation de leur vision de l’humanité.<br>
    Il est vrai que nous serions obligés d’introduire une conception paradoxale de la liberté, celle qui est dite aujourd’hui, plus une qui dirait que la liberté a le devoir de se défendre par
    l’interdiction de ceux qui voudraient s’en servir pour en priver les autres (c’est une idée, évidemment, pas parfaite dans sa formulation, parce qu’elle laisse encore du champ à une
    interprétation erronée, mais complétée par d’autres elle ne souffrirait plus de ce défaut).<br>
    Vous pensez vraiment que ce serait si terrible que ça et que vous seriez immédiatement assimilable à une asociale ? Bé alors, nous serions tout deux en prison, mais pas dans la même, dommage pour
    le débat démocratique…<br>
    <br>
    Nous avons vraisemblablement épuisé nos argumentaires et il est probable que nous ne ferions que nous répéter, et tous les deux nous avons horreur de ça ;o)<br>
    Je vous remercie infiniment de cet échange, très instructif et très riche.<br>
    <br>
    Je n’ai qu’un regret à formuler, c’est de ne pas avoir su vous transmettre certaines de mes certitudes (à propos des lois) qui me sont chevillées aux tripes, parce qu’issues de mon expérience des
    groupes sociaux (entreprises, institutions et autres) et d’une longue pratique introspective. J’ai bien du mal à vous faire partager cet acquis et malheureusement pas seulement à vous.<br>
    Je mets plus ça sur le compte du fait que nous avons suivi des chemins cognitifs différents pour résoudre les problèmes, plutôt que sur des divergences de fond, car, à aucun moment je ne me sens
    en désaccord avec vos arguments, ni les objectifs que je trouve parfaitement fondés. À mon sens, nos différences se réduisent à des divergences d’appréciation sur l’efficience, la pertinence et
    la façon d’utiliser les outils légaux à notre disposition, pas tellement plus.<br>
    <br>
    La nature humaine a horreur du vide identitaire et nos « déboires » avec les fascismes ne sont pas près de s’éteindre, tant le contexte politique et social sont d’une rare violence et incohérence
    pour tous ceux qui ne sont ou qui ne se sentent personne.<br>
    J’espère juste, qu’à force de ne pas vouloir affronter « l’hydre bestiale » dans ses fondements et de repousser toujours à demain toutes les confrontations nécessaires, nous n’aurons pas à nous
    retrouver un jour, vous (avec votre cagoule kkk fluo qui n’en est pas une) et moi (avec mon slip kangourou, … oui, sur la tête), dans la même manif pour contrer une réelle menace fasciste, d’où
    qu’elle puisse venir.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 13:36:42 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65154882</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65116956</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Sur la forme de l'argument "double bind". Je pense (mais je ne suis nullement experte) que celui-ci pointe, d'une manière ou d'une autre, une prescription ou un interdit impossible du genre "je
    t'ordonne de me désobéir", de telle manière que, quoi que l'on fasse, on ne peut jamais y satisfaire. Ce qui n'est pas le cas pour une interdiction de la cagoule intégrale : respecter une telle
    interdiction n'entraîne aucune situation paradoxale de ce type.
  </p>
  <p>
    <br>
    Sur votre analyse de la situation "désespérée" dans laquelle un interdit de la cagoule intégrale mettrait, selon vous, les "burqistes". Celle-ci repose si j'ai bien compris sur la question de
    l'identité. Je me permets de la formaliser ainsi : "On me demande, en m'interdisant le voile intégral, de renoncer à mon identité".
  </p>
  <p>
    <br>
    1° Il ne faut pas confondre identité personnelle (singulière) et processus identitaire collectif (s'identifier à), ce sont des opérations disjointes. Je m'identifie, par exemple, à un groupe de
    supporters du Stade français en arborant un tee-shirt "Pink is beautiful", mais cela n'épuise pas mon identité personnelle qui est distincte de cette identification et qui n'est même pas la somme
    de mes identifications collectives. Cela n'est pas une raison, bien entendu, pour interdire toute identification collective, mais on n'a pas affaire à la même identification dans les deux
    cas.<br>
    2° Si des personnes prétendent que leur identité est réduite à néant si on ne leur laisse pas porter un insigne nazi, va-t-on faire des états d'âme pour le leur interdire ? Va-t-on s'apitoyer sur
    le désespoir que cela ne manquera pas de produire en eux? Le fait qu'un système de valeurs soit délirant doit-il le mettre au-dessus de tout et forcer sinon le respect, du moins des attentions
    particulières ?<br>
    3° Le voile intégral, dans ce processus identitaire, est de plus très spécial : il ne se contente pas de proclamer une double segmentation de l'humanité (entre hommes et femmes de manière
    générale ; et dans chaque situation concrète particulière entre celle qui le porte et le reste de l'humanité présente - autrui étant mis à une distance infinie dans une problématique
    d'intouchabilité), il impose à celle qui le porte d'afficher l'effacement de toute trace visible d'identité personnelle et de s'y tenir constamment. Le paradoxe serait plutôt pour ceux qui la
    regardent : un "moi" qui déclarerait "je ne suis moi qu'à la condition d'abolir de manière permanente toute indication visible de la singularité de ce moi". L'identité serait donc ici produite et
    entièrement épuisée par l'affichage de l'abolition de l'identité singulière (en ce sens niqab et burqa atteignent le summum de l'identification collective, le moment où elle s'effectue non pas
    seulement aux dépens de l'identité singulière, mais par son anéantissement) : ce point a été abordé à plusieurs reprises dans les textes en ligne sur ce blog, je me permets donc de ne pas y
    revenir.
  </p>
  <p>
    <br>
    Il est vrai que le renoncement à l'identité personnelle peut faire partie d'une démarche méditative, l'anéantissement en Dieu par exemple, et que cela n'est pas nouveau : pourquoi l'admettrait-on
    pour des moines et on pas pour des voilées intégrales ? J'ai déjà eu cette discussion avec Laurent Fedi - voir ci-dessus <a title="commentaire n°6 et réponse" href=
    "http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment44380905" target="_blank">commentaire n°6 et réponse</a>, voir aussi la discussion qui suit l'article plus ancien <a title=
    "La burqa, masque et prison.." href="http://www.mezetulle.net/article-21353063-6.htm" target="_blank">La burqa, masque et prison..</a>, commentaire <a title="n°2 et réponse" href=
    "http://www.mezetulle.net/article-21353063-6.html#comment29554711" target="_blank">n°2 et réponse</a>. C'est pourquoi je ne souscris pas à votre proposition - que je trouve excessive - d'un
    article constitutionnel empêchant cette négation et ce renoncement : ce serait s'en prendre à l'intimité de la pensée. Or une loi, selon moi, doit s'en tenir à ce qui est extérieur et à ce qui a
    des conséquences sur autrui. Le refus public et constant de la possibilité d'identification remplit ces conditions (cela atteint autrui, par exemple dans le cas d'une recherche de témoin, le pb
    du témoignage a été abordé sur ce blog <a title="dans le texte de l'UFAL" href="http://www.mezetulle.net/article-37041907.html" target="_blank">dans le texte de l'UFAL</a>).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le désespoir des "burqistes" ? On nous a déjà fait le coup pour l'interdiction des signes religieux à l'école publique. Et on ne nous a fait le coup, bien entendu et d'une manière qui caractérise
    assez bien la discrimination bienpensante, que pour le voile islamique : demander à un chrétien de ne pas montrer sa croix, à un juif de ne pas porter la kippa, cela n'atteint pas leur
    identité... Mais demander à une jeune musulmane qui porte le voile (car la plupart ne le portent pas, on l'oublie souvent) d'y renoncer à l'école alors là c'était grave, on allait les pousser au
    désespoir, on allait les mettre dans une situation impossible, prises entre leur père (ce serait d'ailleurs plutôt leurs frères) et l'école (comme si cette situation n'était pas fréquente par
    ailleurs, comme si l'école n'avait pas obligé par exemple les paysans à renoncer à la force de travail que représentaient les enfants et en particulier les filles), c'est comme si on leur
    demandait&nbsp; de se déshabiller entièrement, on allait voir ce qu'on allait voir, on allait mettre l'école à feu et à sang, on allait s'exposer à une multiplication de voiles impossible à
    endiguer... On a déjà entendu tout cela, et cela a fait flop une fois la loi de 2004 votée. La question a été, là aussi, largement abordée sur ce blog, notamment dans l'article <a title=
    "Pour lutter contre l'intégrisme faut-il commencer par baisser les bras ?" href="http://www.mezetulle.net/article-34508331.html" target="_blank">Pour lutter contre l'intégrisme faut-il commencer
    par baisser les bras ?</a>&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Et si l'interdit du masque intégral poussait au désespoir les cagoulés et autres braqueurs masqués ? Que ceux qui se prennent pour Zorro se retrouvent, non pas "en taule" comme vous le dites
    exagérément, mais devant l'obligation de payer une amende de 150 Euros (car on est dans le domaine de l'infraction, et non du délit et encore moins du crime : pas de quoi se désespérer, c'est
    comparable à un stationnement illicite...) ne me gêne pas. Bien au contraire, c'est précisément parce que ceux qui mettent des cagoules sont exposés à la même sanction que je trouve&nbsp; cette
    proposition de loi plutôt bien ficelée : on n'a pas à sonder les reins et les coeurs. Ce qui m'amène au dernier point.
  </p>
  <p>
    <br>
    Sur votre "digression" - je ne trouve pas du tout que ce soit une digression&nbsp; car elle porte sur ce qui fait, à mon avis, notre désaccord, à savoir la conception de la loi. Je ne peux que
    réaffirmer mon attachement à l'extériorité de la loi juridique, comme je l'ai fait à maintes reprises. Cela repose sur une distinction très classique entre loi juridique et loi morale. Je reste
    fidèle à une ligne minimaliste et textuelle qui me semble, malgré ses défauts et les reproches souvent justifiés que vous évoquez, moins dangereuse qu'une conception plus explicite, plus
    complète, (plus bavarde !).
  </p>
  <p>
    <br>
    Les propositions que vous formulez visent la complétude et visent à tenir compte des intentions, elles restreignent d'autant le champ du silence de la loi, qui est le meilleur espace de liberté.
    Il faudrait une formation juridique (que je n'ai pas) pour les étudier en détail et faire des scénarios sur leurs conséquences, mais par principe je me méfie des formulations trop "complètes" ou
    qui ne sont pas négatives, encore plus de celles qui tentent de tenir compte des intentions en matière d'infractions. J'imagine trop bien ce que donnerait un article constitutionnel qui
    prétendrait protéger "la continuité des liens sociaux" et la "fraternité" : on irait vers la pénalisation des "asociaux" parmi lesquels je me flatte (peut-être à tort) de figurer ! Je pense qu'il
    n'appartient pas à la loi d'instruire et de "moraliser" - même si on peut constater assez souvent - et contrairement à ce que vous croyez - que l'interdit "sec" amène à comprendre ce qu'on
    refusait de comprendre , le professeur que j'ai été&nbsp; peut en témoigner!
  </p>
  <p>
    <br>
    Tenir compte des intentions me semble particulièrement dangereux ; maints exemples tragiques dans l'histoire, de l'Inquisition aux procès staliniens, montrent où cela peut mener. Si cela (prendre
    en compte l'intention) se justifie en matière criminelle (c'est notamment ce qui différencie l'homicide et le meurtre), et parfois - quoique rarement&nbsp; - en matière délictueuse (par exemple
    lorsqu'on a des preuves de préparation d'un hold-up sans passage à l'acte), cela serait effrayant en matière d'infraction, et ici nous sommes, avec la loi sur le masque intégral, dans le domaine
    de l'infraction le plus léger ! Il ne s'agit ni de "mettre en taule" et encore moins de "couper des têtes", mais de coller une amende de quelques dizaines d'Euros. Lors d'un débat sur la loi de
    2004 avec un de mes collègues, celui-ci, exaspéré, m'a dit "mais alors, celles qui refusent, qu'est-ce que vous faites, vous leur tirez dessus ?" La salle a éclaté de rire lorsque j'ai répondu
    "est-ce qu'on tire sur quelqu'un qui brûle un feu ou qui fume là où c'est interdit ?" Il faut arrêter avec l'hyperbole qui fait comme si les sanctions étaient hors de proportion avec les délits.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Un peu d'art contemporain pour finir et pour faire écho à votre slip kangourou sur la tête. Si cette loi n'est pas votée au final, ou si elle est amendée, je me fabrique une cagoule style kkk, je
    la porte dans la rue avec dessus une inscription à la Magritte "ceci n'est pas une cagoule kkk". En fait j'hésite entre le modèle kkk et un modèle rose fluo en l'honneur de mon équipe de rugby
    préférée qui a bien besoin d'être encouragée après une année décevante. Et, c'est bien le problème, je ne me sentirai pas agressée si on me demande de l'enlever en public&nbsp; (plus difficile
    pour un slip, mais vous avez bien dit qu'il serait porté sur la tête ?).
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 15:45:12 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65116956</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65048973</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    <em><strong>("suite et fin" du texte précédent)</strong></em><br>
    <br>
    D'une certaine façon, vous voyez, je suis beaucoup plus radical et "vieux jeu" que vous dans l'affirmation de la loi et je préfère affronter les problèmes sans non-dit, plutôt que de rechercher
    une loi, certes juste, mais qui m'apparait comme une erreur stratégique dans notre contexte, car, à mes yeux elle a le gros défaut "d'oublier" de parler là où il y a un réel, urgent, prioritaire
    et vrai besoin d'entendre... et pas seulement de la part des facislamistes !<br>
    Très justement, vous ne voulez pas de discrimination dans cette loi sur le signe, et moi, je veux que d'autres lois nous permettent d'introduire une discrimination entre les signes qui
    tenteraient de nous imposer ce que nous ne voulons pas et d'autres qui ne seraient qu'une manifestation de singularité. Je ne sais pas si je suis très clair, mais je ne peux pas mieux dire.<br>
    Cependant, je suis peut-être un "doux rêveur" et/ou naïf de penser que nous pourrions un jour clarifier notre Constitution en termes de devoirs. Il est bien évident qu'un certain nombre de
    clarifications mettraient "mal à l'aise" et même invalideraient de facto de nombreuses lois que nos "représentants" politiques ont prises au fil des ans, sans même se demander, si nous étions
    toujours dans le projet et les valeurs de la République.<br>
    Pour prendre un seul exemple emblématique, la façon dont se sont déroulées nos abandons progressifs de souveraineté depuis 1994 (accords de l'OMC), sans que jamais le peuple ne soit consulté, ni
    même respecté et entendu quand il l'a été (référendum sur l'Europe sur lequel les députés se sont assis avec le traité de Lisbonne) en dit long sur l'état de déshérence et de désaffection de
    notre Constitution... Et c'est à mon avis, à ce genre d'endroits "d'incohérence" (apparente, bien sûr, mais souvent réelle dans les faits) qu'un Le Pen et tous ses rejetons idéologiques y inclus
    les burqistes, "s'enfoncent" comme dans du beurre pour faire le leur.<br>
    Au point que personnellement, j'en arrive à souhaiter qu'on réintègre dans notre Déclaration des droits de l'homme et du citoyen l'article 35 de la Constitution de <a title="1793" href=
    "http://fr.wikisource.org/wiki/Constitution_du_24_juin_1793" target="_blank">1793</a>, tel que ou en remplaçant "insurrection" par "désobéissance" : "<em>Quand le gouvernement viole les droits du
    peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.</em>" ; un comble pour un "légaliste" comme moi, c'est
    vous dire, à quelles extrémités des lois mal faites et mal respectées, par ceux qui sont censés les représenter, peuvent me conduire et sûrement avec moi beaucoup d'autres citoyens, même si ce
    n'est pas toujours pour les mêmes raisons.<br>
    <br>
    Je digresse, mais pas tant que ça finalement, car c'est bien parce que je pense qu'il y a des incohérences et des non-dits majeurs dans notre système légal que je trouve qu'une loi "sèche" serait
    pire que tout... et pour reprendre notre point de départ : je vous rejoins sur votre analyse et votre proposition, seulement, pour moi, elle ne peut être qu'un dernier recours. C'est seulement,
    après avoir mis en place tout ce que je propose y inclus les clarifications constitutionnelles, qu'une loi qui dirait "l’État vous interdit de vous indifférencier et de prôner
    l'indifférenciation" serait efficace et entendable à sa juste place, non perçue comme une double contrainte.<br>
    Reformulé, ce pourrait même être un article constitutionnel en soi, plutôt qu'une loi, tant son évidence découle des autres engagements de notre Déclaration des droits de l'homme, par exemple :
    "la loi protège la liberté des diversités des hommes et leur différenciation à l'exception de celles qui sont interdites parce quelles voudraient s'imposer à tous ou mettraient en péril la
    continuité des liens sociaux ou la fraternité ou l'égalité entre les diversités" ; ou encore : "toute doctrine ou dogme, mais également comportement ou fait, qui tendraient à abolir les
    diversités, la différenciation ou l'individuation des hommes, ou à prôner la suprématie de sa propre diversité est un crime contre l'humanité".<br>
    Votre loi dit et affronte le problème de l'identité différenciée pour tous ! Et pas seulement pour les burqistes. Cependant, elle ne peut être entendue et reçue que si nous préparons le terrain
    préalablement pour ça, en colmatant toutes les brèches, formelles et factuelles, qui perdurent actuellement dans les "vides" de notre Constitution, mais également dans nos lois ; sans oublier le
    comportement de nos élus (lui-même transgressif de notre Constitution), qui rend leur "autorité" contestable et contestée, et ce, de plus en plus et depuis trop longtemps...<br>
    <br>
    Vous remarquerez que ce qui vient d'être voté depuis le 13 juillet (prohibition de la dissimulation du visage) est le "degré zéro" de l'affrontement du problème. Je doute que vous en soyez
    satisfaite, puisqu'il manque le deuxième terme de votre position "parce qu'ils sont une dépersonnalisation négatrice de toute singularité."...<br>
    Enfin, avec leur loi, ils vont pouvoir mettre "Zorro" en taule avec les burqistes sans discrimination&nbsp;! Mais certainement pas, régler le problème... C'est d'autant plus dommage de rater une
    si belle occasion de clarifier notre constitution et/ou ce qui en découle, que personnellement, je veux garder la liberté de pouvoir me masquer et même de pouvoir manifester avec un slip
    kangourou sur la tête s'il le faut, pour signifier mes multiples désaccords. Je vais être privé de ma liberté, alors que je ne suis pour rien dans l'affaire, c'est vraiment fort de café.
    <strong>Une loi qui ne sait pas distinguer l'intention du fait, n'est pas une bonne loi.</strong> Et on dirait que nos députés sont "à bout de souffle", car, ils ne savent plus faire quasiment
    que ça.<br>
    <br>
    Si les bruits de bottes qui se déroulent actuellement dans le Golfe (autour de l'Iran), ne font pas dégénérer les conflits locaux (d'intérêts internationaux) en guerre mondiale de civilisations,
    donnons-nous rendez-vous sur ce sujet dans 2 ans... Je tiens les paris avec vous que nous serons beaucoup plus en difficulté qu'aujourd'hui (2 000 femmes en tout d'après les RG, soit 0,006 % de
    la population en comptant les hommes), pour circonscrire et contenir toutes les revendications et manifestations identitaires et communautaires d'où qu'elles viennent (c'est à dire, pas seulement
    celles des facislamistes, auxquels nous donnons une formidable occasion d'assoir leur audience, mais aussi pourquoi pas des Périgourdins)... et cette loi (celle qui vient d'être votée), qui ne
    dit pas ce qu'elle devrait dire, en laissant dans l'ombre et dans le non-dit nos "vides" constitutionnels et légaux, n'y sera pas pour rien.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Jul 2010 03:00:05 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65048973</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65048952</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    <em><strong>("suite" du texte précédent)</strong></em><br>
    <br>
    C’est à peu près la différence de thérapeutique que je fais entre celles données par les médicaments symptomatiques et ceux qui vous "guérissent" ; ou entre les psychotropes et une psychothérapie
    adaptée au problème. Interdire les signes, oui sans aucun doute, mais ce n'est vraiment cohérent que si par ailleurs nous avons mis en place tout un étayage de lois, qui disent et qui traitent ce
    pourquoi ces gens en sont arrivés à adopter ces signes.<br>
    Et je ne propose pas "l'éducation" à la place de la loi pour ça (je suis d'accord avec vous sur l'action de la loi par rapport au fantasme), bien au contraire je propose beaucoup d'autres lois,
    sauf dans un premier temps celle qui mettrait le "délirant" (et tout son système associé) en situation de double contrainte et donc "d'effondrement" ou de "décompensation", ce qui est bien plus
    dangereux que de supporter, temporairement, quelques fantômes dans nos rues.<br>
    C'est un des enseignements étayé par l'expérience des systémistes, ça ne sert à rien de couper des têtes et de proclamer l'égalité (c'est une image), le système de domination et d'inégalités se
    reconstituera de lui-même (avec d'autres têtes), si les valeurs premières n'ont pas été traitées au niveau de leur homéostasie. Comme <a title="Paul Watzlawick" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Watzlawick" target="_blank">Paul Watzlawick</a> l'explique et le préconise : "La double contrainte étant une situation insoluble directement, sa résolution
    passe par un changement de niveau ou d'échelle" ; c'est ce que je propose de faire, face à tous ces phénomènes fascistes.<br>
    <br>
    En résumé, pour reprendre une de vos autres thématiques, à laquelle je souscris totalement, je crains et je suis persuadé que les conséquences de cette loi seront qu'elle provoquera une "laïcité
    positive" démultipliée ! L'effet inverse de ce que vous, moi et beaucoup d'autres (à l'exception de M. Sarkozy) souhaitons.<br>
    <br>
    Oui, les systèmes de double ou de multiples contraintes conduisent à des délires (je suis d'accord la double contrainte conduit et est une forme de forclusion). Rappelez-vous la quasi unanime et
    seule ligne de défense des bourreaux au procès de Nuremberg : "ils obéissaient aux ordres" ; ça me glace toujours autant le sang de constater que pas plus les bourreaux que les victimes (pour
    celles qui subissaient avec "résignation" ces actes monstrueux), n'aient pu s'extraire de leurs contraintes paradoxales en s'appuyant sur la loi, pour ne serait-ce que constater pour les
    bourreaux leur abomination ; et pour les victimes l'inadaptation au contexte de leur "résignation" ; et ce problème se retrouve à l'identique dans l'attitude d'une bonne partie de
    l'administration française de l'époque qui ne voyait "aucun mal à collaborer".<br>
    Étonnamment, je n'ai pas encore lu d'analyse très convaincante (à part les écrits de Reich et d'autres psys, qui ne font qu'effleurer le niveau social du problème) qui m'expliquerait le faisceau
    de lois (et valeurs) et d'absence de lois (et valeurs) qui ont conduit l'humanité à vivre ces drames innommables, sans que 65 ans après on puisse dire que ça a "servi de leçon" ou que ça ait
    empêché d'autres abominations de se produire. Ça, c'est un vrai problème qui n'a jamais été purgé pour moi et pour vous aussi d'après ce que j'ai pu lire.<br>
    Je pense que nous avons un vrai travail à faire pour extraire de nos expériences malheureuses (et trop souvent dramatiques) ce qui dans nos lois prête à "confusion" (paradoxale souvent) et ce qui
    les empêchent de se défendre par elles-mêmes de toute interprétation pervertie. Une clarification et une hiérarchie des lois permettraient de poser des interdits non seulement sans non-dit, mais
    soutenus par des valeurs qui ne souffriraient pas la discussion, ni une interprétation pervertie&nbsp;; de plus, elles permettraient aux citoyens de faire des choix "honorables".<br>
    Que n’eussions-nous eu pendant la dernière guerre, une Constitution sans ambigüité qui se défendait par elle-même des fascismes et&nbsp;qui aurait dit le&nbsp;devoir de résistance à toutes ses
    formes... Munich n'aurait jamais pu être possible, ni la collaboration, ni la résignation à subir la "loi" des bourreaux...<br>
    <br>
    Aussi, ça fait longtemps que je pense (et je ne suis pas tout seul, même si ce n'est pas toujours pour les mêmes raisons) que notre <a title="Constitution" href=
    "http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution.htm" target="_blank">Constitution</a> (et notamment son corpus de "<a title="Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" href=
    "http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/const01.htm" target="_blank">Déclaration des droits de l'homme et du citoyen</a>") aurait besoin d'un peu plus que des coups de plumeau qu'on veut
    bien lui concéder de temps en temps.<br>
    Pour s'adapter aux "sens modernes" - et pour être plus clair, pour contrecarrer les pervers qui se réclament d'elle pour justifier et même "légaliser" leurs pensées et actes rétrogrades ou
    transgressifs - il faudrait y ajouter un corpus de devoirs (comme dans celle de <a title="1795" href="http://fr.wikisource.org/wiki/Constitution_du_22_ao%C3%BBt_1795" target="_blank">1795</a>)
    qui expliciterait, par exemple (mais pas que), de quelle liberté on parle.<br>
    Les pères fondateurs de la République avaient bien fixé ses limites à travers les articles IV, V, X et XI, qui sont parfaits en soi&nbsp;; mais je pense qu'ils étaient loin d'imaginer que nous
    pourrions avoir affaire un jour à des esprits "tordus" qui se réclameraient de notre Constitution pour vivre, militer et imposer à tous leur "différence" et leur "ordre supérieur". Je pense bien
    évidemment aux fascistes de tout bord ; qu'ils soient, islamistes, chrétiens, ... bref religieux ou politiques et même sectaires ou psys...<br>
    Cet engagement dans la liberté (avec les limites données aux articles sus cités) ne se conçoit qu'à travers le devoir de respecter la diversité des cultures, des origines, des situations
    sociales, des croyances, et cetera... De sorte que chacun soit égal devant la loi et puisse vivre avec ses différences, mais également laisse vivre les autres avec leurs différences&nbsp;! Dès
    lors, toute doctrine qui veut imposer sa "différence" comme modèle universel ou comme vous le rappelez qui segmente l’humanité, doit pouvoir être déclarée illégale&nbsp;; en outre, "normalement"
    elle ne devrait même pas pouvoir se présenter au suffrage des citoyens. Un corpus de "devoirs" mettrait en évidence ce genre de non-dit (il y en a beaucoup d'autres dans notre Constitution...) et
    ça ne serait plus un problème que de définir, toujours par exemple, ce qu'est une "secte" ou "l'emprise" (difficultés majeures sur lesquelles les différentes commissions se heurtent pour proposer
    des lois qui permettraient d'interdire certains "laveurs de cerveau").<br>
    Si nous pouvions clarifier tous ces "droits" en y rajoutant le pendant des "devoirs", il ne fait aucun doute pour moi, que nous ne nous poserions même pas le problème de la burqa. Tous ceux qui
    suivent et/ou prônent cette pratique seraient tout simplement considérés comme des transgresseurs d'un des ciments fondamental de la République, donc, assimilables à des terroristes et
    immédiatement passibles soit de prison, soit d'être renvoyé chez eux, en distinguant bien sûr ceux qui assument leurs théories délirantes (femmes incluses) et ceux qui les subissent. J’ose même
    penser que face à des transgressions suite à ce type de clarifications constitutionnelles, une loi, pourrait tout simplement être&nbsp;: «&nbsp;le port de la burqa et du niqab sont interdits dans
    tous les espaces publics (sauf en période de carnaval, peut-être)&nbsp;», pas de non-dit, puisque notre droit constitutionnel générerait de lui-même ses contremesures et ses justifications
    antifascistes.<br>
    <br>
    <strong><em>("suite" au début du 3e texte)</em></strong>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Jul 2010 02:54:06 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65048952</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65048923</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Il m'a fallu un peu de temps pour digérer vos réponses... Vous êtes agréablement et incontestablement "redoutable" dans vos arguments, et je vous remercie de m'obliger à toujours plus de rigueur
    et de précisions, c'est tellement important.<br>
    <br>
    Il me semble que vous avez "subrepticement" opéré plusieurs "glissements", qui ne tiennent pas compte, ou finissent par éluder, les bases à partir desquelles, je réfléchissais tout haut.<br>
    <br>
    Je ne dis pas que la forme du message est en soi, une "double contrainte&nbsp;" ; d'ailleurs, comme vous le soulignez, ça ne posera aucun problème au motard qui le recevra lui sous la bonne
    forme... Quoique, il y aussi des motards délirants ou pervers (j'en connais), qui en profiteront pour rouler sans casque en se "justifiant" avec cette loi... Je dis que l'injonction sera "perçue
    et reçue", sous cette forme par les "burquistes" et c'est quand même pour eux que nous réfléchissons avant tout.<br>
    <br>
    Pour savoir, si nous sommes dans un système de <a title="double contrainte" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Double_contrainte" target="_blank">double contrainte</a> ou pas, il faut tenir
    compte du contexte du "récepteur" de l'injonction : motard ou "burqistes" (ou "bourre-kystes", pour faire un mauvais jeu de mots, ... excusez-moi, j'ai pas pu m'empêcher), ce n’est pas pareil, ni
    équivalent.<br>
    La double contrainte ne se définit pas en soi, car, en soi elle n'est que du langage paradoxal (ce sont de simples illogismes, comme : "sois spontané", "lache prise", "sois un grand mon petit",
    ...).<br>
    Si une autorité, quelle qu'elle soit, me dit à moi, qui ai plus de 50 ans, "soit grand mon petit", c'est bien évident que non seulement ça ne me fera pas grand mal, mais que l'émetteur risque de
    se retrouver dans ses quinze mètres, avant qu'il ait pu terminer sa phrase... mais, pour un enfant qui recevrait ce message de ses parents, c'est très différent, et le blocage paradoxal, ainsi
    que ses conséquences peuvent perdurer toute une vie.<br>
    <br>
    Le langage ou message paradoxal n'est qu'un illogisme, il ne devient une double contrainte qu'en fonction d'une conjonction de facteurs, pour faire simple :<br>
    - il doit émaner d'une autorité susceptible d'appliquer une "punition" au récepteur ou d'en provoquer une indirectement,<br>
    - il doit rendre illogique et insoluble un système de valeurs, en masquant les paradoxes à l'œuvre dans du non-dit et/ou du non formulable,<br>
    - il doit provoquer une homéostasie dans le système (c'est à dire, l'impossibilité pour le système de répondre à des valeurs contradictoires, autrement qu'en apportant des réponses inadaptées
    (violence, folie et d'autres beaucoup plus subtiles, mais tout aussi mortifères)... c'est toute l'intelligence et la clairvoyance de l'antipsychiatrie qui démontre que l'institution psychiatrique
    n'a aucune raison "logique" de "guérir" ses fous, puisque sinon elle disparaitrait&nbsp;; et ça s'applique à tellement de secteurs de la société que j'en ai fait un blog ;o))<br>
    - et surtout, il doit s'adresser à un récepteur "concerné", "touché" et "perturbé" dans ses "structurations les plus vitales" par l'injonction, en le mettant en demeure de répondre à des options
    "perçues" (que cela soit inconscient, préconscient ou conscient) comme insolubles.<br>
    <br>
    Dans quel état pensez-vous que nous allons mettre les burqistes en les obligeant à se plier à une loi qui contredit leur système de valeurs délirant qui leur donne (paradoxalement) leur identité
    ? Celui-là même qui fonde leur système de respect de leurs lois qui (toujours paradoxalement) les différencie&nbsp;! Comment pensez-vous que vont réagir toutes les personnes qui se sentent
    concernées (de près jusqu'à très loin) par le fait qu'on attaque leurs "frères" et "sœurs" identitaires (même s'ils n'en partageaient pas jusqu'à présent les "émanations" idéologiques) ? Pas de
    faux-semblants entre nous, cette loi est présentée partout comme devant éradiquer les burqistes, c'est donc à eux qu'elle s'adresse, avant toutes les "subtilités" que nous pourrions y
    mettre&nbsp;: pour le coup, le fond emporte la forme et installe même par sa forme un non-dit colossal !!!...<br>
    C'est pour cela que j'empruntais à la topique freudienne, son concept, en disant que nous allons provoquer avec cette loi une guerre des Surmoi. Nous décréterions que nous allons passer par les
    armes tous les burqistes, que l'effet psychologique produit ne serait pas différent. Bref, nous ne leur laissons pas le choix. Ce n'est pas faire ou ne pas faire, en fonction d'une valeur
    partagée, que nous leur demandons (loi simple, structurante et libératrice), c'est de choisir entre mourir psychiquement (s'ils se plient à la loi) ou mourir socialement (s'ils la transgressent),
    c'est à peu près tout ce que nous leur proposons avec cette loi, compte tenu de leur contexte où les valeurs sont "inversées". Dans les deux cas, respecter ou transgresser la loi, c'est une
    punition qu'ils supporteront, puisque cette loi s'attaque à un élément structurant de leur système de valeurs qui fait loi pour eux (ce qui effectivement n'est vraiment pas le cas du motard).<br>
    Montaigne nous prévient des conséquences d'une telle situation : "L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir." Et je pense moi que cette
    loi est de nature à les pousser au désespoir (eux, mais aussi tous leurs "frères"), parce qu'elle ne dit rien à d'autres niveaux tout aussi essentiels, parce qu'elle laisse dans le non-dit ce qui
    fonde sa justesse, parce qu'en l'état, elle n'est pas étayée par tout un soubassement, un "étayage" qui permettrait de la recevoir au "bon niveau" et enfin, parce qu'elle ne laisse pas au
    récepteur un choix "honorable" possible.<br>
    <br>
    Les mots ont un sens, mais ils contiennent également le sens de ce qu'ils ne disent pas (c'est exactement la formulation de l'article 5 qui tient compte de ce problème&nbsp;; un vrai modèle de
    loi juste, qui dit la loi, mais qui dit, aussi ce qu'elle ne dit pas et également, ce qu'il ne faut pas en comprendre ; interdisant de facto toute perversion de l'interprétation), et c'est à
    travers cet aspect du problème, que je pense qu'une loi qui ne s'étaye pas sur tout un réseau d'autres lois ou d'explicitations inverses (qui permettraient notamment à la résistance fantasmatique
    de se "fixer ailleurs"), devient une double contrainte, pour les seuls concernés, bien évidemment, par les injonctions qui rentrent en conflit direct avec leur Surmoi.<br>
    <br>
    Mais en fait, plus qu'un désaccord sur les moyens, je me rends compte que c'est probablement plus un désaccord sur les priorités et leur chronologie qui nous font échanger aujourd'hui.<br>
    <br>
    Je suis bien d'accord avec vous que mon "exemple" de baba cool n'a pas grand-chose à voir "avec la déclaration explicite de segmentation de l'humanité" des KKK, burqistes et autres svastikas
    (quoique, on pourrait polémiquer sur certains aspects fascisants inversés et négateurs d'identité des babas cool&nbsp;: "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" ; et pour avoir
    vécu en communautés, j'en sais quelque chose ;o)) ; mais, je parlais des "mécanismes" identitaires et "différenciateurs" à l'oeuvre (y inclus pour le voile islamique et d'autres), pas de leur
    message intrinsèque ou de la façon dont ils veulent s'imposer au reste du monde. Encore un problème de forme et de fond. Vous pensez vraiment que c'est par l'interdiction des signes extérieurs (y
    inclus ceux des nazis que vous rappelez) que nous résoudrons et résorberons tous ces phénomènes fascistes&nbsp;? Alors même que le problème identitaire est au cœur même de tous les délires
    fascistes (et de bien d'autres idéologies ou dogmes de façon masquée d'ailleurs) ! Non, nous ne faisons qu'en circonscrire, qu'en contenir l'expression la plus visible. Quelles alternatives
    donnons-nous à ces gens pour se modifier psychiquement ? À part de vivre de façon honteuse (pour les seuls socialisés) et intime le monstre qui est en eux, je ne vois pas.<br>
    <br>
    <em><strong>("suite" au début du 2e texte)</strong></em>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Jul 2010 02:43:51 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65048923</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mezetulle]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65035595</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Merci pour cette référence (je place <a title="le blog de S. Fath" href="http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/" target="_blank">le blog de S. Fath</a> dans la page "liens").
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 18:17:42 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65035595</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Toukamalou]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65035461</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Je vous recommande cet article de Sébastien Fath et d'une manière générale son blog :<br>
    <a title="http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/archive/2010/07/14/loi-anti-burqa-sic-finalement-plutot-une-bonne-surprise.html#more" href=
    "http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/archive/2010/07/14/loi-anti-burqa-sic-finalement-plutot-une-bonne-surprise.html#more" target=
    "_blank">http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/archive/2010/07/14/loi-anti-burqa-sic-finalement-plutot-une-bonne-surprise.html#more</a>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 18:13:23 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65035461</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65033787</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    [18 juillet 10. Le commentaire précédent a malencontreusement été tronqué par le formulaire OB. Mezetulle est en contact avec Incognitoto le commentateur, une publication cohérente de l'ensemble
    sera proposée très bientôt. Avec mes excuses à tous pour cette petite complication]
  </p>
  <p>
    *********
  </p>
  <p>
    Sur la forme de l'argument "double bind". Je pense (mais je ne suis nullement experte) que celui-ci pointe, d'une manière ou d'une autre, une prescription ou un interdit impossible du genre "je
    t'ordonne de me désobéir", de telle manière que, quoi que l'on fasse, on ne peut jamais y satisfaire. Ce qui n'est nullement le cas pour une interdiction de la cagoule intégrale : respecter une
    telle interdiction n'entraîne aucune situation paradoxale de ce type.<br>
    <br>
    Sur le fond, c'est-à-dire votre analyse de la situation "désespérée" dans laquelle un interdit de la cagoule intégrale mettrait, selon vous, les emburquannées. Celle-ci repose si j'ai bien
    compris sur la question de l'identité. Je me permets de la formaliser ainsi : "On me demande, en m'interdisant le voile intégral, de renoncer à mon identité".
  </p>
  <p>
    <br>
    1° A mon avis il ne faut pas confondre identité personnelle (singulière) et processus identitaire collectif (s'identifier à), ce sont des opérations disjointes. Je m'identifie, par exemple, à un
    groupe de supporters du Stade français en arborant un tee-shirt "Pink is beautiful", mais cela n'épuise pas mon identité personnelle qui est parfaitement disjointe de cette identification et qui
    n'est même pas la somme de mes identifications collectives.<br>
    2° Si des personnes prétendent que leur identité est tout entière dans le port d'un insigne nazi, va-t-on faire des états d'âme pour le leur interdire ? Va-t-on s'apitoyer sur le désespoir que
    cela ne manquera pas de produire en eux?<br>
    3° Le voile intégral, dans ce processus identitaire, est de plus très spécial : il ne se contente pas de proclamer une double segmentation de l'humanité (entre hommes et femmes de manière
    générale ; et dans chaque situation concrète particulière entre celle qui le porte et le reste de l'humanité présente - autrui étant mis à une distance infinie dans une problématique
    d'intouchabilité), il impose à celle qui le porte d'afficher l'effacement de toute trace visible d'identité personnelle et de s'y tenir constamment. Le paradoxe serait plutôt pour ceux qui la
    regardent : un "moi" qui déclarerait "je ne suis moi qu'à la condition d'abolir de manière permanente toute indication visible de la singularité de ce moi". L'identité serait donc ici produite
    par l'affichage de l'abolition de l'identité singulière (en ce sens niqab et burqa atteignent le summum de l'identification collective, le moment où elle s'effectue non pas seulement aux dépens
    de l'identité singulière, mais par son anéantissement) : ce point a été abordé à plusieurs reprises dans les textes en ligne sur ce blog, je me permets donc de ne pas y revenir.<br>
    Il est vrai que le renoncement à l'identité personnelle peut faire partie d'une démarche méditative profonde, l'anéantissement en Dieu par exemple, et que cela n'est pas nouveau : pourquoi
    l'admettrait-on pour des moines et on pas pour des voilées intégrales ? J'ai déjà eu cette discussion avec Laurent Fedi - voir ci-dessus com n° 9 et réponse.<br>
    <br>
  </p>
  <p>
    Le désespoir des emburquannées ? On nous a déjà fait le coup pour l'interdiction des signes religieux à l'école publique. Et on ne nous a fait le coup, bien entendu et d'une manière qui
    caractérise assez bien la discrimination bienpensante, que pour le voile islamique : demander à un chrétien de ne pas montrer sa croix, à un juif de ne pas porter la kippa, cela n'atteint pas
    leur identité... Mais demander à une jeune musulmane qui porte le voile (car la plupart ne le portent pas, on l'oublie souvent) d'y renoncer à l'école alors là c'est grave, on allait les pousser
    au désespoir, on allait les mettre dans une situation impossible, prises entre leur père (ce serait du reste plutôt leurs frères) et l'école (comme si cette situation n'était pas fréquente par
    ailleurs, comme si l'école n'avait pas obligé par exemple les paysans à renoncer à la force de travail que représentaient les enfants et en particulier les filles), c'est comme si on leur
    demandait&nbsp; de se déshabiller entièrement, on allait voir ce qu'on allait voir, on allait mettre l'école à feu et à sang, on allait s'exposer à une multipli cation de voiles impossible à
    endiguer... On a déjà entendu tout cela, et cela a fait flop une fois la loi de 2004 votée.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Et si l'interdit du masque intégral poussait au désespoir les cagoulés et autres braqueurs masqués ?
  </p>
  <p>
    Je ne suis pas convaincue, enfin, qu'il soit opportun de "modifier psychiquement" qui que ce soit. Mais nous en avons déjà discuté lors d'un échange précédent.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Un peu d'art contemporain pour finir et pour détendre l'atmosphère. Si cette loi n'est pas votée au final, ou si elle est amendée, je me fabrique une cagoule style kkk, je la porte dans la rue
    avec dessus une inscription à la Magritte "ceci n'est pas une cagoule kkk". En fait j'hésite entre le modèle kkk et un modèle rose fluo en l'honneur de mon équipe de rugby préférée qui a bien
    besoin d'être encouragée après une année décevante.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 17:22:02 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment65033787</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mezetulle]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-1506709-6.html#comment64977268</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    A mon avis il en va de l'art contemporain comme de l'art moderne, romantique ou classique : il y a du bon et du moins bon, de l'excellent et de l'archinul. Il y a des oeuvres qui deviendront des
    classiques à leur tour et d'autres qui disparaîtront. Nathalie Heinich s'en prend à une forme de "cadrage" et à des "recettes de production" (qui sont en fait des recettes pour récolter des aides
    publiques) de l'art contemporain, encouragées par une politique, une bien pensance en quelque sorte.
  </p>
  <p>
    Peut-être que la lecture du livre de Gérard Wajcman <em>L'objet du siècle</em> vous réconciliera avec l'art contemporain ? Voir <a title="sa recension" href=
    "http://www.mezetulle.net/article-1258003.html" target="_blank">sa recension</a> sur Mezetulle.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 22:09:57 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-1506709-6.html#comment64977268</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-1506709-6.html#comment64960088</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Ha, merci... Il me semble que je comprends mieux pourquoi l'art contemporain "à messages" (à travers ses aspects transgressifs), m'a souvent, pour ne pas dire toujours, dans le meilleur des cas
    ennuyé et dans le plus extrême, provoqué des hauts-le-coeur de colère et de rejet... D'ailleurs, je ne m'y "expose" plus moi-même pour éviter de perdre mon temps à "nourrir" des problématiques
    qui, à mon humble avis, feraient mieux de se dire sur un divan ou dans un cadre de structuration politique. Ces "mises en scène" me paraissent relever d'un narcissisme "improductif" pour les
    auteurs&nbsp;; et pour ceux qui y assistent, en tous les cas pour moi, mon sentiment est qu'elles ne me donnent rien et essayent de me prendre tout. Mais ce ne sont que mes réactions tripales, je
    n'en fais pas une philosophie et je n'interdis à personne d'y trouver son compte.<br>
    Cependant, des "oeuvres" (je parle toujours de l'art contemporain à "messages") qui nécessitent pour la plupart de lire des tombereaux d'explications pour en comprendre "l'essence" m'ont toujours
    interrogé sur la limite entre "l'art" et "l'e... de muscidés".<br>
    Je sais bien que Freud nous a dit que "guérir, c'est arriver à gagner de l'argent avec sa névrose" (je cite de mémoire) ; mais qu'en est-il de la psychose ?<br>
    <br>
    Au-delà de ces considérations qui me sont très personnelles, que je serais bien incapable de définir ou d'inscrire dans un cadre conceptuel ou philosophique et même politique, je m'interroge par
    ailleurs, sur les prix faramineux qu'atteignent certaines oeuvres et même sur la façon dont "on" donne un prix (une valeur) à l'art en général (mais, il y ait déjà quelques réponses dans votre
    article sur ce dernier point)... Outre les aspects spéculatifs connus et les billevesées concernant la loi de "l'offre et de la demande", si vous avez des pistes là-dessus je suis preneur.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 14:38:16 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-1506709-6.html#comment64960088</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64881417</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Je ne suis pas sûre qu'on puisse faire entrer l'interdit de la cagoule intégrale dans la catégorie d'un "double-bind" - il s'applique à toute cagoule, à tout masque. Je ne crois pas trop
    m'avancer en disant qu'aucun motard ne deviendra fou à l'idée qu'il est obligé d'enlever son casque intégral lorsqu'il redevient piéton... Et à supposer qu'il ne concerne que le port du voile
    intégral (ce qui serait, je l'ai déjà dit, discriminatoire), je pense qu'il y a un paralogisme à le réduire à la structure d'un "double-bind" : ce n'est pas parce que le verbe <em>interdire</em>
    se trouve des deux côtés de la proposition que vous formulez qu'on a affaire à une double contrainte paradoxale génératrice de délire. Car à ce compte, l'article 5 de la Déclaration des droits
    "Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n'ordonne pas" implique qu'on interdise bien des interdits. Et qu'une loi
    puisse être interprétée par ceux qui sont visés par elle de façon délirante, cela se voit tous les jours sans qu'on puisse en conclure qu'on est en présence d'une doube contrainte paradoxale qui
    rend fou.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sur la loi de 2004, les choses sont différentes : il s'agit d'un interdit relatif au principe de laïcité, qui ne s'applique que dans les espaces, pour les fonctions et dans les situations qui
    participent de l'autorité publique. Qu'il y ait ou non multiplication des voiles ailleurs (je parle ici du voile non intégral) ne concerne pas le principe de laïcité : l'aveuglement est ici de
    rigueur. En tout état de cause, la multiplication des voiles à l'école publique est attestée entre 1989 et 2004. Ce qui compte ici à mon avis c'est que les jeunes filles soumises au port du voile
    (que ce port soit ou non libre) aient droit à une double vie. La double vie, c'est en principe ce que devrait offrir une école digne de ce nom à tous les élèves, quelle que soit leur origine.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Vous comparez votre rapport à l'accoutrement "baba cool" de naguère à celui que pourrait avoir une femme adepte du voile intégral à ce voile. Il me semble - sans jeu de mots -&nbsp; que vous vous
    noircissez. Car, même si le mécanisme de résistance fantasmatique ne doit pas être exclu (mécanisme qui est <em>reconnu</em> par l'interdit alors qu'il fait l'objet d'une <em>dénégation
    réductrice</em> dans le dispositif exclusivement "éducatif" ou persusasif), je soulignerai seulement que l'accoutrement "baba cool" n'est en rien une déclaration de segmentation de l'humanité et
    qu'il ne met pas autrui à une distance infinie - aussi aucun Etat de droit n'a pensé à l'interdire!&nbsp; Prenons un exemple aux antipodes : la fascination pour les insignes nazis existe ; leur
    port est interdit et personne ne fait d'état d'âme - et tant mieux - sur le mécanisme de résistance fantasmatique qui l'accompagne. Leur interdiction (après avoir été débattue, critiquée, amendée
    avant d'être votée, une fois proclamée la loi&nbsp; tranche : elle s'applique, processus fini) a une fonction disjointe de leur condamnation philosophique et morale (on explique, on persuade,
    processus sans fin) et je crois qu'il faut maintenir les deux.&nbsp; Je comparerais plus volontiers le port du voile intégral à celui d'une cagoule kkk : déclaration explicite de segmentation de
    l'humanité - à ces différences près que le voile intégral est permanent et que, de plus, il est homomorphe à ce qu'il déclare.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je ne peux qu'être d'accord avec la série de mesures que vous énumérez. Elles ne sont pas incompatibles avec l'interdit dont nous parlons.&nbsp; Je reviens encore une fois sur la question de
    l'interdit comme forme et comme extériorité : l'interdit <em>contient</em> et <em>comprend</em> (à tous les sens de ces termes) le mécanisme de résistance fantasmatique, il le connaît, le
    reconnaît et en traçant une limite qui n'est pas infranchissable, il n'organise pas la confusion entre impossible et interdit. Alors que les dispositifs apparemment "soft" d'éducation, de
    persuasion - lorsqu'ils sont exclusifs et qu'ils prétendent abolir l'interdit ou s'en passer au prétexte qu'ils sont supérieurs à l'interdit -, s'adressent à l'intériorité qu'ils prétendent
    modeler : ils ne contiennent pas la résistance fantasmatique, ils en organisent la forclusion par dénégation. Autant qu'un "double-bind", la forclusion rend fou, c'est une cocotte à pression qui
    menace à tout instant d'exploser. Du reste le "double-bind" me semble être une forme de forclusion.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Oui nous sommes d'accord sur les objectifs. Pas sur les moyens ? je dirai plutôt que nous ne pensons pas le concept de loi de la même manière. Je reste très "vieux jeu" sur ces questions de forme
    et de fonction de la loi ! Et puis, une discussion de grande qualité (dont je vous remercie) n'implique pas que l'on soit d'accord sur tout. La mise en place et la respiration d'un espace
    critique valent largement bien des harmonies.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>Post Scriptum</em>. Sur un tout autre objet, j'ai rencontré la question du "double-bind" en faisant la recension d'un livre de Nathalie Heinich sur l'art contemporain - au sujet de
    l'impératif d'originalité et de transgression qu'elle analyse d'une manière qui me semble très convaincante. Voir la fin de l'article <a title="Art, transgression, permissivité" href=
    "http://www.mezetulle.net/article-1506709.html" target="_blank">Art, transgression, permissivité</a>.&nbsp;
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 16:23:45 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64881417</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64833876</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Ha, vous me faites vaciller, j'aime ça... Je ne peux qu'adhérer aux différences que vous faites dans la façon dont on "donne" sa liberté à l'être, ou pas, à travers l'interdit et la façon dont il
    est posé. 100 fois d'accord ! Cette dialectique, de prime abord paradoxale, est tellement fondamentale que je vous remercie de me la rappeler et de l'illustrer avec des exemples tout à fait
    parlants. Seriez-vous en train de me dire que l'interdit pour les "emburquannées" va paradoxalement les confronter à leur liberté ? Oui, ça se tient et ça se justifie en soi.<br>
    <br>
    Là, où, à mon avis, ça se complique et que cette position de base devient difficilement applicable en l'état, c'est que nous ne sommes pas face un problème d'interdit "simple" (interdire de
    mettre les doigts dans la prise ou autres interdits structurants qui permettent de devenir libres), ni même face à un choix technique qui permettrait de "bêtifier" l'individu en se passant de loi
    (mettre un cache à cette foutue prise, parce que j'en ai marre de devoir régulièrement réanimer mon môme, juste parce qu'il est dans une phase d'opposition ;o))... Nous sommes face un "délire
    socialisé" (de désocialisation d'ailleurs, et qui comportent bien d'autres paradoxes, notamment par rapport à l'individuation), soutenu par des pseudo théories religieuses où sont à peine
    dissimulés les vrais buts politiques, fascistes, expansionnistes et rétrogrades (3 pléonasmes ?).<br>
    Nous allons donc opposer à une doctrine de l'interdit (qui érige en loi personnelle tout ce qui peut se penser et se faire de plus réactionnaire et "d'auto-privateur" de liberté et
    d'individuation), un autre interdit qui, sur la forme, peut se résumer ainsi : "l'État, et à travers lui la majorité des citoyens, vous interdit de vous interdire de montrer votre visage !" ; je
    tourne exprès l'injonction ainsi, parce que, dans leur "délire", c'est ainsi qu'elle va être reçue et pas du tout sous la forme : "L'État vous interdit de vous masquer le visage" ; ça ne les
    effleurera même pas que le "message" puisse être ce dernier, ils en resteront définitivement au précédent.<br>
    <strong>Surmoi contre surmoi, la bataille des titans va ("enfin !", diront ceux qui tirent les ficelles) pouvoir commencer...<br>
    <br></strong> Vous connaissez la puissance des "injonctions paradoxales", c'est même à cause d'elles que les analystes systémistes pensent que les individus deviennent fous et également avec
    elles qu'on crée des états forcés d'hypnose. Je pense que nous tombons dans ce cas avec un interdit portant sur l'interdit que ces gens s'imposent "eux-mêmes" (c'est vraiment entre guillemets
    exprès, car nous savons bien qu'au fond, il n'en est rien).<br>
    <br>
    L'expérience que vous rapportez vous-même à propos de la façon dont l'hidjab a été géré dans les écoles, en est une malheureuse illustration ; où comment un problème, qui pouvait se traiter
    "tranquillement", est devenu par le "laxisme" des uns, puis par l'interdit qui a été posé (en 2004 et en désespoir de cause), un poison sociétal qui perdure encore aujourd'hui... Rappelez-vous
    qu'il y a même eu une prise d'otage en Irak pour faire annuler cette loi et que si cette loi est à peu près (vraiment à peu près) respectée à l'école, mon sentiment (qui serait à confirmer par
    une étude), c'est qu'on n'en a jamais vu autant dans les rues depuis, et que les problèmes se sont multipliés dans tous les secteurs de la société (entreprises, administrations, hôpitaux,
    etc.)...<br>
    Là encore, sans en faire une généralité, je vous soumets une question, qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de quelqu'un comme Diam's qui soutenait encore il n'y a pas longtemps "Ni putes, ni
    soumises" et combattait Le Pen sur tous les fronts, pour qu'elle en arrive à porter le voile islamique ? C'est quoi ce besoin "d'identité" et de reconnaissance, qui s'affirme aujourd'hui en
    s'opposant à des valeurs qu'elle a longtemps portées ? Est-ce que tous les messages que l'État a renvoyés là-dessus (sans oublier, le foin médiatique fait autour), n'ont pas paradoxalement, non
    seulement autorisé cette "liberté", mais en plus donné une valeur identitaire "supérieure" à cette "expression de soi" et incité à en abuser ?<br>
    <br>
    Dans les mécanismes psychiques qui m'agissaient, je ne crois pas que j'étais très différent quand je portais les cheveux longs et que je m'habillais en baba cool (arborant ostensiblement les
    signes d'anarchie et de paix), cela procédait du même type de "transgression" et de "résistance" fantasmatiques (permises à l'école à l'époque)... Mais, on m'a laissé faire et je n'ai jamais reçu
    d'amende pour ça, heureusement, sinon j'en aurai peut-être fait un point d'honneur (comme vous dites) à continuer et même à en faire plus... La vie s'est chargée de me montrer à quel point
    j'étais dans un système d'illusions, ça a largement suffi pour que je ne reste pas attaché à ce folklore comme une sangsue...<br>
    <br>
    Bref, même si je comprends mieux votre point de vue sur la loi confrontant à la liberté, je continue à penser que dans notre cas de figure spécifique, une loi "sèche" serait pire que tout. Je
    préfèrerais attaquer le problème sous les aspects :<br>
    - renforcement des lois réprimant l'oppression, la domination, l'inégalité, les violences psychiques et tous les actes qui conduisent les personnes à des états de dépendance, de décervelage et de
    perte de liberté ou d'autonomie,<br>
    - clarification du statut des sectes qui permettrait, entre autres, de dissoudre certaines associations, de mettre hors d'état de nuire et pourquoi pas de renvoyer dans leur pays certains leaders
    étrangers. Idem pour tous les groupes qu'ils soient religieux ou politiques qui prôneraient la substitution à notre République des systèmes idéologiques qui ne respecteraient pas notre
    Constitution, (nous avons là, réellement, le devoir de défendre les lois qui nous permettent de vivre ensemble avec notre diversité&nbsp;; aussi, toutes les idéologies prônant une
    "uniformisation" doivent être déclarées illégales, même si elles se réclament de cette diversité pour exister)<br>
    - liberté de refuser des tenues non conformes au règlement intérieur des entreprises et autres institutions,<br>
    - et, non accessoirement, élargir le rôle des institutions, qui accueillent les femmes battues, à détecter et à aider les femmes prises dans des carcans idéologiques. Il y aurait sûrement
    également quelque chose à réfléchir pour les hommes par ailleurs...<br>
    <br>
    Ou pour résumer grossièrement, <strong>une technique de combat qui privilégie une stratégie du Moi contre le Surmoi</strong>, mettant ce dernier en situation de montrer son vrai visage
    réactionnaire, pour l'enfoncer dans ses contradictions, et l'attaquant sur le terrain des valeurs que notre Constitution sous-tend ; pas celle d'un combat entre Surmoi qui n'aurait pour effet que
    de renforcer celui qui est déclaré illégal.<br>
    <br>
    Au-delà de notre discussion, que pour ma part, je trouve très instructive, j'ai une interrogation qui ne me quitte pas depuis un certain moment : je me demande pourquoi des citoyens qui
    poursuivent les mêmes objectifs et qui partagent de nombreuses valeurs, ou pour le moins les plus fondamentales, n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les moyens à appliquer.<br>
    Je n'arrive pas à comprendre "où ça coince". Nous devrions pouvoir "épuiser" les argumentaires, mais en fait ça n'arrive pas... et ça n'est pas qu'un problème d'égo qui s'affronterait à travers
    leur rhétorique respective. Je suis sensible à vos arguments et il me semble que vous aussi aux miens, alors pourquoi n'arrivons-nous pas à nous persuader ? Si vous avez des idées, je suis
    preneur.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 13:10:39 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64833876</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64794728</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Merci pour ces précisions. Je suis en accord avec ce que vous dites, et qui ne me semble pas contradictoire avec la mise en place d'interdits au sens de l'extériorité. Je suis très attachée à
    l'extériorité de la loi, comme vous avez pu le voir avec l'article sur les libertés formelles.
  </p>
  <p>
    La question demeure de savoir si ce qu'on vise, avec un interdit ou autrement, est une forme d'intériorisation (dans le cas qui nous occupe ici, il s'agirait plutôt d'une éradication).
  </p>
  <p>
    Vous le remarquez fort justement : l'interdit rend séduisant ce qu'il interdit. Et là encore je suis entièrement d'accord, et j'ajoute que c'est une des propriétés qui relient l'interdit à la
    liberté. L'interdit est structuré par et comme la liberté. Car on touche là une différence fondamentale entre "rendre impossible" et "interdire".
  </p>
  <p>
    L'interdit suppose sa propre transgression, c'est le contraire d'une normalisation : il dit la liberté de chaque sujet à qui il s'adresse. Ce n'est pas la même chose de mettre un bouchon sur une
    prise de courant et de dire à un enfant "ne mets pas tes doigts là-dedans" ! Dans le premier cas, on le traite comme une chose ou comme un mécanisme, dans le second on le traite comme un être
    libre. Ce n'est pas la même chose d'interdire ceci ou cela, et de dire que ceux qui font ceci ou cela sont malades et qu'il faut les soigner (ou les éduquer, ou les rééduquer). Ce n'est pas la
    même chose de mettre une barrière empêchant la circulation et de mettre un panneau de sens interdit. Alors bien sûr quand il s'agit d'une question de sécurité absolue, on peut comprendre le
    recours à la mise en place de dispositifs rendant une action ou un comportement impossible exemple : les ralentisseurs posés sur la chaussée m'obligent à respecter la limitation de vitesse, mais
    le ralentisseur me traite comme une bête, alors que le panneau de limitation de vitesse me traite comme un être libre. Alors oui, je pense que les "emburquannées" ont droit à l'interdit ! Comme
    elles le disent si bien (mais elles ne croient pas si bien dire) c'est une question d'honneur !
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 15:35:06 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64794728</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64726184</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Non, non, nous avons absolument les mêmes regrets pour ce qui concerne l'utilisation des lois et le manque de volonté politique...<br>
    Mais mon sentiment, c'est que devant un problème qui effectivement ne peut pas rester sans réponse, nous n'envisageons pas de la même façon le mode d'intervention.<br>
    C'est à dire, à l'évidence, un "léger" désaccord sur les moyens ou réponses à apporter, mais pas du tout sur le fond, ni même sur l'analyse du phénomène.<br>
    <br>
    Est-ce que <a title="les lois d'après-guerre" href="http://www.lagazettedeberlin.de/4248.html" target="_blank">les lois d'après-guerre</a>, du Code pénal allemand portant sur la dénazification
    (dont l'interdiction du port des signes nazis), ont vraiment changé quelque chose&nbsp;?<br>
    Pour le savoir, il faudrait, bien sûr, qu'on puisse revivre l'histoire et voir ce qui se serait passé sans ces lois... Est-ce que le NPD ferait, aujourd'hui, plus ou moins de 7,3 % des suffrages
    en Allemagne, s'il n'y avait pas eu ces lois ?<br>
    Et, allons encore plus loin... Est-ce que si la France avait adopté des lois identiques Le Pen ferait moins de suffrages, aujourd'hui ?<br>
    <br>
    C'est une pure spéculation de ma part (ou presque), puisque je n'ai aucune base expérimentale pour en être certain, mais, je suis à peu près persuadé que, toute chose égale par ailleurs, le
    résultat, en Allemagne, sans ces lois, n'aurait pas été très différent de ce qu'il est aujourd'hui... Idem, pour la France, si nous avions eu ce genre de lois...<br>
    "L'attrait de l'interdit" et ce qui va souvent avec, "s'opposer à l'autorité pour exister et s'individualiser", restent et resteront, des composantes de la "nature" humaine, qu'une loi
    d'interdiction, qui ne s'attaque qu'au symptôme, ne fait qu'exciter et masquer...<br>
    <br>
    Pour revenir à ce qui nous préoccupe, je pense qu'une loi qui interdit les masques ne fait qu'en créer d'autres invisibles, en les multipliant et en déplaçant les problèmes...<br>
    Et, si je conduis mon "raisonnement" jusqu'au bout et sans avoir évidemment le moindre début de soupçon sur le fait que vos intentions puissent être similaires, ce n'est pas très différent, pour
    le seul moyen utilisé, de ce qu'un Le Pen nous distille dans son idéologie en liant les problèmes à leur résolution (ce que fait d'ailleurs "très bien" notre gouvernement actuel, depuis tant
    d'années qui à chaque nouveau fait divers de société nous pond une loi) : un problème d'émigration, bé, c'est simple, interdisons l'émigration...<br>
    <br>
    Ne vous offusquez pas, je ne suis pas en train de vous refaire les mauvais procès d'intention de je ne sais plus qui ; je ne compare et ne parle que des moyens, car eux aussi, par leur forme,
    transmettent un "message" et c'est uniquement ça qui me préoccupe dans cette réponse légale au masquage du visage. Et c'est à ce seul niveau, des moyens, que je pense que "vous vous trompez
    d'ennemi".<br>
    <br>
    En combat, je suis, pour ma part, plus adepte de l'aïkido, plutôt que du karaté shotokan ou du judo ou même du flingue, que je réserve uniquement aux cas d'urgence... Pour les lois c'est pareil,
    il me semble qu'attaquer le phénomène de la burqa par le biais, des dispositifs que je vous soumettais, non seulement serait bien plus à même de résoudre le fond des problèmes, mais, qu'ils
    transmettraient en plus un message positif à toute la société, pas exclusivement (et sous forme négative) aux islamistes réactionnaires (car, vous avez beau justifier cette loi au titre du déni
    d'identification, pour éviter d'autres écueils conceptuels, ça ne trompera personne sur la cible réellement visée).<br>
    Sans éviter le problème et en le traitant indirectement, ce que je propose est une façon assez simple, d'empêcher ces fachos sectaires de développer des stratégies de martyr et d'en faire des
    "héros" distingués du reste de la population (une loi pour eux tous seuls, pensez donc, comme, tout à coup, leur statut devient important, même aux yeux de ceux qui ne les auraient même pas
    envisagés avant). Quels que puissent être les termes qui la justifieront, cette loi d'interdiction est contreproductive au moins pour deux raisons paradoxales : elle leur donnera une identité et
    elle fait d'eux des martyrs ; qui, comme on le sait, sont deux moteurs qui alimentent à flot continu tous les groupes terroristes de part le monde...<br>
    <br>
    Si ce n'est déjà fait, je vous invite à vous plonger ou replonger, dans les concepts de <a title="l'analyse systémique" href="http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3966633.html#A1001"
    target="_blank">l'analyse systémique</a>. En termes <a title="d'outils" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_syst%C3%A9mique" target="_blank">d'outils</a>, pour comprendre "où taper", ainsi
    que de moyens et de stratégies, pour dénouer les problèmes ; c'est pour l'instant, ce que j'ai trouvé de plus efficace.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Jul 2010 18:24:31 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64726184</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-6304754-6.html#comment64722411</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Outre vos développements, j'ai adoré votre passage sur le feu rouge ;&nbsp;c'est un de mes sujets de réflexions "exemplaire" permanent : à quoi sert le Code de la route ?...<br>
    Le systémiste (et Piaget avec lui) pense "qu'une société ou un groupe fonctionne toujours au plus bas niveau du plus bas de ses membres" ; en conséquence, tant que les valeurs de civilité et de
    respect mutuel, n'ont pas été intégrées et intériorisées par tous, même les sages et les "petits malins" doivent respecter les lois qui nous protègent mutuellement du plus bas niveau des membres
    du groupe. On ne peut pas faire plus évident, comme position de principe.<br>
    <br>
    Mais, le systémiste se demande aussi, si c'est le code de la route qui conduira les humains à intérioriser la civilité ou si, ce n'est pas lui qui empêche cette intériorisation de s'accomplir, en
    maintenant l'individu dans un statut infantile... D'ailleurs, comme vous le soulignez, ce n'est pas du tout la même chose que de définir la loi à partir de l'intérieur ou de l'extérieur... Ce qui
    rejoint également votre point sur la liberté formelle et ses déclinaisons.<br>
    <br>
    Je n'ai pas de réponse et pour cause, si j'en avais je serais le "maître du monde" ou j'aurais déjà fondé une secte sans guru. ;o) Il n'en reste pas moins que cela reste une préoccupation
    permanente, pour les systémistes et pour moi, que de distinguer comment une loi peut conduire à l'intériorisation des valeurs qui la justifient et comment d'autres maintiennent l'individu dans un
    état infantile ou pire, déplacent, multiplient et/ou amplifient les problèmes.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Jul 2010 16:20:03 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-6304754-6.html#comment64722411</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64712589</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Je pense comme vous que de manière générale nous en arrivons à un pointillisme juridisant qui malheureusement est souvent un dernier recours. J'ai été confrontée directement à ce problème lors de
    la "première affaire du voile" en 1989 - il aurait suffi alors qu'un ministre ait suffisamment de fermeté et de volonté politique pour réaffirmer et éclaircir la règle de laïcité à l'école
    publique en rappelant quelques interdits élémentaires, et l'affaire en serait restée au niveau réglementaire, qui était effectivement proportionné. On connaît la suite : au prétexte qu'il
    s'agissait, justement, d'une question "culturelle et sociale" qu'il ne fallait pas "stigmatiser", le ministre de l'époque (il s'agissait de Lionel Jospin) a botté en touche, s'est incliné,
    soutenu notamment et notoirement par Danièle Mitterrand... et les choses ont pris une grande ampleur (y compris numériquement), l'affaire est devenue ce qu'elle est réellement, une question
    véritablement politique dont l'enjeu est la mainmise communautaire sur une portion de la population considérée comme "chasse gardée". Le signe alors envoyé aux "fascislamistes" était clair
    "allez-y, vous pouvez voiler vos filles et vos femmes, on vous soutiendra, elles n'auront plus aucun lieu pour vous échapper". Il a fallu 15 ans et une lutte constante des professeurs pour
    résoudre une question qui à son origine relevait d'une simple circulaire... accompagnée d'une volonté politique.
  </p>
  <p>
    Donc effectivement, je regrette comme vous qu'on doive recourir à la loi. Mais je le regrette ici pour des raisons qui me semblent différentes de celles que vous avancez : je regrette l'absence
    de volonté politique qui a conduit à cet état de choses, et je regrette aussi généralement l'émiettement de la notion même de loi.
  </p>
  <p>
    Je pense que la question du voile intégral n'est pas anecdotique, qu'elle n'est pas réductible à une question socio-culturelle - on sait que ces voiles sont arborés de manière parfaitement
    réfléchie, de manière militante, qu'ils sont revendiqués hautement comme des étendards et en grande partie par des converties et donc cela ne relève pas exclusivement de l'explication
    pédagogique. A mes yeux c'est bien une question politique, un test qui, de manière très intéressante et encourageante, divise explicitement les personnes de culture musulmane vivant en France -
    car une très grande partie d'entre elles considèrent que cette forme d'intégrisme n'est en rien représentative de l'islam et que partout où s'affiche un voile intégral, toutes les femmes sont en
    danger. La réponse juridique me semble au moins avoir l'avantage de la fermeté.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sur la question des leviers de l'action politique, je pense que l'interdit n'est pas en soi et automatiquement quelque chose de vide et qu'il ne s'agit nullement d'un vide de pensée, dès lors
    qu'il s'articule à une réflexion sur la nécessité et le sens de la loi. Je m'en suis expliquée dans un autre article qui vous amusera peut-être (je pense au motard, bien sûr !) : <a title=
    "La liberté comme forme, le cycliste et le censeur" href="http://www.mezetulle.net/article-6304754.html" target="_blank">La liberté comme forme, le cycliste et le censeur</a>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Jul 2010 10:58:55 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64712589</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Incognitototo]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64696376</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Oui, Catherine, je comprends votre irritation quand vous devez vous répéter, moi-même je déteste ça... Alors, excusez-moi.<br>
    Cependant, les liens que vous me proposez (à moins que je ne les ai lus trop vite) ne répondent pas au problème que je soulevais...<br>
    D'ailleurs, comment être en désaccord avec des concepts ? Je les partage tous ; dans leur contexte, ils sont parfaits et forcément vrais.<br>
    <br>
    Non, ce qui m'intéressait, c'est de vous interroger sur la question des leviers et moyens d'action politique, puisque sur le fond nous sommes d'accord, cette dépersonnalisation et ce qu'elle
    recouvre sont intolérables.<br>
    <br>
    Le problème, c'est que ce qui est vrai à un niveau individuel (comme exposé si justement, dans le "Le visage et la main, le masque et le gant") n'implique pas, automatiquement, qu'à un
    comportement déviant, la réponse sociale, et qui plus est politique, soit l'interdiction.<br>
    <br>
    Personnellement, je suis convaincu, au moins, de trois choses :<br>
    - les lois sont des choses trop sérieuses, pour qu'on les utilise de manière atomique pour écraser une mouche, (je ne sais pas si je me fais bien comprendre), même si cette "mouche" a toutes les
    caractéristiques d'un muscidé fasciste, prosélytique, expansionniste et politique,<br>
    - les interdictions qui ne traitent pas le fond, conduisent à faire resurgir les problèmes sous une autre forme, souvent de façon bien plus violente encore, (l'histoire des peuples est pleine
    d'exemples à ce sujet)<br>
    - on ne peut pas traiter les interdictions relatives à un contexte culturel et social, comme on traiterait les interdictions absolues, c'est-à-dire celles qui ne souffrent aucune discussion ("tu
    ne tueras point", etc.).<br>
    <br>
    Cette loi d'interdiction, pour faire des comparaisons qui valent ce qu'elles valent, serait comme un psy qui interdirait ou enjoindrait à un patient de cesser d'avoir un symptôme pour pouvoir
    continuer le dialogue thérapeutique... ou pourquoi pas, d'un médecin qui refuserait de voir une plaie pour soigner son malade... Il y a une démission et du déni dans cette loi et c'est ça qui
    personnellement me conduit à être en désaccord avec son application.<br>
    D'ailleurs, (dans "Légiférer sur le voile intégral : oui ...") vous êtes parfaitement consciente que cette loi ne traitera pas le problème au fond, puisque vous proposez, entre autres, de revoir
    nos concepts éducatifs.<br>
    Et moi, je vais plus loin, je préfère que mes "ennemis" restent visibles et identifiables plutôt qu'ils agissent souterrainement. Pour autant, pas de démission munichoise, puisqu’'il me semble
    que ce que je propose en terme d'action politique, à la place de cette interdiction, serait bien plus à même de traiter les problèmes au fond (voir post précédent).
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Jul 2010 21:14:35 +0200</pubDate>        <guid >http://www.mezetulle.net/article-32952241-6.html#comment64696376</guid>
                                            </item>
  
 </channel>
</rss>