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    <title><![CDATA[Commentaires de l'article: La laïcité face au communautarisme et à l'ultra-laïcisme]]></title>
    <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#anchorComment</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur l'article &quot;La laïcité face au communautarisme et à l'ultra-laïcisme&quot; du blog &quot;Mezetulle. Blog-revue de Catherine Kintzler&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Commentaires de l'article: La laïcité face au communautarisme et à l'ultra-laïcisme]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#anchorComment</link>
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    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 01:57:58 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 19 Feb 2012 01:57:58 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.mezetulle.net</copyright>            <category>Politique, société</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment77920219</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    En fait, il me semble que vous proposez une sorte de "rééducation" et l'interdiction de l'exercice public des cultes. Car restreindre une liberté au seul domaine privé, c'est l'abolir. S'il plaît
    à un culte de ne pas exercer sa liberté d'expression en public, c'est son affaire et à la bonne heure (on n'est pas obligé de jouir de tous les droits auxquels on a droit!). Mais pourquoi la loi
    devrait-elle interdire une telle liberté d'expression si elle ne contrevient à aucun autre droit ?
  </p>
  <p>
    Et à quoi bon la liberté si elle ne s'applique qu'à ce qui me plaît et si les opinions que je n'approuve pas ne peuvent pas être rendues publiques ? Et comment pourra-t-on les réfuter si vous
    abolissez l'espace critique où les opinions peuvent s'exposer, se contredire, être publiées et examinées ?
  </p>
  <p>
    Vous avez le droit de dire "ceci est inepte". Mais est-il juste de dire "il est interdit de manifester une ineptie en public"? Qui aura le droit de décider de ce qui est inepte ? Et à supposer
    que cette proposition ait un sens, pour juger de l'ineptie, encore faut-il que celle-ci puisse s'exprimer ! Ne suffit-il pas de punir et d'interdire ce qui est contraire à la loi, ce qui est
    contraire au droit d'autrui et de laisser tout ce qui ne nuit à aucun droit au jugement de chacun et au libre examen public ?<br>
    Mais je m'aperçois que je suis en train de réciter du Voltaire et du Condorcet, en moins bien!
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je vous remercie pour cette discussion éclairante et détaillée. Mais je dois vous dire et avertir les lecteurs que je ne publie pas le 4e volet que vous avez envoyé, son contenu étant consacré à
    commenter le Coran, à émettre des jugements et à faire des projections sur les musulmans vivant en France : cela me semble excéder le cadre d'un article qui entend exposer des concepts généraux
    et celui d'une discussion philosophique critique.<br>
    Cette non-publication ne restreint en aucune manière votre liberté : heureusement Mezetulle n'est pas le seul lieu de publication, il s'agit d'un blog personnel dont les seules obligations sont
    légales, et la non-publication d'un commentaire sur un blog n'entame nullement la liberté du commentateur dans un pays où la liberté de publier est garantie. La preuve : vous avez vous-même
    publié ces commentaires sur votre propre blog, les lecteurs désireux d'en lire l'intégralité peuvent donc le faire aisément.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Mar 2011 21:50:09 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bb47763008539b0bc301981660a4696b</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment77919491</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Selon votre terminologie, c'est bien du laïcisme qu'il s'agit dans mon article, et a fortiori de l'ultra-laïcisme. Donc ça ne me gênerait pas de remplacer, dans l'article, le mot "ultra-laïcisme"
    par le mot "laïcisme" pour être en accord avec la terminologie et les distinctions que vous proposez. Effectivement, cet article critique le laïcisme.<br>
    <br>
    J'ai employé le préfixe "ultra" pour caractériser ce qui est à mes yeux une dérive du régime de laïcité, dans lequel, je le répète et je le souligne, il y a liberté d'exercice des cultes y
    compris par des manifestations publiques, pourvu qu'elles ne soient contraires à aucune loi. La liberté de l'exercice des cultes est ici comparable à la liberté d'opinion, de manifestation. C'est
    un droit. Ce que vous proposez, si j'ai bien compris, c'est tout simplement d'abolir ce droit car le restreindre au domaine intime (soustrait au regard d'autrui) c'est lui faire obstacle.<br>
    <br>
    Je ne soutiens pas pour autant les prières dans la rue comme cela se fait de manière ostentatoire dans certains endroits : il s'agit de manifestations qui en effet obstruent la voie publique et
    privent autrui du droit d'aller et de venir librement. Ce genre de manifestation est comme une procession ou une "manif" politique, syndicale : les organisateurs doivent la soumettre à une
    autorisation préalable. Il est évident que pour les prières collectives massives dont je parle ce n'est pas le cas et qu'on a affaire à une provocation sur laquelle il me semble coupable de
    fermer les yeux. Il faut que la loi s'applique à tous.
  </p>
  <p>
    En revanche, quelqu'un qui se signe ostensiblement dans la rue, qui récite une prière sans importuner qui que ce soit, sans enfreindre le moindre droit, cela me fait sourire, cela me déplaît
    parfois, mais cela ne me choque pas : à quoi bon la liberté si elle ne s'applique qu'à ce que j'approuve ? Et faut-il distinguer entre les usages de la liberté ? Faut-il les hiérarchiser ? Non,
    cela est très dangereux : car qui décidera que tel usage est débile et tel autre a plus de valeur ? La loi interdit les abus de la liberté d'opinion dans la société civile par des critères
    purement formels (injure, incitation à la haine, etc.), et non par des appréciations portant sur un contenu philosophique.<br>
    <br>
    S'agissant des récentes propositions de financement public de lieux de cultes, il va de soi que j'y suis tout à fait hostile. La liberté des cultes est un droit-liberté (comme par exemple le
    droit de propriété), ce n'est pas un droit-créance pour lequel il faut engager les finances publiques (comme par exemple le droit aux soins médicaux ou à l'instruction). La loi de 1905 est très
    claire à cet égard.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Mar 2011 21:39:42 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">55c3d60e0c25d3b5a3fc3626ade78b7e</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Pat &quot;dialecticien ou pyromane&quot;]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment77833970</link>        <description><![CDATA[
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><strong><span style="font-size: 11pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">Pour un<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> laïcisme, sans tomber dans
    l’ultra-laïcisme – 3/4</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Que faire alors des lieux de culte actuels&nbsp;? C’est très simple, à mes yeux. Les
    transformer en lieu de <strong>culture</strong>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">S’adonner dans ces lieux à tout ce qui relève du <strong>culturel</strong> et plus jamais de
    ce qui relève du <strong>cultuel</strong>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans ces lieux, on pourrait imaginer des enseignements, non pas d’un culte, mais du fait
    religieux, pour montrer à quel point l’histoire de l’humanité fut jalonnée d’inepties et de stupidités dont les profondeurs sont abyssales.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans ces lieux pourront être organisés des colloques, des séminaires, des conférences
    relevant de la religion du lieu de culte, qui n’en serait plus un. A titre d’exemple, il pourrait s’agir d’organiser des rencontres sur la sociologie, l’histoire des faits et de la pensée de la
    religion, voire même de la philosophie de la religion, sans entrer dans le <strong>champ cultuel,</strong> lequel serait réservé à l’espace privé ou à l’université lorsqu’il s’agira de poursuivre
    un cursus en théologie. Toutefois, ce dernier devrait, à mes yeux, avoir pour seule finalité l’enseignement <strong>culturel</strong> de la religion, jamais <strong>cultuel</strong>. Par voie de
    conséquence, ce serait la fin des rabbins, des prêtres, des pasteurs, des imams.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’enseignement du <strong>cultuel</strong> serait alors cantonné à <strong>l’espace
    privé</strong>, et peu importe le réel ou l’absence de compétences de celles et ceux dans la famille chargés de diffuser les valeurs cultuelles de leur religion.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">A la lumière de ce qui précède, est-il utile de préciser que plus jamais ne devraient être
    visibles, à mes yeux, les signes extérieurs démontrant une appartenance à une religion, non seulement dans l’espace public, mais aussi dans la société civile&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cette disposition, en effet, devrait concerner les édifices et bien sûr les personnes
    physiques. Lesquelles ne porteront : ni kippa, ni croix, ni voile, ni burqa, ni turban… Dans le cas contraire, les contrevenants seraient exposés, à mes yeux, à une peine d’amende, et en cas de
    récidive à une peine d’emprisonnement.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Je suis fatigué d’entendre les discours assommants sur le fait qu’il existe des croyants en
    dieu totalement paisibles, que seule une minorité visible et agissante sème le désordre et en particulier, en France, les adeptes des salafismes (de prédiction ou de djihad). Pour ma part, ce
    n’est pas tant les pratiques ineptes des extrémistes de l’islam qui me préoccupent, il y a des lois pour les contraindre, ils constituent plutôt, à mes yeux, les symptômes apparents d’une ineptie
    religieuse.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En effet, quand des méfaits sont commis au nom du mahométisme, avec des extrémistes qui vous
    prouvent, preuves à l’appui, à savoir des sourates et des versets précis du coran, qu’ils sont en adéquation avec leur livre saint, et que vérification faite, vous constatez que la matière est
    là, dans le coran, lequel préconise effectivement ce qui est reproché à ces extrémistes ou fondamentalistes, il est vain de prétendre alors que ces gens ont une mauvaise grille de lecture. Peut
    importe le contexte historiques des textes coraniques, puisque par définition le coran est estimé intemporel pour tous les musulmans, qu’ils soient incultes ou lettrés. Peut importe que le
    mahométisme préconise un apprentissage patient et long du coran. Peut importe qu’il est prescrit à tous musulmans de pratiquer l’ijthihad, dans la mesure de leurs capacités intellectuelles. Je
    suis athée, mais j’ai me semble t-il compris que le coran dit que dieu est «&nbsp;pardonneur et miséricordieux&nbsp;» par voie de conséquence, si l’ijithihad est prescrite, dieu pardonne à celles
    et ceux qui l’adorent, de comprendre le coran selon leur capacité intellectuelle. Au nom de quoi devrions-nous alors tomber dans la stigmatisation des musulmans les moins cultivés, parce que des
    musulmans modérés et lettrés de surcroît viennent nous expliquer que ces méfaits ne sont que le fruit de l’ignorance et de la non maîtrise du coran&nbsp;! Je déteste la malhonnêteté
    intellectuelle.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Pour ma part, je m’attache à aller aux causes
    et à l’origine causale, que l’on peut aisément trouver dans le coran, les hadiths et la sunna.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Sans entrer dans une analyse des textes coraniques, savez-vous que la laïcité, de fait, est
    prescrite dans le coran&nbsp;? Sourate 109, verset 6&nbsp;? et curieusement on peut trouver sa dénonciation dans la sourate 9, verset 29&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"></p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Mar 2011 12:07:34 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">632daf9932d1a1e49b43c828d23e24ac</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Pat &quot;dialecticien ou pyromane&quot;]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment77833914</link>        <description><![CDATA[
  <h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Pour un<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> laïcisme, sans tomber dans l’ultra-laïcisme – 2/4</span>
  </h1>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En bref, ma préférence va, je suis désolé, à l’ultra-laïcité (le laïcisme). Je suis donc
    effectivement l’une des personnes que vous souhaitez voir s’éloigner des forums sur la laïcité, eu égard à votre article «&nbsp;<strong>laïcité face au communautarisme et à
    l’ultra-laïcisme</strong>&nbsp;».&nbsp;J’avais lu votre analyse avec intérêt, partageant votre prise de position contre le communautarisme. Néanmoins, j’avais cru comprendre que vos écrits
    concernaient le laïcisme. Or, votre conclusion, selon laquelle, je vous cite «&nbsp;<strong><em>Osons combattre le communautarisme et l’ultra-laïcisme, deux dérives symétriques et complices qui
    menacent la laïcité&nbsp;!&nbsp;»</em></strong> m’a mis dans l’embarras, ne sachant plus alors si le contenu de votre article avait pour objet le laïcisme ou l’ultra-laïcisme. Etant entendu,
    corrigez moi si je me trompe, que l’ultra-laïcité est le laïcisme, qui ne préconise pas la fin de la liberté de conscience, mais l’arrêt de toutes les expressions religieuses dans la société
    civile, à fortiori dans l’espace public. Quant à l’ultra-laïcisme, lui va plus loin, puisqu’il s’agit de l’athéïsation de la société civile et bien entendu de l’espace public.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><em><span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></em></strong>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Pour ma part, Madame, je ne souhaite pas la
    suppression de la liberté de conscience, ni même l’interdiction totale des religions, fusse le mahométisme. Mon athéisme ne va pas jusqu’à préconiser un <strong>ultra-laïcisme</strong>. C’est une
    affaire entendue, je pourrai le faire, je serai alors logique avec mon athéisme. Non, ma conception se limite à considérer que la pratique d’une religion, ainsi que tous ses évènements à
    caractère religieux, ne peuvent se réaliser, à mes yeux, que <strong>dans le seul et unique espace privé</strong>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En clair&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">tous les adeptes d’une
    religion doivent rentrer chez eux pour prier et adorer leur dieu.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">chaque croyant peut bâtir,
    s’il le souhaite, un espace de prière à domicile, à l’image des japonais qui possèdent un coin de leur appartement ou de leur maison destiné à cet effet, tout en précisant qu’il m’importe peu de
    savoir qu’il ne s’agit pas d’une pratique relevant de la mythologie du monothéisme abrahamique.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mieux, à l’image des musulmanes, lesquelles majoritairement, si ce n’est la quasi-totalité,
    prient chez elles dans leur chambre, à l’abri du bruit, des regards, de l’écoute d’autrui.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Même ma grand-mère catholique pratiquante n’allait plus à l’église, faisant ses prières sur
    le prie dieu que j’ai hérité.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Je me suis laissé dire, sans savoir s’il s’agit d’une généralité, que les juives aussi
    prient majoritairement chez elles.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">A la lumière de ce qui précède, j’eusse aimé voir les hommes de la <strong>mythologie
    monothéiste musulmane</strong> rentrer chez eux afin de rejoindre, leur grand-mère, mère, épouse(s), fille(s) pour la prière. De sorte que, le problème de l’extension ou de la construction de
    nouvelles mosquée espérées ne soient plus jamais d’actualité, particulièrement lorsque j’entends l’un de nos Secrétaires d’Etat venir nous proposer de financer sur fonds publics, de nouveaux
    lieux de cultes pour le mahométisme. C’est d’ailleurs dans ce contexte que j’avais apprécié l’esprit et à la lettre de votre article intitulé : <strong>les religions sont-elles d’intérêt
    public&nbsp;?</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Peut importe, à mes yeux, que les us et les coutumes en soient bouleversés. Vouloir croire,
    adorer et prier un dieu ne nécessite en aucune manière que je sache, la pratique d’une religion. Le déisme est fait pour ça. Cela étant dit, Soyons honnête, ce n’est pas une minorité agissante,
    visible, qui justifie mon parti pris pour le laïcisme. Mais étant athée, le laïcisme me paraît être le seul système qui n’interdit pas la liberté de conscience, il a surtout le mérite de ne pas
    tergiverser avec les religions.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    En clair, j’eusse aimé que la religi</span>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Mar 2011 12:06:26 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">42b90f8e553ce46f135c2b3345d7f33e</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment77832584</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Malheureusement, le commentaire précédent est arrivé dans l'état, incomplet&nbsp; (cela arrive assez souvent lorsque le texte est long...).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je ne peux que répondre à Pat que je ne suis pas "laïciste", comme cela apparaît clairement dans l'article ci-dessus. Je pense que la loi de 1905 est très efficace si on veut l'appliquer
    vraiment, c'est un modèle qui a permis d'affronter une religion aux prétentions hégémoniques : le pb aujourd'hui à mon avis est surtout dans l'absence de volonté politique.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Mar 2011 11:42:51 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">52aeca3b2b23ca511babd728c38e39ff</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Pat &quot;dialecticien ou pyromane&quot;]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment77797279</link>        <description><![CDATA[
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Madame,</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">J’ai apprécié avec grand intérêt votre intervention sur France Ô hier soir (3 mars), lors du
    débat sur le mahométisme.</span><a style="mso-footnote-id: ftn1;" name="_ftnref1" href="http://www.mezetulle.net/article-13078343.html#_ftn1"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><strong><span style="mso-special-character: footnote;"><span style="font-family: Times New Roman;">[1]</span></span></strong></span></a></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Etant financier de formation, je vous demande de bien vouloir m’accorder une certaine
    mansuétude, n’ayant pas les compétences qui sont les vôtres en philosophie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le droit disiez-vous est requis pour prévenir et punir les dérives dont se rendent coupables
    certains adeptes d’une religion, si j’ai bien compris.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">J’adhère à ce discours. Néanmoins, s’obstiner à opposer aux pensées et aux pratiques des
    gens de la <strong>mythologie monothéiste abrahamique <a style="mso-footnote-id: ftn2;" name="_ftnref2" href="http://www.mezetulle.net/article-13078343.html#_ftn2"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character: footnote;">[2]</span></span></a></strong> les vertus de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat, relève, parfois, à
    mes yeux, d’une grande mansuétude excessive, qui laisse en définitive l’arrière goût d’une nation dont la pratique démocratique est à l’évidence laxiste. Dans le même temps, cette empathie
    exagérée se heurte à l’obstination d’une minorité de ténébreux qui repoussent systématiquement l’esprit et la lettre de la loi sur la laïcité.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText2" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 10pt;">Résultat, nous sommes en présence depuis quelques années d’une détérioration des termes de l’échange des valeurs laïques et
    religieuses. D’un côté, les laïques s’obstinent à être en définitive «&nbsp;bon enfant&nbsp;» à l’égard des religieux les plus visibles, d’un autre côté, les religieux expansionnistes s’obstinent
    à être persuadés que le temps joue en leur faveur grâce à l’effet de lassitude produite chez les laïques d’une part, et l’augmentation des adeptes provenant d’un prosélytisme assommant auprès des
    laissés pour compte de la société dans laquelle nous vivons d’autre part.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ce triste jeu de dupes produit inévitablement des prises de positions
    radicales.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l1 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">Les uns, comme moi, se
    demandant si l’opportunité de revenir à une forme de laïcisme comme ce fut le cas sous la 1<sup>ère</sup> république ne serait pas nécessaire pour remettre les pendules à l’heure. Mais cette
    fois, pour toute la <strong>mythologie monothéiste abrahamique</strong>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l1 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">Les autres, se demandant
    comment enfoncer le clou un peu plus profondément, en nous contraignant par la force avec des actes allant jusqu’à organiser des prières de rues.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Nantis que nous sommes de ce contexte absurde, il me semble que la loi n’a de sens que si
    son efficacité et surtout son efficience sont probantes. Si les conditions peuvent être réunies durant des périodes plus ou moins longues, il n’en reste pas moins vrai que son obsolescence peut
    s’avérer patente. En effet, la peine de mort fut estimée obsolète à la lumière des avancées de la pensée en France. Et pourtant, le Français moyen fut majoritairement favorable à son maintien.
    Volonté du peuple ou pas, le législateur a estimé qu’il fallait passer outre&nbsp;! Elle fut donc abolie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">J’ai 61 ans, Madame, je suis toujours marxiste. Je ne vais certainement pas m’excuser de
    l’être. Bien évidemment athée, ce qui ne saurait vous surprendre. Je n’ai jamais adhéré, ni au léninisme, même durant les premières années de mon militantisme, ce qui ne fut pas le cas de tous
    les militants… et encore moins au stalinisme. J’ai même été exclu du PCF pour mes positions contraires à la ligne du parti. Je me suis toujours considéré, comme tant d’autres, comme étant un
    orphelin du marxisme tant les crimes commis en son nom n’échappent plus à personne. Pardon pour cette précision, mais ce qui va suivre risque de me faire qualifier, quand bien même ce serait le
    cadet de mes soucis, comme étant un stalinien qui s’ignore. Cela étant précisé, j’ajoute aussi le fait que je n’ai jamais adhéré à la loi de 1905, tout en ce respectant ce texte, puisque je me
    dis démocrate.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 10pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En bref, ma préférence va, je suis désol&amp;</span></span>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Mar 2011 18:41:30 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">99fd3de3d7bc86bd8834929eb0dac2f3</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment54426749</link>        <description><![CDATA[
  Plusieurs articles ont été publiés sur le sujet dans le blog.<br>
  <br>
  - Trois que j'ai signés, dans l'ordre chronologique&nbsp; :<br>
  <a href="http://www.mezetulle.net/article-21353063.html">La burqa, masque et prison, à la fois au-dessus et au-dessous de la loi</a><br>
  <a href="http://www.mezetulle.net/article-32952241.html"><em>Burqa</em> et <em>niqab</em> au-delà du masque : une dépersonnalisation indifférenciée</a><br>
  <a href="http://www.mezetulle.net/article-34508331.html">Pour lutter contre&nbsp;l'intégrisme, faut-il commencer par baisser les bras ?</a><br>
  <br>
  &nbsp;- L'intervention de l'UFAL auprès de la mission d'information parlementaire :<br>
  <a href="http://www.mezetulle.net/article-37041907.html">Légiférer sur le voile intégral: oui ! Au nom de la laïcité: non !</a> (par M. Perret).<br>
  <br>
  Vous y trouverez, je l'espère, des réponses à toutes vos questions.

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 Jan 2010 22:27:24 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4c0872229fa6d79c726bebef78f7f14a</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de mat]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment54424168</link>        <description><![CDATA[
  Billet fort intéressant.<br>
  <br>
  Quel est votre point de vue sur l'affaire actuelle du voile intégral ?<br>
  Est-on dans l'ultra-laïcisme de le dénoncer ? De penser à une loi 'générale' sur le sujet ? De penser à une loi spécifique au voile islamique ?&nbsp;

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 Jan 2010 21:50:51 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f41ecea436dc4e088e227c648a03c6f0</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mezetulle]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment30036615</link>        <description><![CDATA[
  Bien au contraire, je vous remercie. Les articles sont faits pour être lus, et pourvu que la source d'origine et l'auteur soient référencés comme vous l'avez fait très clairement avec des liens qui
  fonctionnent, ce mode de circulation est souhaité !<br>
  Voir le site de loupblanc: <a href="http://ilemarante.fr" target="_blank">Ile marante</a>.<br>

  
]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 10:40:40 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">00d40115e78e36b348e332dcece4f845</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de loupblanc]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment30013314</link>        <description><![CDATA[bonjour,<br />je me suis permis depublier votre article sur mon site,( avec, bien sur les liens correspondant), j'esperes que &ccedil;a ne vous derange pas.<br />loupblanc]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 13:06:12 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">101d1a0dd3d7a93b92e0285a0dfd8c81</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment29816801</link>        <description><![CDATA[
  Sur le point d) je suis d'accord, tout particulièrement lorsque vous soulignez l'atmosphère d'ordre moral dans laquelle nous baignons, l'endoctrinement bien pensant qui au nom de "valeurs" consiste
  à fermer la bouche à toute velléité de position critique. On peut prendre l'exemple banal, mais au fond terrifiant, de la bienpensance "antifumeurs" : il devient hautement périlleux aujourd'hui
  pour un professeur de français de faire lire à ses élèves ce petit chef d'oeuvre littéraire que sont les <em>Confessions d'un fumeur de tabac français</em> de Roland Dubillard....<br>
  <br>
  Pour les autres questions, je crois qu'un point de divergence - déjà présent dans les commentaires précédents - les parcourt et apparaît très clairement.<br>
  <br>
  a) La thèse dont vous faites état identifie religion et engagement total de la vie, y compris législation et morale, vous le confirmez quelques lignes plus loin en disant que toute religion est
  intégriste. Dans ces conditions il n'y a rien à faire, il faut toujours s'incliner... Votre exemple le montre : baissons les bras devant toute revendication un peu ferme de "conscience" religieuse,
  autrement dit il faut se coucher chaque fois qu'un croyant dit "cela m'est essentiel, vous ne pouvez pas me demander cela, cela contredit mon identité profonde, il y a des choses qui à mes yeux
  sont au-dessus de la loi". L'Etat a-t-il à entrer dans les consciences et peut-il adopter leur point de vue?- cela serait s'ériger en autorité morale. Heureusement que la loi considère les
  religions de l'extérieur, comme des opinions (c'est ce que dit la Déclaration des droits).<br>
  Car si on entre dans les motifs de conscience, à ce compte il faudra tout accepter : la séparation religieuse dans les cantines scolaires, la prière dans les entreprises, l'excision, le
  rétablissement du droit d'aînesse et pourquoi pas le retour à un droit féodal d'inspiration divine ! La conscience d'un monarchiste d'extrême droite intégriste catholique aurait-elle moins de
  valeur et de poids que celle d'un intégriste islamiste ou que celle d'un athée radical réclamant l'abolition de toute manifestation religieuse publique? Il est fort heureux que la loi ferme les
  yeux et refuse d'entrer dans des considérations qui seraient forcément inquisitoriales.<br>
  Or la laïcité demande aux religions ainsi globalement conçues et vécues un effort et un sacrifice : l'amputation de leur partie civile, de leur prétention à régler les moeurs, de faire la loi ou
  d'échapper à la loi au nom de leur doctrine particulière (elle demande la même chose à l'athéisme radical, mais on y pense moins souvent). Elle a réussi cette opération sur de grandes religions
  monothéistes qui pourtant avaient la dent très dure, et le combat n'a pas été de tout repos. Il n'y a pas de raison qu'elle renonce devant d'autres religions.<br>
  <br>
  Sur les effets de cette amputation, je vous renvoie à la fin de l'article <a href="http://www.mezetulle.net/article-14303552.html" target="_blank">Laïcité et référence religieuse...</a> Lorsque
  cette opération est effectuée, les religions ne disparaissent pas : il en reste, et on voit même bien mieux en quoi elles sont des pensées, et pas seulement des faits de société et des
  conformations sociales. Je vous renvoie, une fois de plus, à la position soutenue par Abdennnour Bidar dans son livre <em>Self islam</em> et dans l'entretien au <em>Philosophoire</em> que j'ai cité
  : cette position est celle d'un musulman des Lumières (il n'est fort heureusement pas le seul), elle nous montre que cette opération a un sens aujourd'hui, et qu'elle ne dénature pas le
  religieux.<br>
  <br>
  b) Je n'ai jamais rejeté l'enseignement des sujets à caractère religieux, j'ai dit (et je vous renvoie aux pages 64-67 de mon livre) que cet enseignement n'avait pas à être présenté comme celui
  d'un "fait" incontournable, essentiel, consubstantiel à toute humanité qui se respecte, ce qui consiste à inviter chacun à s'y reconnaître et à s'y inscrire. J'ai dit qu'il devait s'effectuer d'un
  point critique, comme tout enseignement. Or cela va exactement à l'encontre de ce qui est présenté actuellement sous le terme "enseignement du fait religieux" et qui a été exposé dans le rapport
  Debray que je cite dans mon livre.<br>
  <br>
  c) Je vous laisse l'affirmation selon laquelle "l'Europe est de tradition chrétienne"... ainsi qu'à Benoît XVI qui aimerait tant que cette affirmation figure dans une future Constitution
  européenne. C'est faux, et c'est de plus insultant pour les incroyants, entre autres. Et de toute façon la tradition n'autorise pas tout.<br>
  <br>
  <br>
  J'en viens à ce que j'appelle un point de divergence, qui apparaît à plusieurs reprises dans notre échange et qui s'éclaircit très bien ici.<br>
  <br>
  Vous semblez assumer l'idée qu'il faut faire de l'islam un cas à part. Pourquoi ce traitement particulier ? Parce qu'il serait opportun de s'agenouiller devant toute revendication émanant de
  certains anciens colonisés - vous parlez pudiquement des relations historiques entre la France et l'Afrique du Nord, mais c'est bien de cela qu'il s'agit. C'est l'argument des néo-laïques (p. 35 de
  mon livre), qui acceptent de la part du totalitarisme islamiste ce qu'ils condamneraient fermement de la part d'un fascisme d'origine européenne ou septentrionale. Devant le fascisme brun, ils
  dansent sur le pied républicain ; devant le fascislamisme, ils dansent sur le pied communautariste.<br>
  <br>
  D'abord, c'est confondre dette de réparation et dette de culpabilisation. On doit réparation à ceux qu'on a maltraités, et cette réparation clôt le dossier, mais on n'a pas à se sentir coupable
  plusieurs générations après, car alors la dette est infinie. Les enfants n'ont pas à porter éternellement les erreurs et fautes de leurs aïeux. Symétriquement, je ne vois pas en quoi le fait de
  descendre d'un ancien colonisé donnerait le droit de réclamer des dérogations à la loi commune.<br>
  D'ailleurs les musulmans laïques sont, pour un grand nombre, eux aussi issus des "relations historiques" dont vous parlez et ils n'en tirent pas les conséquences particularistes que vous semblez
  non seulement excuser mais encore justifier. Leur combat pour la liberté et la laïcité, leur virulence contre l'intégrisme islamiste et ses visées politiques (souvent au péril de leur propre
  sécurité, voyez Mohamed Sifaoui) serait-il suspect de complicité avec une ancienne puissance coloniale dont ils auraient intériorisé les thèses ?<br>
  <br>
  De plus, c'est identifier abusivement l'islam pratiqué paisiblement par nombre de nos concitoyens avec les positions d'une minorité ultra-réactionnaire qui prétend s'imposer à grand bruit ; comme
  si les musulmans devaient être nécessairement représentés par une petite portion qui prétend capter leur parole.<br>
  Vous citez beaucoup la jeune musulmane voilée qui entend le rester dans l'espace scolaire. Mais il faudrait aussi penser à celle qui ne se voile pas, qui refuse de se voiler. En vous apitoyant sur
  la première (qui je le rappelle est parfaitement libre de se voiler dans l'espace civil) et en l'érigeant en paradigme, vous donnez des armes à tous ceux qui font pression sur la seconde pour
  qu'elle devienne une "bonne musulmane" voilée et soumise !<br>
  Pourquoi ériger la voilée en paradigme, et de ce fait réduire l'islam à ses composantes ultra-réacionnaires, féroces pour les femmes ? Parce que c'est "typique" d'une "réaction identitaire"... je
  ne vous le fais pas dire. C'est proposer à toute jeune musulmane un portrait-robot estampillé dans lequel elle devrait se reconnaître et auquel elle devrait s'efforcer de ressembler, mais qui est
  en réalité fabriqué par l'intégrisme le plus féroce. Une telle "typologie" m'effraie : qu'on puisse même y penser me rend plus que perplexe. Or il n'y a pas plus différent d'un musulman qu'un autre
  musulman, pas plus différente d'une musulmane qu'une autre musulmane. La reprise d'un tel procédé d'identification réductrice m'étonne et m'attriste de votre part. Je vois aussi que vous reprenez
  l'identification entre "musulman" et "originaire d'Afrique du Nord" : je connais bien des musulmans et bien des personnes originaires d'Afrique du Nord à qui cela ne ferait pas plaisir...<br>
  <br>
  Je dois vous avouer de plus qu'il n'est pas très facile de vous répondre car le régime de votre discours est fluctuant. Tantôt vous semblez assumer vous-même les thèses néo-laïques (avec lesquelles
  je suis en désaccord) tantôt vous semblez les attribuer à d'autres que vous ("selon certains"). De sorte qu'on ne sait pas où vous êtes au juste.<br>
  Si je ne sais pas très bien <em>à qui</em> il faut répondre, je sais bien en revanche <em>à quoi</em> il faut répondre et c'est à cela que je me suis efforcée dans cette discussion qui me semble à
  présent avoir trouvé son terme. La résurgence du point de divergence (peu importe qu'il soit entre vous et moi ou entre ceux que vous faites parler et moi) montre que nous commençons à tourner en
  rond.

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 02 Aug 2008 23:30:11 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">91dd306ea502213f30c83f173db7332c</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de FEDI]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment29799689</link>        <description><![CDATA[Sans vouloir abuser de la discussion critique et de la mobilisation d'arguments qu'elle implique, je me permets de faire encore quelques remarques.<br /><br />a) Une religion ne saurait se r&eacute;duire &agrave; "une opinion". C'est plut&ocirc;t un mode de vie et une mani&egrave;re de penser, un ensemble d'habitudes, un rapport au monde, &agrave; la vie et &agrave; la mort, &agrave; la sexualit&eacute;, au corps, &agrave; la technique, qui conditionne des conduites ou les oriente. C'est aussi un mode d'existence communautaire, avec ses contraintes et ses avantages en termes de conservation du groupe. Bref, on est bien au-del&agrave; d'une opinion individuelle, choisie ou non entre toutes. Cette vision l&agrave; est une vision moderne de la religion, &eacute;minemment d&eacute;formante. Par cons&eacute;quent, si l'on veut prendre les hommes tels qu'ils sont et non tels qu'ils devraient &ecirc;tre, on doit analyser le fait religieux dans toute sa dimension. Prenons cet exemple: une fille scolaris&eacute;e refuse de montrer son corps aux gar&ccedil;ons bien que le cours de natation l'exige. Cette exigence disciplinaire a-t-elle quelque chose &agrave; voir avec la la&iuml;cit&eacute;? Ne pourrait-on pas dire au contraire qu'au nom de la libert&eacute; de conscience (que la la&iuml;cit&eacute; s'engage &agrave; garantir) cette fille devrait pouvoir obtenir une d&eacute;rogation. La seconde remarque, au m&ecirc;me chapitre, est la suivante: vous semblez faire un sort aux "int&eacute;grismes". Mais toute religion est essentiellement int&eacute;griste, et pour la raison que je mentionne ci-dessus: une religion n'est pas une "position" mais un mode de vie int&eacute;gral. Les religions qui pratiquent le libre examen&nbsp;et s'adonnent &agrave; des interpr&eacute;tations symboliques ou morales, sont en fait des philosophies... <br /><br />b) Je ne comprends pas tr&egrave;s bien votre r&eacute;ponse au sujet des contenus d'enseignement. Vous semblez dire que le professeur de lettres qui fait &eacute;tudier Voltaire et Renan&nbsp;ne passe pas en revue des opinions, mais organise une r&eacute;flexion construite sur des sujets l&eacute;gitimes. Certes, mais on voit bien que dans la pratique, le choix des auteurs peut &ecirc;tre tendancieux. Vous faites comme s'il ne l'&eacute;tait pas, prenant pour mod&egrave;le un enseignement id&eacute;al. Je veux bien vous suivre, mais alors pourquoi avez-vous rejet&eacute; dans un de vos livres l'enseignement du fait religieux. Dans un sch&eacute;ma id&eacute;al, c'est un enseignement construit, &eacute;clairant, profitable, sur des objets nobles de r&eacute;flexion, non un endoctrinement. Ce qui vaut pour un texte de&nbsp;Voltaire doit valoir pour un extrait de la Bible ou&nbsp;du Coran, &eacute;galement analysables de fa&ccedil;on objective et distanci&eacute;e.&nbsp; &nbsp;<br /><br />c) Je vous r&eacute;ponds &agrave; mon tour sur les exemples. Si l'on aborde le probl&egrave;me du communautarisme, il semble plus pertinent de prendre ses illustrations chez les musulmans ou les juifs que chez les chr&eacute;tiens, du fait que l'Europe est de tradition chr&eacute;tienne, historiquement. Mais juifs et musulmans fran&ccedil;ais ne sont pas historiquement sur un m&ecirc;me pied. La communaut&eacute; juive est implant&eacute;e chez nous depuis le milieu du Moyen Age (sans parler des traces antiques dans le sud de la France), ses rapports avec la nation fran&ccedil;aise ont suivi une trajectoire radicalement diff&eacute;rente de celle des musulmans originaires d'Afrique du Nord. Pour des raisons historiques la jeune fille voil&eacute;e est devenue le "type" de la r&eacute;action "identitaire" &agrave; l'homog&eacute;n&eacute;isation&nbsp;pratiqu&eacute;e, selon certains,&nbsp;par la R&eacute;publique. Je passe sur toutes les consid&eacute;rations sociologiques qui justifient le choix des exemples,&nbsp;et j'insiste seulement sur l'int&eacute;r&ecirc;t&nbsp;qu'il y a &agrave; d&eacute;passer&nbsp;les arguments "de droit", qui sont finalement &eacute;vidents (par exemple le fait qu'"en droit" la loi de 2004&nbsp;s'applique &agrave; tous de la m&ecirc;me fa&ccedil;on). <br /><br />d) L'allusion &agrave; Condorcet m'incite toujours &agrave; m'interroger - et ind&eacute;pendamment de vos judicieuses observations et &eacute;tudes bien connues sur le sujet - &nbsp;sur ce qu'est devenue la pratique r&eacute;publicaine, chez nous. Je suis absolument d'accord avec vous sur l'illusion des "valeurs de l'&eacute;cole": l'&eacute;cole doit apprendre &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir, avant tout. Certes, mais dans les faits, on est perp&eacute;tuellement confront&eacute; &agrave; des dogmes et &agrave; des tabous. Chaque affaire nous y reconduit. Hier Redeker (si mal d&eacute;fendu par le ministre de l'&eacute;poque, puis siffl&eacute; sur le plateaux de t&eacute;l&eacute;vision), aujourd'hui Sin&eacute; (accus&eacute; d'antis&eacute;mitisme). La libert&eacute; d'expression est fortement encadr&eacute;e. Pour ne parler que de dogmes, "l'&eacute;galit&eacute;" que Condorcet entendait comme moyen d'atteindre la libert&eacute;, est devenue une fin en soi: hommes et femmes doivent &ecirc;tre &eacute;gaux, exercer les m&ecirc;mes fonctions, les m&ecirc;mes professions&nbsp;(d'o&ugrave; la parit&eacute;), avoir les m&ecirc;mes r&ocirc;les domestiques; en quoi donc est-ce "r&eacute;publicain"? Et les fondateurs de la Troisi&egrave;me R&eacute;publique qui ne croyaient pas un mot de tout cela &eacute;taient-ils de mauvais r&eacute;publicains? Dans les classes, il n'est question que de tol&eacute;rance (&agrave; quoi? pour qui? ) Certains m&ecirc;me tendent &agrave; consid&eacute;rer&nbsp;que l'abolition de la peine de mort et la loi sur l'avortement sont des "symboles" r&eacute;publicains, ce qui reviendrait &agrave; dire que le d&eacute;bat est clos et que toute discussion sur de tels sujets est sulfureuse... Au nom de la R&eacute;publique, on censure, on intimide, on diabolise, on cr&eacute;e des zones d'acceptabilit&eacute;, hors desquelles l'autre "d&eacute;rape", bien s&ucirc;r,&nbsp;ou "franchit la ligne rouge"... On est vraiment tr&egrave;s loin d'un espace de libert&eacute; propice &agrave; la philosophie... On a m&ecirc;me des collections dites de "philosophie r&eacute;publicaine", et je me demande ce que cela veut dire: la philosophie n'est-elle pas par essence ind&eacute;pendante, comme je le croyais (et comme semblait le penser Condorcet lui-m&ecirc;me)? S'il y a une "philosophie r&eacute;publicaine", c'est sans doute qu'il y&nbsp;existe, en face, une "philosophie monarchiste", et pourquoi pas une "philosophie th&eacute;ocratique"? On perd le sens m&ecirc;me des mots.]]></description>
        <pubDate>Sat, 02 Aug 2008 09:20:33 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8c9711d58622d0081af0986afff00fa9</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment29777735</link>        <description><![CDATA[
  C'est bien parce que les dogmatismes intégristes ne sont pas solubles dans la démocratie (contrairement aux dogmatismes éclairés) que la loi doit trancher à un moment ou à un autre. C'est aussi ce
  que fait remarquer Locke : si un croyant pense qu'il est agréable à Dieu de recevoir tel ou tel sacrifice, vous n'arriverez jamais à le convaincre du contraire. C'est pourquoi la loi ne doit jamais
  raisonner de l'intérieur d'une croyance, mais toujours de l'extérieur. Si un croyant pense qu'il est indispensable de sacrifier la laïcité sur l'autel de sa propre croyance, vous ne parviendrez
  jamais à le convaincre qu'il a tort.<br>
  Et je maintiens que de ce point de vue, la loi de 2004 a apaisé les choses au sens juridique de la question du conflit. Je me permets de vous renvoyer ici à l'article <a href=
  "http://www.mezetulle.net/article-4849667.html" target="_blank">Etat de droit et dogmatisme intégriste</a> où la question est examinée de plus près. Je me permets aussi, pendant que j'y suis,
  d'attirer votre attention et celle des lecteurs sur l'entretien entre Abdennour Bidar et moi-même dans la revue <em>Le Philosophoire</em> automne 2007, dont on peut lire <a href=
  "http://www.mezetulle.net/article-14013774.html" target="_blank">un extrait sur ce blog</a>.<br>
  <br>
  Il faut ensuite distinguer l'apaisement des conflits civils (la loi de 2004 stoppe un certain type de conflits civils communautaires à la porte de l'école) et l'apaisement des esprits: ce dernier
  n'est pas du tout souhaitable ! Cela m'amène à une autre de vos questions.<br>
  Bien sûr qu'il y a hiérarchie dans les idées, nous le savons depuis longtemps, au moins depuis 2500 ans... c'est le propos principal de la naissance de la philosophie et des dialogues de Platon.
  Seulement cette hiérarchie n'est pas fixe et éternelle, elle demande à être construite, complétée, amendée sans cesse : c'est la question de la science, des rapports entre vérité et erreur. Or
  juxtaposer les opinions en décidant d'avance qu'elles se valent toutes et qu'il faut "équilibrer les points de vue", c'est déjà avoir tranché la question de façon dogmatique.<br>
  La question des contenus de l'enseignement ne se règle pas comme une confrontation d'opinions à juxtaposer : enseigner ne se réduit pas à faire défiler des opinions devant les élèves pour
  "équilibrer les points de vue", mais à construire un espace critique commun où la question de l'erreur est fondamentale. J'ai abordé cela dans la fin de mon étude dans le livre <em>Qu'est-ce que la
  laïcité?</em> dont vous avez fait un compte rendu analytique publié <a href="http://www.mezetulle.net/article-6009567.html" target="_blank">sur ce blog</a>.<br>
  L'idée de position critique ne se confond pas avec celle de position neutre où tous les points de vue se valent. Ce qui importe, ce n'est pas que tel ou tel se sente déstabilisé par l'école, mais
  que tous le soient, car tous y arrivent bardés de certitudes "clés en mains" et même une idée vraie, lorsqu'elle se présente ainsi, n'est plus vraie. C'est pourquoi il faut toujours, à la manière
  de Bachelard, repasser par l'expérience de l'erreur et du doute pour faire de chaque moment d'enseignement une reconstruction sur le mode de ce qu'il appelle un "repentir intellectuel". Mais j'ai
  expliqué cela longuement dans mon livre.<br>
  <br>
  Vous revenez sur le cas de cette jeune fille voilée, mais je repose la question : pourquoi ne pas considérer que le juif qui met sa kippa dans sa poche, que le sikh qui laisse son turban, que le
  chrétien qui dissimule sa croix, que tel ou tel autre adepte de telle ou telle autre religion qui laisse ses affichages au seuil de l'école sont tout autant "désapprouvés" ? Pourquoi faire deux
  poids et deux mesures ? Pourquoi faire de l'islam un cas à part ? Pourquoi lui accorder autant de faveur, ou autant de mépris (car c'est au fond la même chose)?<br>
  Un espace critique commun a pour effet de faire vaciller les appartenances et certitudes extérieures, comme j'essayais de le dire avec l'exemple de la langue littéraire (réponse au com n° 22) : il
  s'agit de diviser non pas les élèves entre eux (ce qui serait l'effet d'une école fondée sur des critères d'opinion), mais chacun avec lui-même - et le professeur est inclus dans ce mouvement, car
  il est impossible d'enseigner vraiment sans effectuer soi-même, à chaque fois, ce mouvement de rupture intime dans l'expérience de l'erreur et du doute. Préparer une leçon, ce n'est pas préparer un
  enchaînement de certitudes à transmettre, ni un ensemble d'opinions à présenter de façon extérieure, mais au contraire une succession d'étonnements et d'erreurs rectifiées : informer n'est pas
  instruire.<br>
  C'est pour cela que je ne souscris pas à l'idée que l'école doit "transmettre des valeurs" ; cela ne signifie pas que je suis favorable, bien au contraire, à une école où tous les points de vue se
  valent.<br>
  Mais là je vous récite Condorcet...<br>
  <br>
  Pour revenir à la question de l'apaisement et du conflit ; je pense qu'on pourrait présenter les choses en chassé-croisé, en chiasme.<br>
  - Le règne de l'opinion, du "tous les points de vue se valent" attise les conflits au sens juridique (formation de groupes d'opinion) et "apaise" les esprits en ce sens que la pensée y est tout
  simplement étouffée : une opinion y est respectable a priori et est au-dessus de toute critique.<br>
  - En revanche, l'espace critique attise la pensée polémique (au sens bachelardien du terme), la division de chaque esprit avec lui-même laquelle produit la concorde des esprits, mais pour cela il a
  besoin de s'établir sur un terrain où les conflits d'opinion sont suspendus.<br>
  Mais les deux espaces sont nécessaires et conjoints : mon chiasme est une antinomie et non une contradiction. La pensée a besoin de la liberté de l'opinion parce qu'elle ne peut pas se déployer
  sans aliment et sans négativité ; l'opinion a besoin, pour penser et garantir sa propre liberté, qu'un espace critique de pensée existe. Vouloir traiter cette antinomie comme une contradiction,
  vouloir la résoudre, c'est soit réduire la pensée à une juxtaposition d'opinions (option "libérale") soit la réduire à un ensemble de "vérités" non polémiques qu'il s'agit d'inculquer (option
  dogmatique). Abennour Bidar montre très bien dans l'entretien dont je parlais, et dans son livre, que ces deux options sont symétriques et comparables. Je pense qu'une démocratie républicaine doit
  réfléchir sur la conjonction de ces deux termes de l'antinomie, dans le temps et dans l'espace : il faut les articuler et non les mêler constamment. C'est aussi une des raisons pour lesquelles j'ai
  toujours été réticente devant l'idée de "l'école toute la vie" aussi bien que devant l'idée de "la vie en tant qu'école"...<br>
  Un des intérêts de l'école républicaine telle qu'elle est pensée par Condorcet est de distinguer ces deux instances et d'avoir isolé l'espace critique aussi bien dans l'espace que dans le temps,
  sans pour autant l'abstraire totalement de l'espace ordinaire de l'opinion.

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 11:03:34 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ed8f6d6488bc5840181de04a5b4f5981</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Fedi Laurent]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment29774968</link>        <description><![CDATA[Je vous donne raison sur les distinctions, et je reviens un instant sur l'exemple de Comte. Effectivement, il enseigna l'astronomie gratuitement dans des cours populaires, d'ailleurs suivis par des savants, non moins int&eacute;ress&eacute;s que les prol&eacute;taires parisiens... Mais pour Comte le passage &agrave; l'&eacute;tat positif est un point de non retour. Or je persiste &agrave; penser que toute la tradition occidentale moderne (disons depuis les nominalistes) nous dirige hors de la pens&eacute;e religieuse. De sorte que l'&eacute;cole, v&eacute;hicule du message moderne (qu'on peut appeler "rationaliste", "cart&eacute;sien", "scientifique",&nbsp;"universaliste": je n'entre pas dans ces finesses) ne peut instruire r&eacute;ellement qu'en d&eacute;passant le stade des croyances pures et qu'en incitant chacun, implicitement, &agrave; faire le choix de la modernit&eacute; (qui serait le bon). Je dis donc qu'il y a une ambigu&iuml;t&eacute;, voire une hypocrisie, de la part d'un enseignement qui pr&eacute;tend &eacute;clairer les choix alors qu'en r&eacute;alit&eacute; il les oriente. Bien s&ucirc;r, la musulmane se sent chez elle &agrave; l'&eacute;cole la&iuml;que, comme elle se sent chez elle en r&eacute;publique (dans le meilleur des cas), mais comment ne verrait-elle pas que tout ce qu'on lui enseigne l'incite &agrave; se d&eacute;tacher du mod&egrave;le traditionnel (voir tous les discours qui cherchent &agrave; montrer l'accord de l'islam avec la r&eacute;publique, et &agrave; faire appara&icirc;tre l'islam comme au-del&agrave; du stade traditionnel)? C'est ici le probl&egrave;me de l'incompatibilit&eacute; des paradigmes que je pose.<br /><br />Ainsi pos&eacute;, le probl&egrave;me ne peut se r&eacute;duire &agrave; la distinction public/ priv&eacute; / civil, qui est essentiellement&nbsp;juridique et qui n'engage pas prioritairement&nbsp;des mod&egrave;les de pens&eacute;e. Les multiculturalistes ne r&eacute;clament pas seulement qu'on accorde au civil les revendications communautaires, mais qu'on mette sur un m&ecirc;me pied les diff&eacute;rents mod&egrave;les. Ainsi par exemple on&nbsp; enseignerait le chamanisme &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la physique newtonienne. Bien s&ucirc;r, on tombe dans le relativisme,&nbsp;mais pour en sortir il faudra bien affirmer la hi&eacute;rarchie des mod&egrave;les. Le m&eacute;rite &eacute;minent d'Alain Finkielkraut est de poser cette hi&eacute;rarchie et de l'assumer.<br /><br />A pr&eacute;sent, je suppose acquise cette hi&eacute;rarchie.&nbsp;Je suppose donc que certains modes de pens&eacute;e sont plus f&eacute;conds, plus riches, plus ouverts, plus explicatifs que d'autres. Et j'en tire la cons&eacute;quence suivante: le politique, &agrave; l'&eacute;poque moderne, donc avec les moyens modernes dont il dispose,&nbsp;peut-il rester passif devant cette diversit&eacute;? Je pense que non. Les la&iuml;cards, en raison de leurs r&eacute;f&eacute;rences politiques, se contentent de r&eacute;clamer toujours plus de neutralit&eacute;, mais abstraitement. De mon c&ocirc;t&eacute;, je propose que le politique influe sur le devenir de la civilisation occidentale, pas n&eacute;cessairement de mani&egrave;re d&eacute;fensive, mais aussi de mani&egrave;re active et&nbsp;cr&eacute;atrice aussi, quand il y est pr&ecirc;t. En organisant, autant que faire se peut (je ne n&eacute;glige pas les obstacles) le champ social, sur le plan d&eacute;mographique et communautaire, l'Etat rendrait efficaces les lignes de partage qui ne sont pour l'instant que des concepts en discussion (m&ecirc;me si elles se concr&eacute;tisent, ici ou l&agrave; &agrave; travers une loi comme celle de 2004, dont la port&eacute;e est surtout symbolique).<br /><br />Faute de cela,&nbsp;on se heurte toujours &agrave; l'incompatibilit&eacute; &eacute;voqu&eacute;e plus haut. Aucune forme de la&iuml;cit&eacute; ne peut faire le salut des gens contre leur volont&eacute;. Si j'ai d&eacute;cid&eacute; d'adh&eacute;rer &agrave; une religion qui enseigne la nullit&eacute; de la raison, aucun discours rationnel n'aura prise sur moi. Si j'ai d&eacute;cid&eacute; que porter toujours des signes religieux &eacute;tait un commandement absolu de Dieu, l'&eacute;cole la&iuml;que m'appara&icirc;tra comme irrespectueuse. Et mon raisonnement se tiendra. En bref, une religion qui ne tol&eacute;rerait aucune forme de la&iuml;cit&eacute; serait un probl&egrave;me insoluble pour la la&iuml;cit&eacute;, en raison de l'incommensurabilit&eacute; des points de vue.<br /><br />Le public de professeurs stagiaires, nombreux et h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne, qui d&eacute;file chaque ann&eacute;e dans mes cours, montre des r&eacute;actions contrast&eacute;es sur ces sujets. Penser que la loi de 2004 a apais&eacute; les tensions est un leurre. Elle a fait cess&eacute;&nbsp;certains conflits l&agrave; o&ugrave; la provocation n'est plus possible (le support juridique a cass&eacute; une spirale, tant mieux). L&agrave; o&ugrave; il n'y avait point de provocation, elle a fait plaisir aux filles d&eacute;sireuses d'&eacute;mancipation, elle a embarrass&eacute; celles qui voulaient afficher leur identit&eacute; (et qui peuvent parfois &ecirc;tre d'accord avec les premi&egrave;res). Mais voyons aussi ceci: Certains jeunes professeurs de science font appel &agrave; l'imam du quartier pour savoir s'ils peuvent faire diss&eacute;quer un organe de porc. D'autres (rares) me disent qu'ils voient la loi de 2004 comme une loi "totalitaire". Beaucoup consid&egrave;rent que la loi &eacute;tait inutile, qu'on aurait pu&nbsp;autoriser les signes et ouvrir le d&eacute;bat sereinement. Certains sont plus la&iuml;cistes et militants, et consid&egrave;rent que l'islam est dangereux, comme toute religion. Bref, du c&ocirc;t&eacute; des int&eacute;ress&eacute;s, le d&eacute;bat n'est pas tranch&eacute;. Un certain pragmatisme incite les professeurs d'aujourd'hui (certains d'entre eux) &agrave; oublier tout ce qui pourrait &ecirc;tre source de conflit. La question des programmes est souvent pos&eacute;e: par exemple , quels auteurs faire &eacute;tudier? Doit-on &eacute;quilibrer les points de vue (apr&egrave;s Voltaire, la r&eacute;ponse d'un &eacute;crivain musulman...)?]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 09:31:35 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">41561d7d9d354135b53200bd9db74841</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment29771994</link>        <description><![CDATA[
  Bonjour Laurent. C'est également avec plaisir que je reçois vos commentaires et que je m'efforce d'y répondre.<br>
  <br>
  Sur les deux tendances du courant multiculturaliste, il est clair que je ne peux pas souscrire à l'idée d'une "citoyenneté différenciée" - cela me semble être tout simplement du communautarisme,
  c'est-à-dire une revendication de droits particuliers pour telle ou telle communauté, droits particuliers qui s'exercent de plus dans l'ordre de l'autorité politique, qui érigent ladite communauté
  en tant que telle en agent de la souveraineté politique.<br>
  <br>
  S'agissant de la notion de "droits culturels", prétendre que la loi républicaine les méconnaît n'est qu'un roman. Au contraire, toute association étant libre, l'Etat n'a pas y mettre son nez et
  dans un Etat laïque chacun peut exprimer publiquement sa différence en commun avec d'autres, pourvu que cette expression ne lèse le droit de personne (pas seulement celui d'une autre communauté,
  mais avant tout celui d'un individu quelconque) - ainsi par exemple on ne peut pas considérer que l'appel à des "crimes d'honneur" du fait qu'il est lié à une "culture" peut avoir droit à
  l'expression publique : cela reste un appel au crime, lequel est puni par la loi. Mais dans ces limites légales, je ne vois vraiment pas le problème. A moins que ces "droits culturels" soient
  prétexte à une reconnaissance politique, c'est-à-dire qu'on accorde à telle ou telle communauté, au prétexte de sa "culture", le droit de faire la loi, de décider de la manière de vivre d'autrui :
  cela, seule la loi commune peut le faire, et encore elle ne peut pas le faire pour tout (tout ne peut pas être objet de législation).<br>
  <br>
  Là encore, je ne me contente pas d'une distinction entre sphère publique et sphère privée, mais je distingue trois espaces, comme je l'ai expliqué dans l'article. Ainsi chacun peut publiquement,
  dans l'espace civil,"être lui-même" (ou être comme il croit qu'il est ou encore être comme sa communauté lui a vivement conseillé d'être...) en affichant tout ce que vous voudrez, dans les limites
  du respect du droit d'autrui bien évidemment. C'est ce que je ne cesse de râbacher à mes "amis" ultra-laïques : la laïcité n'a aucun sens si elle ne libère pas l'espace civil, c'est-à-dire l'espace
  accessible au public.<br>
  <br>
  Je ne pense pas ce que soit nécessaire de reprendre ici l'explication de la distinction entre l'espace civil et l'espace de l'autorité publique dans lequel est prise l'école obligatoire ; ce serait
  récrire l'article. Du reste, la loi de 2004 sur les signes religieux repose à mon sens sur cette distinction "à l'usage des philosophes"... Il apparaît non seulement que tout le monde la comprend,
  mais que tout le monde l'accepte très bien : Alain Renaut lui-même, lors d'un débat que j'ai eu avec lui en mai dernier, reconnaissait que cette loi, dont on prédisait le pire, a apaisé les
  choses.<br>
  <br>
  Je reprendrai votre exemple, celui de la fille voilée (non pas en privé car je suppose qu'en privé elle enlève souvent son voile, mais publiquement dans l'espace civil), qui selon vous affronterait
  une réprobation implicite à l'école, du fait qu'on lui demande de laisser cet affichage religieux sur le seuil. Mais <em>quid</em> du juif qui met sa kippa dans sa poche, <em>quid</em> du chrétien
  qui glisse sa croix sous son pull-over ? Y aurait-il une différence de traitement ? On leur demande exactement la même chose, et la loi ne réprouve personne. De plus cette disposition scolaire,
  bien au contraire, protège ceux ou celles qui, dans la vie civile, pourraient être l'objet d'une telle désapprobation.<br>
  <br>
  Donc oui, en démocratie on vit avec ceux qu'on n'a pas choisis dans un espace commun que tous partagent également et qu'on appelle république. Cela suppose que les autres aussi assument cette
  indifférence et ne prétendent pas ériger en droits particuliers leurs préférences communautaires : car il y aurait alors contradiction puisqu'ils érigeraient leurs choix exclusifs en droits tout
  aussi exclusifs (leur discours serait alors à peu près celui-ci : "ceux que nous avons choisis doivent être reconnus de manière spéciale par ceux que nous n'avons pas choisis : c'est à cette
  condition que nous tolérerons ceux que nous n'avons pas choisis"). Il importe donc, pour que tous jouissent des mêmes droits, que tous soient soumis aux mêmes exigences : que personne n'obtienne
  des droits particuliers en vertu même de sa différence et de son "être", droits que d'autres n'auront pas puisqu'ils n'ont pas la bonne couleur de peau, ou qu'ils mangent des choses proscrites,
  etc. - droits différenciés qui sont la négation même de toute démocratie républicaine. Mais je récite là quelques articles (notamment 1 et 6) de notre Déclaration des droits au sujet des
  distinctions possibles entre les citoyens. Et parmi les droits de tous figure aussi celui de s'associer avec qui bon lui semble, de promouvoir telle ou telle particularité culturelle, etc.. Les
  droits culturels sont donc reconnus juridiquement :mais ils ne peuvent pas prétendre à l'autorité politique car alors ce serait vouloir que la loi ne soit pas la même pour tous.<br>
  <br>
  Enfin, que veut dire "être soi-même" ? Est-ce une donnée extérieure qu'il faut accepter telle quelle ou bien une construction et une re-construction qui peut bien entendu reprendre les données
  extérieures ?<br>
  Si on est libre d'accepter et d'afficher une identité "clés en mains", on doit pouvoir aussi être libre d'y réfléchir à deux fois ; mais cette liberté-ci, à la différence de la première, suppose
  des efforts et des moyens. N'appartient-il pas à une république d'offrir à tous les moyens de prendre distance avec une identité de fait ou préfabriquée - ce qui ne signifie nullement une rupture
  et encore moins un reniement - , n'est-ce pas le sens même du terme "éducation" que de prendre l'air et le goût des lointains ? Que penser d'une société qui n'offrirait pas à chacun ce dépaysement,
  cette double vie que l'école doit offrir à tout élève, y compris à celui qui est issu d'une classe dite "favorisée" ?<br>
  Prenons l'exemple de la langue : la langue enseignée à l'école doit être une langue étrange pour tous, comme l'est toute grande langue ayant une poésie, une littérature, capable de forger et de
  dire les concepts du droit et de la science. Et l'instituteur qui ne fait pas en sorte que le fils de cadre supérieur soit autant dépaysé que l'enfant venu du fond du désert ou du fond du
  bidonville par le contact avec la langue qu'il croit être la sienne, cet instituteur ne fait pas son travail. Je crois me rappeler (mais vous savez cela bien mieux que moi) que Auguste Comte
  commençait l'enseignement des prolétaires par l'astronomie.

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 31 Jul 2008 23:42:05 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">00b8707d1a1d4da023dfb5bc898fd358</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Fedi Laurent]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment29750148</link>        <description><![CDATA[Bonjour Catherine,<br /><br />C'est toujours avec plaisir que je participe, modestement, aux discussions&nbsp;de ce site sur la la&iuml;cit&eacute;. Je partage votre point de vue sur les lignes fronti&egrave;res ici &eacute;tablies, ou plut&ocirc;t rappel&eacute;es, ainsi que les jugements sur le communautarisme d'une part, sur le la&iuml;cisme ultra de l'autre. <br /><br />Peut-&ecirc;tre serait-il bon de situer votre position face&nbsp;au courant multiculturaliste qui se divise en deux tendances: a) ceux qui pr&ocirc;nent une "citoyennet&eacute; diff&eacute;renci&eacute;e" et des droits collectifs, mais distinguent les contraintes exerc&eacute;es sur l'individu et le droit des groupes &agrave; faire valoir leur identit&eacute;; b) ceux qui &eacute;vitent (contre les premiers) l'hypoth&egrave;se de droits collectifs et pr&eacute;f&egrave;rent parler de "droits culturels", mais souhaitent &eacute;galement &eacute;tendre ces droits en donnant acc&egrave;s aux revendantions dans la sph&egrave;re publique. <br /><br />La seconde tendance, qui a des repr&eacute;sentants en France, all&egrave;gue que la d&eacute;mocratie consiste &agrave; pouvoir &ecirc;tre soi-m&ecirc;me non pas seulement en priv&eacute; (quand on boit son cognac) mais avec les autres, donc en public (&agrave; l'&eacute;cole par exemple). Or &ecirc;tre soi-m&ecirc;me, pour autant que l'individu ne se divise pas, c'est porter ses diff&eacute;rences, ses attachements linguistiques, religieux et autres. L'argument est-il ou non recevable? On pourrait m&ecirc;me poser la question: la d&eacute;mocrate, est-ce vivre avec ceux que l'on choisit, ou avec ceux que l'on ne choisit pas? Personnellement, je penche en faveur d'une politique de la nation, qui correspondrait &agrave; une gestion moderne des flux int&eacute;grant des param&egrave;tres civilisationnels. On ne r&eacute;soudra pas tous les probl&egrave;mes par une distinction formelle qui est essentiellement &agrave; l'usage des philosophes;&nbsp;quoi qu'on en pense, la sociologie, e ces mati&egrave;res, &nbsp;triomphe toujours de la philosophie.<br /><br />Une autre question que je soul&egrave;ve ici est celle du message scolaire r&eacute;publicain. Si l'&eacute;cole n'&eacute;tait pas dans cet &eacute;tat de d&eacute;labrement avanc&eacute;, elle pr&ocirc;nerait un message ambigu, celui que j'ai connu moi-m&ecirc;me &eacute;tant lyc&eacute;en: un message universaliste, ouvert sur les choix individuels, mais tendant toujours &agrave; montrer que le bon choix, celui de l'universel et de la raison, exclut de fait&nbsp;bon nombre d'attitudes (que j'aurais donc tort de choisir m&ecirc;me si c'est mon droit). De sorte qu'une fille voil&eacute;e en priv&eacute;e&nbsp;peut se sentir&nbsp;trait&eacute;e implicitement comme celle qui a fait le mauvais choix.&nbsp;Le dilemme communautarisme / la&iuml;cisme laisse &eacute;chapper l'ambigu&iuml;t&eacute; de cet entre-deux scolaire, tr&egrave;s fran&ccedil;ais, que je viens de d&eacute;crire. Mais l'&eacute;cole actuelle va tout autant vers un discours mou de tol&eacute;rance (tol&eacute;rance &agrave; tout: dogmatismes, drogues, bruit, irrespect, etc. avec la limite des "tabous r&eacute;publicains" enterrin&eacute;s par les lois Gayssot). Cette tol&eacute;rance &agrave; tout n'est, de nos jours,&nbsp;que le&nbsp;r&eacute;sultat de l'intimidation et de la peur des cons&eacute;quences; d'o&ugrave; le grand int&eacute;r&ecirc;t du travail conceptuel ici pr&eacute;sent&eacute;, que je ne ma lasse pas de souligner car il offre des rep&egrave;res utiles. Mais la question demeure: ne serait-il pas plus clair d'affirmer, &agrave; l'&eacute;cole, que le doute m&eacute;thodique une fois op&eacute;r&eacute;, telle ou telle attitude deviendra n&eacute;cessairement r&eacute;gressive?]]></description>
        <pubDate>Thu, 31 Jul 2008 08:58:32 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ad684c951cf3a9741f1685f3fdf2cc96</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mezetulle]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment23021555</link>        <description><![CDATA[Ce texte est effectivement de circonstance : il ne produit pas de concepts philosophiques originaux - vous avez raison -, mais utilise et pr&#233;cise quelques-uns de ceux qui ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;s notamment dans l'ouvrage <em>Qu'est-ce que la la&#239;cit&#233; ?</em> (Vrin). Il n'est qu'une intervention politique parmi d'autres sur un sujet d'actualit&#233; qui met &#224; l'&#233;preuve les concepts. Donc pour les concepts et le "fondamental", je me permets de vous renvoyer &#224; cet ouvrage, &#233;crit notamment pour les &#233;tudiants de philosophie chez un &#233;diteur dont la sp&#233;cialit&#233; est la philosophie - sans doute est-il modeste et bien peu &#224; la hauteur des vues d&#233;finitives que vous semblez avoir sur ce qui est philosophique et ce qui ne l'est pas. Et pour une vue d'ensemble des interventions sur la question d&#233;battue ici en convergence avec la position de l'article, je me permets de vous renvoyer &#224; <a href="http://www.mezetulle.net/article-14719242.html">la synth&#232;se qui vient d'&#234;tre mise en ligne sur ce blog.</a> <br /> <br /> Sur les termes la&#239;ciste et ultra-la&#239;ciste. La question m'a &#233;t&#233; pos&#233;e s&#233;rieusement (je veux dire que le lecteur s'est vraiment interrog&#233; et n'a pas d&#233;cid&#233; d'avance qu'il s'agit d'un pur effet rh&#233;torique) au commentaire n&#176;13, vous pourrez lire ma r&#233;ponse.<br /> <br /> Sur la boutade de Claudel (parfois attribu&#233;e &#224; Clemenceau) "la tol&#233;rance ? il y a des maisons pour &#231;a". Elle r&#232;gle son compte &#224; une attitude psychologique condescendante, tout au plus &#224; une pr&#233;tendue vertu morale, mais elle laisse le concept politique intact, concept par lequel la th&#233;orie politique classique (notamment Locke et Bayle) aborde et construit ce que nous appelons aujourd'hui la libert&#233; d'opinion. On peut m&#234;me opposer l'attitude psychologique tol&#233;rante au concept politique classique de tol&#233;rance, la fin de votre commentaire en est un tr&#232;s bon exemple : chacun, camp&#233; sur sa propre psychologie "tol&#233;rante" peut r&#233;clamer l'abolition d'une partie de la libert&#233; d'opinion, celle qui ne lui pla&#238;t pas, et son enfermement dans une "maison de tol&#233;rance", dans un lieu priv&#233;...! A la fin, &#224; force de d&#233;couper la libert&#233; d'opinion en morceaux &#224; interdire ou &#224; rel&#233;guer dans l'intimit&#233;, il ne restera rien.<br /> <br /> Au sujet de l'argument de Locke, la question a &#233;t&#233; &#233;galement abord&#233;e par un lecteur, voir le commentaire n&#176; 15 et ma r&#233;ponse. Elle m&#233;riterait pour elle-m&#234;me un d&#233;bat. Certaines conduites addictives sont r&#233;prim&#233;es non pas parce qu'elles sont essentiellement addictives, mais avant tout parce qu'elles ont des cons&#233;quences directes sur le droit d'autrui, et dans les circonstances o&#249; elles en ont (ex ivresse publique, alcool au volant). Mais l'addiction en elle-m&#234;me et &#224; elle seule ne peut pas &#234;tre un motif d'interdiction (faut-il punir la graphomanie ? la m&#233;lomanie ? l'addiction &#224; internet ? &#224; la bouffe ?).  Nul ne peut se nuire &#224; lui-m&#234;me, il me semble que c'est un principe de droit sainement aveugle. Sinon, il faudrait poursuivre le suicide...]]></description>
        <pubDate>Tue, 18 Dec 2007 19:20:18 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">77b1d8ac30e267e900c8cd5c8fa026c4</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de JM]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment23000454</link>        <description><![CDATA[Ce texte est fort pernicieux car ce n'est pas un texte philosophique, c'est un texte de communication. En cela il ne peut &#234;tre dit fondamental. Ceci se voit &#224; plusieurs de ses caract&#233;ristiques.<br /><br /><br />Dabord on peut se demander quelle est la fonction des termes la&#239;ciste ou ultra-la&#239;ciste qui n'apportent rien en terme conceptuel au d&#233;bat et qui n'ont pour fonction que de stigmatiser l'adversaire. Cela rappelle la douce prose de soixante-huit qui &#233;cula le terme de "bourgeois" sens&#233; remplacer celui de capitaliste ou de classe dominante ou plus au g&#251;t du jour la prose du medef usant du terme d'"assist&#233;s" en lieu et place de ch&#244;meurs par exemple.<br /><br />Ensuite, point important, la tol&#233;rance. Quand Claudel lui r&#233;gla son compte, il savait ce qu'il faisait. Et pour cela je ne suis jamais tol&#233;rant, car ce terme renvoit &#224; l'&#233;dit de tol&#233;rance et place celui qui est tol&#233;r&#233; en position d'inf&#233;riorit&#233; par rapport &#224; celui qui tol&#232;re. Je respecte ou je m&#233;prise. Je respecte toujours les humains car je suis humaniste, pas contre je ne respecte pas toujours les id&#233;es car elles ne sont pas forc&#233;ment respectables.<br /><br /><br />Enfin, pour repondre &#224; l'argument qui me para&#238;t le plus fort, celui bas&#233; sur la citation de Locke: "<font size="2">La loi doit-elle prendre soin de mon &#226;me et de mon corps au point de m&#8217;interdire tout ce qu&#8217;elle juge leur &#234;tre nuisible alors que je ne nuis &#224; personne d&#8217;autre ?</font>"<br /><br />Si on suit le raisonnement de madame Kintzler, et qu'on l'applique &#224; la drogue, celle-ci ne ferait de mal qu'&#224; celui qui en use si elle n'&#233;tait pas prohib&#233;e. Doit-on dans ce cadre l'interdire ? Oui,  car elle met certains usagers en danger du fait des risques d'adiction, tout comme l'opium du peuple met en danger la situation sociale de la femme du fait du p&#233;ch&#233; originel reconnu par les trois religions du livre. A ce titre le cas du voile islamique est particuli&#232;rement saillant.]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 20:40:57 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">daae79a16a923cfb354b4e1f160e0422</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Catherine Kintzler]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment22509714</link>        <description><![CDATA[Je me permets, avec l'autorisation de son auteur de faire &#233;tat d'un message re&#231;u aujourd'hui par le formulaire de contact du blog.<br />*************<br />J'ai beaucoup appr&#233;cier l'ouvrage de Catherine Kintlzer, <em>Qu'est-ce que la laicit&#233; ?</em> car il fournit les outils th&#233;oriques, qui viennent s'ajouter aux outils politiques, pour mener le combat pour la laicit&#233;. <br />  <br /> Il met en &#233;vidence la diff&#233;rence fondamentale entre tol&#233;rance, tol&#233;rance &#233;largie et laicit&#233;. <br />  <br /> C'est sur cette ambiguit&#233; que jouent les islamistes et les communautaristes de tout poils, &#224; savoir la confusion entre libert&#233; de croyance, laquelle reconnue et garantie par la laicit&#233;, et l'envahissement au nom de cette libert&#233; de la sph&#232;re publique (en gros les institutions &#233;tatiques au sens large), confondue volontairement ou non avec l'espace public (la voie publique pour simplifier), alors que ce dernier fait partie de la sph&#232;re priv&#233;e, que beaucoup r&#233;duisent &#224; l'espace individuel (moi, toi, elle...) et priv&#233; (mon domicile, mon v&#233;hicule...). <br />  <br /> J'ai juste trouv&#233; un peu laborieux le chapitre sur l'&#233;cole.<br />  <br /> Un ami sociologue marxiste et laique, Liess Boukra, avait l'habitude de me dire, dans les ann&#233;es 1980, en Alg&#233;rie :" Au fait, la laicit&#233; consacre l'autonomie de l'individu par rapport &#224; la soci&#233;t&#233; ". Il a notamment &#233;crit au passage deux ouvrages : <em>Alg&#233;rie, la terreur sacr&#233;e</em>, &#233;d. Favre, et <em>Le Terrorisme : d&#233;finition, histoire, id&#233;ologie et passage &#224; l'acte</em>, &#233;d. Chihab &#233;ditions, Alger.]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Nov 2007 21:32:38 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7253a42f3ee31e7989e2238c253fa46b</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mezetulle]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment22375829</link>        <description><![CDATA[Cher monsieur Hilout, <br />J'ai dit "&#224; ma connaissance" ce texte n'est pas publi&#233;. Je ne savais pas qu'il avait &#233;t&#233; en ligne quelques heures car sa publication effectivement est pr&#233;vue pour cette semaine : tel &#233;tait l'&#233;tat de mon information.... donc merci de rectifier ma connaissance d&#233;faillante sur ce point ! Rassurez-vous, je vous crois, vous n'avez pas besoin de donner de preuve ! <br />Toujours est-il que les lecteurs ont besoin de le lire pour appr&#233;cier votre r&#233;ponse, donc d&#232;s que le texte sera accessible, je le signalerai ici par un lien bien visible. Tout cela n'est qu'une affaire de chronologie comme vous le dites tr&#232;s bien et l'ensemble du dossier sera bient&#244;t disponible.]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Nov 2007 09:48:47 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">098aed485ff6e0b283beb802de647f3a</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mohamed Pascal Hilout]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment22370086</link>        <description><![CDATA[Mme Kintzler,<br /><br />La pr&#233;cision est ce qui commence avec Kepler et Galil&#233;e pour nous sortir du Moyen-&#226;ge.<br /><br />Revenons don &#224; une chronologie astronomique :<br /><br />1 - ResPUBLICA n&#176; 567 a &#233;t&#233; publi&#233; le 10 courant. Et c'est bien l&#224; que votre article avec votre mari et Marie Perret a &#233;t&#233; publi&#233;<br /><br />2 - Ma r&#233;ponse a &#233;t&#233; publi&#233; le 17 courant dans Riposte La&#239;que<br /><br />3 - Le 19 courant &#224; 00h27, je vous annonce ma r&#233;ponse pour que vous puissiez &#233;ventuellement user de votre droit de r&#233;ponse.<br /><br />4 - Le 19 courant &#224; 11h 40, vous &#233;crivez&#160; : "Le Le texte dont vous parlez existe bien, mais &#224; ma connaissance il n'a pas encore &#233;t&#233; publi&#233; &#224; l'heure qu'il est."<br /><br />5 - Et aujourd'hui le mardi 20 novembre votre article &#224; trois n'est plus dans Respublica<br /><br />Voici le lien que j'ai heureusement sauvegard&#233; : <a href="http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,1769,,,,,_A-propos-de-l-affaire">http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,1769,,,,,_A-propos-de-l-affaire</a>. Je peux&#160; m&#234;me vous en fournir le texte que j'ai d&#233;cortiqu&#233; avant d'&#233;crire ma r&#233;ponse.<br /><br />6 - Je vous laisse user de votre raison pour &#233;crire la conclusion.<br /><br /><br />Bien &#224; vous.<br /><br /><br />]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 23:03:19 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1e18243920657ce0f589db1037161512</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mezetulle]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment22323453</link>        <description><![CDATA[Cher monsieur, <br />Le texte dont vous parlez existe bien, mais &#224; ma connaissance il n'a pas encore &#233;t&#233; publi&#233; &#224; l'heure qu'il est. Il le sera tr&#232;s prochainement et je ne manquerai pas d'en faire &#233;tat bien entendu. Je me demande donc comment vous avez pu le lire... <br />Lorsque ce texte sera publi&#233;, les lecteurs pourront effectivement juger si vous lui r&#233;pondez de fa&#231;on pertinente ou non.<br />Je trouve votre commentaire un peu d&#233;sobligeant : vous faites comme si j'essayais de r&#233;pandre des soup&#231;ons et comme si je n'avais que des convictions. Or jen'ai jamais soup&#231;onn&#233; personne de quoi que ce soit, et je ne suis convaincue de rien, j'essaie de d&#233;velopper des raisons ! On ne change pas de raisons comme on change de convictions...]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Nov 2007 11:40:08 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f72871741a67ee106de70e9945bee722</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mohamed Pascal Hilout]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment22313424</link>        <description><![CDATA[Le débat continue. Suite de ResPUBLICA n° 567

Suite à l'article que vous avez publié en collaboration avec votre mari et avec Marie Perret, j'ai composé un texte de clarification. 

J'espère qu'à la place des soupçons vous changerez  de convictions et de pistes d'analyses.

Avec tous mes respects

http://www.ripostelaique.com/spip.php?article283]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Nov 2007 00:27:35 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4231313472cba63183ddc34b79c008d5</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de VANO]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment21992265</link>        <description><![CDATA[Merci de votre analyse, j'y retrouve, exprimé avec clarté, ce que j'essayais de dire sans tout à fait y parvenir. Oui, en matière de laïcité comme dans d'autres domaines (je pense bien évidemment à la politique) l'ultracisme fait bien souvent le jeu de l'adversaire. Par ailleurs la prétention de certains militants laïques à déternir, eux seuls, la "vraie" parole laïque me semble s'apparenterà une démarche totalisante, bien contraire à la laïcité telle que je la conçoit.
Cordialement.]]></description>
        <pubDate>Mon, 05 Nov 2007 17:57:39 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7fddb907c38983d019638a307d738bce</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Mezetulle]]></title>
        <link>http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#comment21955349</link>        <description><![CDATA[Merci pour ce commentaire. C'est tr&#232;s int&#233;ressant&#160; particuli&#232;rement pour les militants la&#239;ques qui pourraient &#234;tre tent&#233;s par le "mod&#232;le mexicain".]]></description>
        <pubDate>Sat, 03 Nov 2007 22:25:54 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">47e62af0ed4f64f46411110509ba4c03</guid>
                                            </item>
  
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