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Majorité arithmétique et majorité politique : suffit-il d'être en plus grand nombre pour faire la loi ?
Les lois sont votées à la majorité et obligent tout le monde, y compris ceux qui ne les ont pas voulues. Mais de quel droit ? Si ce n'était qu'une question de nombre, on
ne voit pas en quoi la pression des plus nombreux sur les moins nombreux aurait autorité : elle n'a que la force et force ne fait pas droit. La force contraint, mais elle n'oblige pas et dès
qu'on peut s'y soustraire, on autant de droit à le faire qu'elle en avait à nous contraindre. Il faut donc qu'il y ait autre chose dans ce recours à la majorité des votants, et que le concept de
majorité politique soit distinct, par au moins quelque propriété, de celui de majorité arithmétique.
Dans son article La décision d'une majorité peut-elle fonder l'autorité de la loi ?, Jean-Michel Muglioni réfléchit sur cette question et rappelle, sur les traces de Rousseau, une des conditions élémentaires permettant de l'éclairer : pour que le vote ait un sens républicain et non pas despotique, c’est-à-dire pour qu’il porte sur la chose publique et ne fasse pas qu’exprimer l’intérêt d’une partie, quel que soit son nombre, il faut que tous, députés de l’assemblée ou citoyens de l’Etat, soient d’avance assurés qu’il n’est pas le déguisement d’un rapport de force. Cela suppose notamment (1) que chacun, citoyen ou élu, s'interroge, non pas sur ce qui est bon pour tel ou tel, pour tel ou tel groupe, mais pour tous pris généralement. Ainsi, on n'oubliera jamais qu'il suffit qu'un seul soit opprimé pour que tous le soient.
Lire sur ce blog l'article de Jean-Michel Muglioni La décision d’une majorité peut-elle fonder l’autorité de la loi ?
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Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).
Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Autres représentations : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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