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La loi a-t-elle le droit de dire ce qu'il faut tenir pour vrai ?
Au menu du réveillon figure un plat devenu hélas un classique bien que peu ragoûtant et toxique pour la pensée : les lois mémorielles. On a beau vomir cette sirupeuse bienpensance arrosée de fiel - qualifiée de « connerie sans nom » par Alain Juppé (1) -, les dévots s'obstinent à la resservir.
Mezetulle avait consacré quelques articles à la question en 2005, 2006 et 2007 (voir ci-dessous). On y trouvera notamment, outre des discussions intéressantes dans les commentaires, les
liens vers des textes d'historiens et de juristes qui, bien sûr, n'ont pas été entendus. Ont-ils seulement été compris ? Comment faire comprendre à un dévot bienpensant qu'aucune proposition
vraie n'a jamais été établie que sous la condition du doute, que sans l'expérience de l'erreur et sans l'épreuve du faux, rien de vrai ne peut être pensé ? Comment même lui faire comprendre que
le vrai et le faux sont des objets de pensée ? On désespère d'y parvenir, et il se peut bien que La Rochefoucauld ait raison de dire : « il est de certaines bonnes qualités comme des sens :
ceux qui en sont entièrement privés ne les peuvent apercevoir ni les comprendre ».
Liberté pour l'histoire, 15 décembre 2005.
Les lois mémorielles : interdiction d'affirmer, de nier.. ou de douter ?, 20 octobre 2006.
Contre les lois mémorielles (suite), 3 janvier 2007.
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Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).
Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Autres représentations : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
Avec de telles lois,le doute m'habite....(emprunté à P.DESPROGES) !
Tout est dit dans ces articles, donc rien à rajouter, "les lois mémorielles sont bien une connerie sans nom"...
), mais qui malheureusement ne règlent
pas les problèmes...
Ouf, il y a des mots qui soulagent un peu (connerie, connerie, connerie, ...
Ça me fait penser, à un reportage en Chine, passé récemment sur la 5... À des jeunes, entre 18 et 25 ans, auxquels le reporter demandait qu'est-ce que Tian'anmen évoquait pour eux, aucun ne savait répondre... Ils ont réussi à gommer des livres d'histoire, leur histoire... Étonnant, non ?
Nous, on voudrait lui donner une "base légale", c'est tout aussi fou, despotique et dangereux... sans oublier que ça paraît tellement dérisoire de mobiliser des parlementaires pour ça, alors qu'il y a tant d'urgences sociales et économiques à traiter...
C'est la fête, alors bonnes fêtes.
P.-S. : j'attends avec impatience une loi qui nous dira que le Père Noël n'existe pas et qui se prononcera sur l'existence, ou non, de Jésus-Christ et de ses miracles...