Bloc-notes
Ce diable de Meryl Streep...
Dans un entretien accordé au magazine Newsweek daté du 8 décembre 2008 par une partie de l'équipe du film Doubt de John
Patrick Stanley où Meryl Streep incarne une religieuse directrice d'école, la grande actrice américaine jette un pavé dans la mare bien-pensante de la religion de la
religion.
Vers la fin d'entretien, Viola Davis et John Patrick Stanley n'oublient pas de faire la génuflexion habituelle envers les communautés religieuses, si
réconfortantes - quel dommage qu'on perde ce sens de la chaleur humaine et de l'appartenance, etc.
Se tournant alors vers Meryl Streep, le réalisateur s'enquiert : "et toi Meryl, est-ce que tu ne souffres pas du manque de communauté en ce moment ?". Et Streep de répondre, laconique "Je ne sais
pas". Pressée par Viola Davis ("Ou bien est-ce que tu t'en moques ?") et après une manoeuvre de diversion parfois ironique ("Mais non, ,je suis fascinée par ce que je ne connais pas."), elle n'y
tient plus et lâche le feu d'artifice final :
"... l'idée selon laquelle si vous n'êtes pas membre d'une église, d'un temple, d'un monastère, d'une synagogue - quoi d'autre encore ?- vous privez en quelque sorte vos enfants du sens de la vie, me déplaît souverainement. J'ai un profond respect envers la vie. J'ai le sentiment d'être une personne profondément morale. Mais, souvent, la religion est un club dont des gens sont exclus." (1)
Voilà que le diable ne se contente plus de s'habiller en Prada !
1- Ma traduction. Voici le texte original, accessible sur le site de Newsweek et repris par le magazine français Vocable-Anglais n° 565 (5-18 février 2009) grâce auquel j'ai découvert l'article
: " [...] I deeply resent the idea that if you're not a member of a church, temple, ashram, synagogue or —what else is there?— that you are somehow denying your children the meaning of life. I
have a deep reverence for life. I feel I'm a deeply moral person. But often religion is a club out of which people are excluded."
Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris
dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Eric Perré : Jean-Jacques Rousseau, Eric Péron : Jean d'Alembert.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie d'Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Cinq représentations auront lieu : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Saint- Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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