Bloc-notes
Kouchner : ingérence d'une laïcité fluidifiée
Un accord a été signé par le ministre des Affaires étrangères permettant au Vatican de désigner les établissements d'enseignement supérieur
catholique dont les diplômes seront reconnus par la République française à l'intérieur même du territoire national. Cela pour "faciliter les cursus universitaires".
Plus discrète et plus technique que la "laïcité positive" voici maintenant la laïcité fluide... A force de fluidifier, on finira bien par diluer et (pourquoi pas?) par
dissoudre.
Et dire qu'on se demande si Bernard Kouchner est bien compétent dans ce genre d'affaire. Mais oui : c'est lui qui a promu naguère le droit
d'ingérence !
Texte du communiqué de l'UNSA Education :
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et Mgr Mamberti, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États, ont signé jeudi 18 décembre à Paris
un accord de reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur.
Selon le « communiqué technique » publié par le Quai d'Orsay, « cet accord a pour objet de
reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes [toutes les autres disciplines] délivrés par les établissements d'enseignement
supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires».
La fédération UNSA Éducation pose les trois questions suivantes au Gouvernement :
1) Le Ministre des Affaires Étrangères aurait-il compétence pour gérer l’enseignement supérieur ?
2) Un État étranger peut-il désigner des établissements français en capacité de délivrer des diplômes français ?
3) N’est ce pas aussi une atteinte fondamentale à la laïcité de la République et de l’Université, seule habilitée jusqu’à présent à pouvoir délivrer les diplômes nationaux que sont les grades
universitaires après avis du Cneser¹ ?
La fédération UNSA Education dénonce ce passage en force qui remet en cause les principes fondamentaux de la Constitution et de l'Université.
1 - Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris
dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Eric Perré : Jean-Jacques Rousseau, Eric Péron : Jean d'Alembert.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie d'Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Cinq représentations auront lieu : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Saint- Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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