Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris
dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Eric Perré : Jean-Jacques Rousseau, Eric Péron : Jean d'Alembert.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie d'Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Cinq représentations auront lieu : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Saint- Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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Interventions CK
Varia

Bonjour
Le texte de Marie Perret ainsi que votre réaction sont certes esthétiques mais sont complètement détachées de la réalité vécue par la majorité de fumeurs passifs.
On peut trouver sympa la clope du vieux Lucky Lucke, apprécier de fumer un havane en buvant un vieux rhum tout en écoutant "commandante Che guevara" sans pour autant accepter de subir les réunions de travail irrespirables, les plats de restaurants au goùt vicié par celui du tabac froid du voisin et le coùt social du traitement des maladies des fumeurs chroniques.
La loi Evin aurait été parfaite si elle avait été respectée, ce qui a été rarement le cas. Entre fumeurs et non-fumeurs, les premiers imposent le plus souvent leur goût aux second.
Le droit de fumer doit être préservé comme celui de respirer un air sans goudrons et de ne pas puer le tabac froid des autres.
Bravo tout de même pour le reste de votre oeuvre
NO
Il y a une conception de l'ordre moral qui nie toute morale et qui finalement, au nom de la santé de l'humanité, nie les humanités. Avoir effacé la cigarette de Sartre sur les photos est proprement monstrueux, c'est un déni d'identité. Pire: c'est un mensonge pieux.
Cette conception veut rendre impossible ce qui est dangereux. Vous ne la partagez pas, c'est très clair à la lecture de votre commentaire. Alors, d'accord avec vous pour interdire de fumer de façon explicite et délimitée dans l'espace. Mais ce qui est en question aujourd'hui n'est plus de l'ordre du simple interdit : c'est de l'ordre de la forclusion - rendre l'acte de fumer impensable. Cela rendrait impensable une partie assez précieuse ( et pas seulement sympathique, car Sartre et Malraux et Valéry ne sont pas réductibles à Lucky Luke - d'ailleurs ils ne portent pas des noms de cigarette, eux !) de la culture littéraire.
J'ai dit dans ma réaction au texte de Marie que je ne fume plus depuis 30 ans : je fais donc partie des non-fumeurs et je connais autant que vous (peut-être même depuis plus longtemps que vous ?) la réalité vécue par les fumeurs passifs. Mais je ne voudrais pas qu'on en vienne à une culpabilisation générale des fumeurs, à une persécution engagée, comme dans certains pays, sur le simple fait d'avoir un cendrier sur son bureau ou un cigare dans son sac. Voilà pourquoi, chaque 31 mai, je me promène le cigare au bec (pas forcément, et même surtout pas, allumé). Exercice formel et abstrait de la liberté ? Oui, car c'est ce qui témoigne de l'état de la liberté.
oui car c'est souvent le même que celui qui n'accepte pas son role de "moule à crétins" ....
je me souviens de profs de droite , vraiment de droite , qui pensaient que l'important , c'était d'outiller leur élèves avec des clefs de 12 en état de marche , pour arriver à voir ce que le monde avait dans le ventre ... ils fumaient .... ou pas d'ailleurs ....
de nos jours, les profs fument plus, ont peur des gosses, et sont tous vaguement actionnaires d'EDF et de France télécom .... même si beaucoup sont resté de gôche ....
Comment une non-fumeuse gênée par les fumeurs peut se positionner entre la bien-pensance actuelle et la préservation de ses poumons ? Entre la liberté individuelle de l’un et la liberté individuelle de l’autre, entre les pressions de la société et le sentiment de rébellion ?
Mais je peux affirmer haut et fort que fumer pue ! On pourrait d’ailleurs ajouter sur les paquets de cigarettes " Fumer Pue et Tue ! " Je ne suis d’ailleurs pas la seule à le remarquer. Ainsi cette histoire vraie qui m’est arrivée voici quelques années : dans un wagon non-fumeur plutôt désert d’un train grande ligne, une odeur bien caractéristique me chatouille les narines… à quelques places de moi un homme ose fumer tranquillement ! (je dis tranquillement car maintenant, cela fait presque pitié de voir les fumeurs pétris de culpabilité tirer une taf !) Je m’approche donc de ce provocateur invétéré en lui faisant remarquer (avec courtoisie) qu’il se trouve dans un wagon non-fumeur. Et que me répond le monsieur ? Ah je sais bien mais je préfère être ici car dans les wagons fumeurs ça sent trop mauvais ! Comme je le comprenais. Nous avons trouvé un compromis : il a continué à s’adonner à son vice dans l’espace des portes donnant sur les voies (ce qui confirme bien que les fumeurs aiment braver les dangers !).
Comment faire pour gérer tout ça ? Au restaurant par exemple, on arrive à plusieurs, on nous demande " fumeur – non-fumeur ? " Des réponses contradictoires fusent ! On se place alors en fonction du sentiment d’amitié qui habite le non-fumeur à supporter la fumée ou qui habite le fumeur à s’abstenir de fumer, car tout de même, entre amis, on aime partager un repas, si possible, ensemble ! Quel bon test pour savoir le niveau d’amitié que l’on peut se porter !
A chaque clan de gérer tant bien que mal cette mutuelle ségrégation.
Cependant, je m’associe (avec tout mon souffle) à Marie Perret pour dénoncer cet ordre moral qui se sert de la fumée pour cacher les vrais problèmes. On peut d’ailleurs craindre que parmi ces gardiens de vertu certains pensent que fumer tue mais pas assez vite. Une riposte armée serait plus efficace. Une cigarette – Une balle ! La cigarette du condamné prendrait ici tout son sens. Mais alors quid des multinationales du tabac ? Il faut penser à l’économie que diable ! Alors ? Encore une ?
Marthe
Je vous recommande le premier chapitre de "Rome, la pluie" (A quoi bon la littérature), et sa belle envolée à la gloire de la cigarette, de la fumée qui embrume et éveille les esprits.
Merci pour la référence, on va aller lire ça.
Voici à quoi cela ressemble une cave à cigares, l'idéal c'est de conserver les cigares à environ 70% de taux d'humidité.