Bloc-notes
Manifeste républicain pour l’égalité des droits
et contre les discriminations «positives»
A l'heure où relais communautaires et médiatiques s'associent pour obtenir du gouvernement l'introduction en France de mesures de
"discrimination positive", l'Observatoire du Communautarisme publie un appel aux républicains soucieux de la défense du principe
d'égalité entre les citoyens. Il est grand temps de se mobiliser contre ceux qui veulent instaurer la "rupture" avec les principes fondateurs de la République.
L'élection de Barack Obama nous vaut une fois de plus un concert d'autoflagellations et de revendications à connotation discriminatoire : la France n'est-elle pas
"en retard" pour "représenter" ses "minorités visibles"?
Comme si les lois républicaines privaient certains citoyens de droits en raison de leur origine, de leur couleur, de leur religion, de leur sexe. Comme si un système de ségrégation légale avec
droits différenciés avait existé sur le territoire métropolitain jusque dans les années soixante. Comme si l'absence de diversité était le fait de la loi, et non celle de partis politiques
reconduisant toujours les mêmes schémas.
L'exemple de Barack Obama est particulièrement mal choisi. Est-il fils d'ouvrier, est-il descendant d'esclave ? Aurait-il lui-même réclamé pour ses filles le bénéfice d'une discrimination
positive ? Et puis, en quoi un Noir se sentirait-il mieux représenté par un Noir, une femme par une femme, un homosexuel par un homosexuel ? Lorsque les communautés font leur apparition, les
luttes sociales passent à la trappe.
Une véritable affirmative action ne consiste pas à scruter l'ethnicité, l'orientation sexuelle, la religion. Elle ne consiste pas à installer une "représentation miroir" fondée sur un
dénombrement et sur des quotas. Une véritable affirmative action, c'est la réurbanisation des quartiers, c'est le soutien aux initiatives créatrices de richesses et d'emplois, c'est la
présence homogène des services publics sur l'ensemble du territoire, ce sont des systèmes de bourses et d'aides sur critères sociaux et scolaires (et non sur critères d'appartenances ou
d'origines), c'est aussi une école exigeante qui n'abandonne pas les enfants à leur destinée sociale.
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Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).
Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Autres représentations : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
Le terme discrimination positive est en lui-même clair : il désigne, non pas un effort légitime pour rétablir l'égalité sur critères sociaux en restant aveugle aux distinctions "d'essence", mais au contraire une tentative de favoriser ou de handicaper des personnes sur une base "essentialiste" qui divise l'humanité selon la couleur de la peau, l'origine, le sexe, ou ... l'ethnie.
Comme le disait un de mes maîtres : "dans l'ethnocentrisme ce qui est mauvais, ce n'est pas le centre, c'est l'ethnie !". Il ne s'agit donc pas à mon sens d'établir une bonne entente entre ethnies (ce qui suppose qu'on continue à les séparer) mais une bonne entente "centrale" entre les personnes.