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Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).
Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Autres représentations : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
Je trouve excellent l'argument interrogeant sur la nécéssité de féminiser les mots comme "assasin", ou de masculiniser tels autres comme "sentinelle".
Cela montre bien l'absurdité de ce comportement et conduit assez naturellement à conclure "Tout ce qui est excessif est nul".
la reproduction des schémas , elle s'inculque malheureusement dans le secret du gynécée ou filles et garçons prépubéres apprennent déjà leur rôle d'une mêre qui elle même ....
merci ... je me sens un peu moins seul ...
(Ce commentaire annule le précédent)
Très intéressant, la question est, la société changera-t-elle d’elle-même avec l’arrivée naturelle des femmes dans la politique ? J’en doute ou alors très très lentement car cela reste le domaine réservé des hommes (dont les affaires…). Celles et ceux qui ont rédigé l’article sont de grands intellectuels qui – à mon sens- ne connaissent pas concrètement la réalité des femmes (vivre la vie réelle de la majorité des citoyens sans femmes de ménage, inclusion dans la société des grands intellectuels). C’est possible de concilier vie de famille et vie politique pour une femme, en gérant différemment et en faisant participer son mari aux tâches domestiques, même un peu, tout n’est qu’une question d’organisation et de passion, encore faut-il donner leur chance aux femmes du peuple (parité, je le sais personnellement). Cela deviendrait un gros mot de dire une femme ou un homme, afin cela semble extrémiste même dans le concept, les auteurs voient tout de suite les effets néfastes crées par une telle loi, mais ils ont l’air d’ignorer la situation présente assez catastrophique : ex : 13% de femmes maires en 2008, 11% en 2006. Au pire, moi, je préfère le moins pire, et tant pis si l’on dit que les femmes qui comptent en politique sont là pour le seul fait d’être des femmes, je pense qu’avec la pratique, on constate forcément les qualités ou défauts d’un(e) élu(e) (je ne parle pas de compétence ou incompétence, d’ailleurs la question ne se pose jamais pour les hommes).
Je pense qu’en politique, la situation évoluera plus vite avec cette loi. Et je le constate déjà, je crois.
Trop de questionnement tue le principal : le but final pour l'avantage collectif.
Je suis d'accord avec vous sur un point : c'est au niveau des mentalités que les choses peuvent et doivent bouger aussi, et en ce sens les débats sur la question me semblent avoir eu un effet bénéfique.
Mais je ne comprends pas pourquoi vous rejetez l'avis des "intellectuels"... Comme s'ils (elles) n'avaient pas aussi l'expérience concrète de la vie, du travail, des difficultés du quotidien ! On ne peut pas d'un côté militer contre l'exclusion des femmes de la vie politique et de l'autre considérer que "les intellectuels" auraient une essence particulière qui les exclurait de l'expérience humaine commune et qui disqualifierait a priori leurs propos ... !
Le "commentaire précédent" dont parle Karine a été envoyé par elle-même quelques minutes avant celui qui est publié ici sous le n°3. Ce "commentaire précédent" n'est pas publié, bien évidemment puisque son auteur l'annule.
Il ne faut donc pas comprendre que le com n° annule le com n°2 qui émane d'un autre lecteur.
Je respecte le travail de réflexion que vous mener, je tiens juste à émettre mon humble avis.
Je constate avec tristesse que certains de vos arguments sont repris par certains machismes modernes, hommes ou femmes, purs et durs. Et « puisque c’est une femme philosophe, journaliste et compétente qui le dit… ». Pourquoi reprenez-vous des arguments subjectifs et risibles comme : « ?
Beaucoup, qui n’arrivent pas à progresser en politique accuse la gente féminine de prendre leur place : dixit « On est obligés de prendre des femmes incompétentes (sous-entendu qu’elles sont forcément toujours incompétente) au lieu d’homme compétents », ils oublient bien sûr de signaler l’inverse qui est beaucoup plus généralisé et ancestrale, ne nous trompons pas de domination.
La loi sur la parité a permis de faire entrer massivement les femmes dans le monde politique et l’on peut déjà en tirer des conséquences : la société civile est beaucoup plus représentée qu’avant, des couches de la population jusqu’alors peu présentes dans les exécutifs locaux le sont grâce au recrutement féminin, beaucoup plus diversifié que celui des hommes.
La dynamique paritaire a entraîné le rajeunissement des élus : 10 % des femmes, élues municipales, sont retraitées contre près de 20 % des hommes.
Un autre effet induit par la féminisation est une diversification de statut professionnel.
Les femmes au foyer participent désormais au recrutement des élus locaux : les conseillères municipales comptent en effet 15 % de « sans profession » (contre moins de 3 % chez les hommes), les conseillères régionales 10,6 % (contre 3,5 % chez les hommes).
En se consacrant à la politique, notamment municipale, les femmes « se mêlent de ce qui les regarde » car les compétences d’une commune les concernent directement :
Que l’on fasse changer les mentalités par le haut ou par le bas, l’essentiel c’est qu’on les change !
Un argument de votre texte qui est détourné est par exemple : "On dit aussi que la politique changera si les femmes y sont plus nombreuses, parce que les femmes seraient plus pratiques, plus modestes, moins violentes, plus proches des "réalités", etc. Cet argument reproduit la pire des misogynies".
Cela est traduit par certains : regardez les arguments des pro-paritaires, totalement ridicules et qui vont à l'encontre du féminisme ! Mais vouloir la parité, ce n'est pas être en accord avec cet arguement, les pro-parité ou anti-parité, attendent des arguments rationnels et justes, qui se fondent sur la réalité concrète, les chiffres de l'expérience paritaire.
Par ailleurs, les mêmes résultats (et même de meilleurs et plus rapides) peuvent être obtenus par des mesures qui ne "montent" pas aussi haut que la Constitution : je citais par exemple un statut de l'élu - qui protégerait aussi bien les femmes que les élus issus de ce qu'on n'ose plus appeler "les classes laborieuses". Et aussi les pénalités frappant les partis. Car ce sont d'abord les notables et leurs habitudes qui font obstacle à l'entrée massive des femmes dans le domaine politique.
Inscrire une partition de l'humanité dans la Constitution, cela me semble inefficace pour le but que l'on prétend poursuivre, et surtout cela me semble ouvrir une voie très dangereuse car c'est affirmer qu'on peut introduire des distinctions entre les sujets du droit (mais ici je préfère renvoyer à d'autres articles du livre Le Piège de la parité, qui expliquent cela bien mieux que je ne l'ai fait ici dans ce texte, notamment les articles écrits par les juristes).
Il faudrait aussi, hélas, se demander si la politique est si intéressante que cela... et surtout si les élus ont un véritable pouvoir, mais c'est une autre question !
Vous préférez un homme compétent plutôt qu'une femme nulle et moi, je pense que la société aura vraiment changé quand on trouvera à des postes à responsabilités autant de femmes nulles que d'hommes... franchement compte tenu de l'état de certaines "élites" à majorité masculine, on n'a pas grand-chose à perdre.
À part ça, oui, pour la politique, une loi serait encore donner du grain à moudre au sexisme.