Bloc-notes
Vous avez dit passé antérieur ?

Le SNUIPP- Marne (1), dans un "bêtisier" consacré à relever quelques perles dans les nouveaux programmes scolaires, s'en donne à coeur joie avec la réintroduction - superflue à ses yeux - de l'étude du passé antérieur en CM2, et se livre à un exercice qui se veut amusant.

Lisons ce qui se révèle être une perle au second degré :

"Le Ministre annonce que les programmes se concentrent sur les fondamentaux et sur l’essentiel. Pourtant il faudrait dorénavant enseigner le passé antérieur et le futur antérieur ! Encore eut-il fallu (2) que vous nous expliquassiez cette nouveauté, Monsieur le Ministre ? (page 14 du projet). Non, Monsieur le Ministre, vous n’eussiez pas dû rétablir le passé antérieur."

Le demi-habile qui a écrit cet immortel paragraphe destiné à faire rire ses collègues montre qu'il ne connaît pas le passé antérieur puisqu'il n'en donne aucun exemple, le confondant peut-être avec le conditionnel passé 2e forme, auquel il oublie de mettre son accent ! Mais comment puis-je savoir cela ? Tout simplement parce que je l'ai appris en CM1 et CM2... il est vrai que c'était à la fin des années cinquante.
La conclusion est imparable : à quoi bon enseigner ce que le maître ne sait pas et ne tient même pas à savoir ?

Quant à l'utilité du passé antérieur (notamment pour lire la presse sportive et autres futilités), on lira sur ce blog l'article A quoi sert le passé antérieur ? Petite métaphysique d'une école déflationniste.

1 - Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et Pegc.
2 - Sic. Il eût fallu écrire "eut" avec un accent : il s'agit du conditionnel passé 2e forme ! D'après le
site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture , le secrétaire général du SNUIPP a fait état de cet exemple de "passé antérieur" sur une station de radio.

Sur le bloc-notes le 24 mars 08
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Par Mezetulle
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Commentaires

Et pas la peine de remonter à la fin des années 50. Les instituteurs de mon école primaire (d'une ville peu favorisée) enseignaient encore tous les modes et tous les temps au milieu des années 80. On n'avait pas encore imaginé à l'époque de morceler l'apprentissage de la langue sur quinze années.
Lors d'un stage de l'EN sur le "socle commun" auquel j'ai participé, la formatrice IUFM s'est littéralement mise à pousser des cris d'orfraie lorsque j'ai osé dire que l'apprentissage du subjonctif présent à partir de la 4e me semblait bien trop tardif. Bien sûr, elle ne pouvait que reconnaître que ce mode est d'usage courant, mais pour elle, avant la 4e, il suffit de faire "observer" son existence au détour d'un texte (seulement si l'on se sent vraiment obligé, je suppose).
Je sais aujourd'hui particulièrement gré à mes anciens instituteurs de ne pas avoir pris leurs élèves pour des imbéciles. Ceux qui moquent les "méthodes traditionnelles" (nom dont on affuble désormais l'enseignement précis et rigoureux de la langue), qu'ils font forcément remonter à Jules Ferry, insultent et foulent au pied ce faisant cette école et les personnes consciencieuses qui m'ont instruite et permis de faire des études. Il n'y a rien de plus révoltant pour quelqu'un qui a essayé de suivre leurs traces.
Commentaire n°1 posté par Anne le 06/05/2008 à 21h34

Annonce spéciale

Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.


Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Eric Perré : Jean-Jacques Rousseau, Eric Péron : Jean d'Alembert.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie d'Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Cinq représentations auront lieu  : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Saint- Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

Télécharger l'affiche du 25 février en JPEG, en PDF.

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