L'Observatoire chrétien de la laïcité (68, rue de Babylone, 75007 Paris) communique :
29 décembre : merci au journal Marianne en ligne de m'avoir accordé un entretien sur ce sujet (propos recueillis par Anna Borrel)."Le discours du président de la République à Saint Jean de Latran est effarant. On ne peut pas se contenter d’ironiser sur le nouveau chanoine – tradition pour le moins obsolète, y compris dans l’Eglise catholique.
Nicolas Sarkozy ne parle pas dans ce discours au nom de tous les Français, ni des seuls chrétiens, ni même au nom des catholiques de France, mais au nom d’une sensibilité catholique traditionaliste qu’il assume comme la sienne… et celle de toute la France. Par exemple, sous le nom de fait historique, il remet à l’honneur l’idéologie intégriste de la France « fille aînée de l’Eglise ». Il continue d’invoquer les racines chrétiennes de la France, alors même que cette formulation n’a pas été retenue dans les textes européens. De plus, il ne tient pas compte des apports spirituels, humanistes, culturels des religions non catholiques, des agnostiques et athées dans notre pays, estimant même que l’aspiration spirituelle qui est en tout homme ne trouve sa réalisation que dans la religion.
Président de la République, élu par des Français de toutes convictions, il exprime des positions personnelles d’ordre convictionnel, spirituel ,voire religieux, en mettant gravement en cause l’exercice laïque de sa fonction, allant jusqu’à identifier son ambition politique et la vocation sacerdotale !
L’affirmation verbale dans ce discours de l’actualité des lois de séparation de 1905 est contredit par la tonalité générale du discours. L’allusion au livre « La République, les religions et l’Espérance », que Nicolas Sarkozy a remis au pape, nous laisse craindre en réalité une remise en cause juridique inquiétante de cette loi, ce dont certaines propositions du rapport Machelon sont sans doute une esquisse.
L’Observatoire Chrétien de la laïcité, avec tous les laïques français, continuera de défendre la laïcité telle qu’elle est définie dans les deux premiers articles de la Loi de 1905 comme dimension essentielle de la démocratie."
Jean Riedinger, Secrétaire de l’O.C.L.
Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.
Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris
dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.
Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.
Chorégraphie : Isabelle Dufau
Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.
Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.
Cinq représentations auront lieu : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.
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Il assure que « celui qui ne croit pas ne peut soutenir en même temps qu'il ne s'interroge pas sur l'essentiel. » Comme s'il fallait être croyant pour se poser des questions métaphysiques !
La remarque ne déforme-t-elle pas le propos de NS ?
Je viens de lire son discours (ouf !). Il me semble qu'il dit précisément le contraire : un non croyant peut se poser des questions métaphysiques... Or, c'est à peu de choses près le seul point d'accord que j'ai avec lui; ça m'ennuie donc de ne pas comprendre votre remarque !
Lisez bien la phrase de NS que j'ai citée et que vous reprenez.
NS dit que si les incroyants se posent des questions sur l'essentiel, c'est en dépit de leur incroyance, malgré elle : autrement dit il présente l'incroyance comme un obstacle au fait de se poser des questions essentielles. "ils ne peuvent pas nier, bien qu'ils soient incroyants, qu'ils se posent aussi des questions sur l'essentiel".
La phrase est très habile parce qu'elle ne dit pas que les incroyants ne peuvent pas se poser de questions métaphysiques : elle dit que s'ils le peuvent, c'est en contradiction avec leur incroyance... et donc qu'on ne peut se poser des questions métaphysiques que du point de vue d'une croyance. Voilà ce que je souligne dans l'interview.
J'ai fait un C/C de votre interview sur mon blog en citant la source. Il serait bon que les intellectuels universitaires se réveillent et n'attendent pas que les CRS viennent les frapper (quand ils ne cautionnent pas qu'on fasse appel à eux bien-sûr...) sur le forum de Lille 3 pour se dévoiler politiquement... Il manque un Michel Foucault du XXIème siècle...
Trève de plaisanterie, soyons très vigilants !