Bloc-notes
Vu à la BnF


La Bibliothèque nationale ? depuis le roman de Jacques Roubaud La Belle Hortense, on sait que s'en moquer c'est aussi avouer qu'on l'aime. Mezetulle, qui ne pourrait pas s'en passer, qui y court sous le moindre prétexte et qui ne cesse bien entendu de la critiquer, n'échappe pas à cette relation passionnelle et maniaque d'amour-haine.

Cette fois, c'est un panneau d'interdiction  qui me laisse vraiment perplexe :

BnFBoissonNourritureRedim2.jpg

Cela signifie, en toute rigueur, qu'il est interdit de consommer  conjointement nourriture et boisson.  Et donc qu'il est permis de consommer  SOIT de la nourriture,  SOIT de la boisson....
Est-ce bien ce que les auteurs de ce texte digne de passer à la postérité ont voulu dire ?

Pour le savoir il faudrait essayer ... Je ne m'y risquerai pas, ne voulant pas perdre mon précieux passeport magnétique rouge (j'en ferais une maladie). Je préfère m'en tenir à une hypothèse plus raisonnable : la BnF manque de rédacteurs juridiques qui auraient plutôt écrit, en bon français et sans équivoque :

"Merci de ne consommer NI nourriture NI boisson"

Mais après tout, la BnF n'est pas l'Académie française.. !
Sur le bloc-notes le 2 oct.  07
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Par Mezetulle
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Commentaires

la dessus tu es trop forte ! et la belle Hortense c'est fait pour ceux qui aiment jouer, je crois...ah mes études!
Commentaire n°1 posté par bullrotm le 03/10/2007 à 06h54
Il suffit de lire les rapports de jury du concours de conservateur. Par exemple, année 2005 : ------------- "Cette année encore, le nombre de copies jugées irrecevables relativement au niveau requis pour les fonctions de conservateur [...] a été important. Ces copies, sanctionnées par des notes éliminatoires, présentent des défauts rédhibitoires dont une maîtrise très insuffisante de la langue française, de graves fautes de syntaxe, des phrases non structurées (méconnaissance des règles les plus élémentaires de la ponctuation, succession de phrases nominales, style oral) ; l'utilisation d'expressions familières (« Les pontes détenteurs des clés du savoir ») ou d'un jargon emprunté aux sciences sociales, mais non assimilé, enfin, des fautes d'orthographe trop fréquentes. L'autre défaut majeur est l'ignorance des règles qui régissent l'exercice demandé : absence de plan, développement sans structuration logique, juxtaposition de remarques anecdotiques sans analyse. Enfin, les correcteurs ont été frappés par de nombreuses approximations et contrevérités historiques, économiques ou scientifiques, sans doute dues à une grande méconnaissance des faits historiques, culturels, économiques et sociaux." Ou encore, un peu plus loin : "On peut regretter le manque d'approfondissement dans la réflexion : la majorité des copies reflètent un « état moyen de l'opinion » tel qu'elle s'exprime dans la presse et surtout à la télévision [...]. Pour illustrer leurs propos, bien des candidats ne parviennent pas à s'affranchir de l'événementiel, du fait divers et de l'anecdote. Ils alignent des exemples de vulgarisation et font une trop grande place à la science-spectacle. L'accumulation d'exemples de vulgarisation scientifique tient lieu de démonstration sans aucune analyse critique [...]" -------------------- D'un autre côté, on peut féliciter les responsables du concours de conservateur. Contrairement à ceux du CAPES, ils n'offrent pas une version chastement expurgée de leurs rapports de jury.
Commentaire n°2 posté par Pierre-Henri le 03/10/2007 à 14h28
L'ambiguité sollicite la pensée et la recherche. Elle nous fait vivre !
Commentaire n°3 posté par Laurent Babicz le 03/10/2007 à 17h39
Tout à fait d'accord, mais l'énoncé d'un interdit n'a pas pour fin de solliciter la pensée, il n'appelle pas de réponse mais une conduite, une réaction, et il vaut mieux dans ce cas éviter l'équivoque (imaginons qu'un feu tricolore soit ambigu...).
En tout cas celui-ci sollicite plutôt (et involontairement) notre sens de l'humour.. !
Réponse de Mezetulle le 03/10/2007 à 18h43
A classer dans le même bêtisier, cette mention lue sur un document officiel d'une grande université française : "Tout dossier incomplet ne sera pas traité". Ce qui siginifie que quelque dossier incomplet sera traité...
Commentaire n°4 posté par Mezetulle le 14/10/2007 à 11h45
rire
Commentaire n°5 posté par matheo le 14/10/2007 à 17h33
Tu es très forte, Catherine. Chapeau! Chapeau aussi de t'indigner devant le déclin d'alphabétisme qui nous pollue non seulement la langue, mais le moral.
Commentaire n°6 posté par Francis Assaf le 12/11/2007 à 20h44

Annonce spéciale

Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.


Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Eric Perré : Jean-Jacques Rousseau, Eric Péron : Jean d'Alembert.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie d'Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Cinq représentations auront lieu  : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Saint- Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

Télécharger l'affiche du 25 février en JPEG, en PDF.

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