Bloc-notes actualité

Bloc-notes actualité
2012, année Jean-Jacques Rousseau :
quelques textes sur Mezetulle

En ligne le 6 janvier 2012


On célèbre en 2012 le tricentenaire de Jean-Jacques Rousseau. En attendant de signaler à ses lecteurs quelques événements et participations, Mezetulle se permet de rappeler ici quelques publications sur ce blog - réunies notamment dans le Dossier Jean-Jacques Rousseau consacré aux rapports entre esthétique, musique, politique, théâtre et morale - ainsi qu'un article comparant les critiques du théâtre par les rigoristes du XVIIe siècle et par Rousseau.


  Voir les règles de publication des commentaires

Accueil                     Sommaire
Par Mezetulle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Bloc-notes actualité
La loi a-t-elle le droit de dire ce qu'il faut tenir pour vrai ?

En ligne le 24 décembre 2011

 

Au menu du réveillon figure un plat devenu hélas un classique bien que peu ragoûtant et toxique pour la pensée : les lois mémorielles. On a beau vomir cette sirupeuse bienpensance arrosée de fiel - qualifiée de « connerie sans nom » par Alain Juppé (1) -, les dévots s'obstinent à la resservir.

 

Mezetulle avait consacré quelques articles à la question en 2005, 2006 et 2007 (voir ci-dessous). On y trouvera notamment, outre des discussions intéressantes dans les commentaires, les liens vers des textes d'historiens et de juristes qui, bien sûr, n'ont pas été entendus. Ont-ils seulement été compris ? Comment faire comprendre à un dévot bienpensant qu'aucune proposition vraie n'a jamais été établie que sous la condition du doute, que sans l'expérience de l'erreur et sans l'épreuve du faux, rien de vrai ne peut être pensé ? Comment même lui faire comprendre que le vrai et le faux sont des objets de pensée ? On désespère d'y parvenir, et il se peut bien que La Rochefoucauld ait raison de dire : « il est de certaines bonnes qualités comme des sens : ceux qui en sont entièrement privés ne les peuvent apercevoir ni les comprendre ». 

Liberté pour l'histoire, 15 décembre 2005.

Les lois mémorielles : interdiction d'affirmer, de nier.. ou de douter ?, 20 octobre 2006.

Contre les lois mémorielles (suite), 3 janvier 2007.


1 - Le propos a largement été relayé par la presse, voir par exemple ici.
Accueil                     Sommaire
Par Mezetulle
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
La pensée musicale d'Adorno : un livre d'Anne Boissière

En ligne le 25 novembre 2011

 

Avec La pensée musicale de Theodor W. Adorno, l'épique et le temps (Paris : Beauchesne, 2011)  Anne Boissière signe son second ouvrage consacré au philosophe de l'école de Francfort (1). Ici, elle remanie de fond en comble les lectures convenues d'Adorno penseur de la musique, qui le figent trop souvent en avant-gardiste fixé sur les notions de progrès et de matériau, et qui organisent principalement leur vision à partir de sa réflexion sur « la nouvelle musique ».

 

Pour effectuer ce déplacement, elle prend appui sur le livre que Adorno consacra à Mahler et, de proche en proche, réordonne entièrement le paysage conceptuel de la réception d'Adorno, et avec lui les rapports entre musique et philosophie à la lumière d'une méditation sur la durée.

 

1 - Anne Boissière a publié en 1999 Adorno, la vérité de la musique moderne, Villeneuve d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion.

 

Lire l'étude critique du livre par C. Kintzler sur ce blog

 

NB. Les commentaires de ce billet sont fermés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur la version intégrale de l'article.


Accueil                     Sommaire
Par Mezetulle
Voir les 0 commentaires

Bloc-notes actualité
Rama Yade lectrice de Mezetulle ?

En ligne le 11 novembre 2011


Le titre du livre de Rama Yade Plaidoyer pour une instruction publique (Grasset) ne pouvait qu'attirer l'attention de Mezetulle. Effectivement il y a de quoi se régaler... et de supposer que Rama Yade a lu Mezetulle, particulièrement certains textes de Jean-Michel Muglioni, de fort près !

 


L'auteur rappelle opportunément que la politique de destruction de l'école républicaine est menée avec constance et régularité depuis une bonne trentaine d'années aussi bien par la gauche que par la droite, à coups de « réformes pédagogiques » ahurissantes, d'idéologie managériale, d'alignement sur l'animation sociale ; elle tire à boulets rouges sur l'autonomie des établissements chère à F. Fillon. S'agissant de l'université, on déguste la note de la p. 140 qui renvoie dos à dos B. Apparu et V. Peillon, pris la main dans le même sac avec le projet de suppression des classes prépa. Et la liste des anciens ministres « pompiers incendiaires » p. 155 n'est pas en reste - elle se conclut par une double dénonciation sans ménagement qui se prolonge p. 156.

 

Tout cela pour déboucher sur le voeu d'un énième « grand débat public sur l'école »... duquel on peut attendre tous les travers qui sont précédemment critiqués et où toute tentative sérieuse en faveur de l'instruction, verrouillée par un consensus politique qui s'entend sur le pire, sera dénoncée comme corporatiste, élitiste, réactionnaire et « inadaptée aux nouveaux publics » ou aux « exigences de l'entreprise moderne ». Et cela quel que soit le résultat de la future élection présidentielle, n'en déplaise à Rama Yade. 

 

Qu'un certain sentiment de familiarité m'ait saisie au fil des pages, cela n'a donc rien d'étonnant - mon vieux Condorcet figure même dans la biblio, tout comme le De l'Ecole de Jean-Claude Milner - deux ouvrages dont la 1re édition remonte à 1984 ! Et que le buzz commence à bourdonner sur des thèmes qui traversent un désert politico-médiatique depuis trente ans, on ne s'en plaindra pas, même s'il plonge dans une finale mare aux canards bien tiède et vaseuse.

 

Cependant, devant certains passages, cette familiarité se fait étrange, empreinte du malaise que l'on éprouve lorsqu'on vit un rêve un peu trop précis. J'ai le sentiment d'avoir lu ça quelque part, hum... ce n'est pas une ressemblance générale, non j'ai lu ça vraiment, mot à mot, à la virgule près. Voyons d'un peu plus près. 

 

Page 64. Il s'agit de la discipline: L'image de la règle signifie qu'au lieu de suivre les fluctuations de l'âme, on se donne une direction et que l'on s'y tient. Cette contrainte est libératrice, car les pensées abandonnées à elles-mêmes, sans règle, ne sont pas libres. Allez, entrons la phrase dans Google, on va bien voir. Et qu'est-ce qui sort en première occurrence ? Mais bon sang, mais c'est bien sûr : l'article de Jean-Michel Muglioni L'éducation par l'instruction, mis en ligne sur Mezetulle le 25 juin 2009 ! La similitude est frappante, c'est le moins qu'on puisse dire! 

 

Je sens que je vais encore me régaler. Page 64 toujours: Prétendre comme certains psychologues officiels que le temps d'attention de l'enfant est très limité est aussi absurde qu'ignorer que l'entraînement permet à tout homme de courir de très longues distances Bingo ! C'est un autre passage du même article (1) !

 

Allez encore une page (98-99) devant laquelle mon petit doigt me dit quelque chose: N'est-ce pas Maurras qui disait qu'il faut être bourgeois pour apprécier Racine ? Il y a quelque chose de maurrassien dans cette attitude qui consiste à interdire l'accès à la littérature française à des enfants dont les ancêtres ne sont pas français ou bourgeois Et là, super bingo ! Non seulement c'est encore un article de Jean-Michel Muglioni publié le 23 juin 2011 qui sort à la première occurrence, mais Google nous apprend à la deuxième occurrence qu'un commentateur du blog de Malika Sorel avait repris cet article dès le 25 juin 11 (en citant bien sûr la source et l'auteur comme il se doit) ! La suite du texte est également on ne peut plus proche de la rédaction de Muglioni. Mais je laisse le lecteur s'amuser.

 

Des esprits chagrins monteront sur leurs grands chevaux et se laisseront aller à de gros mots que Mezetulle n'écrit ici qu'en se pinçant le nez et avec force guillemets de distanciation pour bien montrer que c'est impertinent.  « Plagiat », « pillage », « larcin » ? Vous croyez qu'on peut dire ça ? Sûrement pas. Ma thèse est beaucoup plus flatteuse. A mon avis, Rama Yade est tellement imprégnée de l'excellente lecture de Mezetulle et des articles de J.-M Muglioni que cela ne peut être qu'une réminiscence, même pas un « emprunt » :  dans cette sympathique résurgence on ne peut plus sincère et forcément surgie à l'insu de son auteur, il est bien évidemment impensable de lui reprocher d'avoir oublié les guillemets et une petite note de bas de page (2). 

 

Voir l'article d'Anna Topaloff sur Marianne 2.fr

 

1 - On peut télécharger les copies d'écran des résultats aux diverses requêtes obtenus juste avant la publication du présent article le 11/11/11/à 11heures (non ce n'est pas une blague!). Requête 1. Requête 2. Requête 3. [Edit 22h55 : il est clair que ces résultats vont forcément changer, rien qu'à cause... du présent article, et surtout à cause du buzz que produisent les reprises sur différents sites web. Ou bien il faut faire les requêtes en limitant la recherche au seul site www.mezetulle.net pour avoir des résultats plus pertinents.]

2 - Mezetulle est sous licence Creative Commons. Les textes peuvent être repris librement aux conditions suivantes : pas d'exploitation commerciale, citation visible de l'auteur et de la source ; pour plus de précisions, voir cet article. C'est gratos !

Accueil                     Sommaire
Par Mezetulle (C. Kintzler)
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires

Bloc-notes actualité
Y a-t-il un « droit au blasphème » ?
Un communiqué de l'Observatoire chrétien de la laïcité

En ligne le 7 novembre 2011

On entend parfois, notamment aujourd'hui au sujet du soutien à apporter à Charlie Hebdo et au Théâtre de la Ville, avancer la notion de « droit au blasphème ». En réalité, ceux qui avancent cette idée veulent probablement dire que, dans un pays laïque, la critique et la raillerie peuvent se déployer dans les limites fixées par la loi et quels qu'en soient les objets. 


Mais l'expression « droit au blasphème » ne semble guère opportune. D''abord parce qu'elle reprend à son compte l'idée même de blasphème - notion ignorée par la loi, laquelle ne sanctionne que des délits définis en dehors de toute référence religieuse (injures, diffamation, propagation de fausses nouvelles, etc.). Ensuite parce qu'elle introduit subrepticement l'idée qu'on pourrait revendiquer spécifiquement un tel « droit au blasphème ». Or on ne peut que revendiquer la liberté d'expression, laquelle s'exerce sans autorisation, sans avoir à se référer à un droit explicite précis, dans le silence de la loi, et n'est encadrée explicitement que par des interdits - tout ce qui n'est pas expressément interdit par la loi ne peut être empêché et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas

Il vaudrait mieux abandonner cette expression « droit au blasphème » et laisser ce vocabulaire aux religions et à leurs adeptes : eux seuls seraient habilités à revendiquer comme croyants un « droit au blasphème ». Il serait en outre dangereux d'accréditer l'idée selon laquelle la liberté d'expression se définirait par des occurrences explicites. Le principe de la liberté est qu'elle ne se définit juridiquement que par ses limites. Ainsi l'interdit est plus libérateur qu'une longue liste de permissions.

Pour toutes ces raisons, Mezetulle applaudit au communiqué de presse diffusé par l'Observatoire chrétien de la laïcité le 4 novembre 2011, qui rappelle opportunément ces principes : il n'y a pas de « droit au blasphème » tout simplement parce que le blasphème n'est pas un délit et qu'il ne peut être interdit !
Comme beaucoup de nos concitoyens s'exprimant collectivement ou individuellement nous condamnons les comportements violents d'intégristes religieux qui estiment "défendre" une religion en dénonçant un prétendu blasphème. L'Observatoire Chrétien de la laïcité souligne que dans une société démocratique qui respecte la liberté de pensée  le blasphème en tant que tel n'est pas un  délit. En accuser quelqu'un n'a  de sens que  du point de vue de certaines croyances : il ne saurait concerner qui ne partage pas ces croyances. Dès 2003, on pouvait lire dans notre Manifeste : « La République garantit le droit de critiquer publiquement religions et pensées philosophiques, jusqu’à l’ironie ou la comédie, dans les limites de la loi : aucune conviction organisée ne doit à ce sujet revendiquer un caractère intouchable ou sacré. » 
Les "intégristes" quelles que soient leurs références religieuses ne sont pas les porte-parole de la communauté à laquelle ils disent appartenir. Dans le cas présent, ils en donnent même une image déformée, voire odieuse, contraire au désir du respect du bien commun et de sa "vitalité" manifestée par la création artistique par exemple. Si on est citoyen avant d'être croyant il faut rappeler que démocratie et liberté d'expression ou de création sont intimement liés.
Bien entendu la violence est condamnable. Tout citoyen a le droit de s'exprimer et aucun n'a le  droit d'empêcher l'autre de  le faire. La laïcité qui refuse tout lobby ( et en particulier celui de la peur) demeure le meilleur rempart pour défendre la liberté d'expression contre les tentations de pratiques totalitaires.
Le vendredi 4 novembre 2011
Observatoire Chrétien de la laïcité 68 rue de Babylone 75007 PARIS

Lire et signer la pétition du Comité de soutien Romeo Castellucci sur le site du Théâtre de la Ville
Accueil                     Sommaire
Par Mezetulle
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Bloc-notes actualité
Charlie-Hebdo, la coupe est pleine : il faut constitutionnaliser les principes de 1905 !

En ligne le 2 novembre 2011

 

L'incendie qui a ravagé cette nuit du 2 novembre 2011 les locaux de Charlie-Hebdo, à la suite de l'annonce de la parution d'un numéro intitulé « Charia Hebdo », marque un tournant et appelle, au-delà du soutien populaire à la liberté d'expression, une campagne de constitutionnalisation des principes de la loi de 1905.



D'abord un tournant dans la violence : rarement un organe de presse avait été attaqué physiquement de façon aussi violente en France. Cela rappelle bien sûr les caricatures de Mahomet au Danemark, l'assassinat de Theo Van Gogh aux Pays-Bas, les menaces de mort à l'encontre de Robert Redeker, les appels à l'interdiction de films, d'expositions ou de spectacles. Mais au-delà de ces événements visibles, combien d'intimidations, de menaces, de pressions sur des personnes, des commerces, des opinions, pour motif religieux ? 

 

Un tournant dans l'opinion. Rares et peu audibles sont les voix qui s'élèvent aujourd'hui pour excuser ou du moins « comprendre » cette violence et ces appels à la censure, au nom du « respect » qui serait dû à une « sensibilité religieuse » ou même à la notion de religion en général. Tel n'était pas le cas il n'y a pas si longtemps : on rappellera les réticences chichiteuses devant le soutien à apporter à Robert Redeker (1).

 

Mezetulle vient de publier un article de réflexion sur la notion de religion d'Etat : ça tombe mal m'objectera-t-on ! Au contraire : j'y examine les conditions auxquelles une religion officielle peut être compatible avec un régime respectueux des libertés fondamentales. Et j'y énonce expressément un critère décisif permettant d'en juger : que chacun puisse se détourner de la bienpensance normalisatrice (qu'elle soit ou non religieuse) en publiant et en affichant des opinions contraires sans risquer sa vie, sa sécurité, sa liberté ou ses biens.

 

Ce qui vaut en régime tolérant reconnaissant une religion officielle (par exemple au Royaume-Uni, en Norvège, etc.), vaut a fortiori et est encore plus facile à faire respecter en régime de laïcité. Pourquoi ? Parce que le régime de laïcité assure d'abord la liberté de conscience, dont la liberté des cultes n'est qu'un cas particulier : non seulement aucune religion ne peut y jouir d'un statut officiel, mais encore le fait même d'avoir une religion n'y est pas présenté comme une norme, ni comme plus digne de respect qu'une autre opinion. Que l'opinion religieuse jouisse du même statut et des mêmes libertés que n'importe quelle autre, ni plus ni moins, c'est ce que ne supportent pas les tenants d'une hégémonie religieuse expansionniste - quelle qu'elle soit. 

 

Cette heureuse disposition tient pourtant essentiellement à deux phrases de ce qui n'est qu'une loi, votée en 1905, et dont certains voudraient faire un « toilettage ». Une loi se défait et se détricote assez facilement.

Il est urgent de lancer une campagne pour constitutionnaliser les principes fondamentaux de la loi de 1905 : liberté de conscience, liberté des cultes, non-reconnaissance et non-financement des cultes quels qu'ils soient


1 - Voir notamment sur ce blog : La double fatwa. De l'islamo-progressisme

Accueil                     Sommaire
Par Mezetulle
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires

Bloc-notes actualité et nouveauté sur Mezetulle
Le désespoir des professeurs : à la suite du suicide de Béziers, un texte de M.-C. Perrin-Faivre

En ligne le 22 octobre 2011


A la suite du suicide du professeur de mathématiques Mme Lise B. dans la cour d'un lycée de Béziers le 13 octobre dernier, Mezetulle a reçu un texte magnifique et bouleversant, signé Marie-Claude Perrin-Faivre. Ce texte, que je publie ici (et que l'on trouve également sur le forum neoprofs), est plus qu'un témoignage. C'est plus qu'une lettre : c'est une réflexion en forme de prosopopée sur une parole de Lise B. dont il ne prétend nullement délivrer un message post-mortem, mais qu'il élève à sa dimension tragique.
Ce n'est pas en effet simplement Lise B. que le texte fait parler, c'est, à travers sa transfiguration par l'écrit, la voix de milliers de professeurs, leur hurlement qu'il fait entendre. Sa forme littéraire lui permet non seulement d'échapper à tout soupçon de « récupération » mais elle dit bien plus fort que ne le ferait un cas particulier de désespoir, précisément parce qu'elle s'inscrit dans l'ordre de la littérature, toute la désespérance d'une mission méprisée et la douleur devant un déni de civilisation.

 

En voici le début : 

 

« Je le fais pour vous… » … a dit notre collègue, Lise B. professeur de Béziers, qui, en proie à un désespoir absolu, s’est immolée dans la cour de son lycée.Qui, « vous » ?Vous, chers élèves, dont je ne cherche pas à me faire aimer avant toute chose, car je veux rester sourde à la cote d’amour censée mesurer ma valeur au sein de la « communauté éducative ». Vous ne serez jamais, pour moi, « les gamins » dont il est question dans les salles des « profs », car je ne serai jamais ni votre mère, ni votre copine.Mais savez-vous encore la différence entre un professeur, une mère et une copine ? Ce n’est pas un père trop souvent absent, irresponsable ou immature lui-même, très souvent votre meilleur copain, qui vous l’apprendra !Oui, je continuerai à réclamer le silence en début de cours ....

 

Lire l'intégralité du texte sur ce blog.

 

Ce texte, en fait, mériterait d'être une fiction, au sens où la fiction littéraire est plus vraie que le réel. Mais la réalité de ce qu'il dénonce est cependant attestée, et pour ceux qui douteraient encore que les professeurs sont au bord de l'explosion, non pas parce qu'ils voudraient préserver je ne sais quels "acquis", mais parce qu'ils désespèrent du fondement même de la civilisation, lequel repose sur la transmission émancipatrice, je les invite à lire, en appoint, l'article de Lucie Delaporte publié par Mediapart et repris sur le site Sauvons l'université.

A lire aussi :

sur Rue89.com J'écris pour les profs qui pètent les plombs 

et ce poème sur neoprofs.com A Lise

 

NB. Les commentaires de ce billet d'annonce sont fermés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur la version intégrale de l'article.


Accueil                     Sommaire
Par Mezetulle
Voir les 0 commentaires

Annonce spéciale

Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.


Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Eric Perré : Jean-Jacques Rousseau, Eric Péron : Jean d'Alembert.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie d'Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Cinq représentations auront lieu  : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Saint- Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

Télécharger l'affiche du 25 février en JPEG, en PDF.

La revue: articles de fond

La revue contient 263 articles

Les plus récents

Sommaire thématique de la Revue

Liste chronologique des articles


Quelques "classiques"

Les annonces

Interventions CK

Varia

Si ça vous plaît

Votre blog ?

Abonnement Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Contact

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés