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Le Grand Orient de France accorde à ses Loges la liberté d'initier des femmes

En ligne le 3 septembre 2010


Il y a tout juste un an, Mezetulle se lançait dans un débat d'un autre âge pour soutenir la liberté des Loges du GODF d'initier des femmes, et pour soutenir plus largement la notion même de mixité. Des siècles viennent d'être franchis en une année.

J'apprends avec joie la nouvelle toute fraîche, issue des votes du Convent du GODF réuni en ce moment, et diffusée notamment par le blog de François Koch "La Lumière" :
Après avoir voté contre le rapport moral et pour la censure du Conseil de l'Ordre, les représentants des loges ont confirmé leur refus d'inscrire la masculinité dans le Réglement général de l'Obédience, alors que la justice maçonnique avait jugé que rien ne peut interdire à une femme d'être initiée dans une loge du GODF. La mixité a été confirmée par deux autres votes.  Le premier donne pour la première fois une majorité aux partisans de la liberté des loges d'initier des femmes. Le second consacre la possibilité statutaire pour les loges de recevoir des candidatures féminines. Il était temps : il y aurait, selon Pierre Lambicchi, déjà une soixantaine de femmes initiées au GODF.La mixité du GODF a donc bien été adoptée majoritairement par le Convent 2010, et ce à travers plusieurs votes.

Mezetulle espère régaler ses lecteurs d'un plaisir suranné en les conviant à relire de haut et de loin, comme si c'était à des siècles de distance, les articles et débats en ligne naguère sur ce blog (le dernier date de mai 2010)  - un naguère qui se trransforme en jadis !

 

1 - Le GODF franchit le mur du ç...(septembre 09)

2 - A propos de quelques tartufferies progressistes (par J.-F. Rémond, septembre 09)

3 - La mixité, principe de concorde et de singularité (réponse de C. Kintzler à J.-F. Rémond, sept. 09)

4 - Mixité ? - Non : liberté des Loges (par Ch. Arambourou, sept. 09)

5 - Admission des femmes au GODF : un pas en avant (avril 2010)

6 - Le GODF et les femmes, suite: trois pas en arrière (avril 2010)

7 - Dialogue-débat avec J.-P. Weisselberg, Conseiller de l'Ordre du GODF (mai 2010)


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Les langues anciennes et les « hommes de progrès »

En ligne le 1er septembre 2010


Pour la rentrée des classes, Mezetulle recommande à ses lecteurs un superbe texte rédigé par plusieurs professeurs de langues anciennes, intitulé « Langues anciennes, cibles émouvantes », paru dans Le Monde daté du 21 août.


Quelques extraits :

Un peu d'histoire : depuis trente ans, des "hommes de progrès" (1), plutôt bien représentés au sein du ministère, et de son inspection générale des lettres en particulier, luttent contre ces fléaux de l'élitisme, du conservatisme et de l'inutilité que constitueraient le grec et le latin. Aucune fracture droite-gauche à chercher : les pragmatiques comme les révolutionnaires y trouvent leur compte.Ils avaient d'abord voulu agir sur la demande (les élèves et leurs familles), en proposant des horaires stimulants (latin pendant le déjeuner, grec le mercredi après-midi), des innovations audacieuses (seconde, première et terminale regroupées en une seule classe), la technique dite du "supermarket" ("Alors on vous propose la classe sportive, ou la classe numérique, ou la classe européenne, ou la classe musique, ou la classe d'excellence artistique, ou la classe sciences de l'ingénieur, ou alors du latin…").Mais tous ces efforts se révélèrent peine perdue. Il restait, à la rentrée 2009, un demi-million de petits néoréactionnaires qui s'entêtaient à vouloir étudier le grec et le latin dans les collèges et lycées de France. Plus grave : dans un contexte où les supposées élites se détournent massivement de l'étude des langues anciennes au profit d'options jugées plus modernes (classe européenne, cinéma, chinois…), le grec et le latin sont en train de devenir l'un des rares endroits où les élèves les plus fragiles peuvent bénéficier de ce grand luxe dans l'école d'aujourd'hui : du temps. [...]

Le grec et le latin, instruments de l'égalité des chances, vecteurs de réussite scolaire pour les plus démunis ! Il fallait agir ! Supprimer les élèves prendrait du temps, le plus simple est qu'ils n'aient plus de professeurs. Cette décision devenait d'autant plus urgente que commence à se dessiner aujourd'hui le bilan des "hommes de progrès" qui ont, depuis quelques décennies, la haute main sur l'enseignement des lettres.


Lire l'intégralité de l'article sur le site du Monde .

1 - Mezetulle ne résiste pas au plaisir de raconter qu'elle a entendu Claude Allègre ancien ministre de l'EN déclarer il ya quelques années de cela qu'il ne voyait pas l'intérêt de citer Virgile. Bien sûr ! Mais Alain disait aussi "Et on demande : à quoi cela sert-il ? On devrait plutôt se demander : de quoi cela peut-il me libérer ?". Pour être honnête, il faut ajouter que C. Allègre, dans cette intervention, voulait prendre la défense de la culture scientifique... comme si cette dernière était contraire à la culture littéraire ou était menacée par elle. Et puis, à quoi ça sert de se demander si le nombre de nombres entiers est fini ? à rien, mais c'est très libérateur... comme la lecture de Virgile !


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Le Grand Embouteillage : une histoire impossible ?

En ligne le 25 août 2010


En 1979, Luigi Comencini réalisait L'Ingorgo (Le Grand Embouteillage - The Traffic Jam) - histoire inventée d'un embouteillage monstrueux durant plus de 36 heures.

Voici un extrait de la description du scénario sur Internet Movie Data Base :
A tremendous congestion hit the Roma highway ring. The biggest traffic jam ever seen endures for more than 36 hours. People blocked in their cars react at the beginning normally. But the more the time advance the more we are witness of personal dramas, hysteric reactions and more. [...] Cars and their hosts are a microcosm of stories part of a major universe: the congestion.
Hier sur Yahoo infos, on pouvait lire  :
Le pire embouteillage de l'histoireL'histoire se passe en Chine, le pays de tous les superlatifs : 100 kilomètres de bouchons depuis 9 jours. Des milliers d'automobilistes coincés depuis parfois plusieurs jours dans leur voiture ! Cela se passe sur la bien nommée Voie Rapide (ah, ah, ah !) Nationale 100 qui relie Pékin à la ville de Zhangjiakou.Les autorités chinoises ont prévenu tout le monde : l'embouteillage devrait encore durer plusieurs semaines, la faute à des travaux d'aménagement de l'axe routier en question.Cet embouteillage hors normes fait toutefois le bonheur de certains. Les habitants des villes et communes situées le long de l'embouteillage ont ainsi vite saisi l'opportunité et ont installé de petits kiosques qui vendent de la nourriture et des boissons aux conducteurs.
Précisons que le sous-titre du film de Comencini est Una Storia Impossibile. Comencini était sûrement un lecteur de la Poétique d'Aristote, qui expose en son chapitre 9 que la poésie - la fiction - est plus vraie et plus révélatrice que ce qui est réellement arrivé. Mais le fait qu'un tel embouteillage arrive réellement est probablement aussi révélateur que s'il avait été inventé... Et le texte de Yahoo infos, en parlant d'embouteillage « hors normes » dit à sa manière que l'embouteillage est aujourd'hui une norme dont on ne songe à s'étonner que s'il atteint un degré digne d'une fiction. Ce que Mezetulle trouve inquiétant aussi bien pour la réalité que pour la fiction.

Lire le Bloc-notes consacré à Luigi Comencini au moment de son décès en 2007.
Lire l'article consacré aux relations entre le fictif et le vrai :  Pourquoi l'art ne ressemble à rien (en particulier le paragraphe intitulé Le fictif comme modèle du vrai).

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Sans loi mais avec foi (« code du travail » orthodoxe)

En ligne le 15 août 2010


Une entreprise de produits laitiers de la région de Moscou, Rousskoe Moloko, a annoncé jeudi qu'elle appliquerait un code du travail orthodoxe selon lequel seront licenciés les employées ayant avorté et ceux et celles n'étant pas mariés religieusement.

« Si une femme avorte, elle ne peut plus être une collaboratrice dans notre société. L'avortement, c'est le meurtre de quelqu'un. Nous ne voulons pas travailler avec des meurtriers », a déclaré le patron de Rousskoe Moloko, Vassili Boïko-Veliki, à l'antenne de la radio Echo de Moscou.
En outre, « ce n'est pas normal pour une personne baptisée de faire enregistrer son mariage à l'état civil mais pas de manière religieuse » (1), a-t-il dit. Les salariés de confession orthodoxe de l'entreprise ont jusqu'au 14 octobre pour se marier religieusement, faute de quoi ils seront renvoyés, a prévenu le patron de l'entreprise.
Il a indiqué que tous les employés seraient désormais forcés de suivre un enseignement religieux sur « les fondements de la culture orthodoxe », même ceux pratiquant une autre foi.


Source : AFP 12 août 2010. Information reprise notamment par Le Figaro et par Libération, avec cette phrase supplémentaire dont on ne sait si elle fait partie ou non de la dépêche AFP  : « La religion orthodoxe connaît en Russie un regain d’intérêt depuis la chute de l’URSS et son idéologie athée » - comme s'il y avait une différence entre imposer l'athéisme et imposer une religion, ou comme si « le regain d'intérêt » pour une religion lié à la persécution religieuse pratiquée naguère était une excuse... !

1 - On se demande quel sort est réservé à ceux qui ne sont pas baptisés et / ou qui ne professent aucune religion - mais est-ce seulement possible en Russie (et dans bien d'autres pays) sans courir de sérieux risques ?


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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
L'art, ça ne ressemble à rien !

En ligne le 2 août 010


Après l'article L'imitation en art : aliénation ou invention ? Mezetulle propose une deuxième dissertation sur la notion d'imitation, cette fois sous la forme de l'étude d'un texte extrait d'un ouvrage du XVIIIe siècle : Les Beaux arts réduits à un même principe de l'abbé Charles Batteux. Le lecteurs y trouveront, dans le prolongement du précédent article, une réflexion sur les rapports souvent méconnus entre l'art classique et notre art contemporain.

 

La « belle nature » et la « vraisemblance » des classiques, fondées sur la doctrine de l'imitation de la nature, ne sont pas si désuètes qu'on le croit ordinairement. En lisant de près et sans trop de préjugés un texte de l'abbé Batteux qui en expose les propriétés, on se rend compte qu'il ne s'agit pas d'une doctrine étroitement située dans le temps, mais d'une réflexion large qui peut s’étendre jusqu’à notre art contemporain. Car en imitant à proprement parler ce qui n’existe pas, en établissant concrètement que le vrai ne se saisit que par une opération fictive, l'artiste invente la notion d'original dont seule la copie nous donne l'idée. Les détracteurs de l'art d'aujourd'hui ne croient pas si bien dire : l'art a toujours imité « ce qui ne ressemble à rien ».

 

Lire l'article sur ce blog.

 

NB. Les commentaires de ce billet sont fermés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur la version intégrale de l'article.


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Le discours identitaire raciste vaut-il mieux que le discours identitaire intégriste ?

En ligne le 7 juillet 2010


Lancé par Nadia Geerts, ce texte est cosigné par des militants laïques, des élus, des intellectuels, des écrivains, des journalistes, des artistes. Il est publié dans le quotidien belge Le Soir du 6 juillet 2010
La collecte des signatures se poursuit sur le site RAPPEL (Réseau d'action pour la promotion d'un Etat laïque).


L’apéro « saucisson et pinard » programmé à Paris, rue Myrha, et finalement interdit par la préfecture, a fait couler beaucoup d’encre. Et suscité des « vocations » ailleurs en France, mais aussi en Belgique. Le tout sur fond de repli identitaire et d’un racisme qui ne dit pas son nom, se drapant parfois dans la défense de la laïcité. Laïcité, vraiment ?[....]

Lire la suite sur ce blog avec la liste des premiers signataires.
Lire le texte sur le site du RAPPEL.
Lire le texte sur le site du journal Le Soir.

 

N.B. Les commentaires de ce billet sont fermés. Merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur la version intégrale du texte.


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Mannschaft, team, équipe

En ligne le 3 juillet 2010


Que l'équipe nationale allemande de foot remporte ou non le quart de finale contre l'Argentine aujourd'hui, nos oreilles auront probablement encore droit, de la part de certains présentateurs ou journalistes tv-radio, à la prononciation « man-chaft » pour Mannschaft - qui se prononce « man'chaft », sans aucun problème pour un francophone sachant lire.

A vrai dire, j'ai entendu encore mieux. Il y a quelques années, lors d'une revue de presse sur une chaîne de radio française, le présentateur, citant le journal allemand Die Welt (Le monde - qui se prononce simplement « di velt »), a magnifiquement proféré « daille ouelt »... ! Plus prétentieux et plus ignare, effectivement, tu meurs.

Pour en revenir à la Mannschaft - terme quelque peu connoté puisque Mann en allemand désigne l'homme (de sexe masculin) et donc la Mannschaft est aussi la « troupe d'hommes », les hommes de troupe - il n'y a pas à hésiter si on ne sait pas prononcer : les Allemands eux-mêmes disent volontiers team ! Mais ils ne vont pas jusqu'à angliciser Die Welt...à mort !


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Annonce spéciale

Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.


Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Cinq représentations auront lieu  : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

Télécharger l'affiche du 25 février en JPEG, en PDF.

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