Bloc-notes nouveautés

Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
La philo c'est super... pourvu qu'on ne l'enseigne pas!

En ligne le 28 février 2011


La philosophie, c'est super-branché : ce ne sont partout que cafés-philo, rubriques internet, ateliers. Rien à redire à cela, bien au contraire, et d'ailleurs cet intérêt pour la philosophie ne date pas d'aujourd'hui. Les professeurs de philosophie eux-mêmes participent fort souvent comme citoyens à ces activités non professionnelles. Mais une question apparaît  lorsque celles-ci deviennent un modèle dont s'inspirent les décideurs pour infléchir l'enseignement de la philosophie au sein du Lycée - ou plutôt pour le réviser à la baisse et lui enjoindre, précisément, de cesser d'enseigner.

 

Dans son nouvel article L'enseignement philosophique au péril de l'innovation pédagogique, Guy Desbiens analyse ces invitations à de moins-disantes « nouvelles pratiques pédagogiques », à l'occasion notamment du film Ce n'est qu'un début et des déclarations de Luc Chatel à l'UNESCO.

 

Début de l'article :
Il est assez  paradoxal d’estimer, comme on le fait aujourd’hui, qu’il n’est pas prématuré d’introduire la philosophie dès les premières années de l’École, et de déplorer par ailleurs que cette discipline soit enseignée sans préparation en classe Terminale. Tantôt la philosophie est jugée accessible pour tous dès le plus jeune âge, tantôt elle est réputée trop exigeante et trop abstraite pour pouvoir intéresser de futurs bacheliers ! C’est que le discours tenu sur la philosophie renvoie à certains présupposés implicites sur le statut de son enseignement, ses modalités et sa finalité. Et puisque c’est l’idée même de notre enseignement qui en jeu, et donc sa raison d’être, nous serons, en tant que professeur de philosophie, sans indulgence avec des pratiques dont on proclame indûment le caractère philosophique.

Lire l'article de Guy Desbiens sur ce blog.

 

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Qu'est-ce que le communautarisme ?

En ligne le 24 février 2011


Il importe de rappeler que la laïcité, qui s'oppose au communautarisme politique, n'a rien contre les communautés d'association, car toute communauté n'est pas communautariste. Il faut donc se demander ce qu'on entend au juste par communautarisme.


Le roman antirépublicain répand volontiers le mythe du républicain laïcard franchouillard. Ce mythe n'a aucun fondement conceptuel, mais il s'incarne dans une caricature et donne naissance à des fantasmes dont les effets sont bien réels. Le franchouillard et le multiculturaliste antirépublicain se confortent l'un l'autre en construisant de toutes pièces leur objet fantasmatique commun que les uns révèrent et que les autres abhorrent : « les musulmans », comme s'il s'agissait d'un bloc identitaire unifié. Ce faisant, tous deux confondent le communautaire et le communautarisme. On s'attache à les distinguer dans l'article Mythes antirépublicains, laïcité et communautarisme.


Sommaire de l'article :

  1. Portrait-robot du républicain laïcard franchouillard
  2. Une caricature et deux dérives symétriques
  3. Pourquoi le mythe d'un républicain laïque allergique à la notion de communauté est-il si tenace ?
  4. Qu'est-ce que le communautarisme ?
  5. Comment lutter contre le communautarisme politique ?
  6. Se dépayser : le déraciné est le paradigme du citoyen

Lire l'article sur ce blog.

 

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Le kitsch comme « dimension de l'âme »

En ligne le 14 février 2011


Comment saisir l'anguille fuyante à multiples facettes qu'est le kitsch, et comment, en une centaine de pages, en fournir une théorie cohérente, après les études (entre autres) d'Adorno, Benjamin, Broch, Moles ?
C'est le défi que relève, de manière à la fois amusante et grave, Christophe Genin avec le petit livre Kitsch dans l'âme (Paris : Vrin, 2010), grâce à un concept fédérateur qui en traverse tous les aspects : la réversibilité, qu'il faut comprendre aussi comme une opération morale de conversion.

 

Cette « esthétique du parvenu » se déploie dans une affirmation où le mauvais goût est convoqué comme signe de puissance et d'abondance. L'homme timocratique dont Platon parle dans La République trouve dans le kitsch une réalisation profondément ambivalente qui a quelque chose de pathétique : « être à un plus haut degré étranger à la culture, quoiqu'il en ait le goût ». On a donc bien affaire à une « dimension de l'âme » qui s'épanouit dans une doxa où la séduction converge avec l'effet social passionnément recherché. 
Toute ressemblance avec quelques dirigeants contemporains est, bien évidemment, pure coïncidence.

 

Lire l'article sur ce blog.

 

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« Savoir faire la guerre est précieux » (Marie Perret)

En ligne le 2 février 2011


« N’en déplaise aux belles âmes antimilitaristes, savoir faire la guerre est précieux. »

 « J’appartiens à une génération qui n’a pas appris à faire la guerre. La proposition peut être entendue au sens propre comme au sens figuré. »

 

La question du combat politique se pose pour une génération dépossédée telle que la décrit Marie Perret, génération victime d'une vision du monde qui discrédite ou culpabilise tout combat, et pour laquelle la gestion des choses tient lieu de politique. Aux armes citoyens, ne vous laissez pas déposséder : à vos plumes, à vos claviers, à vos concepts!

 

Lire l'article de Marie Perret Apprendre à faire la guerre sur ce blog.

 

NB. Les commentaires de ce billet sont fermés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur la version intégrale de l'article, publié avec l'aimable autorisation de la revue en ligne Respublica.


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Laïcité, souveraineté, savoirs : une ontologie de la liberté

En ligne le 1er février 2011


Pourquoi l'institution scolaire est-elle un élément décisif dans la pensée laïque ? L'école de la République est-elle faite pour la République ? Quel est le rapport entre les savoirs, dont l'apprentissage est contraignant, et la liberté ?


C'est à ces trois questions que le texte tente de répondre en soulignant trois paradoxes : il ne va pas de soi que l'école publique soit au cœur de la pensée laïque ; aucune institution républicaine n'est faite pour la République, et surtout pas l'école ; les savoirs et leur appropriation sont des exemples concrets et accessibles de la liberté la plus haute, la liberté ontologique, celle des dieux. L'articulation entre l'institution scolaire publique laïque et cette métaphysique de la liberté est résumée par une superbe injonction du Rapport sur l'instruction publique de Talleyrand :
[...] dans une société bien organisée, quoique personne ne puisse parvenir à tout savoir, il faut néanmoins qu'il soit possible de tout apprendre.

 

Lire l'article en version intégrale sur ce blog.

 

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Abdennour Bidar (1) et C. Kintzler s'entretiennent sur la laïcité

En ligne le 20 janvier 2011


En juillet 2007, Jean-Claude Poizat (2) a réalisé un entretien entre Abdennour Bidar et Catherine Kintzler « sur la laïcité et la place de la religion dans l'espace public » qui a été publié dans le numéro 29 de la revue Le Philosophoire (automne 2007). Mezetulle remercie vivement Abdennour Bidar, Jean-Claude Poizat, la revue Le Philosophoire et son directeur Vincent Citot de l'autoriser à reprendre ce texte.

 

Extrait de la présentation par Jean-Claude Poizat :

 

L’objet principal de ce débat est de réfléchir sur la question de la laïcité, à partir notamment de la réflexion ouverte par Catherine Kintzler dans son livre Qu’est-ce que la laïcité ?, et en considérant que cette question est au cœur d’un certain nombre de débats contemporains touchant à des questions d’actualité telles que : la question de la place de la religion dans l’espace public et politique en France aujourd’hui (ou plus largement en Europe et dans l’ensemble du monde occidental), la question du respect de la liberté d’opinion ou de croyance, la question de la reconnaissance des identités culturelles ou des appartenances communautaires, ou encore la question de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes.
Pour aborder ces questions, Catherine Kintzler choisit de partir d’une position que l’on pourrait qualifier de rationaliste [...]. A cet égard, elle défend une conception exigeante et rigoureuse de la laïcité fondée sur la raison critique - et sur la raison seule -, suivant une vision purement immanentiste mais aussi minimaliste en vertu de laquelle l’ordre politique républicain serait fondé (ou devrait être fondé) sur la seule souveraineté de l’individu, au travers de l’aptitude à penser par soi-même qui le caractérise. Catherine Kintzler s’oppose résolument en cela à toute forme de « communautarisme » [...]
Abdennour Bidar, quant à lui, rencontre ces mêmes questions dans son ouvrage, Self islam, mais sous un angle tout à fait différent - voire en partant de principes qui semblent, du moins à première vue, à l’opposé de ceux de Catherine Kintzler. Il s’agit, pour ce philosophe français converti, de penser la place et le rôle de la religion musulmane dans le monde occidental, en partant du constat actuel d’une double crise : crise de la pensée occidentale, et crise de l’islam. [...]
Quoi qu’il en soit, à les lire et à les entendre, les vues de ces deux penseurs, Catherine Kintzler et Abdennour Bidar, ne semblent pas si éloignées l’une de l’autre qu’on pourrait le penser au premier abord.

 

Lire l'intégralité de l'entretien sur ce blog.

  1. Abdennour Bidar est professeur de philosophie en classes préparatoires à Sophia-Antipolis. Il est l’auteur de Un islam pour notre temps (Paris : Seuil, 2004), Self islam (Paris : Seuil, 2006),  L'islam sans soumission. Pour un existentialisme musulman (Paris : Albin-Michel, 2008) et L'islam face à la mort de Dieu. Actualité de Mohamed Iqbal (Paris : François Bourin, 2010).
  2. Jean-Claude Poizat est professeur de philosophie. Membre en 2007 du comité de rédaction du Philosophoire dont il fut l'un des co-fondateurs en 1996, il a publié Hannah Arendt, une introduction (Paris : Pocket, 2003) et "La métamorphose" de Kafka : une leçon littéraire (Paris : PUF, 2004).

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Sur le livre L'Œil absolu de Gérard Wajcman


En ligne le 8 décembre 2010


La transparence, la prévoyance, la traçabilité partout réclamées et revendiquées ne se contentent pas de nous mettre tous en garde à vue. Il y a bien pire dans l'« extension infinie du domaine de l'image ».  

 

C'est une descente aux enfers aveuglants et sans point de fuite du Tout visible, où s'abolit toute idée de liberté, que Wajcman décrit dans son livre L'Œil absolu (Denoël, 2010), en analysant notamment la vidéosurveillance, la neuro-imagerie, les séries télévisées, la tv réalité, Google Earth et le récent cinéma américain.

 

Lire l'article sur ce blog.

 

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La revue: articles de fond

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Quelques "classiques"

Les annonces

Interventions CK

Varia

Dramatique musicale CK

Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.

 

Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).

 

Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Autres représentations  : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

 

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