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L'Anti-livre noir de la psychanalyse
sous la direction de Jacques-Alain Miller (Seuil, 2006)

Un livre roboratif qui remet les pendules à l'heure.
Mezetulle consacrera un article à cet ouvrage qui intéresse tous ceux pour qui l'exercice de la raison ne se réduit pas à encoder des informations, à cocher des cases et à lisser des courbes
.
 

"Le fameux Livre noir de la psychanalyse de la rentrée dernière demandait une réplique. Elle vient sans tarder, sous la forme d'un livre tout différent : pas de compilation obèse, pas d'invectives, mais un libelle gai, enlevé, original, bien dans la tradition française. Ce sont quarante " coups d'épingle " portés par des psychanalystes lacaniens découvrant avec effarement les sottises, souvent dangereuses, des " TCC " (thérapies cognitivo-comportementales). Comment peut-on être TCC ? Les méthodes, les cas, les symptômes sont passés au crible d'une raison allègre et sans aigreur. Les émissions de radio ou de télévision TCC, les magazines, les grands ancêtres (Pavlov, Skinner), sont persiflés sans méchanceté. Oui, on peut moquer le pire, comme au temps de Montesquieu et Voltaire. On trouvera aussi des informations sur les TCC en Europe. On déchiffrera  l'enjeu de société " de cette joute, qui n'est pas futile. On verra en quoi les TCC sont accordées à la montée en puissance des pratiques de contrôle social et de dressage humain au début du XXIe siècle."

[Voir le livre sur Amazon]

Sur le Bloc-notes le 25 février 06
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Par Catherine Kintzler
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Soirée "La censure au nom de l'islam" à la Cartoucherie

Le Théâtre du Soleil
accueille l'Association du Manifeste des libertés pour une soirée de réflexion et de débat sur la censure au nom de l'islam

 
 Vendredi 24 février 2006, à 20 heures
 
" L¹épisode des caricatures n'est ni un événement isolé, ni accidentel.
 L¹histoire contemporaine de la censure au nom de l'islam est jalonnée
 de meurtres, d'attentats, d'interdits de penser et de parler.
 Elle correspond à une politique menée, à la fois, par les États et les
 mouvements islamistes, afin de faire régner la peur, soumettre les consciences,
 imposer une morale unique, étouffer les voix de la liberté.
 Se taire ou tergiverser, c'est accepter l'inacceptable, devenir complice de
 l'infâme."
 
 Cartoucherie, 75012 Paris
 Pour se rendre à la Cartoucherie :
 métro Château-de-Vincennes, puis autobus 112 ou navette "Cartoucherie".
 
 Veuillez réserver vos places : manifeste@manifeste.org


Compte rendu de cette manifestation dans le n° 715 (1er mars) de Charlie-Hebdo, p. 9.


Sur le bloc-notes le 22 février 06 et le 4 mars
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Par Catherine Kintzler
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Dossier Les Penchants criminels de l'Europe démocratique

Mise en ligne du 6 février qui mérite de figurer dans le Bloc-notes 
:
Annoncé depuis longtemps, c'est finalement non pas un article, mais bien un dossier important sur le livre de Jean-Claude Milner Les Penchants criminels de l'Europe démocratique (Lagrasse : Verdier, 2003) [voir sur Amazon] [sur le site de l'éditeur]
Cet ensemble de textes me donne l'occasion de créer une nouvelle rubrique "Dossiers et débats". Cela m'a semblé nécessaire du fait que le sujet, transversal, peut aussi bien relever de la catégorie "politique" que de la catégorie "lecture" (et même il les excède toutes les deux), mais aussi et surtout parce que l'ensemble résulte d'un échange entre l'auteur et moi-même, échange qui a eu lieu pendant une bonne partie de l'année 2004 sous forme de discussions et de textes. J'ai trouvé intéressant de souligner cet aspect "travail de séminaire" en le matérialisant par une rubrique distincte. J'espère que d'autres textes, produits selon le même principe, pourront y prendre place.
Ce statut de débat entre les textes n'empêche pas, bien au contraire, les commentaires qui pourront par la suite l'enrichir, mais il inscrit les articles eux-mêmes dans une forme initiale qui les met en relation avant d'être éventuellement commentés.

Ajout du 16 février : le débat est réel, voir la discussion sur la théorie du nom juif (commentaires de F. Besnard et de C.K. sur la deuxième partie de l'article de Jean-Claude Milner)

Nouveau !
Paru en mars 2006 : Elisabeth de Fontenay, Une tout autre histoire. Questions à  Jean-François Lyotard (Fayard) [voir sur Amazon]. Présentation :
J'avais envisagé d'intituler ce livre : " Les questions juives de Jean-François Lyotard ", car c'est bien le sujet ici traité : Levinas, Auschwitz, le Sinaï, Saint Paul... Autant de façons qu'eut Lyotard, à travers ces noms propres, de décliner un fidèle tourment quant à une tout autre histoire, celle " dont l'Europe ne veut rien savoir ", et de tenter d'en maintenir au plus juste la pensée en se plaçant à distance aussi bien de la philosophie de l'histoire que de l'histoire historienne. Mais une telle orientation doit être questionnée, surtout quand celle qui interroge se demande : de quel droit ?

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Par Catherine Kintzler
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Abolition de l'esclavage : 16 Pluviôse An II (4 février 1794)


...et non le 10 mai, qui est l'anniversaire du vote de la loi "Taubira" (2001). Pourquoi préférer  la "date Taubira" à celle qui rappellerait la Révolution française ? Poser la question c'est déjà y avoir un peu répondu...

Lire la séance du 16 Pluviôse an II à la Convention sur le site de Philippe Royet
Sur le Bloc-notes le 5 février 06
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Par Catherine Kintzler
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A la mémoire de Sohane Benziane
 

Le 21 janvier à 11h15 a eu lieu l'inauguration du Centre d'Animation Sohane Benziane dans le 15e arrondissement de Paris, 20 rue Georges Duhamel. Le procès du meurtrier présumé de Sohane Benziane et de ses complices aura lieu à partir du 31 mars (Cour d'Assises de Créteil Val de Marne).

Rappel (extrait du journal en ligne Respublica n° 413, article d'Annie Sugier)

Le 4 octobre 2002, Sohane Benziane, une jeune fille de 17 ans, mourait brûlée vive à Vitry sur Seine, simplement parce que sa route avait croisé celle d'un "jeune" de la cité Balzac qui lui refusait le droit de circuler sur SON territoire.

Sohane a osé afficher sa volonté d'être libre, libre d'aller voir ses amies qui habitaient la cité Balzac, malgré les menaces réitérées de celui qui allait devenir son meurtrier en lui tendant un guet-apens. Elle en est morte. Elle est devenue un symbole de résistance pour toute une génération de jeunes filles, à travers le mouvement Ni Putes Ni Soumises et aussi à travers l'action des différentes associations qui luttent sur le terrain pour dénoncer la régression du droit des femmes malgré les acquis résultant des luttes féministes des années soixante dix.


Sur le bloc-notes le 18 janvier 2006

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Par Catherine Kintzler
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Après Outreau /
Un professeur poignardé à Etampes

Brève rétrospective après l'affaire d'Outreau Un professeur poignardé


Brève rétrospective après l'affaire d'Outreau 
 
- Rappel du cas de Bernard Hanse, professeur d'éducation physique qui s'est suicidé en 97 après avoir été accusé à tort de pédophilie. Le ministre délégué à l'enseignement scolaire de l'époque, Mme Ségolène Royal, avait cru bon de ranimer les soupçons après sa mort en jetant le doute sur la rétractation du mineur accusateur.
Sur le site du collectif Jamac on peut lire à la rubrique "presse" :

"[...] on a pu entendre les réactions de Mme Royal après les rétractations de l’enfant ayant  accusé Bernard Hanse : «L’enfant s’est peut-être rétracté sous la pression des adultes ». Ce ministère était vraiment bien loin des interrogations  nécessaires. Ce sentiment est renforcé par le compte-rendu d’une délégation du SNEP au ministère, donné par Marcel Berge dans la revue « Contrepied » n°4 de mars 1999 : «  Reçus au cabinet de Ségolène Royal en février dernier, nous avons donné à son conseiller, le juge Hayat, des exemples de graves violations de la présomption d’innocence et de comportements, que nous jugeons irresponsables, de certains chefs  d’établissement. Il n’a pas contesté les faits ; mais nous nous sommes entendu répondre que les ministres estiment que si un enfant peut être préservé au prix de neuf enseignants accusés à tort, l’objectif est rempli ! […] le conseiller précisait que ces propos n’étaient pas de lui mais devaient être attribués à « ses » ministres !  Comment douter, dès lors qu’il s’agissait d’un choix politique…»."

Les ministres en question sont Claude Allègre et Ségolène Royal. Les mêmes propos sont rapportés dans un article du Monde de l'éducation mai 2005, accessible sur le site appy.ecole
B. Hanse a été innocenté par la Cour d'Appel de Reims en juin 2002. Il a fallu attendre mars 2003 pour que Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, répondant au député Jacques Desallangre qui dans une question orale regrette que certains propos aient "terni" la mémoire de B. Hanse, rende "solennellement hommage à la mémoire d'un enseignant vaincu par la rumeur" (séance à l'Assemblée nationale du 4 mars 2003).

Voir le blog consacré à Bernard Hanse

- Et du côté de certains psys... Extrait d'un article de L'Humanité du 26 janvier 2002 :


"Selon l’Observatoire national de l’action sociale (ODAS), qui recense depuis 1994 les  grandes tendances concernant les enfants signalés aux services de l’aide sociale à  l’enfance, on note une meilleure prise en compte du signalement et de la répression  des agressions sexuelles. Mais des progrès restent à faire. Boris Cyrulnik,  pédopsychiatre et membre du comité de pilotage de la campagne [campagne d’information  et de prévention sur les maltraitances et des violences sexuelles], rapporte  qu’aujourd’hui des travaux de psychologie de la mémoire attestent qu’un enfant victime  d’une agression va être extrêmement précis sur les images, les gestes et les mots qui  ont constitué l’agression. La parole de l’enfant n’est donc plus à mettre en doute.  C’est surtout sur la manière de bien interroger l’enfant. "Quand les interrogatoires sont bien conduits, précise Boris Cyrulnik, la mémoire de l’enfant est d’une grande  fiabilité. Nous n’observons que 2 % d’erreurs." Mais savoir écouter et comprendre,  implique que les adultes sortent du déni. Marcel Rufo, pédopsychiatre et également  membre du comité de pilotage, fait preuve, paradoxalement, d’un grand optimisme, car  "nous rentrons dans une phase de démocratisation de la parole de l’enfant"."

ça fait froid dans le dos. Heureusement que la peine de mort est abolie.

Sur le bloc-notes le 22 janvier 2006
Voir les commentaires ou ajouter un commentaire   : une discussion exemplaire sur la nature du débat politique, avec un remarquable dossier donné par Trevize commentaires n° 8 et 9.

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Un professeur poignardé par un élève
dans un Lycée à Etampes


Il a fallu qu’un professeur (« une prof » comme disent si dédaigneusement certains organes de presse) frôle la mort par arme blanche pour que soit enfin levée la chape de plomb qui étouffe les insupportables violences et humiliations dont les établissements secondaires sont ordinairement et depuis longtemps le théâtre.

 

Alerte. C'est début décembre que certaines menaces ont réellement inquiété cette professeure [sic : Libération pratique l’orthographe politiquement correcte] d'arts appliqués, très appréciée par ses collègues. «On sait où vous habitez, on viendra vous violer et vous tirer une balle dans la tête», lui lance un élève. «Si tu la violes, tu me la refiles après», complète un autre. Le 6, Karen Montet-Toutain alerte par courriel sa hiérarchie, à savoir la proviseure [re-sic], du lycée professionnel et le rectorat de Versailles. Un peu plus tard, les difficultés à gérer certains élèves sont à nouveau évoquées en conseil de classe. Son avocat, Me Senah, relate encore les craintes évoquées oralement par sa cliente auprès de sa proviseure, mais celle-ci aurait «tourné les talons en lançant "C'est de mieux en mieux !"». Hier, nous avons tenté en vain de joindre le lycée Louis-Blériot.
Libération
, 12 déc. 05

 

Voir sur ce blog l’article d’Edith Bottineau-Fuchs « Violences dans les établissements scolaires : ils ont des problèmes vous dis-je ! »

Mis sur le Bloc-notes le 21 déc. 2005


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Par Catherine Kintzler
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Démission de Laurent Lafforgue du Haut Conseil de l’Education

Laurent Lafforgue, mathématicien médaille Fields, est prié de présenter sa démission du H.C.E. après avoir critiqué dans un courriel privé les dérives pédagogistes de l’Education nationale.

"Le lundi 21 novembre 2005, M. Laurent Lafforgue, mathématicien français, professeur permanent à l’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHÉS), Médaille Fields 2002, membre de l’Académie des Sciences, a donné sa démission du Haut Conseil de l’Education (HCE), après que cette démission lui eut été demandée.
Dans ses missions, le HCE  remplace le Conseil National des Programmes et le Haut Conseil de l’Evaluation de l’Ecole. Il est notamment chargé de définir le contenu du socle commun de connaissances et de compétences que tous les élèves devront maîtriser à seize ans, ainsi que d’élaborer le cahier des charges de la formation dispensée dans les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres). C’est donc une instance capitale pour l’avenir de l’école en France.

Installé le 8 novembre, le HCE n’aura attendu qu’une quinzaine de jours et n’aura siégé qu’une seule fois avant de subir sa première secousse : la « démission » demandée de Laurent Lafforgue lundi 21 novembre. Or les positions de M. Laurent Lafforgue sur l’instruction  sont connues publiquement, chacun sait qu’il est un ardent défenseur du savoir et de l'école républicaine, et qu'il n’appartient pas aux puissants lobbies du mouvement pédagogique installés sans partage au sein du ministère de l’éducation nationale (MEN) depuis plus de trente ans."

Lire la suite sur le site de Michel Delord
Comité de soutien à Laurent Lafforgue
Voir aussi le blog « Mathéphysique » et bien entendu la page de Laurent Lafforgue sur le site de  l'IHES.

Voir aussi sur ce blog l'article "Qui a peur des humanités" ?

sur le Bloc-Notes le 26 déc. 05

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Par Catherine Kintzler
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La revue: articles de fond

La revue contient 270 articles

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Quelques "classiques"

Les annonces

Interventions CK

Varia

Dramatique musicale CK

Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.

 

Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).

 

Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Autres représentations  : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

 

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