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La tragédie des ours dénaturés

Après l'épopée (voir le Bloc-notes du 28 août 2006) de Palouma, c'est le terme "tragédie" que le JT de 13h de France 2 n'a pas hésité à utiliser pour qualifier l'accident qui a tué l'ourse Franska ce matin.

L'ourse Franska a été percutée par une auto ce matin sur une 4 voies à 5 km au sud de Lourdes: ce petit détail géographique est très intéressant. Voir la dépêche sur Yahoo. [Edit du 23 août 07 : le lien est fermé]
Au fait, on a tout de même pensé à nous donner des nouvelles du conducteur, qui s'en sort indemne (fort heureusement, ce n'est donc pas une tragédie), mais le véhicule est hors d'usage : l'animal pesait tout de même entre 110 et 120 kg, ça doit faire un choc. Espérons que l'automobiliste ne sera pas poursuivi pour atteinte à espèce protégée !

Si on avait laissé cette pauvre bête tranquille en Slovénie, elle serait peut-être (vu son âge avancé) morte de sa belle mort, mais plus probablement elle serait encore en vie... ainsi que quelques brebis pyrénéennes.

Cette malheureuse expérience de transfert d'ours déracinés et dénaturés semble tout de même montrer que ces animaux sont les premières victimes d'une certaine idéologie "écolobobo" qui s'acharne à nous faire croire qu'une espèce disparue peut être revivifiée par quelques spécimens inadaptés.
Les anti-ours ne sont peut-être pas ceux qu'on croit ?

P.S. On lira sur ce sujet l'article paru dans "Opinions" du Monde, et aussi les réactions des lecteurs.

sur le Bloc-notes le 9 août 07
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Par Catherine Kintzler
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Quand le travail demande l'impossible

Un entretien de la sociologue Annie Thébaud-Mondy (auteur de Travailler peut nuire à votre santé, Paris : La Découverte, 2007) avec Le Parisien (19 juillet 07) remet les choses à l'endroit au sujet des suicides en série chez les salariés. Sur un point crucial, elle rejoint les réflexions initiales de Jean-Claude Milner dans La Politique des choses (Navarin, 2005).

Les suicides au travail ne sont pas récents : "Cela fait trente ans que je travaille sur ces questions"; "La sonnette d'alarme est tirée depuis longtemps et il ne se passe rien". Très clairement, c'est bien l'organisation et la conception du travail qui sont mises en cause par la sociologue.
La fixation d'objectifs, transmise à chaque salarié sous forme de contrat individuel - celui qui ne signe pas est disqualifié - s'érige en moyen de pression omniprésent. La conduite managériale, en évacuant les anciens rapports hiérarchiques (ouvrier / ingénieur) évacue aussi la substance technique du travail qui fondait la négociation et fixait des buts réalisables. Du coup c'est la conception même du travail qui change: aux objectifs de production se substituent les objectifs financiers. Ce qui compte n'est pas de faire quelque chose, mais d'augmenter le dividende des actionnaires : "on a inversé le sens de la production industrielle".
Ce dispositif contient la contradiction qui fait littéralement exploser le travailleur : "on lui demande de faire des prouesses, de transformer l'exceptionnel en norme quotidienne et on l'évalue sur sa capacité à remplir des objectifs irréalisables".

Cette saine analyse congédie les "observatoires du stress", numéros verts et autres "cellules de soutien". On suggérera qu'il faudrait même les rapatrier dans l'économie du dispositif : car, en psychologisant le phénomène, ils contribuent à culpabiliser ceux qui en sont les victimes.
Elle rencontre en cela, et sur un point décisif, une analyse politique plus large, présentée par Jean-Claude Milner dans son livre La Politique des choses. Ce dernier commence en effet par éventer l'un des secrets de la manie évaluative qui, bien au-delà de la production industrielle, envahit actuellement toutes les formes d'activité. Loin d'être un geste méthodologique autorisé, l'évaluation en question a précisément pour essence d'ordonner l'activité qu'elle apprécie à une forme d'impossible et d'organiser le dialogue de sourds :


"L'évaluation des évaluateurs ne relève pas du concept, mais d'une pratique d'appareil ; elle n'est pas interne au savoir théorique, elle lui est extérieure ; elle ne requiert aucun savoir déterminé, ni théorique, ni empirique. La compétence de l'évaluateur consiste idéalement à ne rien connaître de ce qu'il évalue et à mettre en marche, à l'aveugle, des procédures d'évaluation fixées à l'avance et censées valoir pour tout." (p. 10)

Nommée quelque temps "expert" pour examiner des dossiers scientifiques, ce livre (1) m'a permis de regarder plus lucidement les grilles, les cases à cocher et les critères préformatés dans lesquels on m'enjoignait de couler mon propos. Effectivement ces "outils" n'avaient d'autre fonction que d'écarter toute velléité d'exercice interne et critique du jugement pour l'aligner sur une extériorité dont je n'avais nullement la clé : est bon ce qui répond aux critères. J'ai démissionné de cette fonction, qui d'ailleurs n'était pas rétribuée : j'aurais dû me douter que, fondée sur le seul plaisir de jouir d'une miette de pouvoir (car en plus la tâche était fastidieuse et plutôt pénible), cette "promotion" avait quelque chose de profondément moral, car elle visait aussi à me transformer ! - l'évaluation ne laisse personne intact.

1 - Ainsi que celui que J.C. Milner a signé en collaboration avec Jacques-Alain Miller : Voulez-vous être évalué ?, Paris : Grasset, 2004.

Sur le Bloc-notes le 23 juillet 07
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Par Catherine Kintzler
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Le 100 000e visiteur de Mezetulle


En lançant le blog Mezetulle le 20 novembre 2005, j'ai écrit dans le message d'accueil : "ce blog ne fonctionne pas à l'audimat"... et Mezetulle vient de voir passer ce matin 12 juillet 07 son 100 000e visiteur (compteur free) ! Mais au fait, d'où vient le nom "Mezetulle" ?

C'est une très bonne surprise que cette audience : une fourchette moyenne de 150 à 300 visiteurs par jour. Je vous épargne la présentation des statistiques et l'analyse en termes de "progression", parce que là ce serait effectivement fonctionner à l'audimat - par définition insatiable. Et puis il faudrait aussi entrer dans le détail, parler de "visites"" et de "pages vues", raisonner en "nombre de clics".

Je préfère tout simplement remercier les lecteurs et me réjouir.

Beaucoup d'entre vous m'ont demandé d'où vient le nom "Mezetulle" et ce qu'il peut bien cacher. A deux accents aigus près que j'ai supprimés, Mézétulle est le nom du lieutenant de Massinisse, roi de Numidie, dans la Sophonisbe de Pierre Corneille, une de mes pièces préférées. Ce personnage secondaire est le porte-parole des négociations entre les princes d'Afrique du Nord et les Romains, une sorte de relais, de témoin. Mais je dois ajouter qu'il est également celui qui porte le poison à Sophonisbe reine de Carthage... ! De tout cela, il ne faut rien conclure de trop précis sur mes intentions à propos du blog "Mezetulle", c'est seulement un clin d'oeil, un nom qui sonne bien, commode par son indétermination en genre et qui s'est révélé être un bon choix informatique car il est jusqu'à présent unique sur le web.

Merci donc à tous ceux qui viennent visiter ce blog qui se veut parfois (légèrement ?) empoisonneur. J'essaie de continuer dans la même voie, mais - je l'espère - pas aussi aveuglément que le dit ce panneau superbement infalsifiable surpris dans un hall de l'Université de Lille 3 :


Sur le Bloc-notes le 12 juillet 07
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Par Catherine Kintzler
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Allez Fadela !

Depuis sa nomination à un poste de secrétaire d'Etat dans le "gouvernement Fillon 2", Fadela Amara, présidente de Ni putes ni soumises, est l'objet de violentes critiques bien-pensantes.

"Trahison !"... comme si l'appartenance à une famille ou à une tribu politique importait plus que l'action politique elle-même ; les critiques vont parfois jusqu'à la calomnie : "carriérisme"... J'ai même entendu que NPNS aurait inventé en grande partie les affaires de violences faites aux femmes dans les cités afin de se "faire mousser".
Les mêmes (je parle des tribus progressistes bien pensantes pour lesquelles l'appartenance tient lieu de politique) n'ont soufflé mot naguère lorsque telle leader de mouvement étudiant ou tel dirigeant de mouvement antiraciste ont été non pas nommés secrétaires d'Etat, mais planqués à des postes infiniment moins exposés, bien plus durables et avantageux... Ah mais j'oubliais un détail : les auteurs de ces manoeuvres de haute politique étaient des "potes"....

Il faudrait peut-être que les thèmes de l'intégration restent, en demeurant perpétuellement utopiques, la propriété des discours qui surfent sur la revendication en se gardant bien de toute prise de risque ? Chose intéressante : ce sont des jeunes femmes qui portent ici le courage politique "d'y aller", d'effectuer une sortie comme un ailier de rugby va à l'essai. Mais c'est toute la différence avec une équipe de rugby : il leur faut non pas percer les lignes adverses mais celles qui devraient en principe les soutenir. Elles "y vont" malgré les secondes et troisièmes lignes, malgré les piliers grandes gueules, tous ceux qui voudraient bien les retenir en leur faisant une leçon de décence : comment, vous allez vous montrer ailleurs, ailleurs que dans "notre" monde ? Des filles qui sortent de la bienséance politique, et brillantes en plus ? Voilez-moi cette audace que je ne saurais souffrir! Et puisqu'on ne peut pas les voiler, les retenir "chez nous", alors on les salit. Jamais le slogan NPNS n'aura été si vrai : car il souligne un comportement hélas très répandu bien au-delà d'une "culture" particulière... et auquel le ressentiment n'est pas étranger.

Je n'en doute pas une seconde : si Fadela Amara a le courage d'accepter l'occasion d'agir qui se présente à elle, elle aura aussi, si la politique qu'elle est venue défendre rencontre trop d'obstacles, celui d'en tirer les conclusions. Les responsables se jugent à leur politique, à leurs actes, à leurs engagements et aux leçons qu'ils en tirent.

Allez Fadela ! Ne vous laissez pas impressionner !

Pour lire une réaction critique qui analyse les choses sans complaisance mais sans crise d'hystérie, voir le texte de Caroline Fourest sur le blog de Prochoix suivi par son article sur Respublica 550. Elle soulève à mon avis le point difficile de cette affaire, à savoir la collaboration oxymorique avec Christine Boutin. Souhaitons que la force de conviction et l'exemplarité de l'action de Fadela Amara puissent détourner son ministre de tutelle de certaines complaisances envers l'UOIF et l'intégrisme religieux en général !

Lire quelques réactions
Lire la Lettre ouverte à Fadela Amara par Brigitte Bré-Bayle dans Respublica n° 550 (3 juillet 07)
Sur le Bloc-notes le 20 juin 2007
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Par Catherine Kintzler
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L'espace politique en un coup d'oeil

L'affichage officiel qui se veut purement informatif est parfois plein de sens philosophique, surtout lorsqu'il invite au graffiti.

La très spirituelle suscription manuscrite de cette affiche, surprise sur un panneau électoral du XXe arrondissement de Paris, s'installe dans l'ambivalence de l'interrogatif de lieu "où?".


Alors que l'information officielle prétend s'en tenir à la matérialité de l'espace politique de l'acte effectué par le citoyen au moment du scrutin - pour voter je dois me déplacer physiquement jusqu'au bureau de vote -, la répartie du graffiti lui renvoie celle de l'espace représentatif - camembert de l'hémicycle résultant du scrutin.

C'est très réconfortant au moment où l'un et l'autre de ces espaces sont menacés. L'un par la tentation du vote virtuel qui renverrait chacun, devant son navigateur internet, à la particularité de son idiotie. L'autre par la tentation plus ancienne mais non moins redoutable de la démocratie directe, qu'on l'appelle participative ou autrement, qui abolit la distance de la représentation et risque de soumettre le peuple à sa propre tyrannie.

sur le Bloc-notes le 19 juin 07

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Par Catherine Kintzler
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C'est vraiment trop gentil

Après le mois de mai troué de jours chômés individualistes, on resserre les boulons, on bouche les trous et on passe le ripolin : la période qui vient s'annonce comme un parcours saturé de gentillesse et de convivialité. Pénible moment à traverser pour ceux qui ne suivent pas la route consensuelle.

On attaque dès la fin mai avec la fête des voisins. Gare au mauvais esprit qui reste cloîtré et ne communie pas sous les espèces de l'orangeade tiède si gentiment offerte par le voisin du dessus - lequel le reste du temps met sa chaîne hifi à fond et reçoit ses copains la nuit ! Et dire qu'il y a même des gens pour regretter que ça n'ait lieu qu'une fois par an (si si j'ai entendu ça à France-Info ce matin)...
On enchaîne avec la journée sans tabac. C'est le seul jour où Mezetulle a honte d'être non-fumeuse et se promène ostensiblement avec un cigarillo (le truc c'est de ne pas l'allumer comme ça on peut aller partout), histoire de se faire mal voir et de vérifier si la différence entre loi juridique et loi morale est toujours en vigueur. Excellent exercice pour mesurer le taux de confusion entre lien social (celui qui unit spontanément les gentils) et lien politique (celui que construit explicitement un "peuple de démons" en supposant que même les méchants ont droit de cité pourvu qu'ils respectent les lois).
Suit la fête des mères. C'est vrai qu'on leur doit tout, et le moyen de résister à une maman ? Gare à la mégère (en général il faut ajouter : hystérique) qui reste indifférente aux plus sacrés devoirs du sang et de la nature !
Puis l'inénarrable, inévitable (ça passe même à travers les boules Quiès) fête de la musique : mais là j'ai déjà donné l'an dernier dans le genre bougon.

Pour compléter la série et bien rester dans l'actualité, je suggère une "fête du jogging". Non non, pas un marathon (parce que là il y a des méchants qui vont plus vite que d'autres), une fête de la "jogging attitude", du bon esprit jogging - où "l'important n'est pas de gagner mais de participer". Promeneurs et randonneurs solitaires, mettez-vous au pas.

Tout ça, comme disent les ados, c'est "trop" gentil.


Voir sur ce blog :
 Jogger et randonneur
Fumer tue, vivre tue aussi et Fumer tue (suite)
Fête de la musique, l'idiotie des guitares


sur le Bloc-notes le 30 mai 07

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Par Catherine Kintzler
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Les amis des bêtes ?


Deux graffitis relevés dans le métro parisien le 10 mai 2007, manifestement de la même main, dont le graphisme signale une personne "éduquée" et peut-être même lettrée... j'en ai eu d'autant plus froid dans le dos :








Il est probable que l'auteur(e) de ces suscriptions s'imagine être au summum de l'écriture subversive et investi(e) d'une haute mission morale. Il (elle) ne fait pourtant que reproduire un schéma ultra-réactionnaire dont nous connaissons la variante mémère : "ah, mon petit chien, il est meilleur que bien des hommes"...

Mais la variante mémère n'avoue pas tout et laisse les points de suspension achever la mission exterminatrice, sans prendre de responsabilité (c'est vous qui l'avez pensé, pas moi...). Ici s'étale en toute vérité la version végétaro-cannibale la plus pure et la plus effrayante : pour ne pas traiter les boeufs ou les moutons comme des animaux de boucherie, on nous propose tout simplement d'envoyer une partie de l'humanité à l'abattoir - que cette dernière soit revêtue d'un uniforme ne fait que souligner l'opération discriminante dont on a toujours besoin pour justifier le pire. Comme le dit avec humour le chanteur Didier Super, dans son rêve "d'une humanité plus pure", "franchement j'ai pas raison ? si c'est pour buter des méchants on peut le faire, non ?" (1)

J'ai toujours eu un peu de méfiance envers ceux qui, par idéologie (et non par obligation thérapeutique), s'abstiennent de viande, surtout quand ils font la leçon aux autres - qui veut faire l'ange fait la bête (féroce).
Tant de fiel entre-t-il dans l'âme de certains amis des bêtes?

1 - Didier Super, "Rêve d'un monde" (album Vaut mieux en rire que s'en foutre 1). Voir le site de Didier Super.

Voir aussi la discussion dans les commentaires de l'article "L'épopée des ours dénaturés".

sur le Bloc-notes le 10 mai 07


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La revue: articles de fond

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Quelques "classiques"

Les annonces

Interventions CK

Varia

Dramatique musicale CK

Dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.

 

Prochaine représentation : 24 juin à Pont Sainte-Maxence (Oise).

 

Créée le 25 février à Beauvais avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Autres représentations  : Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

 

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