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Jean-Philippe Rameau, splendeur et naufrage....
3e édition revue et augmentée

En ligne le 18 octobre 2011


En 1983, je publiais la première édition de Jean-Philippe Rameau, splendeur et naufrage de l'esthétique du plaisir à l'âge classique (éd. Minerve, prix de l'Académie Charles Cros). Une seconde édition a vu le jour en 1988, avec une modification importante d'un des chapitres.
La troisième édition a été augmentée non seulement d'une nouvelle préface et d'une bibliographie plus étendue mais aussi d'une Annexe IV intitulée « Les opéras de Rameau et la question du merveilleux maçonnique ».


Cet ouvrage, dans sa majeure partie, approche la trentaine d'années et je ne l'avais pas relu depuis 1988, date de sa seconde édition : pourtant il a bien fallu que je m'y colle (je veux dire à sa relecture)...!
Il faut préciser que je suis de ceux qui écrivent pour s'alléger, pour faire exister ce qui (à mes yeux) doit exister, et donc pour oublier. Et puis, contrairement à ce qu'on pourrait croire, on peut redouter de se voir dans un miroir avec trente ans de moins. Terrorisée à l'idée d'affronter cette épreuve de la relecture, j'avoue que je l'ai assez bien supportée au fil des pages...   Je souhaite en tout cas que les lecteurs aient du plaisir à découvrir ou à redécouvrir ce livre qui finalement m'a semblé encore « tenir la route ». Infatuation d'auteur ? Aux lecteurs d'en juger.
Voir la présentation sur le site des éditions Minerve

Voir sur Amazon

Table des matières
Préface à la 3e édition
Introduction
Première partie : Vérité et illusion
ch. 1 : Un artiste philosophie
ch. 2 : Le paradoxe du jardin français
ch.. 3 : Le théâtre des enchantements ; théorie de la tragédie lyrique
ch. 4 : La musique nécessaire et l'obligation du récitatif
Deuxième partie : Vérité et transparence [consacrée à Jean-Jacques Rousseau et à l'opposition Rameau-Rousseau]
ch. 1 : La transparence d'un cœur à cœur : la musique telle qu'elle a dû être
ch. 2 : Dégénérescence et obstacle : la musique telle qu'elle est
ch. 3 : Renaissance et sublimation : la musique telle qu'elle peut devenir
Conclusion
Annexe I : Rameau et d'Alembert, modèle mathématique et modèle expérimental
Annexe II : D'Alembert, Discours préliminaire à l'édition de 1762 des Eléments de musique
Annexe III : Louis de Cahusac, librettiste des Boréades
Annexe IV : Les opéras de Rameau et la question du merveilleux maçonnique
Notes
Bibliographie


RameauCouv

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Par Mezetulle
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Les buteurs gallois offrent la finale de Coupe du monde de rugby au XV de France

En ligne le 15 octobre 2011


Manifestement crispé et envahi par la peur, jouant plan-plan en première mi-temps et presque résigné en seconde, le XV de France face au Pays de Galles nous a gratifié d'un match qui a trop ressemblé à celui qu'il a perdu face aux Tonga. Heureusement que les buteurs gallois avaient « les pieds carrés »....

Jouer à 15 contre 14 sans en tirer avantage en mêlée et en maul, encaisser un superbe essai rouge, taper de stupides chandelles aboutissant inévitablement dans les bras adverses, rendre des ballons en ruck pour finir par défendre chichement un petit point d'écart dans l'ultime temps additionnel avec pour seul objectif de ne pas commettre de faute : et tout cela sans perdre, il fallait le faire !

La maladresse et la malchance des deux buteurs gallois qui ont raté presque toutes les occasions de marquer la transformation et les pénalités qui auraient couronné un jeu allègre, vif, énergique, intelligent, frais et agréable à regarder, valent au XV de France sa qualification pour la finale.

Au moins on échappe à la honte d'une défaite en « petite finale ».

Gratifions malgré tout les Bleus d'une ténacité exemplaire en fin de match et d'un grand esprit d'équipe : c'est ce qu'il fallait pour ne pas perdre. Et qui sait si, délivrés de cette trouille qui suintait par tous leurs pores, ils seront encore capables, en situation de challenger et même peut-être sous d'exaltants sifflets, de tenir tête aux All Blacks ou aux Wallabies ?


Allez, essayons comme eux, même petitement, de ne pas enclencher « la machine à perdre » durant les mois qui viennent. Car tout le monde sait que, en sport comme en politique, il n'y a pas de machine à gagner et que, comme le dirait Corneille : « tous les succès sont légitimes ». Même contre le péril, on peut gagner sans gloire... et sans illusion. Mais en politique, il appartient aussi aux citoyens de relancer, au-delà du match électoral plan-plan, une troisième mi-temps vigilante qui n'aura rien cette fois d'un état de grâce.


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Savourer des épines après avoir avalé des couleuvres, et prendre les clés du camion
Rugby 1/4 de finale coupe du monde : France 19 - Angleterre 12

En ligne le 8 octobre 2011


C'est énorme, on est presque aussi contents que lors de la victoire de 2007 contre les All Blacks. Cohésion, force, patience, habileté, intelligence - surtout en 1re mi-temps où les Anglais ont été mis souvent à la faute et avec la « toupie » de Vincent Clerc (22e minute), mais n'oublions pas le jeu au pied de François Trinh-Duc en seconde période.
Pourquoi n'ont-ils pas joué comme ça depuis le début de la Coupe 2011?


On dit que le XV de France, bête blessée et humiliée depuis sa défaite en Tournoi des 6 nations contre l'Italie, devait toucher « le fond du trou » et a su jouer pour l'honneur et pour la gagne. Ils ont pris les clés du camion : tant mieux !
Mais un autre argument d'orgueil me plaît davantage : on n'allait tout de même pas laisser les lauriers du weekend à l'équipe nationale de foot qui a gagné hier contre l'Albanie, scrogneugneu !


Sur cette série, on pourrait aussi enchaîner sur les primaires PS ? Non que Mezetulle soit très optimiste (et sur l'école je m'attends au pire de la part de tous les partis). Mais il me semble opportun de saisir toutes les occasions de congédier un capitaine virtuose de la casse et de la division qui, s'il est reconduit, se croira vraiment tout permis.

 

En tout état de cause, il vaut mieux faire comme le XV de France aujourd'hui : toutes les occasions sont bonnes pour essayer de remettre la main sur les clés du camion, même si c'est pour déguster ensuite des épines - c'est toujours mieux que d'avaler des couleuvres.


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Bloc-notes actualité et nouveauté
Ecole et autorité

En ligne le 6 octobre 2011


Le débat du 5 octobre pour les primaires PS n'a pu éviter les ornières habituelles s'agissant de l'Ecole. On a entendu une énième fois les banalités-férocités dont se délectent nombre de partis politiques au sujet des professeurs. Le tout emballé insolemment dans un bouquet de fleurs malodorantes : « le plus beau métier du monde » (ça ne vous fait pas penser à une autre formule ? il suffit de changer juste un mot...), tellement beau qu'on devrait allonger le temps de présence - vous les profs, vous vous régalez tellement dans les établissements scolaires. En effet, tout le monde sait que ce n'est pas un métier pénible, la preuve : les candidats se bousculent pour passer les concours de recrutement. Et puis vous reprendrez bien une louche de potion magique avec les IUFM restaurées à la sauce innovation pédagogique (celle qui a fait ses preuves depuis 30 ans ?).

Mais, ça tombe très mal, l'actualité vient rappeler une réalité autrement dure. On apprend ce matin qu'une lycéenne de 17 ans et demi a roué de coups un de ses professeurs à Sète (euh pardon, il faut dire cela en novlangue : « une prof a été agressée par une gamine »). Bien entendu, on met en place l'inévitable cellule de soutien psychologique pour les élèves et les enseignants choqués par un tel spectacle. On s'attend à ce que quelque Tartuffe ou quelque Diafoirus entre en scène et conseille de recourir au « dialogue » pour chercher la bonne solution.

Et, cette fois ça tombe bien : Mezetulle vient de recevoir un texte de Guy Desbiens intitulé De l'autorité magistrale. Guy Desbiens y écrit notamment : L’autorité répugne aux nouveaux « pédagogues » qui exigent des éducateurs toutes les vertus grâce auxquelles ils pourront mériter le respect de ceux qu’ils ont pour tâche d’éduquer. C’est oublier que l’autorité n’est pas la récompense mais la condition de l’éducation… Encore faut-il avoir la volonté politique d'instituer des maîtres qui se respectent et qui imposent le respect : un tel renversement des valeurs serait vraiment une grande innovation pédagogique.


Lire l'article de Guy Desbiens De l'autorité magistrale sur ce blog.

N.B. - Les commentaires de ce billet d'annonce sont fermés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur l'article de Guy Desbiens.
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Bloc-notes nouveauté sur Mezetulle
Féminisme et état de droit : un article de Liliane Kandel

En ligne le 3 octobre 2011


A la suite de l'article de Catherine Deudon (voir le bloc-notes précédent), Mezetulle a reçu un texte de Liliane Kandel (1). Revenant sur la manifestation du 11 septembre contre la personne de DSK et sur les anathèmes qui accablent aujourd'hui Anne Sinclair accusée de « trahir la cause des femmes », elle s'interroge sur le dévoiement de ce qui devrait rester un combat pour des droits : le « féminisme » consiste-t-il à prôner la discrimination et à appeler au lynchage ?

 

Voici deux extraits de l'article dont les lecteurs peuvent lire l'intégralité ici :


Aujourd’hui on peut lire sur nombre de blogs et listes féministes des proclamations telle celle-ci : « Quand une femme est agressée, le doute n’est pas permis ». Lisez bien : au nom du féminisme, de la défense du droit des femmes (pourtant dans « droit des femmes » il y a droit) le doute, tout doute, serait désormais interdit ?
  [...]
Est-ce vraiment cela que nous voulions lorsque, à l’orée des années 1970 nous avons dénoncé le viol, exigé qu’il soit reconnu et jugé comme crime (et non plus comme « coups et blessures », « attentat à la pudeur »- ou, pire,  « attentat au bien d’autrui ») ? Lorsque nous avons dénoncé (sans les confondre) les violences multiples – physiques, économiques, symboliques – subies par les femmes ? réfléchi aux moyens de les combattre et de les éradiquer ? Nous demandions à l’époque (et demandons toujours) le respect des plaignantes et de leur témoignage – non leur sacralisation ; le recours aux tribunaux de la République - et non aux tribunaux populaires ; l’application de la Loi - mais non de la loi de Lynch ni celle des meutes. Et lorsque nous la trouvions injuste : nous avons lutté, manifesté, exigé (et obtenu, l’a-t-on oublié ?) qu’elle fût modifiée : nous ne nous sommes pas substituées à elle et ne nous sommes pas prises pour des sheriffs de pacotille.

 

1 - Sociologue, membre du comité de rédaction des Temps Modernes, Liliane Kandel a participé au mouvement de libération des femmes dès le début des années 1970 et a été été co-responsable du Centre d’Etudes et Recherches féministes de l’Université Paris 7 – Denis Diderot. Elle a publié notamment Féminismes et  nazisme (éd. Odile Jacob).

 

Lire l'article de Liliane Kandel Féminisme, « justice féministe » et/ou état de droit ? sur ce blog.

 

NB. Les commentaires de ce billet d'annonce sont fermés, merci aux lecteurs de poster leurs commentaires sur la version intégrale de l'article.


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Lawrence Brewer et Troy Davis ont été mis à mort.

Il ne faut pas condamner à mort un Noir innocent ;
il ne faut pas non plus condamner à mort un Blanc coupable - parce qu'il ne faut condamner personne à mort.

En ligne le 22 septembre 2011


L'exécution de Troy Davis le 22 septembre soulève, à juste titre, l'indignation. Son cas est exemplaire : malgré les doutes nombreux qui pèsent sur la thèse de sa culpabilité, la sentence a été non seulement prononcée mais encore exécutée. D'un côté le doute, de l'autre une certitude (dont on peut penser "raisonnablement" qu'elle est mal fondée) dont les effets sont meurtriers et irréversibles - dont les effets sont irréversibles parce que meurtriers. Le problème de la peine de mort est ainsi concentré de manière exemplaire et tragique. Mais un autre cas d'exécution capitale, contemporain de celui de Troy Davis, est peu, sinon pas du tout, commenté : celui de Lawrence Brewer. On l'apprend de manière subreptice, comme si ce cas était honteux et indigne d'une campagne contre la peine de mort.

En écoutant France-Info ce matin, et en lisant l'article en ligne du Monde daté du 22 septembre à 6h08 , j'apprends, tout à la fin, qu'une autre exécution capitale a eu lieu au Texas quelques heures avant celle de Troy Davis : celle d'un membre du Ku-Klux-Klan, Lauwrence Brewer, condamné pour meurtre raciste. Une ligne ou deux pour la mort d'un homme, de sang-froid, sur sentence. Sans commentaire. Comme si cette exécution-là était sinon excusable, du moins compréhensible - ce que ne dit ni l'article, ni l'information parlée de France-info : juste un cas, dont on ne fait pas cas.


Cet autre cas, dont on fait si peu de cas, n'est probablement pas exemplaire - on ne parle pas de doute sur la culpabilité, et puis il s'agit d'un raciste blanc, qui, selon mes informations, a torturé sa victime et n'a pas regretté ses actes... : on pouvait bien y aller, non ? Or c'est ici qu'il faut rester ferme sur la condamnation de la peine de mort, ici, précisément dans ce genre de cas.


Je rappellerai une fois de plus le raisonnement de Condorcet.
Le principe de la peine de mort est condamnable car la peine est par sa nature même absolue et définitive, irréversible. Or une décision dont les effets sont absolus et irréversibles devrait être prise en vertu d'une procédure assurant une certitude absolue, sans aucun risque d'erreur même infime.
On me répondra que dans un cas (qui est très probablement celui de L. Brewer) où on a une entière certitude sur la culpabilité, on peut prendre une décision de cette nature... Mais Condorcet répondrait que la loi est générale : c'est donc la procédure (et non son application particulière à tel ou tel cas) qui doit donner une assurance de certitude absolue, pour tous les cas, existants et à venir. C'est pourquoi, si le cas de Troy Davis est exemplaire, celui de Lawrence Brewer est emblématique : ce qui rend la peine de mort condamnable en son principe n'est pas l'erreur commise sur tel ou tel, c'est qu'aucune procédure ne peut garantir qu'on ne commettra pas d'erreur. Il faut donc récuser la peine de mort parce que le risque d'erreur, fût-il infime, est nécessairement présent, parce qu'aucune procédure ne peut assurer qu'aucune erreur ne sera commise.


A Frédéric II, qui en 1785 faisait remarquer à Condorcet que la peine de mort peut se justifier dans les cas de meurtre horrible, Condorcet répondait que ce sont précisement ces cas qui emportent des risques d'erreur supplémentaires. Et de toute façon, toute possibilité d'erreur, à partir du moment où elle est redevable à la procédure même de la décision et non à la nature des choses, est une injustice. A fortiori lorsqu'on prononce la mort.

 

On ne doit pas condamner à mort un Noir innocent : cela est évident. Mais il faut dire aussi pourquoi on ne peut pas non plus condamner à mort un Blanc coupable, car pour le condamner on recourt à une procédure qui comporte nécessairement et généralement un risque d'erreur : le condamner c'est exposer chacun à ce risque. Cet article s'adresse aux adversaires de la peine de mort : il est bon et salutaire de s'émouvoir de l'exécution d'un Noir innocent ; mais c'est une faute de ne pas s'alarmer de l'exécution d'un meurtrier blanc tortionnaire et raciste.

 

Lire l'article sur Rue89.com, avec de nombreux commentaires.

 

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Tandem Gallia - Keren Ann : sublime relation avec la musique

En ligne le 25 août 2011


Nous avons tous vu et revu à la télé la pub de Gallia (1), vantant le lait de la marque, si proche du lait maternel. Elle véhicule, sur un fond légèrement surexposé et dans un jeu de teintes pastel, l'imagerie convenue sur la merveilleuse et heureuse maternité, la proximité avec la nature, la douceur... Et la musique ?

La musique ? Superbe, les internautes s'extasient et demandent sur les forums : mais cette chanson, elle est vraiment magnifique, quelle musique éthérée, extatique, bien appropriée à la situation idyllique, à cette fusion mère-enfant, on en redemande une couche bien ouatée, mais oui au fait je ne connais que ça, rappelez-moi ce que c'est ?

 

Il s'agit de la chanson de Keren Ann La disparition. Oh, j'allais oublier un détail : c'est la version anglaise, pour être quand même à peu près sûr qu'on ne fera pas trop attention aux paroles (et en fait cette version en anglais est plus soft que la version française). En effet, les paroles de la version française évoquent tout simplement ... un suicide. Par défenestration et noyade - dans de l'eau, même pas dans du lait. Voici un extrait :

 

C'est le seul vide que je comblerai peut-êtreLe seul regard que je saurai reconnaîtreLe seul et unique, il n'a jamais cessé d'êtreJe m'inclinerai juste avant de disparaître
Mon double dans l'eau troubleRavive dans l'eau viveJe sombre dans l'eau sombre
C'est le seul vide que je comblerai peut-êtreLe seul inconnu qui répond à mes lettresLe seul mensonge que j'ai oublié d'omettreFaire un dernier voeu en sautant de la fenêtre
Mon double dans l'eau troubleRavive dans l'eau vive

Plutôt déprimant, non ? Quelle adéquation sublime avec la situation paradisiaque décrite dans les spots : le sublime, comme on le sait, repose sur un écart maximal. A moins que Gallia suggère que au fond, le tête-à-tête fusionnel mère-nourrisson, ce n'est pas vraiment le paradis?  Mais même dans ce cas, il n'y a pas de quoi se jeter par la fenêtre.

 

Ce n'est pas tout. On découvre encore plus fort en cliquant sur la troisième vidéo de la page « films » du site de la marque. Consacrée à « Gallia grossesse », elle montre une femme enceinte dans un lac, faisant la planche, et toujours La disparition en fond musical . Cette fois, on pousse le bouchon (flottant) très très loin.

Je ne sais pas si Keren Ann et Gallia ont signé un contrat. Je le suppose, et je l'espère pour cette grande artiste qui pratique une esthétique très raffinée où l'entrecroisement texte-musique joue souvent sur le grincement, le décalage et la contradiction. Dans les chansons de Keren Ann, comme dans l'opéra, la musique et les paroles ne disent pas forcément la même chose, c'est même en grande partie pour cela qu'on met des paroles en musique. Les petits génies publicitaires qui travaillent pour Gallia le savent probablement, mais ils pensent que les consommateurs qui regardent la pub ne le savent pas : les prendraient-ils pour des cruches à eau et pour des vaches à lait ?

 

1- Voir notamment une série de trois spots présentée sur le site de Gallia, intitulée « La saga TV Gallia », rien que ça.
Voir le site officiel de Keren Ann.


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Annonce spéciale

Le 25 février à Beauvais (20h30, Théâtre du Beauvaisis) sera créée la dramatique musicale de Catherine Kintzler
Du corps sonore au signe passionné : entretien imaginaire entre d'Alembert et J.-J. Rousseau.


Avec l'Orchestre de l'Oise "Le Concert" sous la direction de Thierry Pélicant, Catherine Manandaza soprano, Daniel Galvez-Vallejo ténor, l'association "Imagine" - les extraits musicaux sont pris dans Rousseau, Rameau, Pergolèse, Vivaldi, Philidor, Gluck.

Jean-Jacques Rousseau : Eric Perré ; Jean d'Alembert : Eric Péron.

Chorégraphie : Isabelle Dufau

Mise en scène et dramaturgie : Eric Perré.


Cette pièce est issue d'une commande passée à Catherine Kintzler par l'association "Le Comptoir des artistes" qui en assure la production, avec notamment le soutien du Conseil général de l'Oise.

Cinq représentations auront lieu  : Beauvais 25 février, Méru 12 mai, Pont Sainte-Maxence 24 juin, Ermenonville 15 septembre, Montmorency 13 octobre.

 

Télécharger l'affiche du 25 février en JPEG, en PDF.

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